0:15 Bonjour à tous et bienvenue sur Tandem TV. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Alexandre Rify. Monsieur Rify, bonjour. Bonjour. Je vous reçois. Vous êtes franco-syrien écrivain et à l'occasion de la sortie de votre livre Un syrien en Israël, j'ai souhaité vous interroger autour de cette expérience extraordinaire, un voyage incroyable que vous avez fait en Israël.
0:36 Dans ce livre, vous parlez de votre enfance en Syrie, de votre passage à Paris, mais surtout de la préparation et de ce voyage exceptionnel en Israël. Donc merci d'être avec nous sur Tandem TV. Merci de me recevoir. Alors, avant de rentrer dans le le vif du sujet sur le pourquoi et votre voyage en Israël, j'ai été très intrigué à la lecture de votre livre parce que vous parlez plusieurs fois d'une expérience qui vous a marqué enfant en Syrie.
1:04 C'est l'écoute clandestine, la nuit de cette radio israélienne que vous ne compreniez pas, que vous aviez ar que vous vous étiez arrivé à capter un peu par hasard et c'est une expérience qui apparemment vous a beaucoup marqué. Oui. Euh le contexte était euh très peu après la guerre des Cupours, mais aussi le contexte que matin, midi et soir à l'école, à la télévision, à la radio, j'entendais l'ennemi de l'entité sioniste.
1:43 Vous avez le visage de cet émissionniste qui pour l'enfant ou l'adolescent que j'étais, c'était l'incarnation du mal. C'est l'incarnation du mal absolu. C'est quelque chose de monstrueux bien sûr et que nous devions combattre et haïr. Et moi, c'est vrai par hasard, je suis tombé à la fin de la soirée du bout de la nuit dans ma chambre sur cette radio que je ne savais pas au départ qu'elle était.
2:14 israélienne mais que j'ai découvert par la suite qu'elle était israélienne et donc bien sûr c'était j'étais intrigué, j'étais même comment dire choqué je suis et en même temps j'étais euh j'étais attiré euh curieux de savoir cette langue qui parlait. J'étais très rapidement interrogé par le fait que j'avais l'impression de comprendre quelques mots et surtout j'étais j'étais surpris de voir cette radeau de l'émissionniste de ces monstres que j'imaginais dans ma tête. C'est des gens qui rientaient, c'est des gens qui parlaient, il y avait des chansons euh et puis il y avait encore une fois des mots que je pensais en arabe.
3:02 Donc je me suis me disait que c'était pas euh c'était pas si lointain. C'est une nuit que j'imaginais sur la planète Mars. Pourtant, on était juste à côté mais c'est des extraterrestres, ça avait le visage d'un humain. Et surtout après le lendemain, j'avais l'impression de le lendemain de la première fois de quelque part du déciier de cette haine qui qui m'entourait.
3:28 Donc tout le monde euh ne parlait que de que de cet ennemi et moi je l'ai écouté. J'avais l'impression d'être bien sûr ce traître. Il y avait l'impression de défier de de d'aller à l'encontre de tout le monde. Donc oui, ça me ça me ça me fait c'est quelque part ça me ça m'excitait et en même temps j'étais en contradiction.
3:53 Donc voilà, ça c'est le début d'une d'un sentiment de fascination et en même temps de rejet total de rejet parce que c'est par rapport autant que j'ai été attiré par cet ennemi. Voilà. Mais c'est la contradiction aussi. qui ont fait qu'aujourd'hui je suis là parce que c'est quelque chose de très particulier que vous racontez dans ce livre, cette enfance dans une Syrie qui est antiisraélienne.
4:18 On parle de l'entité siiste. Il y a une manière de dire le Yao le juif qui est très particulière. On vous décrit à la fois Moschéan, Goldameir comme des monstres absolus. Euh et voilà, vous êtes attiré quelque part et curieux de cette défiance envers euh cet ennemi invisible. Euh de même que euh alors vous êtes dans une famille AT communiste, euh il y a aussi un regard particulier qui est porté sur la 2e guerre mondiale et notamment sur l'enseignement de la 2e guerre mondiale ou le non enseignement d'une partie de la 2e guerre mondiale.
4:57 Oui. Et c'est la contradiction de tout l'environnement dont vous venez de parler. C'est vrai que je suis venu, je suis né dans une famille Athé communiste qui qui connaissait l'histoire parce que mes deux parents étaient même allés en Union soviétique. Ils avaient fui la dictature de Nasser et en réalité il connaissait une partie de cette histoire, la vérité de cette histoire, ce que dans le cours scolaire, dans à l'école, euh dans les médias, il y avait pas des médias. On parlait jamais de la Shoah de l'holocauste.
5:29 On parlait bien sûr de la 2è guerre mondiale. Moi-même j'étais imbubibé dans la culture soviétique vu que mes parents étaient communistes. Je je lisais beaucoup comme un enfant, comme adolescent, beaucoup de littérature soviétique de sur cette guerre en arabe bien sûr traduite en arabe et en réalité j'ai pas l'impression que cette notion de la choix du juif victime de l'industrialisation de la mort des juifs parce que juif était présente.
6:03 Et bien sûr, ma mère à un moment donné, la première fois nous en parlons, quand mon oncle paternel venait à la maison nous dire que c'est dommage que Hitler n'a pas terminé son travail. Elle a chassé, elle l'a mis à sa place, elle lui a elle lui a rappelé la vérité historique. C'est-à-dire que Hitler n'a pas fait ça par amour aux Arabes parce que lui-même, il allait être le suivant après les juifs s'il avait contenu son son projet macabre. Mais en même temps, elle nous a pas parlé de cette dimension. Elle elle nous c'est vrai qu'elle a une graine mais elle nous a pas dit effectivement le juif était était des signe d'une entreprise d'une d'une entreprise monstrueuse qui est la Shoah cette industrialisation de la mort et donc voilà et c'est ça la contradiction aussi et donc vous continuez vos études en Syrie.
7:06 Vous avez vous passez votre bac et vous avez la chance de recevoir une bourse pour aller en France. Euh et là c'est un nouveau monde qui s'ouvre qui s'ouvre en vous à votre arrivée en France. Oui, c'est un nouveau monde parce que je viens malgré tout avec de mes bagages en Israel. Je viens euh avec euh malgré tout voilà ses doutes, ses contradictions, euh je pensais être un homme de la paix parce que en soutenant la la cause palestinienne que je suis dans mon droit, j'étais j'étais dans le camp de bien et pourtant il y a beaucoup d'éléments qui manquaient dans cette histoire que je connaissais pas.
7:51 a commencé par ce qu'on vient de dire la choix et donc effectivement la France me donne cette possibilité d'écouter, d'entendre, de rencontrer, de regarder, de feuilleter des des pages que je connaissais pas et que petit à petit ça renvoyait à mes contradictions, à mes doutes aussi en disant bon euh il y a quelque chose qu'on nous a caché et que peut-être si on nous avait pas caché cette histoire qui est vraiment pour moi fond fondamental de savoir peut-être ma perception, la perception des bons d'arabes, de jeunes arabes aurait été différente et que aujourd'hui, je pense que encore à l'heure d'internet, à l'ure à l'heure de de la connaissance de l'information, c'est aussi des parents des jeunes aujourd'hui qui ont eu la même génération que moi qui n'étaient pas aussi informés, c'est que aussi ils ont pas pu éduquer. et apprendre à leurs enfants cette horreur et faire la nuance entre effectivement cette industrialisation de la mort et des différences politiques qu'on peut avoir ou pas à l'encontre de la cause palestinienne.
9:08 Et donc vous décidez d'entreprendre un voyage en Israël. Qu'est-ce qui vous motive pour faire ce voyage ? Combien de temps vous aviez prévu de de rester en Israël ? Alors, ce voyage a été euh en fait, j'aurais pu partir en Israël il y a des années parce que je suis français depuis longtemps.
9:26 Je ne je n'avais jamais imaginé d'aller en Israël. C'est aussi euh parce que par refus, par rejet aussi, même si je pensais avoir fait mon cheminement, mais inconsciemment, je regrettais aussi ce pays qui m'était interdit que c'était ennemi désigné. Et ce voyage a été provoqué par l'écriture que j'ai entamé par stat accusation de la prodctrice qui me disait les sériens sont très antimoniquistes et moi je j'ai commencé un travail sur moi-même.
9:58 C'était c'était pour moi ce travail et au bout de ce travail sur sur mon enfance et sur mon cheminement en France, je me suis dit mais je vois pas pourquoi je dois il me manque d'aller en Israël pour voir de mes propres yeux confronter aussi mes doutes et confronter euh mes a priori mon rejet sur lequel j'ai été élevé.
10:23 Et donc c'était pour moi quelque chose d'indispensable. de très émouvant d'aller en Austral en tant que Syrien. Et je j'ai décidé, je connaissais personne à l'époque à part la famille d'une amie israélienne à Paris et j'ai décidé d'aller, je voulais pas faire un voyage touristique hein, c'était pas mon objectif. On me donnait plein d'adresses, des plages d'aller à Il c'était pas du tout mon objectif. Donc je voulais aller le plus longtemps possible. Je suis resté à mois et demi la première fois avant le 7 octobre. Et voilà, ça ça a été une boule de neige de rencontre. Exactement.
10:59 Alors, il y avait effectivement énormément de rencontres, on va en parler, mais il y a quelque chose de très marquant dans votre livre, c'est un sentiment de peur qui ressurgit à de nombreuses reprises. Peur à l'aéroport à Paris de pas être accepté parce que effectivement, vous avez cette double nationalité, mais peur que le côté syrien soit un frein à monter dans l'avion.
11:21 Peur à votre arrivée à Benourion que on vous remette dans un avion et que on vous laisse pas rentrer en Israël. Peur les premiers contacts, avec des soldats, avec des locaux et à de nombreuses reprises vous vous mentionnez ce sentiment. Est-ce qu'au fur et à mesure de vos rencontres et de votre présence en Israël, c'est un sentiment qui a presque ou complètement disparu ?
11:49 Alors moi, je suis allé en Israël à la rencontre de mon ennemi des je peux comprendre que je sois aussi l'ennemi. J'étais très perturbé par l'image que pouvaient avoir les Israéliens d'un Syriens qui débarquent en Syrius. À chaque fois, je croisais des Israéliens même sans sans leur parler, sans euh je les regardais vivre.
12:18 Je suis retourné dans mon enfance surgane presque incrul. À 14 ans, j'ai écrit un roman, même si c'était un roman qui justifiait la mort des Israéliens. Le héros de ce roman voulait se faire un kamikaz pour tuer les Israéliens. Et moi, je suis là en Israël. Je me rappelle la première fois je suis arrivé à Jérusalem en sortant de la gare. J'arrive à la station de tram. Je me revois, je sais pas pourquoi je revois cette image d'attentat qui a fait à la même façon des vestimes juives, des vestimes israéliennes et par un terroriste.
13:03 Bien sûr, je suis pas du tout un terroriste, mais je me dis voilà donc moi j'ai fait un chemin et c'est vrai, j'ai peur à chaque fois que il y avait peur. Je vais répondre à votre question après, mais c'est pour vous montrer la sensation, les sentiments, l'émotion sûr à ce moment-là, c'est que qu'est-ce que penserait de moi cet Israélien s'il savait dans quelle haine j'ai été élevé ?
13:35 Dans qu'est-ce que je pensais moi de cet enemie isralien ? Bien sûr, c'est ce sentiment de père a disparu. C'est parce que j'ai rencontré beaucoup d'Israéliens. C'est c'est juste je me sens vraiment chez moi. Je me sens je me sens à l'aise. Je me sens apaisé en Israël. Et c'est bizarre que je suis parti en Syrie la dernière fois en 2009 et Syrien qui peut pas aller en Syrie, je peux quand même aller dans son le pays missionniste plusieurs fois et qui se sent vraiment presque cheloui. Alors ça c'est quelque chose d'extraordinaire et vous parlez de toutes ces rencontres.
14:14 Vous avez rencontré énormément de monde, notamment grâce à à x ex x Twitter, à des amis, à des connaissance et vous rencontrez un guide touristique, des couples, des arabes israéliens, des juifs israéliens, des Palestiniens, un prêtre, un rabin. Est-ce qu'il y a une rencontre en particulière qui la première qui vous a le plus marqué ou quelque chose de particulier par rapport à ces rencontres ?
14:44 Alors, je vais vous décevoir parce que je n'ai vraiment pas une rencontre qui est plus importante que d'autres parce que toutes les rencontres que j'ai faites à chaque fois c'est l'imension, moi c'est ça qui caractérise mon ressus, c'est ce que je voulais enregistrer. Ce sont des émotions que j'ai vécu à chaque fois. Euh, il fallait en donner quand même quelquesuns, quelques un exemple, c'est vrai. Euh je j'ai j'ai eu des amis maintenant. J'ai des amis qui que j'ai j'ai rencontré sur place que leur rencontre, je peux dire aujourd'hui, a changé le cours de ma vie, a changé ma perception.
15:24 Euh je pense à mon ami écriv mon ami écrivain Gaz, je pense à plein d'autres mais aussi il y a une rencontre qui était un signe de destin. C'est à mon arrivée à Taviv quand je rencontre ce juifraakien qui débarque de nulle part ailleurs. Je venais d'arriver de Big Gouron, j'attendais ma location et ce monsieur qui se pointe en me regardant regarder le le plan de Taviv comme un touriste. Il ne parle en anglais.
15:55 On découvre qu'il est iraakien juif iraakien et moi le syrien qui débarque. Il croyait pas ses yeux, il croyait pas ses oreilles et moi je l'ai laissé partir. Alors j'avais envie de de garder contact avec lui, de parler avec lui mais de voilà c cette rencontre cette manquée mais quand même signe d'un destin alors que je suis assez qui m'a beaucoup touché.
16:21 Alors à travers ces rencontres, il y a également un couple dont vous parlez à plusieurs reprises et et vous révélez au sein de ce couple les différences de vue sur les tensions avec les Palestiniens et parfois même avec des dîners entre amis, des discussions assez tendues à ce niveau-là. Est-ce que vous aviez imaginé avant de venir en Israël la complexité quelque part de la société israélienne et le regard que la société pouvait porter sur les tensions qui pouvaient y avoir avec les voisins palestiniens ? Alors, je je l'ai imaginé parce queil y avait des amis israéliens à Paris qui était plus pro palestinien que moi-même. On va dire ça comme ça.
17:07 Ce que je découvre quand même, c'est vrai que avant le 7 octobre, la société israélienne est quelque part, c'est vrai, elle est divisé notamment c'était dans le contexte des manifestations contre le premier ministre Netaniao et sa réforme de de la de la justice. Mais j'allais dire en réalité cette division est un signe de santé démocratique qui glisse Israël. C'est une la seule démocratie dans le Moyen-Orient et c'est encore tant mieux s'il y a des divisions, tant mieux s'il y a des différences de des divergences sur les questions politiques et même autres.
17:47 Mais ce que je découvre aussi c'est que cette cette ceillement par rapport effectivement à la cause palestinienne, au sort des Palestiniens. D'abord, je pense je vais noter deux points importants mes yeux. c'est que en allant en Israël, j'ai découvert par surprise presque vraiment entendu je allait dire que quand je découvre cette compassion que beaucoup d'Israéliens avaient aller à l'endroit des Palestiniens et que je vraiment plusieurs fois j'ai entendu dire des Israéliens pas uniquement de gauche euh fort pas fortement de gauche me dire mais Alexandre on veut bien aider les Palestiniens.
18:30 ne sait pas comment et des palestiniens, on aimerait bien que leurs enfants aient la même vie que nos enfants en Israël. On sait pas comment. Moi, de la place où je suis, de l'arabe de syrien que j'ai vécu jusqu'à mes 22 ans, j'ai jamais entendu, j'ai jamais entendu un seul de mes concitooriens dire formuler cette compassion à l'égard des Israéliens civils.
18:54 C'est-à-dire pour nous-même un Israilen civil qui est vestime d'un attentat est justifié. Cet attentat est justifié. Il y a pas assez de compassion. personne ne vous dira on aimerait bien respecter la sécurité des civils en Israël et c'est ça la différence. La deuxième chose que je trouve aussi donc c'est une société vif vivant avec bien sûr des différences et des débats dans la société arabe ils sont jamais unis ils sont jamais d'accord sur rien comme beaucoup partout dans le monde mais par contre ils sont unis sur une seule chose c'est le rejet d'Israël donc il y a pas beaucoup de nuance dans ce débat par rapport à Israël dans le camp arabe.
19:39 Ils sont tous unis dans cette dans cette haine et c'est ça qui est différent avec la société israélienne où vous allez trouver des gens encore une fois plus pro palestiniens que moi et vous allez trouver des gens effectivement qui sont dans l'extrême. On peut juger que dans l'extrême euh dans le sur le chquet policranien. Et effectivement pour compléter ce que vous dites, vous expliquez selon vous que le principal paix à la frein le principal frein pardon à la paix entre Israël et les Palestiniens est le monde arabe en général et cette culture généralisée de la haine et de la violence qui est omniprésente encore dans le le monde arabe aujourd'hui. Oui.
20:25 Et au-delà de cette culture de haine, je dirais cette culture de haine générée et creusée par une culture plus grave encore, c'est qui qui est la culture de rejet systématique de rejet systématique de roi du peuple juif à retourner sur une terre historique qui est la sienne et que tant que le camp arabe ne voit pas dans les Israéliens autre chose que de colon venu de Polon ou je ne sais pas où, il y aura pas une véritable paix.
20:57 Il n'y a pas cette reconnaissance de roi de Israël à exister sur cette terre. Et donc ce rejet provoque la haine et justifie la violence. C'est-à-dire quand aujourd'hui vous entendez la gauche en France en Occident vous dire que le 7 octobre n'a pas commencé le 7 octobre mais ça a commencé en 47.
21:19 C'est exactement la même rose que vous entendez dans les rues arabes aujourd'hui comme hier comme avanthier comme il y a quand j'étais gamin et donc pourquoi parce que ils ne reconnaissent pas cette existence de l'État d'Israël et cette gauche reprend la même rétorique et cette rhtorique ne fait qu'engendrer la violence que la justifier et que en fait attisser la haine parce que vous êtes élevé sur cette haine.
21:51 On vous a volé votre terre, on vous a comment dire pris votre maison. Donc vous êtes né sur cette haine et vous vous vous cultivez cette haine et et cette volonté de vengeance. Alors vous décrivez un voyage extraordinaire. Il y a ses rencontres, il y a le choc avec cette société israélienne si dynamique, si joyeuse malgré euh les attentats, malgré les contextes et les tensions.
22:17 Et vous faites quand même beaucoup de visites. Vous visitez Telaviv avec le musée du peuple juif, le parcours de l'indépendance. Vous allez à Jérusalem et vous visitez le côtel, le saint sépulcre, la mosquée à la dôme du rocher. Yadvachem. Est-ce que il y a un de ces endroits ? Quel est celui qui vous a le plus marqué ? Encore une fois, c'est vrai que tous les endroits vont beaucoup touchés et le premier endroit le lendemain mon arrivé à Tav je couvre parce que il n'était pas dans les guides le parcours de l'indépendance et je suis très content, je suis très excité parce que après 30 ans de vues en France même j'ai j'ai un peu feuilletter l'histoire d'Israël mais là je redécouvre l'histoire d'Israël avec ce parcours de l'indépendance et je je suis très je suis un homme de lecture de l'apprendre. C'est ça.
23:09 J'aime apprendre et donc ça m'a beaucoup touché. Mais j'allais dire quand même le le lieu qui m'a le plus touché c'est bien sûr Yadva Vachem. Il y a de VM, je suis sorti, comme je lis dans le livre très fatigué, très très fatigué physiquement et moralement parce que vous avez la lourdeur de l'histoire et vous vous rendez compte de l'horreur.
23:33 Même si vous l'avez vu, je l'ai vu dans les documentaires, mais là vous voyez, vous voyez le triangle en arrivant dans Yadvashem, vous voyez toutes ces vues humaines qui défilaient ces juifs d'Europe qui défilaient, il vivait, il dansait, il travaillaient et tous ces gens-là n'existaient plus parce que ils étaient juifs. Et après vous rentrez dans les advchem et vous suivez ce parcours de l'horreur, cette industrialisation de la mort qui pour moi ça doit être appris à tout le monde parce que l'humanité ne doit absolument jamais justifier et jamais refaire cette horreur.
24:11 Et d'autant plus que si c'était effectivement enseigné, on arrêterait de faire des comparaisons avec les horreurs qui ont pu se passer et les dégâts d'une guerre comme malheureusement on la connaît aujourd'hui. Absolument parce que on peut absolument pas comparer. Euh c'est-à-dire vous avez une industrialisation de la mort pour juif parce que juif or comme vous c'est une guerre et en plus c'est une guerre qui est provoquée par l'autre camp. C'est aujourd'hui, c'est ça l'injustice que je descends à l'égard d'Israël.
24:44 ce que bien sûr il y a des vestines civils palestiniens palestinien qu'on peut regretter mais moi je sais j'étais en Israël vu de mes propres lieux comment les Israéliens malgré tout ce qu'on peut le reprocher essayez prevenez informez diser au gazaou sortez de cet endroit on va le bombarder et par les tractes par les SMS par par les réseaux sociaux, par la télévision, par la radio.
25:18 Quand vous voulez commettre un ginocide, vous ne le faites pas ça. Vous n'informez pas la bien sûr. Et de la même manière au Liban demander au Libanais, au Libanais qui savaient, il ne pouvait écouter que le porte-parole de sal parce qu'il savait qu'il disait la vérité. Il disait tous les jours aujourd'hui nous allons bombarder telle zone. Ne restez pas là. Vous n'êtes pas les visé. qu'on dit c'est les terroristes, c'est le Hbolah, il a fait en Gaza, il a fait au Liban. Encore une fois, on va faire cette comparaison abject avec le lowcost, c'est vraiment insupportable.
26:01 D'autant plus qu'encore une fois les dégâts civils, on les pointe ici mais on n parle pas dans tant d'autres conflits que ce soit dans la région entre les Arabes ou quand il y a eu des coalitions contre Daesh où là il y a eu des milliers et des milliers de civils mais on n jamais fait des comparaisons que malheureusement certains font aujourd'hui.
26:19 Tout à fait et même vous avez des comparaisons aussi ab quand on vous dit moi je reçois beaucoup de messages en me disant mais tu as pas honte regarde combien de morts Israël a tué chez les Syriens leur dire pardon pardon d'abord Israël c'est vrai il bombardait en série des productions debola et de l'Iran depuis 2 ans, depuis plus de 2 ans même.
26:44 Et c'est grâce à ces bombardements que le régime du dictateur est en partie tomber d'abord. Ensuite, vous regardez le nombre de vestimes par Israël dans le la guerre du Cupour. C'est une guerre entre deux pays. Ça ne dépasse même pas 3000 personnes, mais ça dépasse même, je pense 2700 je pas franc. Et quand vous regardez le nombre de de tués par le régime lui-même, 600000 personnes et vous comparez, vous faites une comparaison. Donc c'est regarde combien de personnes Israël a tué chez les Syriennes. Mais comparant les chiffres, c'était une guerre.
27:22 Et là son le régime propre, même régime Zolani, il a quand même tué des Syriens, des alou et des russes. Et des russes, bien sûr. Voilà. Alors, une dernière question. Ce livre extraordinaire, ces rencontres cette aventure. Pourquoi vous avez choisi de de l'écrire et de le partager ? D'abord, donc c'est un travail sur moi-même au départ et quand je suis allé en Israël tous les matins, donc j'allais dans ce café ou d'autres cafés, j'alternais avec l'autre café pour écrire ce que je ressentais l'abeille. Et donc, c'est devenu un journal euh quotidien.
28:02 J'ai même pas raconté la moitié des rencontres que j'ai fait dans ce livre, mais et j'ai voulu en faire un témoignage d'abord à l'endroit des mes à l'endroit de mes amis israéliens. D'abord parce que en réalité ce livre devait sortir avant le 7 octobre. J'aurais pu l'écrire avant le 7 octobre. Il y avait pas un projet précis. Et puis il y avait le il y a eu le 7 octobre cette céération absolue que nous avons tous eu pendant des mois et des semaines à à suivre ce qui se passait. Et donc finalement, je me suis dit comme j'avais dit à mes amis israéliens lors de mon premier voyage à avant le 7 octobre, je leur dit notamment quand j'ai vu des manifestations des manifestants portant les drapeaux palestiniens 2 jours après qui a tué une Israëlienne en Judarie, je leur ai dit ne soyez pas naïs, ils veulent votre mort.
29:00 Et donc moi je voulais dire à mes amis israéliens la haine dont vous êtes vestin ce n'est pas de votre faute c'est de la faute de l'autre. Donc il y a cette culture de haine il faut que vous l'intégrez c'est votre honneur. C'est à votre tout à votre honneur de vouloir cette paix de vouloir protéger les Palestiniens.
29:22 Mais cette paix ne pourra être envisagée que lorsqu'on aura fait la guerre. contre cette haine et c'est çaement c'est ça ce que je voulais dire. Mon livre est à des tas de lieu de cette haine, pas uniquement mes amis israéliens mais aussi aux citoyens d'origine arabe, franco-arabe ou bientôt je vais les traduire en arabe aussi pour que pour dire à mes frères de cette culture, regardez la haine en face, c'est comme ça.
29:55 Si vous voulez protéger les Palestiniens, il faut partir de cette haine, il faut la déconstruire et c'est le meilleur service que vous rendez aux Palestiniens. Et puis ensuite, j'avais envie de leur dire ce que j'ai vu en Israël. J'ai vu une société complètement différente. J'ai j'ai fait je suis parti à la rencontre d'un ennemi et je suis revenu avec plein d'amis. Donc voilà, la haine, elle peut être desconfruite malgré tout et elle peut faire place à la rencontre, à l'écoute. Moi, je pense qu'on peut avoir des différents avec des gens.
30:28 On doit les écouter, écouter leur version de l'histoire. et ensuite on décide si on est ami ou pas, mais écoutez l'autre, c'est très important. Merci beaucoup. Merci pour l'écriture de ce livre, un livre passionnant avec des rencontres, avec une déconstruction quant à l'image d'Israël telle qu'elle a pu être racontée dans votre enfance.
30:51 Monsieur Rify, c'était un plaisir d'être avec vous sur Tandem TV et beaucoup de réussite pour la suite. Merci beaucoup de me recevoir. À bientôt. Au revoir. Merci. [Musique]