0:15 Spécialiste entre autres de l'identité juive, de l'antisémitisme et de la transmission de la mémoire, j'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui sur Tandem TV Céline Masson. Bonjour. Bonjour. Vous êtes psychanalyste, professeur des universités, co-autrice du serment d'Hippocrate et de la fabrique de l'enfant transgenre. Tous ces domaines, vous en êtes une des expertes. Ma première question concerne l'antisémitisme. Pouvez-vous nous expliquer ce que vivent les juifs de France aujourd'hui et particulièrement les jeunes ? Alors, effectivement, nous sommes très inquiets euh dans nos institutions, à l'université notamment.
0:49 Euh depuis le 7 octobre euh nous avons euh ce que j'appelle des événements symptômes qui euh euh se multiplient, sont récurrents euh dans notamment que ce soit à l'école, mais aussi dans puisque les lycéens aussi peuvent en témoigner. Des jeunes juifs dans les écoles publiques euh en témoignent et à l'université. Voilà. Donc nous avons des assauts de de militants euh qui peu nombreux peu nombreux mais qui tiennent des propos euh qui clairement aujourd'hui antisémite. On l'a vu donc le 15 octobre dans un anciétre de l'université Paris 8 où se tenait un meeting organisé par la Fédération syndicale des étudiants et des collectifs donc palestinistes, je dirais.
1:40 Euh voilà, avec l'autorisation euh parfois de l'université pour tenir ces meetings, hein, ce qu'ils ont appelé des meetings anti-impérialistes. Et euh euh je vous donne voilà cet exemple parce que c'est symptomatique de ce de cette antisionisme qui est c'est s'affiche aujourd'hui comme un antisémitisme des pires moments de l'histoire. Et euh dans l'amphithéâtre qui était plein, une femme prend la parole et dit "Condamnez-vous le 7 octobre" et les étudiants disent "Non." Voilà. Donc on beaucoup de gens s'en sont émus. D'ailleurs, il y a une tribune de Christine Ang là il y a quelques jours dans Libération.
2:15 Donc pour que Libération aussi s émeuve. Voilà. Effectivement aujourd'hui nous en prenons tous conscience que les choses se sont aggravées et que cet antisémitisme est décomplexé. Euh décomplexé les il y a de plus en plus de violence mais cette violence elle existait avant le 7 octobre. Peut-être qu'une des caractéristiques, c'est le fait que ce soit rentré dans les universités. On pense à l'IP de Grenoble, on sait ce qui s'est passé à Science Pro Paris. Là, vous parlez de Paris 8. Euh c'est peut-être une des caractéristiques les plus importantes et d'autant plus qu'on on voit peu d'actions de réponse de la part soit de la justice, soit de la part des autorités administratives.
2:57 Alors euh les universités ont l'obligation de répondre. Donc il y a des réponses. Le ministre sans a très vite réagi aussi pour Paris. Il il réagissent. Maintenant, j'allais dire qu'est-ce qu'on fait ? Je pense qu'il faudrait interdire ces meetings parce qu'on sait comment ça dégénère. Effectivement, les présidents d'université sont quand même très embêtés. Donc certaines universités interdisent les meetings proalestiniens parce qu'ils savent que ça risque de dégénérer. Donc je crois qu'aujourd'hui on risque de venir à ce à cette à ce constat de devoir intervir dégénère.
3:33 On a le cas de la s bonne nouvelle. Le président Daniel Moucharzé a réagi. Il a même porté plainte, il a fait un article demandé un article 40. Donc il y a des réactions hein des présidents de l'université. Donc c'est pas évident non plus de de de parce que c'est ces militants souvent n'attendent pas l'accord ou pas l'accord he débarquent aussi dans les amphithéâtres.
3:55 Alors le temps qu'on appelle la police pour les faire partir du temps. Donc je pense qu'effectivement l'attitude des universités devrait maintenant compte tenu des débordements c'est d'interdire ces meetings d'ultra gauche parce qu'on sait comment ça dégénère. Les débats. Évidemment qu'on est pour des débats. Ça c'est toujours fait à l'université mais ces débats n'en sont plus. Ça n'est plus d'ailleurs on souvent on a on a fait sortir des des comment on dit entre guillemets des sionistes c'est-à-dire des étudiants juifs ont dû sortir des amphithies est-ce qu'ils étaient passés à Science Poau il y a de il y a un an et demi ? Donc euh oui, c'est grave.
4:26 Euh les donc l'autorité est nécessaire aujourd'hui. Il faut incarner cette autorité, c'est-à-dire dire non au débordement. C'est pas seulement un débordement. Les ce sont des propos que tiennent ces étudiants, des propos antisémies. Donc ça tombe sous le coup de la loi. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus laisser passer. Nous ne pouvons plus, les présidents ont à prendre ses responsabilités. Euh le ministre l'a dit, je pense qu'il est très clair sur et et le gouvernement est clair sur cet antisémitisme qui est débridé débridé.
5:00 Donc nous devons tenir nos institutions. Et d'un autre côté, il y a un certain nombre de personnalités de droite comme de gauche qui ne peuvent plus faire des conférences dans les universités. pense à des gens comme Michel Onf, Alain Finkelcrot, même madame Badinter pour qui ça devient de plus en plus compliqué. Oui. Alors dès que ça plaît pas effectivement, moi je suis j'en ai été aussi victime puisque avec Caroline Elia chef quand on veut débattre sur on en parlera tout à l'heure mais de la question de la médicalisation des enfants qui se distran effectivement on est empêché aussi on a eu des empêchements de de conférences et des cris d'ailleurs il y a même pas dizaines de jours à l'université catholique de Lille où des des des transactivistes sont venus effectivement empêcher crier nous nous traiter de de transphobe de de en nousant ta gueule. Voilà.
5:45 Donc c'est des mêmes c'est les mêmes processus les on a à faire c'est l'ultra gauche, c'est clairement l'ultra gauche certainement en bon sont sont les les éléments, j'allais dire probablement de de instrumentalisés par des partis politiques, hein, on le on le sait tout à fait et effectivement empêche des chercheurs, des intellectuels de venir parler parce que ils ne sont pas en accord et donc au lieu de débattre, ils empêchent.
6:12 Donc, ce sont des attitudes totalites, hein, ce sont des attitudes qu'on voit dans dans voilà dans sous sous ce enfin, c'est extrêmement grave effectivement d'empêcher euh des personnes de parler. Donc pas seulement empêcher, c'est des cris, ce sont des attitudes violentes verbalement et parfois pour certains effectivement physiquement. Éric Martis a été à Genève. Euh voilà euh d'autres d'autres collègues euh on les ils sont euh Alin Film Kelcr je crois avait été poursuivi enfin il était il était euh physiquement en danger voilà euh bousculé. Voilà donc euh c'est c'est dangereux c'est dangereux.
6:50 C'est pour ça qu'il faut intervenir. Euh la parfois la sécurité ne suffit pas ils ne veulent pas ces étudiants ne veulent pas sortir. Faut parfois plutôt des services de police puisque la sécurité parfois des des universités ne suffit pas. Je l'ai vu à l'œuvre, la sécurité ne peut pas physiquement s'en s'en voilà se confronter aux étudiantes.
7:08 Donc c'est c'est la police, on en vient souvent la police qui vient faire intervenir pour que ces personnes sortent. Donc voilà, au-delà de ces deux phénomènes, ces personnalités qui ne peuvent plus ou pour lesquelles ça devient difficile d'intervenir et le fait qu'on ait ces ces conférences, ces colloques antisémites en vérité sous prétexte de dénoncer Israël.
7:30 Est-ce que vous avez analysé d'autres nouveautés concernant euh les répercussions du 7 octobre sur les juifs de France ? Oui. Alors, j'ai fait un article justement dans la revue CAS sur l'invalidation traumatique. Effectivement, ça crée euh donc ça crée un impact. Il y a une réactivation aussi du trauma donc qui est travaillé sur l'impact traumatique du de la Shoah dans les familles juives et sur la 3è génération notamment. On voit cette réactivation aussi des traumatismes dans les familles juives. Donc ça a un impact.
8:01 Euh on a des des effets différents chez des personnes juites parfois l'autoaccusation. Je l'ai montré dans cet article qui est que je reprends tout simplement en fait un article des de deux psychologues américaines absolument passionnants sur l'invalidation traumatique. Donc il y a des effets, il y a des effets de il y a des réactions parfois des gens qui s'engagent qui dénoncent mais il y a aussi l'inverse. Il y a des gens qui s'autoaccusent donc qui dénoncent qui vont dénoncer Israël. Ils vont prendre ils vont effectivement adopter la la rhtorique des de ces de ces de ces de ces de ces personnes pour finalement être intégré.
8:38 On voit ça aussi, c'est récupérer un petit peu le discours accusateur pour pour pouvoir s'intégrer, pour pouvoir ne pas être dénoncé, pour pouvoir être du bon côté si vous voulez. On voit ça aussi hein. C'est c'est une forme de mimétisme pour se protéger. Ce sont des mécanismes de défense, ça je le dis en tant que psy, effectivement, il y a des personnes juives qui vont adopter cette ce discours pour mieux se protéger et et finalement effacer leur identité juive. Est-ce que vous rapprochez cette forme de déni qui disent "Non, pour moi tout rien à changer, tout va bien" et qui continuent à se projeter et projeter leurs enfants en France alors qu'on sait que la situation est de plus en plus difficile, que très souvent on sait que au sein des juifs de France, la question n'est plus est-ce qu'il faut partir ? Mais quand ?
9:27 Et puis certains effectivement qui sont dans une forme de position qu'on a un peu de mal à comprendre et pour qui euh tout va bien, rien n'a changé, la vie est belle. Oui, il y a des personnes qui ne pensent pas que c'est aussi grave effectivement, mais bon, j'allais dire vous avez autant de de de positionnement qu'il y a de personnes. Ça peut être normal.
9:44 Il y a des gens, il y a dans vous savez que d'ailleurs, il y a même un clivage aujourd'hui dans la communauté juive, hein. Il y a on voit quand même des des lignes de fracture depuis le 7 octobre avec des positionnements différents. C'est normal tout ça. C'est normal qu'on réagisse différemment. Oui, il y a des gens qui ne se rendent pas encore compte, d'autres qui sont trop peut-être alertés d'ailleurs, ceux-là sont en partie. Mais je crois qu'il faut rester aussi bon vous allez me dire je on est quelques-uns quand même à se projeter en France.
10:10 On veut tout on ne veut pas partir. On est quand même quelques-uns et heureusement à vouloir rester. Moi, je suis fonctionnaire, je suis française. Euh je suis fière d'être française et fière d'être euh La France m'a permis d'arriver à ce statut là quand même d'être professeur des universités. Moi, j'ai pas envie de quitter la France. Donc, je suis pas la seule. On a j'ai des collègues, des personnes qui ne souhaitent pas quitter. Donc, c'est pour ça qu'on se bat. Je crois qu'il faut effectivement réagir. Et là depuis 2 ans, alors moi ça fait longtemps hein, depuis 2003 parce que les boycotts c'est avec Francine Koffman que j'ai commencé en 2003, il y avait déjà des boycotts, c'était l'université Paris 6 et euh le président avait voulu boycotter, je me souviens, les universités israines.
10:48 C'est comme ça que j'ai commencé moi, c'est en 2003 et je avec Francine Koffman que vous connaissez bien sûr, notre cher Francine Koffman. Voilà, je je précise ma pensée. Je disais pas que tous les Juifs de France devaient partir. Je disais que certains étaient dans une forme de dénification la montée de l'antisémitisme à travers des discours, des violences, l'entrée dans l'université, le discours de certains partis politiques qui s'est beaucoup radicalisé depuis un peu plus de 2 ans.
11:16 Alors moi je pense qu'en 2 ans les choses ont évolué quand même. Vous avez ceux qui n'avaient pas vu en le 7 le 8 octobre, je les ai vu. Pour eux, rien ne s'était voilà, c'était ce qui s'était passé, c'est là-bas. Donc, ils n'ont pas vu, nous on a vu tout de suite l'impact.
11:30 Ça a eu d'abord un impact sur tout le monde, mais il y a eu très vite effectivement une sorte de chappe de plomb sur certaines personnes juivies par peur. Je pense que la peur, elle sidère, hein. La peur sidère et donc on se défend. Donc, c'est vrai qu'il y avait du déni les ces personnesl aujourd'hui s'en rendent compte, c'est vrai qu'elles parlent pas beaucoup mais quand vous parlez en elles veulent pas parler publiquement.
11:50 ces personnes parlent pas publiquement mais elle quand vous les écoutez vous sentez qu'il y a une il y a une tension il y a une inquiétude. Donc le déni chez des juifs aujourd'hui ça serait quand même faudrait vraiment il y en a sûrement mais moi je le vois moins. Je l'ai vu le 8 octobre, je l'ai vu le 15 octobre, je l'ai vu 2023 mais pas aujourd'hui en 2025. En 2025 avec tout ce qui se passe et là récemment ben des rabins agressés des là l'amphithéâtre à Pariguille, je vous dis c'est c'est vraiment énorme très violent.
12:17 Donc là, je pense que ça a fait euh j'ai j'ai vu ces personnes qui ne parlaient pas beaucoup me dire "Là effectivement, il se passe quelque chose. Qu'est-ce qu'on peut faire ?" Alors, c'est vrai qu'on a beaucoup de gens, moi il y a beaucoup de gens qui me contactent, "Qu'est-ce qu'on peut faire ?
12:30 C'est pas possible de compter, il faut qu'on fasse quelque chose." J'ai jamais vu autant de gens qui ne disaient rien avant vouloir faire quelque chose et nous rejoindre. D'ailleurs, les gens ont besoin de rejoindre les collectifs, et je pense c'est très important. Alors, toujours sur ce sujet, vous intervenez la semaine prochaine en Israël à l'université Rashman à Erlia dans le cadre d'un colloque sur l'antisémitisme. Quel est l'objectif de ce colloque ? L'objectif de ce colloque est de venir soutenir une université qui a été euh boycottée, qui a été euh boycotté par euh euh quelques personnes, quelques chercheurs des académaux militants comme dit Nathalie Nick.
13:10 par quelques académiux, militants, étudiants et enseignants qui avaient décidé que cette université est devenait infréquentable. Donc nous avions réagi en 2024 en faisant une tribune, en écrivant une tribune dans le point et c'est vrai que ça nous a alerté, on était quelquesuns à être alerté par cet empêchement, par c par cette rupture de contrat.
13:29 C'est plus qu'un empêchement. Là, on était clairement, c'est clairement un boycotte. Donc non. Donc nous avons dit non. Donc, j'ai contacté à ce moment-là l'université Rchman que je suis allée voir en janvier 2025 et on s'est dit il faut qu'on fasse quelque chose, il faut qu'on fasse un colloque. Donc j'ai j'ai proposé à l'université Rcheman un colloque. Donc c'est pas seulement un colloque. Je vais vous dire c'est pas j'en ai fait plein, je fais beaucoup de colloques. C'est pas seulement un colloque. Et c'est pour ça que j'appelle les gens à nous rejoindre.
13:55 C'est une mobilisation avec le le le le doyens le la présidence de Richman pour soutenir et en soutenant Richman, évidemment, nous allons soutenir toutes les universités israéliennes, tous les chercheurs israéliens et comme vous savez, nous ne venons pas qu'à Richman. Nous avons aussi Vera, euh le le l'équivalent de France université en Israël qui nous accueille. Donc nous allons visiter d'autres universités. Nous sommes en délégation et tous les jours nous allons rencontrer des universités publiques parce que Richman est la seule université privé du pays.
14:28 Donc ils font pas partie de Vera. Mais nous allons faire aussi nous allons aussi rencontrer des collègues de l'université Break de Jérusalem et de de Benion de l'université Bengion de Barilan et de des collègues de l'université Telaviv nous rejoindront aussi. Donc voilà, il y a un programme chargé, c'est pas uniquement Colloque à Richman, mais Richman a été le pour moi le le déclencheur si vous voulez parce qu'il y a eu d'autres uniés boycottes. L'université hébraïque de Jérusalem, ça n'arrête pas aussi que des chercheurs en raison de la présence de chercheurs euh de cette université, des chercheurs se retirent d'un colloque.
15:02 En France, on l'a vu avec le colloque du Mage du musé d'arrê de sort du Judaïs. Donc voilà, c'est c'est symbolique. On on est là pour dire non. On est là pour dire nous sommes avec vous. la liberté académique, la liberté de penser, la liberté de de recherche et de débattre, elle est elle est transnationale.
15:19 Elle est transle internationale et euh elle dépasse la politique. Nous nous sommes apolitiques, nous venons parler et nous nous considérons qu'il ne faut pas boycotter des universités. Nous devons continuer à maintenir les partenariats avec les universités, surtout des universités. Quand on voit Richman, écoutez, c'est absolument formidable ce campus avec des écuants de tous les pays. Enfin bref, c'est alors un petit mot quand même sur le colloc de Richman puisque c'est ouvert au grand public le 10 novembre avec une série de conférences en anglais. Oui.
15:50 Alors, c'est une effectivement ça a la forme d'un colloque parce qu'il fallait quand même qu'on reste dans les dans les dans le dans le format euh dans le format universitaire et académique. C'est un colloque effectivement avec des des introductions, avec des conférences euh en anglais. Alors, c'est en anglais parce que nous aurons des étudiants du campus, nous aurons des collègues israléliens, donc c'est en anglais. Euh donc c'est vrai que pour les francophones qui ne parlent pas l'anglais ni l'hébreux, j'ai envie de leur dire mais qui viennent aussi parce qu'ils vont être avec nous.
16:19 L'idée c'est qu'on se parle, qu'on se rencontre, vous voyez. Donc c'est ça qui est important. C'est pas seulement pour les conférences. On va avoir de des conférences remarquables de collègues à la fois israléliens de l'université de l'université pardon de Richman et mes collègues de de figures intellectuelles françaises voilà Gérard Ben Soussan, René Fregieri, Florence Berge Blackler, Jean Slamovit, Martine Benoît bon et d'autres qui vont intervenir Marie Brun bon des de différentes universités françaises, on va avoir des conférences remarquables hein, ce sont des des chercheurs français qui travaillent sur l'antisémitiste, mais en oui, c'est en anglais euh Et mais l'idée c'est de se rencontrer.
16:56 Voilà, c'est vraiment et je pense je vous dis ça parce que je sais que des gens se sont inscrits pour venir nous voir. C'est pas seulement pour le colloque. Voilà, c'est plus qu'un colloque. C'est une c'est un c'est un c'est un j'allais dire c'est une changé de rencontre. C'est un une rencontre et c'est un moment pour dire non au boycotte. C'est une façon de montrer au monde, j'allais dire au monde parce que les boycottes ne concernent pas que la France de montrer au monde entier. Non, ne boycottons pas les universités israéliennes.
17:22 On montre ça au monde entier. Il y a d'autres délégations qui sont venues américaines, italiennes, je le sais par ailleurs. Et c'est vraiment une façon de dire au monde non, regardez, regardez qui sont les universitaires israliens. Nous devons continuer avec que ce sont de brillants chercheurs. Ces universités sont dans le top 100 des et parfois 50 des universités ou top 10 avec l'Institut Vitman avec euh enfin le Ternion qu'on devait aller voir mais qu'on aura pas le temps malheureusement mais on a des remarquables universités en israéliennes.
17:52 Donc ces universités œuvrent pour l'humanité, œuvrent pour le monde entier. Donc pas une donc c'est aberrant, c'est pour montrer comme j'aime bien dire la bêtise grand B, c'est vraiment une bêtise extraordinaire que de dire que de dire qu'on boycotte ces universités. C'est aberrant. On refuse, vous imaginez, des grandes découvertes médicales, techniques, technologiques et et en psychologie. Moi, je suis en psychologie. Je sais qu'arichman, ils font il ils ils développent beaucoup euh voilà le le bon la psychologie cognitive. On a des découvertes incroyables dans cette université.
18:25 C'est une manière de dire non la bêtise ne cédez pas à la bêtise. C'est c'est ne cédez pas la bêtise. Vous privez le monde entier de découverte. Voilà, c'est un peu ça. Alors oui, on va venir parler de la France parce que eux, ils veulent peut-être que nous entendre parler aussi de ce qu'on vit.
18:38 Et j'allais dire, il faut dire une chose, on aura un panel je nous de psychiatre, de spécialistes du psychotrauma. qui vont venir parler aussi. Alors, ce sont pas des chercheurs, ce sont des psychiatres en France qui font partie de la cellule de crise de la communauté juive qui a été qui coordonné par Éric Goseland et par l'osé.
18:55 Et j'ai souhaité que cette puisque j'en fais partie aussi, ils sont trois à venir. Ils vont nous parler de ce qu' ce que vivent les juifs de France. Ils les écoutent. Ce sont des psychiatres, psychothérapeutes qui ont vu après le 7 octobre l'impact du traumatisme. Donc ils vont venir parler de leur expérience clinique. Très intéressant parce que ça c'est l'expérience clinique. On est plus dans la recherche mais là effectivement c'est euh c'est ça. Merci beaucoup pour ces ces informations. Alors avant de conclure cet entretien, j'ai quelques questions sur un autre domaine sur lequel vous avez beaucoup travaillé qui est le domaine de l'enfance et du changement de genre.
19:28 Alors tout d'abord, pourquoi vous avez travaillé sur ce domaine-là ? Ah, si vous me faites pas alors figurez-vous qu'on n'est pas si loin. Je travaille sur les idéologies. Il se trouve que euh quand j'ai vu ce ce documentaire sur É puis quand je commençais à entendre des psychologues me dire "Mais qu'est-ce qu'on fait là ?
19:47 On a des enfants, ils se disent qu'ils sont des petits des garçons qui se disent filles, des filles à 15 ans qui seraient qui disent "Ben non, je suis pas bien dans mon corps, je suis un garçon." Et quand vous leur demandez comment vous avez découvert ça, ben s en allant sur le net, j'ai tapé je suis mal dans mon cœur, je n'aime pas mes seins et les algorithmes faisant euh révéler à ces jeunes, bah c'est c'est que si tu es mal dans ton corps, c'est parce que tu es un garçon.
20:07 Donc je dis mais c'est quoi ce discours-là ? Je me suis aperçu avec le temps effectivement qu'on a affaire à des influenceurs, à des une forme d'activisme aussi d'extrême gauche. D'ailleurs, vous avez vu que des mouvements, ce sont des collusions entre entre militant trans et et Palestinist se sont alliés en J'allais vous J'allais vous poser la question parce que ça nous paraît vu d'ici et connaissant le réel d'ici, complètement fou ce genre d'alliance.
20:38 Ah, c'est fou. C'est-à-dire queon leur dit "Mais allez 2 minutes à Gaza en tant que cuir Palestine" parce qu'ils sont ils se disent cuir Palestine. Donc euh ils ont pas absolument aucune idée où est la mer, où est le Jourdain, où est Gaza. Je pense qu'ils en ont aucune idée de ce qui se passe là-bas.
20:51 Donc euh donc en fait c'est voilà c'est vraiment de la c'est vraiment de la forme de propagande. Il y a vraiment de la propagande. Ce sont des discours militants, idéologiques, des croyances. Pourquoi on a appelé ça le sermon d'Hippocrate ? Parce que c'est quand même du côté de la croyance. Et il est vrai que chez ces activistes, hein, je parle pas des personnes tranches, je parle des activistes parfois trans, parfois pas, qui sont euh qui lutte pour une cause. Alors euh souvent ils se retrouvent dans les mouvements d'extrême gauche, donc clairement c'est les mêmes qui se retrouvent dans les meetings.
21:22 Voilà, couir Palestine en gros. Voilà, couir donc c'est des palestinistes d'ailleurs les activistes trans qui nous attaquent, il y en a un qui effectivement s'est retrouvé avec Urgence Palestine en disant que c'est pareil les corps les corps palestiens et corps trans, c'est pareil. il faut les défendre et c'est des corps meurtris. Voilà ce que j'ai entendu dans les chez certains militants activistes trans qui se sont euh retrouvé dans la cause palestiniste, voilà, abrimé par le colon et cetera. Donc aussi, leurs corps sont colonisés par les blancs dominateurs par le en gros par la biologie.
21:55 La biologie est un grand dominateur donc qui leur fait du mal. La biologie fait du mal. C'est c'est voilà. Ce que vous êtes en train de dire c'est que clairement cette alliance de l'ultra gauche avec les groupes LGBT plus et autres se fait autour de l'idéologie de l'homme blanc, la la post-colonisation. Oui, c'est ça. C'est ça. C'est le postcolonisme. C'est vraiment ce qu'on a appelé les décoloniaux et et vous les retrouvez moi j'ai appelé ça le transpalestinisme. D'ailleurs, on a fait un article avec Caroline Liachette sur ça. Ils ont fait un drapeau avec leur drapeau et le drapeau palestinien.
22:28 Ils ont ils ont fusionné les deux couleurs et vous avez effectivement c'est tout à fait la la collusion entre le le l'idéologie palestiniste et la la cause trans qui se retrouve complètement dans une même dans un même combat aujourd'hui, c'est-à-dire pour les donc contre entre guillemets le génocide à Gaza, contre le génocide des trans parce que aussi ils disent qu'ils sont génocidés.
22:52 Vous avez la même rétorique hein. Les gens qui soutiennent, qui vont dans la rue, est-ce que on peut imaginer que c'est par ignorance qu'ils le font ou ils sont quand même conscients de la situation ? Mais cette espèce de nouvelle idéologie post-colonisation prend le dessus ? Alors, il faut dire que ces personnes-là, il y a des personnes, moi je parle que des mineurs. Moi, je vous parle là de l'activisme qui qui a un impact sur les mineurs parce que notre observatoire a c'est l'observatoire des discours idéologiques sur les enfants et l'adolescent.
23:21 Il y a un impact sur les enfants et l'adolescent. Les enfants et les adolescents sont réellement en souffrance. C'est des jeunes en souffrance. Mais comme les réseaux ils vont ils ont et les pères quand ils sont influencés par les pères PS ou par les réseaux sociaux sont aussi impactés par l'idéologie. Donc c'est des personnes en souffrance ces adolescents d'ailleurs qui manquent de diagnostic parce que souvent c'est des adolescents en dépression qui sont mal dans leur peau. Donc il faut s'occuper d'eux. Il faut s'occuper d'eux avec un vrai diagnostic et ils sont pas forcément 30.
23:46 Et puis après on se dit nous bon OK, ils feront ce qu'ils veulent après 18 ans mais c'est vrai que c'est des jeunes vulnérables. Donc notre combat là et notre nos livres alerte. Donc nous avons quand même des choses, nous avons fait bouger les lignes en France. Contrairement à l'anticité, malheureusement, on n'a pas fait bouger grand-chose. Mais autant avec là, avec l'observateur, nous avons fait bouger les lignes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est là, les parents viennent vers nous. Euh il y a il y a il y a deux discours.
24:11 Il y a il y a le discours aussi qui est plus prudent, le discours euh scientifique médical qui est le nôtre euh et qui permet aujourd'hui au voilà, on a aussi été euh euh on a fait un rapport pour le Sénat euh un un gros rapport qui a permis de faire voter une loi, une PPL euh uniquement au Sénat pour l'instant qui restreint les la médicalisation des mineurs.
24:30 Donc on a fait bouger les choses en France. Ça, on est assez contente. Alors, on voit quand même l'influence très forte des réseaux sociaux qui est est au cœur de ce nouveau euh cette nouvelle demande et qui va toucher des jeunes de plus en plus jeunes. Il y a quand même une question, c'est comment est-ce qu'on peut mieux protéger les enfants ou les adolescents de ces influences ? Alors, par le par la connaissance déjà, je pense que les parents doivent être informés, doivent aller au bon endroit. Le problème c'est que quand c'est pour ça qu'on a appelé ça le sermon d'Hippocrate, vous avez certains services médicaux qui sont acquis à la cause, c'est-à-dire où vous avez une infiltration aussi de militants.
25:05 C'est quand même un problème dans certains, je précise bien, c'est pas la majorité, dans certains services dit de service identité de gens où vous avez une une infiltration effectivement en tout cas une association de personnes trans qui sous le le la bannière de personnes concernées comme on fait en médecine he des personnes concernées.
25:25 problème, c'est que ces personnes-là disent qu'il faut médicaliser ces gamins parce qu'ils sont en souffrance et ils risquent de suicider. Voilà, donc c'est faux. C'est s'ils risquent de suicider, c'est pas parce qu'ils sont tr, c'est parce qu'ils vont mal. Donc on dit nous mettons les bons mots et informons les parents. Ce qu'on est en train de faire d'ailleurs et on a bien réussi quand même à informer grâce à nos livres, à nos articles, à à nos nos à à surtout à à grâce aux réseau internationales que nous avons créé avec les Américains, avec euh des collègues de beaucoup de pays parce que ça a bougé dans d'autres pays.
25:57 Donc on on fait en France, on répercute en France les informations que nous avons à l'étranger. Ça c'est aussi une force que nous avons et que nous faisons depuis 5 ans. Ça ça a été très important et je pense que l'information pour les parents aujourd'hui, les parents n'ont pas qu'une seule source, ils en ont deux et ils nous le disent.
26:12 Ben on a deux au moins on se fait une idée. C'est très bien. Nous nous voulons simplement non pas interdire l'autre évidemment que non. Nous voulons apporter de une autre des informations qui qui sont fondées sur les preuves. C'est ce qu'on appelle l'evident based médecine. C'est des des informations fondées sur les preuves. Voilà. Et fondé sur la science et non pas sur l'idéologie. Merci beaucoup pour cet échange passionnant. On va conclure là-dessus notre entretien. Céline Masson, merci, merci pour vos recherches, pour votre engagement.
26:38 Je vous souhaite beaucoup de réussite pour votre voyage en Israël et j'invite tout le monde à venir participer et vous soutenir donc au colloc qui aura lieu à Herzlia, l'Université Richman le 10 novembre prochain. Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Tandem TV1. Merci. Au revoir. Au revoir. [musique]