0:11 Bonjour, on se retrouve pour les passions d'un hébreux sur la chaîne de Tandem TV. Je voudrais vous entretenir sur un sujet qui me tient à cœur, la gauche radicale comme salle d'attente du fascisme. Qui a dit cela ? Ah, souvenez-vous Léo Ferré. dans une prophétie religieuse. On pensa que ce n'était là qu'une provocation poétique lorsqu'on connaît le personnage, un cri d'anarchisme contre ses propres camarades. Pourtant, à observer l'évolution de la gauche en Occident comme en Israël, il faut reconnaître la pertinence de cette formule.
0:49 Car la gauche, lorsqu'elle abandonne sa vocation sociale, la défense du travailleur, la justice pour les humbles, la lutte contre l'exploitation, cela ne disparaît pas simplement. Elle veut cette gauche là se travestir. Elle devient sociétale, moralisatrice, identitaire et prépare ainsi le terrain pour le retour à mon humble avis du pire. Une gauche vidée de sa substance est à un corps sans âme. Et un corps sans âme devient proie facile pour les idéologies les plus destructrices. La gauche du 19e siècle, souvenez-vous, porté de grandes luttes. Victor Hugo dénonçant la misère, Jor préchant la paix et la dignité de l'ouvrier.
1:34 Rosin Luxembourgé mémoire sacrifiant sa vie à l'idéal révolutionnaire. Elle incarnait un combat universel, celui de l'humanité cherchant à se libérer de ses chaînes matérielles et spirituel. Mais la gauche, la gauche du 21e siècle en Europe, aux États-Unis, elle a complètement déserté ce terrainlà. Elle a troqué la question sociale contre le théâtre des identités et la comédie des postures. Lorsqu'on relit Carl Marx, on y découvre ce propos. L'histoire se répète la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. Et bien nous y sommes. Nous voici dans la farce, une gauche devenue tribunal moral qui désigne des coupables imaginaires et en juge universel.
2:31 Nietzsche Frédéric Nietzsche dans sa propre généalogie de la morale avait déjà pressenti ce danger. La morale fondée sur le ressentiment où au lieu de créer on est et au lieu d'agir on préfère condamner. Cette logique du ressentiment anime la gauche radicale d'aujourd'hui incapable de bâtir un monde meilleur. Elle recycle les poisons ancien notamment l'antisémitisme. Vous y avez prêté attention. Mais les habits de mots nouveaux, antisionisme, critique de l'État hébreu, décolonisation derrière ce masque de respectabilité entre guillemets, l'obsession demeure la même obsession.
3:16 Le juif et désormais Israël sont le problème avec l'article défini le l'obsession s'est déplacé du religieux politique mais la mécanique demeure identique à un bouc émissaire commode pour canaliser frustration et haine. Han harent la philosophe a montré que le totalitarisme surgit dans les vides laissées par les idéaux trahis. C'est exactement ce que nous voyons aujourd'hui. Les idéosociaux ayant été abandonnés, on les remplace par un anticolonialisme caricatural. Des slogans comme apartonisations qui servent d'alibi pour justifier le terrorisme et criminaliser Israël. L'antisémitisme, mes amis, hier relégué aux marges, revient aujourd'hui au centre du discours progressiste.
4:14 Il repeint aux couleurs de l'humanisme. Il s'avance comme une vertu alors qu'il n'est que le retour d'un archaïsme. Mon cher philosophe que j'aime tant, Albert Camu, rappelez, malnommer les choses, c'est ajouté au malheur du monde. nommer Israël, le réduire à une colonie étrangère ni est son caractère national. Ce n'est pas seulement ajouté au malheur du peuple juif, pardon, du peuple d'Israël ou du peuple hébreu si vous préférez, c'est ouvrir la voie aux barbaries futures. L'erreur de langage devient un crime de civilisation. La confusion des mots prépare la destruction des peuples.
4:55 Le danger, mes amis, n'est donc pas seulement politique, il est métaphysique. Il touche à la capacité de l'homme à nommer le vrai et à reconnaître la légitimité de l'existence de l'autre. Car l'Occident, en reniant ses racines judéo-chrétiennes et grec, en crachant sur sa mémoire, chancelle déjà peu à peu mais de plus en plus vite vers une délicence totale, Raymond Aaron observé que les démocraties ne meurent pas d'abord de l'assaut extérieur mais de leur contradiction interne.
5:33 Et l'Occident ivre de sa culpabilité et de sa haine de soi s'autoétruit. Peut-être connaissez-vous le philosophe et et maître de Kabal Gerschom Scholem dans son analyse des messianismes, il expliquait que toute idée messianique peut se corrompre et se retourner en catastrophe. Et bien voilà, c'est ce qui arrive à l'Occident. Il invente un messianisme inversé, une pseudor rédemption par la haine d'Israël. Mais ce salut illusoire est en réalité ni plus ni moins qu'une apocalypse, une autodestruction lente mais certaine. Quand on fait d'Israël le coupable de tout, on se condamne à ne plus voir ses propres fautes et donc à sombrer.
6:14 Israël n'est pas en dehors de ce processus. Il est au cœur de cette tragédie. Car en Israël même, la gauche radicale, bien que minoritaire exerce une influence démesurée. Ses relais médiatiques, académiques, culturel et parfois judiciaires lui donnent un pouvoir bien supérieur à son poids électoral. Elle se présente comme la gardienne de la démocratie mais détourne ses ses outils pardon pour imposer un magistère idéologique. Elle se vit comme la conscience morale d'Israël mais se comporte en réalité comme un vecteur de culpabilisation permanente nourri d'idéologie étrangère.
6:59 Or le sionisme mes amis fut dès l'origine d'une aventure profondément sociale. Kibouinistad la solidarité ouvrière en furent l'incarnation Ben Gourion Bernals Nelson nié indissolublement Renaissance nationale et justice sociale. Le sionisme est un acte de dignité humaine une reconquête du réel un refus d'être l'objet de l'histoire pour redevenir le sujet. La gauche israélienne contemporaine trahit d'une certaine manière cet héritage. Elle troque cette vision pour une rhtorique importée d'Occident, une grille post-coloniale qui dit l'histoire propre du peuple d'Israël. Elle a permis que le sionisme devienne et soit fagocité par des catégories étrangères.
7:51 cela faisant Israël en danger de l'intérieur, danger d'un fascisme de gauche. Et là, je trouve tout naturel de ramener Spinozain dans son traité politique. Il avertissait que les États ne périssent pas d'abord par leurs ennemis extérieurs, comme disait Raymond Aaron, mais par leurs divisions et leurs illusions internes. Et en ce jour où nous terminons les semaines de contrition avec la journée de Ticha au combien il est bon et adéquate de rappeler star Israël ressuscité des cendres de la choire et de 2000 ans d'exil doit se garder de ce poison intérieur car le fascisme de gauche n'est pas un fantasme il est déjà perceptible il se manifeste comme une tyrannie morale imposant une culpabilité permanent crimin Excusez-moi.
8:42 Criminalisant l'armée, délégitimant la souveraineté. Israël est le seul au monde à qui l'on demande de renoncer à son fondement vital, le droit de se défendre, le droit d'être souverain. Camu lui encore parler de meurtre métaphysique qu'on désignait l'âme de priver un état de son droit d'exister. La gauche radicale, mes amis, en Israël comme en Occident, commet précisément ce meurtre-là. Elle veut priver Israël du droit d'être Israël. Elle habille cette négation du vocabulaire des droits de l'homme mais derrière le masque, c'est toujours la même volonté d'effacement.
9:20 Il faut donc dire dire les choses clairement. La gauche radicale est aujourd'hui une force de dissolution. Elle prépare le terrain pour un fascisme rénové. Elle met l'Occident en péril d'effondrement spirituel et elle pousse Israël vers une autodestruction politique et morale. Mais il est encore temps de réagir. L'histoire n'est pas close. Le destin n'est pas écrit. Nous devons retrouver la clarté de Ben Goriot, la lucidité d'Aaron, le sens du tragique de Camu, la vigilance de Cholem, la responsabilité d'Arinte et le visage humain de l'instel écrivait l'humanité de l'homme est en jeu dans le visage de l'autre.
10:03 Le visage d'Israël est aujourd'hui la pierre de touche de l'humanité occidentale. Détourner le regard de ce visage, c'est préparer le retour du fascisme, le reconnaître et défendre la dignité universelle de l'homme. J'appelle à la lucidité à refuser la falsification du sionisme, à rappeler que la gauche n'a pas de légitimité que lorsqu'elle défend la justice réelle et non lorsqu'elle recycle les vieilles haines sous des habits neufs.
10:30 L'Occident Chancelle, Israël est sommet de douter de lui-même. Mais le combat de la vérité et de la lucidité est encore possible. Il exige courage, mémoire, fidélité. Israël n'est pas le problème. Il est la preuve vivante qu'un peuple peut se relever de ses cendres. Et c'est cette vérité insupportable qu'un monde malade voudrait effacer. Et bien, vous savez quoi ? Nous ne laisserons pas faire. Nous sommes là ici et maintenant à jamais. Je vous remercie. Shalom shalom et à bientôt. Oh. [musique]