0:12 Chers amis, bonjour. On se retrouve pour les passions d'un hébreu et pour tandem TV dans cette 3è partie qui traite comme vous l'avez déjà précédemment entendu euh de la problématique politique ou plutôt des plateformes politiques concernant la plupart des partis qui composent la mosaïque politique d'Israël. Dans cette 3è partie, je continuerai à présenter les quatre derniers, je crois que 5e, 6e, 7e et 8e partie et puis je donnerai une conclusion et philosophicoque. Cette troisème partie, je l'appellerai identité, communauté, solidarité et force. Et je commence avec le sionisme religieux de Betalel Motrich.
1:00 La cohérence d'une vision est le problème de ses limites, pourrais-je l'intituler. Le sionisme religieux possède une qualité que ses adversaires devraient lui reconnaître. Sa vision est relativement cohérente. Territoire, identité juive, souveraineté, éducation, justice et budget sont pensées comme les dimensions différentes d'un même projet. Cette conception peut trouver certains échos dans la pensée du ravcou d'or et mémoire pour lequel le retour du peuple d'Israël sur sa terre possède une signification qui dépasse la simple organisation politique. La terre, la nation, l'histoire et la renaissance collective deviennent les éléments d'une vocation.
1:42 C'est précisément cette cohérence qui rend la critique plus intéressante. Car le problème n'est pas ici l'absence de philosophie politique. Le problème est jusqu'où cette philosophie peut-elle devenir la philosophie obligatoire de l'État ? Une démocratie moderne n'est pas seulement une communauté poursuivant une conception du bien. Elle rassemble également des citoyens qui ne partagent pas tous cette même conception. Rols, le philosophe que je citais précédemment, parlait ainsi du fait du pluralisme dans une société libre. Des hommes raisonnable auront nécessairement des visions religieuses, morales et philosophiques différentes même totalement différentes.
2:24 Comment l'État peut-il alors demeurer commun ? La même difficulté apparaît dans les distributions des ressources. Si les budgets publics sont orientés prioritairement vers certains objectifs religieux ou territoriaux, il faut déterminer si cette distribution répond à des critères universels ou à une hiérarchie idéologique. Une économie prétendument libérale peut parfaitement comprendre des investissements publics. Mais lorsqu'un état se retire lorsqu'il s'agit de certains besoins sociaux et intervient massivement lorsqu'il s'agit d'objectif idéologique, il faut reconnaître qu'il ne pratique pas qu'il ne pratique plus une neutralité économique, qu'il mobilise l'économie au service d'un projet politique.
3:11 La question palestinienne constitue évidemment la por centrale. Comment maintenir une souveraineté permanente sur un territoire comprenant une population à laquelle ne serait pas accordés les mêmes droits politiques ? Question. De principe entre alors frontalement en collision l'intégrité territoriale des légalités civiques. On peut choisir l'un plutôt que l'autre. On peut tenter de les concilier mais on ne peut bien sûr prétendre que la contradiction n'existe pas. Enfin, concernant la justice, toujours montieux revient encore. Affaiblir les contrepouvoirs exige de répondre à une question simple.
3:51 Qui contrôlera ceux qui ont obtenu davantage de pouvoir ? On verdicte à propos de ce parti. C'est l'une des conceptions idéologiques les plus profondes et les plus cohérentes. Mais une vision nationale ne devient une vision démocratique commune que lorsqu'elle peut également protéger celui qui ne partage pas cette vision. La grandeur d'une majorité ne se mesure pas seulement à ce qu'elle peut accomplir mais aux limites qu'elle accepte de s'imposer. Voilà pour eux. Je vous emmène maintenant à la rencontre un temps soit peu comme pour chacun du parti chasse d'Ariedderie.
4:38 Je l'intitulerai secourir le pauvre lui permet de plus l'être. Question : chasse comprend quelque chose que de nombreux économistes et partis politiques oublient. La misère ne peut attendre. Une famille qui ne peut remplir son réfrigérateur n'a pas besoin qu'on lui explique que les réformes structurelles produient leurs effets dans 10 ans. Elle a faim maintenant. L'attention portée aux aides alimentaires, aux allocations, au logement public, aux familles nombreuses et aux populations périphériques répond donc à une réalité humaine. Emmanuel Evvinas placerait probablement cette question avant bien d'autres.
5:13 Pour lui, la responsabilité envers autrui ne commence pas par une théorie abstraite de la justice. Elle commence par la rencontre avec le visage vulnérable. Avant de calculer ce que l'autre apporte à la société, il faut parfois simplement répondre à sa détresse. La tradition elle-même va très loin dans cette direction. Mais Maimonie d'apporter ici une distinction capitale. Dans sa hiérarchie de la Cedaka, l'une des formes les plus élevées de l'aide consiste précisément à permettre à celui qui dépend de l'assistance de devenir autonome.
5:49 Voilà le véritable problème. Une aide alimentaire peut empêcher une famille de souffrir aujourd'hui. Elle ne nous explique pas pourquoi cette famille souffre. Pourquoi le salaire est-il insuffisant ? Pourquoi l'éducation reçue n'a-t-elle pas offert de mobilité sociale ? Pourquoi le le logement absorbe-il une part démesurée des revenus ? Pourquoi la formation professionnelle est insuffisante ? Pourquoi certains enfants ne disposent-ils pas des outils nécessaires pour intégrer demain une économie moderne ? Alors, essayons de résumer le problème ainsi.
6:26 La compassion traite l'urgence. La justice doit également traiter les causes. Une politique sociale digne de ce nom doit donc tenir les deux extrémités. Ne jamais abandonner celui qui souffre aujourd'hui, mais ne jamais construire un système dans lequel l'aide d'aujourd'hui devient la dépendance de demain. On verdicte à leur propos. Le parti possédant peut-être la sensibilité la plus immédiate à la pauvreté. Mais la protection sociale atteint sa véritable dignité lorsqu'elle cesse d'être simplement ou seulement protectrice et devient surtout et avant tout émancipatrice.
7:09 Maimoni Drambam aurait probablement posé la question ainsi. Aidez oui mais aider jusqu'à rendre l'aide moins nécessaire. J'en ai fini avec chasse. Parlons du judaïsme unifié de la Torah. C'est une communauté forte, société commune et fragile. Le judaïsme unifié de la Torah représente efficacement la société ultraorthodoxe. Son modèle communautaire possède des qualités réelles, solidarité interne, structure d'entraide, engagement dans l'étude, densité familiale et réseaux de charité. Alexis de Togville aurait probablement reconnu dans cette capacité associative quelque chose d'essentiel à la vie collective.
7:54 Une société ne peut être entièrement administrée depuis le sommet. Les communautés intermédiaires lui donnent de la substance. Mais comme à chaque fois, la difficulté apparaît lorsque la communauté demande à l'État de financer largement son autonomie, tout en refusant certaines conditions communes permettant précisément à cet état de fonctionner. Nous arrivons alors au problème classique du contrat social. Ah, j'interpelle Jean-Jacques Rousseau, Loc même HS. Malgré leurs immenses différences, ils partage tous les trois intuition. Vivre politiquement ensemble suppose une forme de réciprocité. On ne peut durablement concevoir la citoyenneté comme une addition de droits sans obligation correspondante.
8:45 La question n'est pas de savoir si chacun doit vivre de la même manière. Une démocratie dite dans de ce nom doit précisément permettre des modes de vie différents. La question est de savoir quelles obligations minimal rendent possible l'existence d'un monde commun. Je reprends 1 2 3. Éducation fondamentale, participation économique, financement collectif, sécurité, respect des institutions communes. La difficulté concernant l'enseignement est particulièrement sérieuse. [grognement] Une société peut parfaitement valoriser l'étude religieuse tout en donnant aux enfants les outils leur permettant d'accéder s'il le souhaitent aux mathématiques, aux sciences, aux langues, à l'université et au marché du travail.
9:46 refuser ces outils au nom de l'autonomie communautaire risque paradoxalement de rendre les générations future davantage dépendante de l'aide publique. La protection d'une identité finit alors par contribuer à la fragilité économique de ce qu'elle voulait protéger. Mon verdict à leur propos, je dirais comme cela un parti remarquablement efficace pour défendre une communauté particulière. Mais comme d'habitude, précisément pour cette raison, il demeure davantage un parti communautaire qu'un parti proposant une conception générale de l'État.
10:26 Une démocratie pluraliste doit protéger les communautés. Elle doit également empêcher que la société commune disparaisse derrière leur justapposition. Sujet de réflexion. Le dernier des parties qui m'ont intéressé, c'est OM Yaoudit de Itamar Beckvir. Je l'intitulerai Quand la force devient une philosophie. Otsmaudit par de problèmes réels. Criminalité organisée, raquette, faiblesse policière, sentiment d'insécurité, difficulté du négève, de la Galilée et des villes mixtes. Tout cela est une réalité.
11:06 Sa réponse centrale est la force. police, dissuasion, sanction, souveraineté, contrôle. Thomas HS aurait parfaitement compris l'origine de cette demande. Dans un monde où l'État n'est plus capable de garantir la sécurité, la liberté elle-même perd une grande partie de sa signification. Le citoyen ou tout citoyen qui aurait peur de sortir de chez lui n'est pas véritablement libre. L'ordre constitue donc une une condition élémentaire de la vie politique. Maiss ne peut être le dernier mot d'une démocratie. Becaria, Montesquieux et plus tard les penseurs de l'état de droit nous rappellent que la puissance destinée à protéger le citoyen doit elle-même être contrôlée car il existe un danger symétrique.
11:56 Un état trop faible abandonne le citoyen au criminel. Mais un état trop puissant peut abandonner le citoyen à l'arbitraire. La question fondamentale devient donc celle des catégories. Un terroriste n'est pas un manifestant. Un criminel n'est pas un opposant politique. Un citoyen hostile n'est pas nécessairement un ennemi. Une démocratie commence précisément par la capacité de maintenir ses distinctions lorsque la colère collective pousse à les effacer. Han nous enseigna combien la politique s'appauvrit lorsque la force remplace progressivement la persuasion, l'institution et le jugement.
12:38 La sécurité est cert indispensable. Mais que faisons-nous une fois la rue sécurisée ? Où sont l'école, l'hôpital, l'emploi, le train, l'université, le logement et la prévention ? Un habitant de la périphérie ne veut pas seulement que l'État arrête les criminels, il veut également pouvoir y construire sa vie. Mon verdict n concernant apporte une réponse à la faiblesse de l'État. Je parle de maudit davantage de force mais comme je le dis à chaque fois il y a toujours un mais la force ne répond jamais à la question de savoir quelle société doit exister une fois l'ordre restauré la police peut empêcher une société de sombrer.
13:20 Elle ne peut à elle seule construire cette société. Ceci est fondamental. Je croyais en terminer avec Ozma et Audit, mais je préfère réserver une 4è partie à une comparaison générale et à une conclusion philosophicoe. Alors pour l'instant, je vous dis shalom shalom et on se retrouve très prochainement pour cette 4e et dernière partie.
13:50 les hydrotes [musique]