0:15 Des informations amalgam mauvaise foi, les plateaux télés sont-ils devenus le nouveau front de la guerre contre Israël face à un tribunal médiatique souvent voire très souvent hostile, comment faire entendre une autre voix ? Simon Mot, c'est notre invité sur Tandem TV pour répondre à ces questions. Bonjour Simon. Bonjour Jerry. Alors c'est un plaisir d'être avec toi. Tu es très présent dans les médias, une des rares voies à défendre Israël et la communauté juive. Est-ce que tu as observé un avant et un après 7 octobre dans la violence des débats ?
0:45 Je pense que moi, mais toute la planète entière a observé une telle montée en intensité, un tsunami d'une d'une telle ampleur que il y a évidemment eu un avant et un après le 7 octobre. Euh avant évidemment, il y avait toujours une forme de petite obsession du côté euh de la gauche autour d'Israël, mais depuis le 7 octobre, c'est devenu clairement un tremplin politique et médiatique pour à la fois des responsables politiques et également pour euh des influenceurs et des pseudo journalistes. Oui, bien sûr.
1:19 Et alors, par rapport à cette parole anti-juive, anti-israélienne qui s'est libérée, comment on fait pour garder son sang froid et et rester audible ? Vous savez, c'est une discipline, c'est une question qu'on me pose souvent. Mais comment tu fais pour ne pas et bien hurler, pour ne pas perdre ton sang froid ?
1:38 Et bien parce que je suis là pour remporter une bataille. Et dans la guerre de la communication, et bien c'est précisément le calme qui est l'arme qui désarme euh son interlocuteur. Et je dois bien dire que évidemment que tout ça se travaille, que c'est une discipline, c'est comme le judo, le yoga, le cravaga.
1:55 Euh c'est une discipline, ça se travaille. Mais oui, je pense que euh parfois et bien des comportements de gens qui sont censés défendre Israël mais qui perdent qui perdent leur sang froid, qui se laissent submerger par l'émotion et légitimement et bien nous desservent plus qu'il ne servent la cause. Donc je pense qu'il est toujours très important de bien comprendre quel est l'objectif que l'on cherche à atteindre lorsque l'on s'exprime. Notre objectif ce n'est pas nécessairement de montrer son émotion. L'objectif c'est de faire comprendre et d'expliquer aux gens.
2:32 Et les gens sont toujours plus réceptifs quand on le fait dans le calme, mais avec aussi une forme d'espigglerie que lorsque l'on est grossier, que l'on cède euh soit euh à des discours et à des envolés passionnels, soit à l'inverse qu'on est un peu trop institutionnel et et fad. Et je pense que voilà, j'essaie d'incarner vraiment cette synthèse entre les deux, cet équilibre là et je pense que pour l'instant c'est un équilibre qui fonctionne. Alors ça marche très bien. J'ai plein de questions parce qu'on te voit beaucoup et c'est vrai, je le disais tout à l'heure, il y a pas beaucoup, on aimerait qu'il y ait plus de gens juifs et non juifs qui défendent qui défendent Israël.
3:12 Est-ce qu'on arrive à s'habituer à chaque fois à devoir défendre à à devoir expliquer pourquoi Israël a le droit, le devoir de se défendre, voire d'exister ? On s'y habitue à ça. On s'y habitue quand c'est notre activité. Bien sûr que pour le commun des mortels, toujours devoir s'expliquer, se justifier relève relève de l'exaspération.
3:38 Et je le comprends totalement. Néanmoins, la bataille qui a été choisie par le Hamas, c'est une bataille qui relève davantage de la communication victimaire que de que de la bataille militaire. Au quel cas, à défaut de quoi ? bien il ne n'utiliserait pas sa population, leur population comme des boucliers sacrificiels parce que la seule raison pour laquelle ils utilisent leurs enfants comme des boucliers sacrificiels, c'est pour indigner le monde.
4:12 Il savait pertinemment que le 7 octobre 2023, il n'allait pas pouvoir occuper durablement le territoire israélien. Il le savait pertinemment. Pourtant, ils savaient et ils anticipaient et ils ont tout fait pour que la riposte israélienne soit la plus dévastatrice possible. Je le dis évidemment sans sans l'on d'une négativité, mais il savaient très bien qu'ils allaient pouvoir décrocher ces images victimaires pour à l'autre côté du monde monter l'Occident contre Israël. Et c'est précisément ça le 2e objectif de guerre de Ramas, c'était précisément d'isoler Israël de la scène internationale.
4:48 Alors à ceux qui continuent de critiquer Israël, il y a un argument qu'on peut opposer, que souvent tu opposes, c'est le fait de se concentrer sur les critiques envers Israël alors que des drames humains horribles, il y en a énormément en Afrique, on a vu au Yémen, on a vu en Syrie que le nombre de victimes civiles côté Gaza était inférieur, que ce soit en pourcentage ou au nombre.
5:08 Et pourtant cet argument, il a pas l'air de passer. Alors il n'a pas l'air de passer mais ça n'est pas parce que mon interlocuteur se refuse à l'admettre que ceux qui écoutent notre échange euh ne se font pas une raison. Car on me demande souvent pourquoi je débats avec des gens qui de toute façon sont ttus et ne changeont pas d'opinion.
5:30 Mais pourquoi Zemour débat avec Mélenchon ? Bah précisément pas pour que l'un dise à l'autre merci, vous m'avez convaincu, mais c'est pour l'audir et c'est ce que j'essaie de d'expliquer aux gens qui me demandent pourquoi je débats avec des gens qui n'ont pas changé d'avis. Parce que ce que je souhaite cibler, ça n'est pas lui ou elle. C'est ceux les milliers, les dizaines de milliers, les centaines de milliers, parfois même les millions de gens qui m'écoutent et qui écoutent la confrontation de nos arguments. Et c'est vrai que pour moi, le meilleur argument pour démontrer la dimension malveillante et antijuive, c'est la dimension obsessionnelle.
6:04 c'est qu'un même élément et bien les conclusions ne sont pas les mêmes. C'est un de poids de mesure quand la France insoumise et bien consacre au nom des droits de l'homme, au nom de ce critère des droits de l'homme toute son énergie, toute sa haine à déversé contre Israël. Mais ne dit mot sur les igour par exemple, on est dans un cas de flagrant délit et bien de de poids de mesure et de stigmatisation concentrée, focalisée. Comment on peut l'expliquer ? Comment on peut l'expliquer ? C'est ça la question que je pose à chaque fois.
6:40 Comment on explique cette indignation à géométrie variable ? et bien les variables dont on dispose, que ce soit l'économie, le niveau réel ou supposé de violation des droits de l'homme, quel que soit le facteur que l'on prend, la grille de lecture que l'on prend, et bien Israël n'est jamais quand bien même Israël se comportait tout à fait exactement comme il le pensait, ce qui n'est pas vrai évidemment et ce qui est une une abomination sémantique, tous ces mots-là, à partille, des colonisation, génocide, le package sémantique antijuif Et bien quand bien même tout ça a été vrai et bien cela n'expliquerait pas pourquoi à droit de l'homme violé si on prend ça comme une constante pourquoi il y a une focalisation sur Israël parce que dans ce cas pourquoi ne parle ne consacrerait-il pas 50 % de leur temps à parler de la Syrie, du Yémen, en effet du Soudan, du Venezuela, de l'Iran, desigours, de de tous ces pays qui sont les pires ennemis des droits de l'homme. Donc on on peut évidemment démontrer laine anti-juif qui les anime par d'autres moyens, mais je pense que ça c'est vraiment ce qui relève de la plus grande mauvaise foi et de vraiment de la malveillance de nos ennemis.
7:54 Alors, il y a autre chose et encore une fois, tu es très bon là-dessus parce que tu es très factuel. Ça t'est arrivé plusieurs fois de devoir répondre aux accusations de génocide avec des gens qui te sortaient des rapports, des commissions de telle organisation et cetera. Et voilà, tu envoies un argument qui est très clair. Il y a deux organismes internationaux qui sont capables de définir le génocide et c'est de là disent qu'il y a pas de génocide. Alors, mon argument c'est pas tout à fait ça parce que on n'est pas à l'abri que demain et bien il y ait une de ces organisations qui décident de céder à la pression la clameur mondiale et d'apposer sur Israël le saut de l'infamie en accusant Israël de génocide.
8:30 Mon argument n'a jamais été juridique. Néanmoins, c'est l'argument de mes interlocuteurs et donc mon objectif, c'est de les prendre à leur propre jeu. Je ne dis pas que si la Cour internationale de justice conclut qu'il y a un génocide, il y en aurait un parce qu'après tout, les cours de justice sont composé d'hommes et les hommes sont faillibles.
8:49 Et donc, je ne fais jamais une équivalence entre la décision judiciaire et la vérité. Je fais toujours une différence entre la légalité et la légitimité, entre la légalité et la moralité. La l'esclavage a été légal pendant très longtemps dans un certain nombre de pays. Pourtant, cela ne le rendait pas euh légitime ou moral pour autant. Et de même, on a euh toute dans toute l'histoire euh observer, assister à des grandes erreurs judiciaires. Donc, il y a toujours une différence à faire entre euh le constat judiciaire et euh le la vérité.
9:21 Néanmoins, comme c'est l'argument favori de mes interlocuteurs, j'essaie de les piéger et de les prendre à leur propre jeu. Il se drape toujours derrière le manteau du droit international. Pourtant, s'ils sont cohérents avec ce respect qui qui en fait est tout à fait bafoué, qui est tout à fait ignoré du droit international, et bien forcer d'admettre que si ils sont cohérents, si euh ils suivent logiquement la la règle du droit international, et bien ils ne peuvent parler de génocide qu'à partir du moment où les organisations judiciaires compétentes en la matière s'expriment en ce sens.
10:00 Et c'est là où c'est intéressant, c'est que dans cette dans ce tourbillon tout à fait puant euh de l'accusation du génocide, on se on s'en remet à des autorités qui n'en sont pas, des ONG Amnesty International, l'association internationale des experts du génocide, ce ne sont pas des autorités judiciaires en la matière. Et ce qui est toujours intéressant et c'était le cas avec euh Thomas Guolé, c'est que il a commencé son argument en disant je je prends cet exemple, il y en a d'autres. Euh oui, il y a un génocide parce que telle organisation l'a dit, sauf qu'il y a des organisations qui ne le disent pas.
10:41 Alors pourquoi avoir choisi cette organisation et pas l'autre ? Vous voyez ? Et c'est là qu'on qu'on qu'on voit évidemment le billet de sélection grossier. Alors maintenant, j'ai une question sur ce qui se passe. Une fois que les caméras s'éteignent, que vous êtes en plateau, est-ce que vous sentez une solitude ou au contraire une solidarité de la part de l'équipe technique, des journalistes, des chroniqueurs par rapport à à votre discours ?
11:05 Moi, j'évolue dans de très bonnes conditions. Déjà, je ressens un grand soutien euh de la communauté juive, ce qui est pour moi est une source de force réellement hein, une source de force. Euh je sens que mon travail et que mon activité que je veux finalement politique hein euh ne ne nous cachons pas derrière notre petit doigt et bien euh ser je sens qu'elle sert et qu'elle aide les gens et c'est vraiment toujours pour moi euh une source de de grande satisfaction euh quand je reçois des messages de soldats qui sont à Gaza et qui me disent "Agaza, envoie tes vidéos dans dans un immeuble à Gaza."
11:44 C'est pour moi la plus belle chose qu'on puisse me dire euh parce que voilà, je donne je donne j'ai l'impression de la force à ceux qui en fait nous donne de la force et ceux qui sont vraiment des héros et qui risquent leur vie. Moi on dit souvent mais tu as pas peur tout ça ?
11:58 Mais attendez nous c'est que du ça présente nous c'est que le du minimum syndical. Euh en face de nous, on a des frères, des sœurs, des cousins, des cousines qui sans les likes, sans les plateaux, euh sans euh toutes ces satisfactions personnel qui sont qui sont euh inévitables, et bien prennent les armes, endossent euh ce rôle-là et le font parce que c'est leur devoir.
12:18 Donc déjà, il y a ce soutien moral et quand je suis sur un plateau, je pense toujours à nous tous, je pense toujours à Israël, à mes amis, à mes frères, à mes cousins qui sont à Gaza et au Gou Liban ou ailleurs. Et et donc vraiment c'est c'est absolument pas, je ressens pas de solitude particulière parce que je me sens vraiment soutenu et entouré.
12:39 Génial. Alors, une dernière question. Depuis toutes ces expériences en plateau, en direct, avec du public et cetera, est-ce qu'il y a une rencontre ? Est-ce qu'il y a une expérience qui vous a particulièrement marqué ? Alors, c'est pas en plateau. Ce qui m'a vraiment marqué le plus, je pense. Est-ce qui donne vraiment un sens au combat que je porte mais que je ne suis pas évidemment le seul à porter ? Mes amis Bob Asbaras, Samuel Madar, Mike Rief, Tommy Atal, cette guerre aussi a créé des amitiés et des et des groupes qui me sont très chers.
13:15 Mais j'avais rencontré à Marseille la mère de Valentin et Grencia, le soldat qui est tombé, un des soldats francophone français qui est tombé le 7 octobre. Et il est vrai que ce que je dis souvent, c'est que nous tous, je pense dans le cadre d'une guerre, on se fixe toujours sur une ou deux personnes, sur un ou deux visages, parce qu'on peut pas évidemment retenir le nom malheureusement de toutes les victimes et nous sensibiliser pour chacune d'entre elles.
13:44 Et donc je pense que notre âme, notre esprit se focalise sur voilà des personnalités particulière et pour moi ça a été Valentin et Grenacia qui dont le nom était l'un des premiers qui est sorti en tout cas à mes yeux et je me suis vraiment identifié à lui et j'ai rencontré sa mère.
14:02 Je me suis dit mais bon, c'était la joie de vivre, c'était une force de la nature. Euh je lui je lui dois ça à lui et à tous les autres et à Iam Selem et au soldat Baron et à Ruben Assouine et à et à Benjamin El Macaz. Il y a tous ces tous ces héros euh Rony Ganizat, tous ces héros qui sont tombés pour nous.
14:27 Et nous notre rôle c'est quand nos frères se battent avec les armes, nous on doit se battre avec les mots parce que l'objectif de nos ennemis c'est précisément d'étouffer, d'étrangler, de de voilà de d'isoler Israël de du monde et ils n'y arriveront pas parce qu'on va se battre et on va gagner. Merci beaucoup. On conclura là-dessus cet entretien. Merci Simon Mos pour votre courage et votre engagement. Merci d'avoir été avec nous sur Tandem TV. Merci. À revoir.