0:12 Chers amis, bonjour. On se retrouve pour la 4e et dernière partie de cette comparaison générale des plateformes politiques et puis surtout de l'idée que l'on peut se faire euh de la programmation politique, de l'intérêt général et de l'idéologie d'intérêt général. Alors cette 4e partie traitera justement de cette comparaison générale et d'une conclusion philosophique que je donnerai puisque vous le savez non seulement dans mon enseignement biblique, je traite de l'historiosophie biblique mais là aussi dans ces mes différentes analyses et écrit je suis toujours en position de référencer mon propos à l'analyse philosophique d'où qu'elle soit.
0:58 Alors, faisons une comparaison générale des huit parties dont nous avons parlé. Plusieurs philosophies de l'État, il y a ici. L'examen fait apparaître non seulement des différences programmatiques, mais plusieurs conceptions presque, je dirais philosophique du rôle de l'État. Ychar et de Genot pense essentiellement l'État comme institution et responsabilité. Beyahad le pense comme organisation efficace et productrice de résultats. Les démocrates le pensent comme garant des droits et instruments de justice sociale. Le pense traditionnellement comme puissance nationale appuyée sur l'initiative économique et la liberté du marché.
1:46 Le sionisme religieux le pense comme instrument historique d'une vocation nationale et religieuse. Chass le pense comme protecteur des communautés vulnérables et des familles modestes. Le judaïsme unifié de la Torah le considère largement comme garant de l'autonomie et de la continuité d'une communauté particulière. Rotma Youud enfin le conçoit principalement comme détenteur de la force capable de restaurer l'ordre et la souveraineté. Chacune de ces visions saisit quelque chose de vrai et chacune devient dangereuse lorsqu'elle prétend que ce qu'elle voit constitue la totalité de la réalité.
2:29 L'État doit être efficace mais il n'est pas une entreprise. Il doit être puissant mais il n'est pas une armée. Il doit être juste mais il ne peut dépenser sans compter. Il doit respecter les communautés mais il ne peut devenir une fédération de clientèle. Il doit protéger une identité nationale, mais il doit demeurer également la maison politique de ceux qui interprètent différemment cette identité. Il doit favoriser l'économie, mais la société ne peut être réduite au marché et il doit défendre les plus faibles sans transformer la protection en dépendance.
3:06 Quatre grandes familles politiques. Je peux finalement distinguer ici quatre grandes tendances. La première est sociale libérale. Elle apparaît principalement chez les démocrates avec une force insistance sur les droits, les services publics et l'égalité. Sa grandeur est Rolls, son danger, les responsabilités budgétaires lorsqu'elle oublie Weber. La deuxième libérale gestionnaire Beya et dans une certaine mesure la tradition économique de Likoude. Sa grandeur réside dans la responsabilité, la production, l'efficacité, l'initiative.
3:45 Mais son danger apparaît lorsqu'elle oublie que l'être humain n'est pas seulement un producteur et un consommateur. La troisème est communautaire et identitaire, sionisme religieux, chasse, judaïsme unifié de la Torah selon des modalités très différentes. Elle comprend mieux que le libéralisme abstrait l'importance de l'identité, de la transmission de la famille et de la communauté, mais son danger à elle aussi, à eux aussi. consiste à oublier l'universel. À quel moment la protection légitime du nous commence-t-elle à réduire les droits ou les ressources du eux ?
4:25 La 4ème est souverainiste et coercitive dont Otma Yaoudit constitue l'expression la plus évidente. Elle rappelle avec COPS que sans ordre, il n'y a pas de politique. Mais elle risque d'oublier avec Montessieux que sans limitation du pouvoir, l'ordre lui-même peut devenir oppressif. Le constat central, je dirais ici, nous choisissons des camps avant de choisir des sociétés. Après avoir parcouru des programmes, s'il y en a, une conclusion embarrassante s'impose. Presque aucun parti ne présente simultanément un objectif précis concernant le salaire réel, une politique fiscale complète, un programme national du logement, une réforme cohérente des services publics, une vérité politique d'accès aux études supérieures, une stratégie concernant les droits et la rénumération des travailleurs, un chiffrage détaillé.
5:22 des mécanismes permettant d'évaluer les résultats et de sanctionner l'échec. La droite parle énormément de territoire, de souveraineté, de sécurité, d'identité, mais beaucoup moins du salaire de l'infirmière, du logement du jeune couple ou du coût des études. La gauche parle davantage d'égalité de droits et de services publics, mais elle éprouve parfois moins d'enthousiasme lorsqu'il s'agit ou qu'il faille expliquer qui financera précisément cette générosité. Le centre, s'il en existe un, parle de compétence de gouvernance et d'efficacité, mais il évite volontiers les conflits plus profond concernant la répartition de la richesse, le capital, de travail et la propriété.
6:09 Les partis ultraorthodoxes quand à eux savent exactement ce qu'ils veulent pour leur communauté, mais beaucoup moins quel contrat social il propose à l'ensemble de la population, c'est-à-dire au peuple d'Israël. Nous arrivons alors à un paradoxe. Il serait est un payé extraordinairement politique dans lequel la réflexion sur la société que nous voulons construire demeure étonnamment pauvre.
6:35 On en parle beaucoup sans une connaissance réelle. Nous discuterons interminablement de ceux qui gouvernent beaucoup moins de la finalité du gouvernement. Et c'est là que le bas blesse. Car dans ma conclusion, je dirais quelle société existera à l'intérieur de l'État. Nous avons une réelle pénurie d'hommes d'état de grande verdure. Donc ce n'est pas seulement une question de style, d'éloquence ou de culture générale. Bien que culture générale fasse énormément d' faut dans le pays qui est un autre. Elle se révèle dans la manière même dont la politique pense ou refuse de penser le futur.
7:15 Trop de réaction aux crise, pas assez de préparation du temps du temps long. Trop de promesses au groupe, pas assez de bien commun. Trop de lutte pour obtenir le pouvoir et nous en sommes les témoins ces jours-ci. Pas assez de réflexion sur la raison même pour laquelle ce pouvoir devrait être exercé. Aristote posait la question de la finalité de la cité. Mavell, celle de la conquête et de la conservation du pouvoir. Montestieux, celle de sa limitation. Tocville, celle des dangers intérieurs de la démocratie. Marx, celle des rapports entre puissance économique et domination sociale.
7:51 Max Weber, celle de la responsabilité. John Rolls, celle de la justice. Emmanuel Levinas, celle de notre dette envers le vulnérable. Han harent, celle de la liberté politique et du monde commun. Aucun de ces penseurs ne détient à lui seul la réponse. Mais ensemble, il nous oblige à poser de meilleures questions. Et c'est peut-être précisément ce qui manque à notre vie politique ici et maintenant. Un état n'est pas seulement une frontière, il n'est pas seulement une armée. Il n'est pas seulement un drapeau, une majorité parlementaire, un gouvernement, une cour suprême ou une religion nationale.
8:30 Il est aussi la maison du travailleur qui n'arrive plus à terminer son mois, du couple qui peut acheter un appartement, de l'étudiant qui abandonne ses études, faute d'argent, de la personne âgée qui attend un soin, de l'enfant dont l'adresse de naissance détermine encore trop souvent la qualité de l'école et l'étendue des possibilités futures.
8:52 Voilà pourquoi le critère suprême pour juger un parti ne peut être simplement ou seulement sa capacité de défendre l'État. Il doit être aussi quelle société fera-t-il vivre à l'intérieur de cette état ? La question décisive n'est donc pas quelle partie décrit le pays avec le plus de passion ? On s'en fout, on s'en contrefout. Allez, comment compte-ils construire ce pays ? Qui payer ? Qui recevra ? Qui renoncera ? Qui sera protégé ? Que fera-t-il si sa politique échoue ? Comment traitera-t-il ceux qui n'ont pas voté pour lui ? Et surtout, quelle limite acceptera-t-il d'imposer à son propre pouvoir lorsqu'il aura enfin enfin obtenu ce pouvoir ?
9:35 Car c'est peut-être là que commence véritablement la différence entre politique et gouvernement. Le politicien demande comment gagner. L'homme d'État demande que ferons-nous de notre victoire ? Et le philosophe ajouterait une dernière question, probablement la plus importante. Pour quel homme, pour quelle société, pour quel avenir voulons-nous gouverner ? Tant que les partis politiques israéliens ne répondront pas clairement, courageusement et concrètement à l'ensemble de ces questions que je pose, nos élections continueront trop souvent à déterminer qui gouvernera sans réellement décider comment nous voulons vivre.
10:19 Nous choisirons des chefs, nous choisirons des camps, nous choisirons des peurs et des identités, mais nous n'aurons pas encore choisi une société. Et c'est précisément là que se trouve aujourd'hui l'une des plus graves indigences de la politique israélienne. Nous possédons une multitude de candidats de candidats au pouvoir mais beaucoup moins de conception achevées de là de gouverner. Voilà mes chers amis, ces quatre parties tendent à vouloir, comme je l'ai dit dernièrement, à nous faire non seulement savoir et connaître mieux, mais entendre et comprendre mieux.
11:00 Tout cela dans une seule espérance que nous construirons finalement. Une société où la justice, le droit, la morale, l'éthique seront les maîtres du jeu et non plus les égos de politiciens en manque de reconnaissance. Merci à vous. Shalom. Shalom. On se retrouvera près pour encore une analyse mais qui traitera celle-ci de la démocratie en Israël qui je pense est la plus grande des arnaques de nos sociétés modernes. À très bientôt. Shalom.
11:36 Shalom.