0:10 Chers amis, bonjour. On se retrouve pour les passions d'un hébreu. Chavoitatov. Ce shabbat, j'ai lu un livre qui m'a bouleversé. Kratouf, l'otage en français d'icharabi qui après 491 491 jours dans les tunnels de Gaza et libéré au début de l'année 2025 écrit cette je n'ai pas de mot ce livre ce livre qui ne se feuillette pas et traverse nos émotions, nos sentiments.
0:52 On y avance comme dans un long couloir sans fenêtre avec cette sensation d'air raréfié et de lumière que l'on perd pas à pas. J'ai tourné les pages comme on descend à l'escalier vers la bî et j'ai compris qu'il s'agissait moins d'un récit que d'un cri. Très vite, la lecture m'a m'a fait partager la fin, la lassitude d'humiliation et cette contrition muette qui sert la gorge quand l'homme ne sait plus s'il est encore un homme. Pourtant, au cœur même de la nuit, une autre réalité surgit. La fraternité.
1:28 Ellie ne s'est pas recroquvillé sur son chagrin. Dans les taux des tunnels, il s'est tourné vers d'autres jeunes hommes plus perdus que lui encore. Il les a relevé d'une parole, d'un regard, d'un geste infime, parfois simplement de la promesse qu'un matin existe toujours tant que l'on respire. C'est cela qui m'a le plus bouleversé. Là où tout conspire à effacer l'humain, un homme a dit à d'autres : "Tu n'es pas seul." Il faut mesurer d'où vient cette voix. Elie Sharabi, est né en 1972 à tel vivre et a grandi dans cette part d'Israël qui se souvient de la poussière et des arbres plantées à la main.
2:13 Membre du kibut beheri, il a choisi la vie communautaire qui élève les enfants comme un bien commun. Diplômé en économie et gestion, il a travaillé avec sérieux et directeur financier d'un fond d'investissement. Le octobre 2023, sa vie se brise. Son épouse Lian, ses deux filles Noah, 16 ans et Yael 13 ans sont lâchement assassiné.
2:51 lui est alors enlevé par les les terroristes du Ramas et il est emmené sous terre 491 jours de tunnel de faim de solitude d'humiliation. Le 8 février 2025 il est libéré dans le cas d'un accord avec le Hamas. Depuis, il a mis sa voix au service des autres, porte-parole des familles d'otage. Il a parlé en Israël à l'étranger jusqu'à l'en blanche pour rendre les visages au chiffres et le nom à l'absence. Mais le livre Ratouf n'est pas seulement l'histoire d'une captivité. Ce livre à nu une vérité que d'aquun préfèrent tenir loin de leurs yeux.
3:35 Le 7 octobre ne fut pas une simple opération terroriste. Fut une fête de haine, une orgie inommable. On a tué violé, brûlé, profané. On a joui de le faire. Des foules ont participé. Des familles se sont ruées sur les maisons incendiées. Des enfants dans autour des cadavres qu'on ramenait à Gaza. On a filmé la violence comme un comme on recueille un trophée. Non, Kaza n'est pas seulement ce celui qui a subi ses maîtres. Elle a participé cela ne n'est pas du hasard. Cette jouissance du crime et le fruit d'un long apprentissage, d'un odoctrinement patient où la haine du juif est un air que l'on respire dès l'enfance.
4:17 Un catéchisme répété dans des manuels, chant dans des cours d'école, prêché dans des mosquées, diffusés par des écrans. Lorsque l'on a enseigné assez longtemps que l'Israélien n'est pas un visage mais une proie, le jour venu, on ne détourne pas les yeux, on acclame. Au cœur du livre, il y a les tunnels. Qu'on comprenne bien. Ils ne sont pas seulement des galeries de guerre, ils sont d'une architecture morale. ou d'autres peuples baptisent des écoles, des hôpitaux, des bibliothèques. On a creusé vers la nuit. Les tunnels sont un antimonde.
4:54 Leur béton cell l'obscurité, leur parcour efface les horizons. Leur logique abolit le visage. On doit se rappeler d'Emmanuel Lévinas qui écrivait que l'éthique commence dans le visage de l'autre. Des tunnels eux sont l'entreprise contraire obstruqué anonymisé pour mieux soumettre et détruire. Albert Kabu, quant à lui nous avait appris que l'absurde survient quand le monde cesse d'être intelligible. Alors ici, l'absurde a pris la forme d'un urbanisme souterrain où l'on investit la vie d'un peuple à construire son propre enfer. Je rajouterai que Hanaren parla de la banalité du mal.
5:37 Nous le savons tous, nous nous en souvenons. On en voit ici dans cette tragédie, la face rituelle, non pas une paprasserie anonyme, mais une culture qui de proche en proche normalise la cruauté et banalise la profanation jusqu'à en faire une fête. Je m'adresse alors moi, Renrich, à ces belles âmes humanistes d'Israël qui persistent à croire que dans des armes une haine en la cagelant.
6:04 Je respecte le désir de paix, je le partage, mais je refuse la naïveté qui confond espérance et déni. Il ne suffit pas de faire un pas pour que l'autre en fasse d'eux. Lorsqu'on a appris à l'autre que notre disparition est une promesse. Il ne suffit pas d'ouvrir son cœur à qui a creusé des kilomètres de béton pour y enfermer des hommes et les y faire disparaître.
6:31 On peut désirer la paix, regarder l'ennemi pour ce qu'il est. On peut refuser la haine sans mentir sans celui qui la porte. La vérité n'est pas l'ennemi de l'humanisme d'illusion si. Chaque fois que l'on maquille la réalité, on arme l'ennemi de notre propre bonne conscience. J'ai refermé le livre Hatouf avec la sensation d'avoir reçu une leçon d'humanité à rebour. Là où la nuit était totale, l'altruisme persiste, là où l'homme est traité comme une chose la fraternité recommence à parler. Et puis il y a eu la libération quand j'ai appris qu'après 91 jours, franchissait de nouveau l'air libre.
7:12 J'ai pleuré. Oui. Et pleuré sans fin. Ce furent des larmes de douleur confondu à confondu à des larmes de soulagement pour ce que rien ne rendra jamais. ni Liane, ni Noya, ni Yael, ni son frère aussi, ni une maison, ni des rire, ni des saisons manquées. Ce furent aussi des larmes de gratitude pour la vie sauvée, pour la parole rendue, par le courage qu'il faut après l'enfer pour parler sans hurler. Ces larmes, je les garde comme une dette. Elles ne doivent pas devenir un rituel. Elles doivent se changer en serment.
7:57 C'est serment en quelques mots Radouf. C'est un appel à la lucidité. Il montre que le tragique est irréversible, que la cruauté n'est pas un accident, mais une méthode que la haine n'est pas marginale mais collective. Il rappelle qu'on peut survivre à l'invivable et transformer un supplice en témoignage. Il enseigne que la paix n'est pas l'enfant de la cécité. Elle exige la vérité, l'exigence et la force morale de ne pas blanchir le mal au nom d'une morale qui se voudrait supérieure. L'humanisme véritable ne consiste pas à excuser le bourrou, mais à protéger la victime, à mettre des limites, à dire non quand la dignité est piétinée.
8:37 Il faut dire ce qui est le mal ne se caresse pas dans le sens du poil. Il ne se négocie pas autour d'une table à laquelle il vient armer. Il ne s'apaisse pas par des concessions qu'il boit comme un alcool fort. Le mal doit être éradiqué. Le mot paraît dur certes, mais il est sobre.
8:58 C'est celui que l'histoire nous impose quand elle se fait tragédie. Chaque fois que nous avons flatté le mal, il a grandi. Chaque fois que nous l'avons ignoré, il a prospéré. Le sept octobre, la démonstration en lettre de sang de ce qui arrive quand une société choisit de creuser vers l'enfer et que ses voisins choisissent de fermer les yeux.
9:20 Mes amis, je n'écris pas cela et je ne déclame pas cela pour éteindre. Non, je me trompe. Je n'écris pas cela pour étendre la nuit, mais pour rendre la lumière possible. La lumière ne pas du mensonge. Elle exige que l'on nomme nommé le crime, nommé la haine, l'ennemi. Nommer aussi la fraternité qui résiste dans les souterrains. Mal nommer les choses, disait Camu, c'est ajouté au malheur du monde. Je veux croire que la parole d'Élie prononcée à l'ONU, à la Maison Blanche dans les écoles et les places d'Israël est une semence de vérité.
10:00 Je veux croire que nos larmes deviendront autre chose qu'un baum, une volonté. Je veux croire que nous saurons tenir ensemble deux fidélités. La fidélité à l'humain qui tend la main dans le noir et la fidélité à la vérité qui refuse d'appeler paix ceux qui n'est que capitulation. J'ai luatouf en un seul shabbat. Je n'en suis pas sorti de même. J'y ai vu ce que l'homme peut endurer et ce qu'il peut donner encore. Un mot, une main, un souffle. J'ai dû l'apte d'accusation d'une culture qui a transformé ses enfants en gardiens de tunnel.
10:37 J'ai trouvé enfin la formule d'un serment simple. Ne pas oublier, ne pas céder, ne pas confondre espérance et illusion et répéter jusqu'à ce que cela se grave au fond des consciences. Le mal ne se caresse pas. Le bal s'éradique. Merci à vous chers amis d'avoir pris le temps de m'écouter parce que vous vouliez savoir, parce que vous vouliez connaître, parce qu'en entendant vous vouliez comprendre.
11:08 Ce livre doit sortir en octobre en anglais. J'espère qu'il sera traduit en français. Mais ceux qui connaissent l'hébreux ne ratent pas l'occasion de l'acheter, de le lire. et de vous y verser à l'intérieur, car il déverse tellement de moments, de bravoure, de peine, de drames, de tragédie, mais aussi d'espérance dans des lendemain.
11:35 Shalom ! Shalom ! [Musique]