0:15 Alors que l'Union européenne durcit le ton et que les tensions montent au Moyen-Orient, l'Iran reste au cœur de toutes les discussions stratégiques. Sommes-nous face à un tournant décisif ? Pour répondre à cette question, je suis en compagnie de Marjan Abadi du collectif Cyrus qui milite pour la liberté, les droits fondamentaux et l'avènement d'une véritable démocratie en Iran.
0:35 Marjan Abadi, bonjour et merci d'être avec nous sur Tandem TV. Bonjour. Bonjour Jérôme et merci pour cette invitation. Alors, on va avoir besoin de votre éclairage en tant que spécialiste. Pouvez-vous nous dire exactement qu'est-ce qui se passe en Iran, où en est la situation aujourd'hui ? Alors, je me permets avant de parler d'aujourd'hui de revenir un tout petit peu en arrière parce que je pense que pour avoir une image des acteurs qui sont en présence aujourd'hui, il est vraiment important de les voir sur un sur cette sur une période.
1:08 Alors, il y a 47 ans, nous avons eu un gouvernement, un changement en fait politique en Iran euh où la avec l'arrivée de l'islam politique au pouvoir en Iran. Ce qui est vraiment important, c'est de se rappeler que dès le départ, Oatol Romeini, donc le guide suprême de l'époque a euh a fait du takia, c'est-à-dire avant d'arriver au pouvoir, euh il disait voilà, quand je viendrai, je serai dans je me retirerai pour mes euh mes devoirs religieux euh et que personne n'a pensé à aller lire les le livre qu'il avait écrit où il décrit au même titre que Mcomf décrivait euh le programme de Hitler ou Romini décrit son programme extrêmement inspiré des frères musulmans et euh la gauche anti-impérialiste de cette époque-là qui avait lutté contre le chat qu'ils estimaient proérialiste, procident n'a pqué et resté muet. Ce point est important parce qu'on retrouve le même le même silence aujourd'hui quand dans la Constitution, il y a pas eu le nom Iran mais plutôt le développement de l'islam à travers le monde.
2:45 Ah, j'irai même au-delà de ce que vous dites. pas non seulement que la gauche s tue, c'est que la gauche a soutenu et largement soutenu euh cette takia qu'on on traduit par dissimulation généralement explique la montée au pouvoir et ensuite l'élimination très rapide de tous les soutiens de la gauche ou de l'extrême gauche que Hamini a eu en Iran.
3:07 Là, je serais un peu plus nuancé par rapport à extermination de tous. Euh mais en tout cas, ils ont énormément aidé dans un on reviendra plus en détail dans la période avant. Euh il faut savoir que cette gauche là a été euh a aidé de façon considérable comme vous le disiez parce que à cette époque-là, vous ne pouviez pas être considéré comme étant intellectuel si vous n'étiez pas de gauche.
3:39 Donc plus ou moins tout le monde était d'accord d'être un peu à gauche pour ne pas être exclu. Et en Iran, j'entends avant dans les années 70, c'était une sorte de mode, un peu comme pour les adolescents à la mode d'aller fumer une cigarette. Donc ils avaient une adhésion adhésion facile de la population instruite euh de l'Iran.
4:01 Mais à côté de ça, c'est ils étaient un peu subdilisés parce qu'il y avait une partie qui prenait directement ses ordres de Moscou. par exemple partie Today, la partie today, il y a une autre partie, une autre fraction de cette gauche qui était plutôt l'extrême gauche qui allait s'entraîner dans des camps souvent avec l'OLP en Syrie, au Liban, en Jordanie, à droite et à gauche euh pour venir faire de la guerre de euh en Iran.
4:34 Donc oui, tout à fait. une responsabilité importante d'une partie de la gauche qui explique le maintien au pouvoir du régime des mollah. Maintenant, on a vu des images impressionnantes euh ces manifestations, ces milliers, dizaines de milliers de morts, peut-être plus de 100000 morts. Où en est la situation aujourd'hui ? Alors la situation c'est que les gens ont répondu à toutes les objections qui existaient les fois précédentes. C'est-à-dire les fois précédentes, on leur disait euh voilà, vous n'êtes pas assez organisé, vous n'avez pas un leader.
5:13 Là les gens ont crié les pas à la vie mais on l'entend toujours pas dans nos médias. Ils essayent de camoufler, de d'enlever son nom, faire comme s'il n'existait pas. De moins en moins parce qu'il y a eu le 14 février et les les grands manifestations où plus d'un million d'Iraniens se sont déplacés.
5:30 La diaspora est allée dans les villes pour dire nous souhaitons soutenir les la vie comme le leader de ce passage. Mais euh à côté de ça, la situation en Iran est épouvantable. Je pense que c'est un mot qui convient parce que pendant les deux jours de 7 et 8 janvier, il y a eu des tirs à l'arme lourdes euh des des des personnes qui qui étaient des snipers et comme vous disiez le nombre de blessés de morts on sait pas combien ils sont mais ils sont certainement pas 5000 ou 10000 plus proche de de de de 200000 Ils sont pas soignés parce que ceux qui se sont rendus dans les hôpitaux ont pu recevoir un soin assez radical, c'est-à-dire un coup de grâce dans la tête.
6:27 On a des gens qui ont encore les les perfusions dans les morgues. Euh, ils exécutent à tout va dans les prisons parce que ils sont partis de l'idée qu'il vaut mieux exécuter pour ne pas avoir des à des procès interminables. Donc on estime qu'il y a près de 500000 personnes qui sont soit morts, soit blessé, qui n'ont pas de médicaments, qui n'ont pas de soin, qui n'ont on sait on a aucune idée de comment ils se trouvent.
7:02 Et à cette situation dramatique se rajoute une détresse sociale parce qu'on va rappeler que une des raisons qui a poussé au mois de janvier à ce soulèvement, c'est la situation économique qui devenait particulièrement compliquée. La situation économique est compliquée euh mais euh il y a une insistance de la part des des des Iraniens de l'intérieur pour ne pas dire que c'est des révoltes de misère ou de faim.
7:30 On a vu à dans une ville à Obdonon, ils ont éventré les les les sacs de riz et ont préféré jouer avec que les amener chez eux pour démontrer qu'ils veulent autre chose, un changement de régime. Mais en effet, on voit des personnes qui vendent les jouets de leurs enfants pour avoir à manger.
8:00 Alors, c'est l'e épisode de nombreuses manifestations avec cette volonté de renverser ce régime des mollah qui est au pouvoir depuis 47 ans. Et on a parlé de la responsabilité d'une partie de la gauche. Quels sont selon vous les autres facteurs qui jusqu'à présent ont empêché le changement de régime ? Alors, c'est un régime qui est très doué pour créer la peur, la paralysie par la peur. Et une des choses que les gens ont dit cette fois-ci, c'est que on n plus peur de vous. Donc, on va sortir quoi coûte qu'il coûte, quoi qu'il en coûte. Euh, ils l'ont montré parce que c'est le le à l'occasion des 40e jours de mort, il y a un des cérémonies et les gens ressortent et donnent encore des slogans.
8:47 D'autres éléments, c'est également la naïveté ou la complaisance des pays occidentaux. C'est-à-dire à chaque fois ils se disent "Ils ont changé cette fois-ci, ils vont ils vont ils vont ça va on va aller vers un mieux." Euh mais on voit qu'à chaque fois c'est juste nourrir un mafia qui s'est instauré, un mafia économique.
9:18 Euh l'Occident peut se donner une espèce de bon image en disant "J'assure la sécurité du monde au moindre coût euh en en faisant des accords avec la la République islamique, mais on voit qu'à chaque fois il continue à enrichir l'uranium." Donc danger pour l'extérieur, il continue à appauvrir les Iraniens, donc danger pour l'intérieur.
9:42 Alors que à chaque fois ils disent s'il y a pas de sanction, l'économie ira mieux. Non, c'est eux qui créent ce cycle de économique malsin parce que c'est dans leur intérêt d'appauvrir les gens en Iran. Je veux revenir sur ces leviers d'influence de l'Iran en Occident parce queon a vu la timidité et le temps qu'il a fallu à l'Union européenne pour classer les gardiens de la révolution comme organisation terroriste.
10:06 On sait aussi que au sein de l'ONU, l'Iran est accueilli comme n'importe quel autre pays démocratique qu'il y a quasiment pas de condamnation. Euh c'est quoi ? C'est des relations d'argent, c'est du trafic d'influence. On sait qu'il y a de la drogue également qui est très présent. C'est quoi ? différents leviers qui expliquent les réactions du monde occidental. Merci d'avoir amené cette cette question. Je pense que il y a en effet des relations d'argent et des relations d'influence qui sont qui mettront du temps avant d'être d'être déterré.
10:49 Euh c'est c'est quelque chose de tellement étrange qui faut du temps et de des enquêtes. Mais j'aimerais nommer également euh dans les leviers d'influence, il y a deux influences qu'on peut détecter de façon visible. C'est des interventions musclées, je dirais, c'est des interventions terroristes. On va prendre le cas de la France à partir du moment où on voit que la République islamique n'hésite pas à poser des bombes comme rue de Rennes, comme au Liban avec Dracar et 58 morts quand même. L'Argentine, pardon, l'Argentine avec évidemment. Ça paraît loin à partir de l'Europe mais il y a eu plus plus des centaines ou plusieurs centaines de personnes qui ont été tué dans un centre culturel.
11:47 C'est c'est épouvantable. Donc il y a ce levier de terrorisme et de déstab et mais j'aimerais rajouter une sorte de soft terrorisme également, c'est-à-dire qui est-ce qui était dire derrière les distributions de drapeau et de vivre et des encouragements de la communication après le 7 octobre pour faire en sorte à ce que le 7 octobre soit oublié et qu'on se focalise sur le 8 octobre aux États-Unis.
12:21 Comme en Europe, on a vu au centre de Paris, place de la République, la distribution des drapeaux de la Palestine et la distribution des drapeaux de la République islamique. Je laisse les gens décider si si c'est il y a pas une concordance auquelle il faut s'attarder. Et vous savez qu'on parle de plus en plus de personnes qui auraient été payées pour participer à ces manifestations. C'est j'ai entendu également donc je je je pense que c'est de la déstabilisation. C'est-à-dire que quand je me mets à la tête d'un état et je me dis si je ferme par exemple parce que une de nos demandes c'est la fermeture des ambassades de la République islamique, on en reviendra.
13:03 J'allais vous en parler effectivement parce que il y a une vraie question qui se pose sur le danger de ces ambassades de la République islamique. Mais euh mais vous voyez qu'à partir du moment où ils sont capables de déstabiliser, de bomber, euh il y a la un des responsables de la République islamique qui est venu et qui a dit clairement "Ouais, on payait euh les groupes séparatistes X et Y qui n'ont rien à voir avec euh avec la République islamique ou les groupes mafieux X et Y pour faire des attentats.
13:35 par exemple le le fils de euh de de princesse Achaba Balavie, le choptior ou X Y, il a nommé plusieurs personnes dont c'était les le travail des extérieurs. Ça c'est la partie terreur mais il y a également une partie pour répondre à votre question de d'influence soft, c'est-à-dire la communication millimétrée qui a démarré bien avant la République islamique avec de la propagande qui ferait palir les nazis et donc tout que tout le monde avale avec une tranquillité qui est épat.
14:24 Alors ça rejoint la question que j'allais vous poser maintenant, c'est par la situation à en Iran aujourd'hui, il y a pas que des contestataires. Est-ce qu'il y a vraiment des partisans du régime ? C'est quoi la légitimité du pouvoir aujourd'hui en Iran ? Est-ce que avant ça euh on pourrait revenir sur le soft power parce que je pense que là c'est quelque chose sur lequel ils appuient vraiment beaucoup. Donc pour expliquer que ce soft power a commencé bien avant, il faut se rappeler qu'en fait la Confédération des étudiants iraniens a joué un rôle extrêmement important euh que en fait le la le système d'éducation en Iran royal permettait à toute personne qui avait des bonnes notes de sortir et de venir en Europe que l'Europe des années 60 était sous influence de euh des groupes marxistes, rappelez-vous, mais 68, ainsi de suite, et les Iraniens n'étaient pas en dehors de ça.
15:30 Et ce qui faisait que euh il pouvait par exemple y avoir des des éléments comme la mort de Benoorg, je ne sais pas si je le prononce bien, en 67. qui a été commis par un homme affilié par la suite on a découvert à à la Stasie mais on a dit que c'était le Savac ou euh des chiffres ahurissants qu'un homme avocat qui est encore vivant et qui agit encore qui s'appelle Abdolkarim Loidji, il est allé en Europe et aux États-Unis à étendu un un des réseaux impressionnants de contact avec les organismes de gauche et il leur donnait des chiffres ahurissants en terme de nombre de prisonniers de traitement des prisonniers qu'il appelait politique.
16:28 Il ne disait pas qu'ils avaient des liens avec le la terrorisme. Et j'aimerais rappeler aux Français, aux françaises et à toutes les personnes qui nous écoutent quel est le sort que la France a a réservé aux gens qui ont attaqué le Batacatlan. Donc il il racontait des choses genre il y a 100000 prisonniers politiques alors que les chiffres sont là.
16:50 Il y avait 300, il y avait 3000 personnes qui étaient en lien avec le terrorisme. Un exemple, Vid Jebi qui était ami de Castro en lien avec Felen en Algérie qu'on a on a dit qu'elle était morte tellement torturée qu'elle ne pouvait plus marcher. Et il y a un film où un journaliste anglais lui pose la question parce qu'elle est en train de courir dans la cour de prison.
17:16 Elle dit "Non, non, je ne suis pas au courant qu'on raconte ces choses-là." Donc ça c'était la situation avant la révolution et ils ont continué à à marcher sur cette espèce de propagande contre contre le le le toutes les personnes qui peuvent réellement leur poser de problèmes. Et un autre de leur point fort, c'est de développer une sorte d'opposition préalablement stérilisée. Ouais. Alors, tout à fait. Et ça, on a vu pas mal de de choses à ce sujet-là. C'est-à-dire que il y a des figures d'opposition qui ont l'air d'être assez bien accepté par le régime.
17:59 Exactement. Je ne compte plus le nombre de fois où Nalges Mohamedi, on lui a offert un prix Nobel de la FP. Je suis vraiment curieuse de savoir quoi, en fonction, quoi, qu'est-ce qu'elle avait fait. Euh, elle est proche des de la famille Raf Saint Johnny qui est la famille des réformateurs et donc qui a été euh influent aux commandes pendant de nombreux massacres en Iran.
18:32 Et euh cette personne dès qu'il y a quelque chose qui sort dans nos médias, par exemple la mort début décembre de l'avocat euh Ali Cordi, tout d'un coup, elle sort, elle sort, on l'emprisonne, il se passe quelque chose pour elle. Et là de nouveau, vous voyez, on est fin fin janvier début février.
18:57 Madame se prend un une condamnation de 6 ans. On sait pas où est-ce qu'elle va le passer, mais je vous invite à regarder ses photos avant et après. Euh sa médiatisation, sailon, il y a de nombreux prisonniers politiques. Quand un prisonnier politique est dérangeant, il est assassiné ou réduit en silence. Il n'appelle pas Angina Jolie depuis sa prison tout en prétendant que ça fait plusieurs années qu'elle n'a pas parlé avec ses enfants parce qu'elle est en prison. Et c'est très intéressant parce que effectivement tout le monde a pas forcément conscience de la manipulation médiatique qui a lieu au niveau de ces fausses figures d'opposition euh et qui donne l'impression d'une forme de liberté en Iran.
19:46 qui en vérité n'existe pas ou quasiment pas. Exactement. C'est-à-dire pour revenir à la manifestation euh pour la libération de la Palestine à la sur la place République en France à Paris, il y a une jeune femme très gentille qui disait "La République islamique, on y vote, donc c'est une démocratie." Alors que les euh les personnes sont choisies par le guide suprême, euh par un comité de sélection et euh personne en dehors de ça ne peut monter et que le guide suprême lui-même, l'ennui c'est que ce n'est vraiment pas caché. Il a dit lui-même monsieur Rafin Johnny parce que c'était lui qui faisait l'opposition à l'époque maintenant c'est sa fille.
20:36 Si vous n'étiez pas là, nous aurions dû créer une autre opposition. Je suis ravie que vous soyez là. Ouioui ouioui mais bon c'est comme l'image du président qui en vérité a extrêmement peu de pouvoir et qui peut faire des discours, des déclarations avec on a l'impression d'une forme de modération mais en vérité on sait très bien que les clés du pouvoir sont ailleurs et que les décisions sont prises ailleurs.
20:59 Ce qui est étonnant, Jérôme, je suis entièrement d'accord avec vous, c'est de voir alors que les chiffres sont là, le nombre de massacres, le nombre de tueries qui ont été faits pendant les réformateurs sont visibles. Il suffit de taper sur Google, compter le nombre de médias qui ont célébré l'arrivée de Peschon, de son vrai nom Pusidé.
21:25 encore une fois cette manie de changer de nom qui euh ils sont restés complètement sous silence. Ils ont fêté ça comme sils allaient avoir des réformes. Vous voyez la façon habile dont ils jouent eux sur les nom et comme ils sont anti-impérialistes ou je ne sais pas par quelle manie mentale ou je je ne sais pas par quel bia cognitive nos médias sont d'accord avec tout ça.
21:57 C'est de la magie à mon avis. Non non, je je partage votre sentiment que il y a il y a des silences qui sont incompréhensibles. Alors pour arriver à la dernière partie de cet échange, j'aimerais également comprendre la situation aujourd'hui au niveau de la légitimité du pouvoir en Iran. Ce que je je vous demandais tout à l'heure, on voit et on sait qu'il y a toute une partie importante de la population qui rejette le régime actuel. Est-ce qu'il y a au sein de la population ? Et on va rappeler que il y a énormément de communautés différentes en Iran qui est un très très grand pays avec notamment des différences entre les milieux urbains et on va dire le milieu plus rural.
22:38 Il y a des vrais soutiens aujourd'hui de la population au pouvoir en place. Il y a des gens qui ont beaucoup à perdre. Il y a un une expression qui est followé. Donc je pense qu'il est vraiment vraiment important de de garder en tête le follow des money quand on parle de toute tout événement politique.
23:08 Ce que j'ai omis de vous dire, c'est que dès le départ une partie des gens qui finançaient la la la les mot là était des fichissimes commerçants de bazar qui ne supportaient pas l'idée que de devoir payer de l'impôt achat au régime royal. Donc ils ont soutenu les mots parce qu'ils pensaient que là ils pourront faire ce qu'ils voudront sans souci.
23:38 Euh mais par la suite, il y en a une partie qui ont été malheureusement aussi exécutée. Donc euh il y a une partie de la population en Iran qui travaille pour la République islamique. On peut dire environ 5 %, c'est les mêmes personnes qui vont voter. On a des images année après année des bureaux de vote où il y a personne qui vote. Donc je pense que c'est un très bon indicateur qui se passe. On a également un autre indicateur qui est impressionnant, c'est que quand la République islamique a fermé internet, on a vu le membre de connexion pour voir les vidéos de prince Rapre de de je ne sais plus si c'était 90 millions 90 millions ou quelque chose de de énorme.
24:28 Donc ça montrait bien que les gens regardaient presque appel de l'intérieur de l'Iran et non pas la diaspora. Et ça montre la proportion de gens qui le regardent, qui s'intéressent à ce qu'il fait par rapport aux gens qui sont indifférents. Mais euh une partie tire sa richesse, mais il y a une autre partie où a des intérêts euh religieux, mais je ne sais pas le mesurer parce que quand quelqu'un vient vous et vous dit si vous tuez, vous allez au paradis, qui est-ce qui peut y croire ? J'ai aucun mesure.
25:03 C'est tellement loin de ma façon de penser que je veux pas je veux pas me dire combien c'est. Ceux qui sont venus massacrer les gens en Iran, il y a eu des fautesun qui sont afghans. Il y a eu des personnes qui des proxy qui sont venus de de de l'Irak, d'autres de Pakistan.
25:26 Et donc ils ont il y a eu beaucoup de gens qui sont venus. A priori il y a d'autres nations qui sont d'autres nationalités qui sont venues depuis la Turquie. Encore dans l'esprit foodémonie, il faut voir qui est-ce qui le pour que la République islamique ne tombe pas. Là, les cartes sont visibles.
25:41 On peut plus dire que on ne sait pas. On voit les liens de Qatar avec la République islamique alors qu'on avait pas euh arrêté de dire la les liens de Qatar et la République islamique qui pouvait être visible. Il y a des gens qui sont qui aiment peut-être se raconter des histoires, mais c'est pas innocent de voir les têtes les personnes qui sont à la tête de Hamas habiter Qatar.
26:11 De la même manière que c'est pas innocent de voir que l'argent circule de la République islamique via Qatar peut-être vers la vers vers le Hamas. Donc on a vu la Turquie se démener, on a vu euh la tout tous les pays de golf Pepsique se démenait pour garder la la République islamique. Donc et la France qui a été un des derniers pays à accepter sous la pression de l'opinion publique le classement des gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Ça m'amène à ma dernière question, une question de perspective. Le régime des mollah va tomber, c'est une question de semaine, c'est une question de mois, mais il y a pas de doute.
26:55 Euh régime des mol, on va le rappeler, qui finance un certain nombre de milices cheat qui déstabilisent le Moyen-Orient, qui ont provoqué le 7 octobre et qui ont fait de part et d'autres des milliers et des milliers de morts. Le régime des mollah a tombé. Un régime démocratique s'installe en Iran. On peut imaginer un rapprochement stratégique entre l'Iran et Israël. Comment selon vous ça pourrait redéfinir la stabilisation du Moyen-Orient ? Alors, j'aimerais juste Jérôme revenir sur cette question de Chit et Sunite.
27:28 On a bien vu comment est-ce que la République islamique finançait Hamass. On a bien vu comment la République islamique est soutenue par les pays dites sunnites. Donc ça n'existe pas. C'est juste encore une sorte de takia pour faire croire à la diversité, pour faire croire à la flic gentil, flic méchant. Donc ils sont tous nourris par les frères musulmans. Ils sont tous euh ils savent tous comment euh jouer à à des jeux qui amènent de l'invisibilité, du takia, de la confusion. Donc notre rôle c'est de ne pas tomber dedans. Et euh merci pour cette précision.
28:15 Je vous en prie parce que je pense qu'il y a d'un côté les personnes qui aiment la vie, qui aiment construire, qui aiment s'instruire, qui aiment aller de l'avant, qui ont un perspective humaniste dans le respect, dans la dignité et les Iraniens ont montré leur attachement à la dignité. Il faut voir que pour que la le régime de la de la République islamique ne soit pas content des morts qu'il a causé, les parents, les proches dans les cimetières pour les cérémonies des 40e jours. Ils sont des cérémonies importantes parce que votre deuil, vous comprenez maintenant que votre la personne proche ne reviendra jamais.
29:03 Donc tout le monde se rassemble et plutôt que s'habiller de noir, les gens se sont habillés de blanc et ont danser, ont fêté. Ça montre le rattachement à la vie et je pense que quand il y a eu le 7 octobre, les gens disaient nous allons danser. Je pense que vous parlez d'un d'un rapprochement stratégique.
29:26 Je pense qu'il y a un rapprochement mental, émotionnel qui est beaucoup plus important. Il y a quelque chose qui fait que nous aimons les pays quand ils sont prospères, quand les gens sont heureux, quand les gens respirent bien, quand nous allons de l'avant pour tous le respect des uns des autres. Avant l'avènement de la République islamique, nous avions une magnifique communauté juive. magnifique communauté arménienne. Les Assyriens étaient là les Il faut savoir que pendant la deuxème guerre mondiale, nous nous étions un des seuls pays qui n'a pas acquié la demande des nazis de renvoyer les populations juifes.
30:27 Il faut savoir que nous étions un des seuls pays qui a tenu tête. La France n'a pas fait autant. Donc je pense qu'il faut voir les valeurs communes, cet attachement à la culture, à nos fêtes que jamais la République islamique nous a laissé fêter tranquillement. À chaque fois, il a trouvé une catastrophe qu'on le l'enlevait de la cette joie. Et euh et je pense que si nous gardons ça en tête, le reste en découlera naturellement. Nous n'avons pas besoin de nous forcer pour le créer. C'est là, c'est déjà là. On va conclure cet échange sur ce très beau message.
31:15 Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Tandem TV, votre éclairage et votre analyse sur l'histoire et le présent et futur de l'Iran. Merci beaucoup Marjan Abadi. À très bientôt sur Tandem TV.