0:15 Après 50 jours de bombardement intensif puis 10 jours de cesser le feu, nous sommes dans l'incertitude concernant la République islamique d'Iran, mais surtout le peuple iranien. Pour décrypter cette actualité, j'ai le plaisir de recevoir sur Tandem TV Marjan Abadi. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Merci de me recevoir. C'est avec grand plaisir que je vous retrouve. Donc vous êtes psychothérapeute, cfondatrice du collectif Cyrus qui milite pour la liberté, les droits fondamentaux et l'établissement d'une véritable démocratie en Iran.
0:44 Je précise que cette interview est réalisée le 19 avril, l'actualité évoluant très vite dans la région. Oui, tout à fait. Alors, Marjan, ma première question, vous parlez souvent d'une emprise collective du régime iranien sur son peuple mais également sur l'Occident. Psychologiquement, comment ce régime parvient à embrouiller les choses comme vous dites, sur ces démocraties étrangères ? Euh, merci de me poser cette question. En fait euh ce qui échappe très souvent aux personnes, c'est l'ensemble des leviers d'influence qu'utilise la République islamique.
1:21 Et ces leviers se renforcent les uns les autres. C'est-à-dire qu'il y a effectivement un volet qui est militaire et terroriste. Euh, on se rappelle très bien. Je pense que vous en Israël, vous êtes malheureusement bien placé pour savoir l'action des proxys ou le développement ou l'impact du développement des missiles par rapport à votre sécurité.
1:48 Euh mais je pense que un état comme l'État français peut se rappeler des bombes qui ont été posé dans ces euh au Liban mais également au cœur de Paris par la République islamique ou par ses branches armées. Et euh et ça ne fait que quelques jours que Cécile Coler et Jacques Paris sont pu regagner la France.
2:13 Donc tout ça, c'est un ensemble d'actions militaires et terroristes qui font pression réellement. Donc ça c'est un premier levier, un premier levier. Mais à côté de ça, il y a un levier financier et mafieux, c'est-à-dire on achète, on paye les deux sous tables, on fait miroiter des contrats et on pousse à la collaboration par la force de de de dollars euh euh qui sont malheureusement euh issus de tous les trafics que la République islamique et les gardiens de la révolution peuvent faire.
2:50 Il faut savoir que la l'économie de la République islamique, pour ceux qui ne le savent pas encore, n'est plus un économie qui profite euh aux Iraniens, mais uniquement à certains partis. Euh tout a été euh tout a été quasiment euh fagocité, mangé par les gardiens de la révolution. Alors, on parle de 70 ou 80 % des richesses nationales effectivement qui sont aux mains d'une caste. Et puis Emmanuel Razavi a fait notamment une enquête approfondie pour dénoncer le les molats qui sont des multimilliardaires à travers le trafic de drogue, le trafic d'êtres humain ou le trafic d'armes.
3:29 C'est ça dont on parle. Exactement. C'est exactement de ça qu'on parle et euh c'est extrêmement euh préoccupant de voir que très peu de gens s'en souci. Mais il y a un troisème levier qui est un levier extraordinairement euh méconnu. Et ce levier-là, c'est le levier en fait de l'influence. Et malheureusement, c'est quelque chose qui n'est pas suffisamment étayé. On en parle pas suffisamment. Et c'est ce levier d'influence en fait qui permet à la République islamique de nous manipuler. Je vais vous donner un exemple. Alors que la le financier permet donc de de de créer les réseaux, la milice à travers les proxys, la prise d'otage permet de dissuader et d'immobiliser.
4:21 Ce sont ces ces ce soft power, ces ces relais d'influence qui soient médiatique, intellectuel ou culturel qui permettent de fabriquer du récit et d'infuser en fait la confusion par exemple. C'est ce que vous appelez le soft terrorisme, c'est ça ? À travers le réseau d'association ou les réseaux sociaux. Tout à fait. C'est-à-dire, mais pas forcément que ça, c'est-à-dire vous avez un vous pouvez avoir par exemple des des des personnes qui sont des chercheurs, des universitaires, des acteurs culturels qui sont en fait au contact du régime mais quand ils interviennent, on ne n'annonce pas la couleur.
5:08 Par exemple, personne ne va mettre en parallèle les besoins de la République islamique et ce que un Ozod qui est prof à l'université annonce ou un Bernard Orcade, on se questionne pas sur euh comment ça se fait qu'il est qui peut aller et venir aussi librement à la dans la République islamique ou quand Faliudi vient parle au nom des Iraniens, on se questionne pas de comment ça se fait qu'elle était le au mois de juin en Iran parce qu'on est nombreux et nombreuses à pas pouvoir aller en Iran.
5:44 Donc ces personnes qui sont dans le sphère culturelle, universitaire chercheurs, il faudrait qu'on soit plus questionnant. Nous, eux, ils jouent leur rôle. La République islamique joue son rôle d'influence. C'est nous qui sommes peut-être pas suffisamment questionnants. Je peux vous donner un autre exemple. Euh quand un journaliste intervient, que ce soit du CNN ou de l'AFP euh ou du BBC, euh comment ça se fait que son récit est si différent du récit que nous on peut donner ? Un journaliste BBC euh a pu dire qui trouvait juste quelques jours après les massacres du mois de janvier que la célébration des 1è anniversaire de l'arrivée de Roménia en Iran ressembla à un pique-nique familial.
6:32 Euh donc quand nos médias redistribuent ce genre de choses, c'est grave mais ce n'est pas questionné suffisamment et euh mais vu la vif, ça nous paraît complètement fou ce manque d'esprit critique de la part des représentants de la presse ou des représentants gouvernementaux de des pays occidentaux. Alors c'est pas de la naïveté, on peut pas l'imaginer. C'est de la pression, c'est de la peur de répercussion terroriste, c'est de l'argent d'une manière ou d'une autre qui va influencer cette décision. Vous mettez quoi là-dessus ? En fait, c'est c'est ça que je vous disais, c'est-à-dire ces trois leviers, ça s'entraide et ça se ça se complète.
7:16 Ce sont les trois leviers qui permettent cette emprise là. C'est-à-dire que quand vous avez le contrôle de l'information ou l'information, 90 millions d'Iraniens en Iran ne peuvent pas communiquer. Il y a 300 400000 personnes qui ont des euh cartes SIM blanc qui peuvent communiquer vers l'extérieur. Donc ça permet d'empêcher toute vérification indépendante, mais ça permet deux influences à la fois. C'est-à-dire vis-à-vis des Iraniens, la République islamique va dire ce qu'il veut. C'est-à-dire, il va mettre en avant ses succès au niveau de l'ONU.
7:55 J'ai obtenu tel siège, j'étais dans telle télévision française, ainsi de suite. Et vis-à-vis de nous, il y a que le récit de la République islamique qui sort. Ce qu'il y a de pire, c'est que cette infrastructure là qui permet la coupure d'Internet est fait avec des chercheurs qui sont installés en Europe avec des structures qui une structure par exemple une de ces structures les plus importantes, c'est Abraorvon qui a des succursales notamment en Allemagne qu'on a réussi à fermer pendant une courte période mais qui en payant de très bons avocats, ils ont réussi à sortir des sanctions et qui fonctionne depuis 2024 et qui fait son job.
8:40 Donc tant que on a juste les gardiens de la révolution islamique parce que le c'est pas Iran, c'est Islam, les IRGC sont dans sous les sanctions mais que concrètement on ne fait rien, on permet cette entreprise d'information euh d'être dans les deux sens et c'est très par Allez-y, pardon, je vous en prie. Non non, allez-y.
9:06 Non, j'allais vous dire, il y a plusieurs choses. D'abord, il y a le fait que depuis maintenant 54 55 jours, les Iraniens n'ont plus accès à l'internet. Donc, on se demande quelles informations ils peuvent recevoir au-delà de des télévisions officielles, mais qu'est-ce qui peut se dire et comment réellement ils sont l'information de de ce qui se passe.
9:25 Deuxièmement, euh, comment fonctionne le pays sans internet ? Parce que Internet, ce n'est pas que de la communication. Aujourd'hui, c'est euh tous les jours tout le monde utilise l'internet, que ce soit pour des versements de salaires, que ce soit pour le fonctionnement basique de l'économie et puis tout ce que vous dites fait vraiment penser au soft power des frères musulmans.
9:41 Les points communs entre ce que vous décrivez et ce qu'on connaît du monde frériste est vraiment frappant. Ils sont du même creusé. Ils ils s'entraident. leurs échanges n'est pas qu'au niveau financier. Il faut pas oublier que à la fois les les euh les ce qui a par la suite donné les gardiens de la révolution, c'est-à-dire les fadoyones et islam, à la fois les mojidines du peuple, à la fois les fadion du peuple qui étaient euh mojidin du peuple communiste islamiste, marxiste islamiste comme il s'appelle.
10:17 Euh et euh ils ont changé plusieurs fois de nom. Ils sont devenus Mek, ils sont maintenant CS HD DDI, ils changent de nom un peu dans la même esprit de Takia, mais c'est Mjahidin du peuple avec Mariam Rajavi à leur tête, avec toujours euh des euh cette fonctionnement où les femmes ne peuvent pas se marier, pas de famille, des des une déduction de la vie à la cause.
10:51 très sectaire ou les fadoillons du peuple qui sont communistes. Ces trois groupes qui étaient des groupes armés avec des actions terroristes à l'époque de ça ont tous trois été formés dans les pays qui étaient des pays sous euh à à très forte influence. Voilà, ils ont été formés par les pays comme la Syrie ou par les l'OLP ou par l'Irak qui étaient des parties basses en lien avec l'URSS de l'époque. Donc ils ont une communauté de de fait depuis les années 60. Et alors à côté de ça, j'ai eu le plaisir de recevoir il y a 2 jours Manas Chirali qui fait de l'analyse politique au niveau des rapports de force.
11:38 Vous à travers vos écrits, vous avez beaucoup parlé de l'aspect psychologique et de la révolution intérieure du l'Iran. Est-ce qu'on peut en dire un mot ? Oui. Oui. Je pense qu'en fait euh les Iraniens ont commencé d'abord dans les années 79 à être extrêmement naïfs au récit. C'est-à-dire que ce qui est surprenant ces devoirs, c'était c'était l'ambiance de cette époque-là. C'était les années 79, euh l'anti-impérialisme était à la mode et vous ne pouviez pas être un bon euh intellectuel si vous n'étiez pas contre le régime du chat, malgré le progrès, malgré l'ais et malgré la distribution des richesses au niveau de la population.
12:26 C'était quelque chose qui un peu comme la cigarette que les jeunes pouvaient devaient fumer pour être adulte. Et nous avons vu notre population gagner en maturité. Euh quand vous voyez euh des gens euh décider de ce qui euh est bon ou pas bon, euh ils ont euh gagné à la fois en profondeur pour déjouer la les pièges psychologiques, mais ils ont également gagné en résilience.
12:59 Donc le rôle de la République islamique psychologiquement, comment ils essayent d'influencer les gens à l'intérieur de l'Iran, c'est en essayant d'instaurer la peur au quotidien, la peur de la précarité matérielle. Euh le ramené euh qui qui ne fait plus hélas parmi nous, qui n'est plus parmi nous euh [raclement de gorge] disait que euh il fallait garder les gens pauvres pour qu'ils ne se détournent pas de Dieu.
13:32 Euh il y a une confiscation des biens. Ils nous ont menacé tous de confisquer nos biens parce qu'on soutient les gens en Iran. Euh pour celles et ceux qui n'avaient qui avaient encore quelques bien en Iran, il y a un une absence d'état de droit et ça met les gens dans la précarité, dans la dans émotionnel parce qu'on sait pas quelqu'un là par exemple, je vais prendre un exemple, ils ont amené des milices de toute la région des proxy qu'ils avaient nourris pendant ces 50 ans sont arrivés en Iran déjà une première fois au mois de janvier.
14:09 pour massacrer les gens et maintenant ils sont revenus de façon triomphante. On a des drapeaux irakiens, des drapeaux d'Afghanistan mais de leur proxy, des drapeaux pakistanais, des drapeaux de de Hezbollah qui florissent dans les dans tous les coins de terre. Et euh évidemment c'est une menace quand vous savez que vous voulez acheter du pain, mais vous ne savez pas si vous allez être fouillé au cœur au corps et si on va chercher votre téléphone portable et se demander ce que vous avez dedans. En rappelant l'absence de liberté, les les arrestations arbitraires et une pseudojustice expéditive dont l'issue est toujours très incertaine.
14:56 Et je reviens sur cette notion de peur parce que on commence à laisser entendre de nombreuses divergences au sein du commandement iranien entre la partie entre guillemets politique, la partie militaire, même lors des négociations. Il paraît que là il y a des délégations avec 80 personnes qui sont très larges pour essayer d'avoir un semblant de de points commun.
15:18 Est-ce que la peur est pas doucement en train de de changer de camp au sein de ceux qui jusqu'à présent ont le pouvoir par rapport à la situation ? Alors moi ce que je peux voir c'est que pendant quelques jours, il y a eu la peur qui avait changé de camp. C'était quand de façon extrêmement efficace les drones israéliens allaient taper sur les personnes qui faisaient les checkp dans la rue. Là, il y a eu des blagues qui sont sortis, des gens qui faisaient des bruits de de drone et on voyait les bassidis courir dans tous les sens.
15:58 Là, les gens ont commencé à vivre. Mais à partir du moment où les négociations ont repris avec la République islamique et qu'ils ont rapatrié de toute la région leur milice, il y a une forte peur. Les gens ont peur de sortir. Euh on lors des appels court appel téléphonique qu'on peut donner à des très très fortes prix parce que les gens achètent les cartes, tout est contrôlé, les gens peuvent rien dire.
16:32 Et euh et là où je vois qu'ils sont encore dans la maîtrise, c'est quand je vois la maîtrise du narratif, c'est-à-dire vous avez un des séquences extrêmement travaillées quant au narratif de la République islamique, c'est euh il y a tout d'un coup dans nos médias, il y a des sorties organisées de tous les côtés par ce que j'appelle un une une opposition stérilisée, préalablement stérilisée pour diverses raisons.
17:04 Ça peut être parce que ils sont ils ont aucune base en Iran. Par exemple, les mujines du peuple, ils sont complètement grillés et personne ne veut en entendre parler en Iran. Bien sûr. Ou alors quelqu'un comme Nes Mohammadi qui novelle de la paix euh n'a aucun aucune base en Iran. Donc tout d'un coup, on entend qu'elle a été prise euh dans dans qu'elle est retournée en prison et qu'on lui a donné une année de d'emprisonnement. C'est à se questionner combien de fois pourquoi est-ce que ces libération on le connaît pas ? Pourquoi tout d'un coup elle est emprisonnée ?
17:44 Donc il y a une construction sur une longue période de visage et de personnages public qui pour nous signifierait quelque chose. Si on pouvait peut-être connaître le background de ces personnes, peut-être qu'on se laisserait un peu moins avoir par le vernis de euh qu'on veut leur donner. On entend très souvent parler par exemple lors de l'élection de PES, on parlait de euh président réformateur. Bien sûr. On l' entendu. Bien sûr. Or, il y a quelqu'un qui était avec lui à l'université de Tablise qui raconte comment est-ce qu'il a instauré la terreur à l'université de Tablis et il s'en vente lui-même en disant qu'il était le premier à le faire dans tous les rangs.
18:35 Donc c'est encore je reviens sur le point de vigilance de de nous-même à nous-même. Euh et ça psychologiquement ça se base sur des billets de confirmation. C'est-à-dire on a besoin d'entendre quelque chose, on se dit que tout anti-impérialiste est bon. Et donc quand on nous parle de ces gens-là, on a tendance à vient ça vient confier comme ça vient confirmer quelque chose pour nous, on cognitivement on l'accepte très facilement. Et si je vois leur activité au niveau de nos médias, il y a tel avocat proche de gouvernement iranien qui n'arrête pas de venir dans nos TV, il y a des gens qui ont des allers-retours très très fréquents vers l'Iran qui viennent parler.
19:25 Tout ça, ça me montre qu'ils n'ont pas perdu la main sur ce côté-là. Et tant qu'on l'aura pas fait perdre la main sur le côté médiatique, sur le côté narratif, ils peuvent causer des dégâts parce que c'est eux qui maîtrisent le narratif. Et pour ça, il faut commencer par fermer leur ambassade. Comment on sait que la plupart des personnes qui travaillent dans leur ambassade sont des personnes en lien avec des des gardiens de la révolution, ce serait la moindre des choses d'être en congruence avec ce qu'on prétend, c'est-à-dire fermer les ambassades de la République islamique et renvoyer les gens qui ont un passé avec les gardiens de la révolution vers la République islamique et non pas l'Iran.
20:14 Évidemment, alors je partage cette analyse. Toujours est-il que on a senti la plupart des démocraties occidentales très timides au début de de ces bombardements menés par les États-Unis et Israël. Puis l'impact économique et toutes les questions et les enjeux de la fermeture du D3 d'Ormouse qui a provoqué un séisme mondial. Certains disent plus important que tous les chocs pétroliers précédents réunis. Est-ce que c'est pas par les problèmes, les impacts économiques que vont se réveiller les démocratiers occidentales et que leur intervention va peut-être enfin être courageuse aussi bien en terme de conflit qu'envers les représentants de la République islamique ?
20:55 Alors merci pour cette question. C'est une question assez douloureuse euh de d'observer euh la d'observer la façon dont l'Europe agit avec la République islamique. Il y a quelque chose un récit qui est très courant en fait dans l'anthropologie sur quand est-ce que l'humain est devenu humain. Et l'humain est devenu humain a priori à partir du moment où il a décidé de prendre soin de ses blessés et de ne pas les laisser en arrière. Et là euh j'observe que nous nous éloignons de notre humanité en ne prenant pas soin des Iraniens. Euh l'Europe a pu amplement bénéficier des de la faiblesse de la République islamique.
21:45 C'est un phénomène qu'on observe depuis de nombreuses années. à chaque fois que nous nous sommes révoltés euh nous avons donné des dizaines, des centaines, des milliers et là des dizaines de milliers, ça va en en s'augmentant de morts et euh de mort, de blessés, de gens emprisonnés et de liberté de plus en plus attaqués et de diaspora et des gens qui ont par vague successive ont quitté le pays.
22:11 Et ce qu'on observe, c'est que malheureusement à chaque fois ça a donné lieu à des fanfaronades qui se prononçant étant le plus fort, rappelons-nous de Obama parce qu'il avait signé quelques quelques vilains papill avec la République islamique et qui a par la suite autorisé euh la libération des centaines de milliards de dollars vers la République islamique.
22:43 qui ont permis la reconstitution de stock d'armes et des proxy et également quelques 3000 euh green cord pour que les enfants mêmes de la République islamique puissent venir aux États-Unis. Ce sont ces mêmes personnes qui ont créé un groupe qui s'appelle Nayak euh aux États-Unis avec Trita Parcy qui son nom est un nom très porcianien mais en fait il est un descendant d'un mollah qui était totalement qui a créé la branche iranienne des frères musulmans.
23:22 C'est son petitfils. Donc ils ont créé un levier d'influence aux États-Unis qui s'appelle New York Vectrit parci et à l'aide de Zarif, c'est lui l'architecte, donc notre précédent le précédent ministre des affaires étrangères de la République islamique. Et maintenant, un des euh une des représentants euh je pense que c'est la c'est une représentante de Arizona. qui est dans les chambres aux États-Unis fait compagne contre Trump. Ouais. Au nom de l'humanité. Donc tant qu'on revient pas à la source des choses, on se laisse être euh sous influence.
24:09 On narrivera pas à avancer pour régler le problème. Non. Et pour euh répondre à votre question par rapport à la à la bah qu'est-ce qu'il faudra que les gens en Europe pourrai changer ? Pour moi, d'abord prendre conscience des tr des trois leviers financiers mafieux, militaire terroristes et surtout surtout surtout la confusion intellectuelle de soft que le soft power crée.
24:37 fait, je pense que si euh on revenait à quelque chose de l'avant, la la si on se projette un peu dans un Iran qui a changé et qu'on imagine par exemple que l'Espagne peut vendre des technologies qui nous permettraient de verdir les déserts comme il le faisait avant la l'arrivée de la République islamique.
25:03 C'était un des projets du Chat d'Iran et l'Espagne nous aidait. et euh euh plutôt que de vendre des des des morceaux qui permettraient à la République islamique de créer des des missiles, je pense qu'on serait dans des échanges économiques plus euh portés vers la vie et j'espère que les les pays européens pourront se projeter dans cet Iran après la République islamique où de toute façon nous sommes un pays qui auront besoin de tous nos partenaires pour pouvoir le construire et j'espère qu'ils vont se faire la concurrence pour se positionner dans cette reconstruction plutôt que laisser la République islamique nous massacrerou en adoptant la silence.
25:50 Je souhaite au tout cœur avec la chance que vous avez une civilisation, c'est un peuple hyper éduqué et dans aucun cas on ne pourra être dans ce qui a été l'Irak, l'Afghanistan ou la Libye parce qu'on sait que le peuple iranien a d'autres ressources et sera capable de se relever différemment. Bah regardez comment est-ce qu'on est un notre diaspora qui a accès, nous sommes des milliers à avoir laissé de côté notre travail quotidien pour nous occuper de ce qui se passe en Europe. Ouais, bien sûr. C'est sur ces mots qu'on va terminer cet échange.
26:20 Marjan Aband, merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Tandem TV et pour votre analyse. À très bientôt. Merci à vous. [musique]