0:02 Chers amis, bonjour. On se retrouve pour les passions d'un Hébreu. Nouveau propos, nouvelles études, nouvelles recherches. Ce que je veux vous dire aujourd'hui, c'est que quelque chose est pourri dans la manière dont une partie du peuple juif en Israël comme en diaspora s'adresse au monde quelque chose de profondément faussé, biaisé, affaibli dans cette volonté permanente de plaire, d'expliquer, de s'excuser, d'édulcorer.
0:35 On appelle cela la bienpensance. Une bienpensance israélo-diasporique, c'est une forme de religiosité moderne sans transcendance, une idolâtrie du regard de l'autre, une soumission poli cultivée aux normes de ceux qui en réalité ne nous aiment point. On ne nous aime qu'à condition de notre autodissolution. Vous l'entendez, il est cru, il est crié à Suus. Celui qui est aimé de ces créatures est aimé de Dieu. Ancien Rabadida dans les pirvotes les maximes de nos père. Mais ce n'est pas un appel à chercher l'amour de tous.
1:14 Non non mes amis, ne vous trompez point. C'est une parole sur la droiture, la cohérence, l'authenticité morale, pas sur la stratégie du peuple agenouillé qui mandit l'approbation des nations pour exister. Or aujourd'hui, voyez-vous, cette quête d'être du bon côté, celui d'une certaine gauche occidentale, du libéralisme éclairé, de l'universalisme détérritorialisé, produit des juifs qui pour ne pas être rejetés préfèrent se désavouer eux-mêmes.
1:46 Nous avions déjà lu cela dans un podcast que je vous avais envoyé qui concernait l'ouvrage La haine de soi de Théodore Lissing qui s'est qui a été abattu par les nazis en 1936. Il y a une morale contre la fidélité dans les sphères intellectuelles juives qu'elle soit à New York, Tavive, Londres ou Paris, peu nous importe.
2:10 Une caste s'est formée. Elle récite les mantras du progressisme global. la cause palestinienne comme nouvelle croix. Le colonialisme a versé le sionisme présenté comme anomalie ethnique et puis Israël réduit à une forteresse coupable. On y parle comme on parle à Harvard ou au Quédé avec la crainte du jugement international, la révérence au droit humain désincarnés et de se vision masquée sous la bannière de la nuance.
2:45 La nuance n'est pas la sagesse quand elle devient le masque d'un désengagement. La modération, mes amis, n'est pas une vertu quand elle sert à dissimuler une abdication. Et cela ne date pas d'hier. Déjà, le philosophe Herman Cohen au début du 20e siècle voulait faire du judaïsme une religion de la raison moralement pur, compatible avec l'universel can.
3:10 Mais ce rêve d'un judaïsme, je dirais désincarné, sans peuple, sans terre, sans histoire, n' absolument rien sauvé. Quand il meurt en 1918, en croyant que l'Allemagne l'avait adopté, 20 ans plus tard, les juifs allemands sont envoyés à Dachot. Il parlait que et Bethoven, il portait la croix de fer, mais rien de cela n'a désarmé la haine.
3:35 Le malentendu fondamental être aimé ou être fidèle. Il y a là un malentendu vieux comme l'exil depuis l'Égypte. Celui de croire que si nous devenons les plus moraux, les plus progressistes, les plus critiques de nous-mêmes, alors les nations nous aimeront comme ils aiment à dire que nous nous sommes les fervants de de la moquerie de nous-mêmes, de l'autodérision.
4:04 On aime à rappeler cela. On les aime tellement ainsi. Mais les nations ne nous aimeront jamais pour cela. Elles nous aimeront quand nous serons, comment dire cadavérisés. Elles nous honoreront dans les musées de la cho mais elles nous mépriseront lorsque le juif sera vivant fort debout. Armé maître de son sol et de son moi. C'est le syndrome du bon juif. Celui qui rassure, qui critique Israël à la télé, qui signe des pétitions contre la souveraineté, celui que les diplomates européens aime à inviter par parce qu'il parle comme eux, comme certains de ces anciens ambassadeurs d'Israël en France avec la frange, la mèche si blanche, si belle, si moderne, si approuvé.
4:52 Mais ce juif là n'est pas l'hébreux, il est le fils spirituel. de l'exil de la galoute de l'exil de soi. Il y a ce que dénonçait l'un de mes maître le ravtiou cook zatsal quand il écrivait le scandale n'est pas la souveraineté le scandale c'est de ne pas la vivre comme une mission divine.
5:17 Et si j'en est non croyant, alors comme une mission qui traite de mon bien-être, c'est-à-dire du moi profond, de l'être que je suis et auquel j'aspire de venir, les prophètes n'ont jamais été invités au colloque. Vous le savez, toute la tradition biblique s'insurge contre cette logique de la soumission morale. Isaïe, Amos, Yermiaou, Jérémie, Ézéchiel, aucun n'a été reçu par les puissances étrangères avec les honneurs. Ils ont tous été rejetés, humiliés, poursuivis, non pas par les Babyloniens, mais par leur propre peuple qui préférait s'entendre avec l'Égypte ou Babylone que d'écouter et bien la voix de la vérité.
6:00 Un prophète n'est méprisé que dans sa propre maison, dira plus tard un autre juif connu lui aussi. C'est pourquoi le judaïsme n'est pas une religion de la de la reconnaissance, mais de la dissonance. pas une religion de la conformité, mais de l'érruption du vrai. Et cela, mes amis, et bien dérange énormément la renaissance d'Israël, la souveraineté d'Israël, l'indépendance d'Israël. Que Israël puisse déclamer les verbes de l'histoire à la première personne du singulier ou du pluriel comme vous le voudrez parce qu'elle est justement en maîtrise d'elle-même, en maîtrise de soi après avoir été vilipandé, condamné ou comme j'aime à le dire poursuivi entre les sociétés d'accueil, de recueil, mais surtout de cercueil.
6:58 Nous dérangeons. Une souveraineté impardonnable. Mes amis, dans la conscience occidentale, le juif devrait rester une victime moralement supérieure, certes, mais hors sol, vulnérable, abstrait. Alors, quand le juif revient sur terre pour redevenir un hébreu, quand il parle l'hébreu, quand il prend les armes, quand il revendique sa mémoire, quand il ne s'excuse plus, alors il devient insupportable.
7:26 Non pas parce qu'il fait le mal, mais parce qu'il brise le contrat tacite de la culpabilité. Alors, disons les choses telles qu'elles sont. La bienpensance israélo-diasporique aînée de cette blessure. Vouloir être aimé du monde sans jamais inquiéter son regard. Mais on ne peut pas être Israël et plaire à Rome. On ne peut pas porter la parole d'Israël et chercher l'approbation des empires. On ne peut pas se dire héritier du Sinaï et s'agenouiller devant les normes de l'ONU. Je vous l'ai dit, redis et je le redis encore, il faut redevenir hébreu avec tout ce que cela entend et j'en ai assez écrit à ce ce sujet, pardon.
8:08 Alors, vous allez me dire mais que faire ? Sortir de cette servitude volontaire ? Certes refuser d'être le bon juif des universités. Certes refuser de trahir Israël pour être invité au colloque. Certes, refuser de courber les chines devant les empires d'opinion. Certes, car l'hébreu ne s'est jamais construit dans la flatterie. Il s'est construit dans la parole droite, dans l'épreuve du désert, dans le refus de se compromettre. Le retour à Sion n'est pas un accident de l'histoire. C'est l'éveil d'un peuple qui ne veut plus plaire mais être fidèle.
8:45 Va vers toi disait la voix qui ton pays ta maison, ton confort. Va vers toi, retrouve-toi, sois-toi. Et c'est cela que nous avons oublié. Non pas comment survivre, mais comment exister, non pas comment expliquer ce que nous sommes, mais comment l'incarner pleinement. Israël n'a pas à s'excuser d'exister. Il a s'en montré digne et pour cela, il faut être à même de pouvoir retrouver l'hébreu qui se cache dans le juif que nous sommes. Et tous ceux qui ne le trouvent pas continuent de parler, de pérorer dans une logorée insatiable sur leur haine de même, sur leur culpabilité, sur leur volonté de paraître.
9:35 Alors que l'histoire ici essay envers et contre tous les aléas qui la composent de faire valoir l'être et non plus le paraître, non plus la survie d'un exil, mais la vie d'un état nation, d'un peuple porteur d'un message pour lui-même à même de devenir universel. À très bientôt. Shalom. Shalom. [Musique]