0:16 Bienvenue sur Tandem TV. Bonjour à toutes et à tous. Dan Catarivas, bonjour. Bonjour. Bonjour. Alors, vous êtes fils de haut diplomat, vous êtes né à Jérusalem, mais vous avez vécu une partie de votre enfance à Paris au fonctionnaire au ministère du commerce et de l'industrie en poste à Hong Kong, à Beijing et attaché économique à Beou.
0:34 Vous avez été directeur des relations internationales du patronat israllien. Aujourd'hui, président de la Fédération isralienne des Chambres de commerce binational. C'est dire que vous êtes l'interlocuteur idéal pour nous parler d'économie et de l'économie Israël. D'Israël pardon. Alors dans le catarrivas, c'est la guerre entre Israël et l'Iran depuis 10 jours. On va dire Est-on entré dans une économie de guerre ? Écoutez, ça fait euh je dirais pas ça fait 77 ans que l'Israël est en guerre, mais avec des hauts et des bas, avec des périodes plus dures, moins dure, avec des conflits qui sont des guerres ouvertes, avec des des campagnes qui le sont moins euh qui sont moins douloureuses, mais c'est vrai que Israël est en fait d'ailleurs en état d'urgence depuis 1948.
1:25 D'ailleurs, il y a des lois israéliennes qui sont des lois d'urgence qui sont en vigueur depuis 48. Alors, il faut savoir qu'est-ce qu'on définit une guerre. Alors, c'est vrai que depuis depuis 77 ans, il y a quand même des accords de paix. Mais c'est vrai que depuis octobre 2000 2023, il y a c'estement la guerre à Gaza et depuis une dizaine de jours, il y a pour la première fois une guerre avec un pays avec elle qui n'est pas limitrophe à Israël, avec l'Iran qui est qui est une pas seulement un pays mais une puissance régionale et c'est une toute autre dimension.
1:58 Et depuis euh et depuis ce matin à 2h du matin, nous sommes en guerre avec les Américains euh contre contre l'Iran, chose qui là aussi est une première dans la mesure où il y a très peu je dirais de de situations à laquelle Israël avait avait des je dirais des associés. On se on se souvient de de l'affaire de Suède en 56 avec les Français et les Anglais. Ça a pas ça pas très bien tourné. pour Israël. Oui, quand même parce qu'on a on a eu la paix pendant pendant plus de 10 ans dans la pénule du Sinaï. Mais euh mais là euh c'est vrai que cette guerre euh qui en fait aujourd'hui est à deux phases et sur deux fronts euh mais en fait sur des fronts multiples dans la mesure où effectivement au départ il y avait que le front du euh du Hamas, puis est venu le le Rizbala puis est venu euh les rouis puis il y a eu ensuite la Syrie où heureusement les choses sont développées de façon relativement positive pour Israël.
2:56 Euh il y a toujours ce qui se passe pardon dans les territoires en Samarie et en Judée et il y a l'Iran qui effectivement il y a eu euh déjà en en en avril l'année dernière des premières euh je dirais les premiers missiles iraniens qui étaient venus mais il y avait pas une confrontation euh vraiment pleine entre nous et les iranienes.
3:17 Et là effectivement le 13 juin, Israël a pris une décision stratégique qui finalement avait pour but ou a pour but de démanteler les possibilités nucléaires de de l'Iran. Donc c'est à une autre dimension. C'est une dimension d'une guerre différente et Israël son son économie est une économie qui est heureusement ou malheureusement habitué à à faire face à des crises à des crises sécuritaires également à des crises économiques quand il y en a dans le monde et en Israël.
3:53 Nous sommes un petit pays qui a, je pense, une une possibilité d'adaptation euh et une agilité et et euh à à savoir faire face à à des crises, qu'elle soit économique, qu'elle soit euh militaire, qu'elle soit sociale, euh qu'elle soit J'espère qu'il y aura pas de de de de tremblement de terre en Israël, bien que apparemment il devra avoir dans les années à venir.
4:19 Donc vous savez hein, on est l'en l'en alors bon alors bon donc donc il y a il y a et ce qui est important c'est quand même de comprendre qu'il y a des mécanismes qui sont en place pour faire face à à des périodes de crise des mécanismes au niveau gouvernemental surtout des mécanismes aujourd'hui de la société civile.
4:38 Et finalement, il y a aussi, je dirais des fondamentaux de base de l'économie israélienne qui depuis une vingtaine d'années n'ont fait que que je dirais que que s'améliorer dans la mesure où la croissance israélienne depuis 20 ans était aux alentours de plus de 3 et demi à 4 % ce qui est bien au-delà de la moyenne des pays au CDE.
5:00 Si on regarde euh la discipline fiscale israélienne et d'ailleurs ça se mesure par le le déficitique budgétaire euh qui était en baisse et qui était même en surplus il y a quelques années. Euh bon maintenant on n'est plus du tout en surplu mais parce qu'on dépense plus que ce qu'on ce qu'on ce qu'on ce qu'on collecte par par les moyens fiscaux.
5:19 Mais par exemple, si on regarde euh un chiffre qui est très important, c'est la dette extérieure par rapport au PIB qui était euh en à 60 % euh en octobre 23, euh ça faisait des années qu'elle était vers je dirais la qu'elle était en baisse. Là effectivement, il y a une une montée de cette dette euh cette dette par rapport au PIB, on va probablement arriver à à 68 70 et même peut-être 75 %.
5:46 Tout ça dépendra de combien de temps le conflit va durer et du coût effectivement de de ce conflit qui est qui est très coûteux, c'est sûr. Maintenant, il y a également euh le côté de l'inflation qui finalement est relativement sous contrôle. C'est vrai qu'aujourd' l'inflation est un peu plus élevée que dans la moyenne des pays de l'OCDE vers 3 et5 4 % et là c'est dû à différents facteurs.
6:10 Si vous regardez les réserves israéliennes à la banque centrale, nous avons plus de 220 milliards de dollars qui par rapport au PIB, c'est l'un des pourcentages les plus élevés. Donc là aussi, je dirais à la base l'économie israélienne euh en en octobre 2023 a est rentré dans cette dans ce conflit avec euh des atouts très positifs et euh même pendant toute la période ou 1 an et 10 mois de de ce conflit avec Gaza euh finalement l'économie israël a tenu le coup.
6:41 Le gros problème a toujours été le problème de la main d'œuvre. le problème du fait que d'abord nous avions déjà un manque de main d'œuvre avant euh avant la guerre. Donc il il manquait des travailleurs, il manquaient des ingénieurs, il manquaient des des experts pour justement pouvoir augmenter et nos exportations et autres productions.
7:00 Le phénomène de guerre a fait non seulement euh au niveau par exemple des travailleurs, il a éliminé 120000 travailleurs palestiniens. Pas éliminé au sens physique mais en fait les a on les a plus en fait ils ne sont plus n'ont plus accès ou très peu au accès sur le marché de travail israélien.
7:19 C'est vrai que c'était très concentré dans le domaine de la construction. Donc c'est là que il y a il y avait un problème qui s'est créé avec un manque de travailleurs. De toute façon, il y avait déjà un ralentissement. Donc c'était un peu mais maintenant on a on a essayé de combler en faenant en venir des travailleurs d'autres pays et non pas des territoires palestinien mais il y a surtout la mobilisation des Israéliens dans les périodes de réserve qui aujourd'hui sont des périodes très longues.
7:44 Vous avez des gens qui ont servi pendant 200 300 jours en période de réserve. B si vous êtes un salarié, bon vous pouvez en tous les cas votre salaire est totalement garanti et l'employeur est est dû en fait à à vous payer euh votre salaire euh entier et vous êtes et le l'employeur est remboursé par ce qu'on appelle chez nous le bit en fait la la sociale donc finalement si vous êtes un un un un salarié je ne dis pas que c'est c'est vous n'avez pas de problème mais mais en tous les cas vos revenus sont garantis presque presque à à 99 %.
8:19 Si vous êtes un indépendant, ça c'est beaucoup plus compliqué. Si vous avez une petite affaire et si vous êtes un avocat, un coiffeur, vous avez une boutique de de d'argenterie, tout ça et vous avez un ou deux employés. Alors ou bien peut-être provision libérale quoi. C'est difficile pour les provisions libérales. C'est et PME c'est un gros problème. Là aussi, il y a des mécanismes de de compensation, mais vous savez, il y a une chose qui est certaine, c'est que peut-être l'armée israélienne et et l'armée de l'air en particulier savent effectuer d'une façon très minutieuse des tâches et aller trouver la personne qu'il faut dans la chambre qu'il faut, dans le l'immeuble qu'il faut à Terran.
9:02 Mais pour cher euh ensuite la bureaucratie israélienne pour compenser, je dirais le milie qui a passé 300 jours, là c'est plus compliqué, c'est moins précis. et c'est moins efficace. Mais ça ça fait partie, je dirais des contradictions euh de notre pays où d'un côté on peut être très efficace et très euh précis précis et point Ouais, très pointillé.
9:25 D'un autre côté, c'est vrai que que la bureaucratie israélienne et d'ailleurs, je pense que l'un des gros problèmes qu'on a aujourd'hui, c'est justement est-ce que les le gouvernement a pris les mesures nécessaires euh pas seulement il a pris les mesures pour pour préparer l'armée à cette campagne. Est-ce qu'il a pris les mesures nécessaires pour garantir, je dirais le dédommagement de de l'arrière de et ça là, apparemment les choses passent un peu moins. On a qu'à voir ce qui se passe au niveau de du rapatriement des Israéliens qui sont coincés à l'étranger et qui essayent de On va on va reparler justement.
9:57 Donc donc non mais mais de fa générale le ce qu'il faut comprendre c'est que les fondamentaux restent solides de l'économie israélienne. Pour l'instant ils ne sont pas ébranlés mais il y a certainement des problèmes qui vont se poser. Comment financer euh cette guerre qui devient très longue et qui finalement le le prix devient de plus en plus coûteux ?
10:19 Euh je je veux pas donner le prix de combien coûte chaque chaque missile mais justement justement je moi je voulais y arriver parce que on est-ce qu'on peut calculer le coût de cette guerre en tout le cas de cette guerre entre l'Iran et l'Irak et l'Iran et l'Irak Iraq Israël IR c'est encore une autre histoire quand on sait qu'un missile intercepteur rest par exemple coû plus coûte entre 50 et 70000 dollars l'unité c'est c'est et on en envoie non ça coûte ça coûte beaucoup plus ça coû En plus donc en plus donc ça coûte beaucoup plus que ça.
10:51 On peut calculer de le le le coût d'une guerre comme on peut calculer alors écoutez là aussi c'est pas c'est pas du secret militaire mais une partie du financement du R c'est-à-dire de la de cette fusée antimissile qui coûte je crois 3 3 millions de dollars chaque fusée. OK ça le coût. 3 millions de dollars chaque fusée. Oh là là j' loin de mes 70000 dollars. D'accord. OK. Et euh mais euh je làà euh d'ailleurs il y a toute une discussion entre les économistes israéliens, une partie finalement est financée par les Américains euh parce que une fois le développement d'ailleurs de cette fusée a été en en John Venture Gate américain depuis des dizaines d'années en fait ça dure depuis très longtemps et donc une partie de du coût de ces missiles et en fait ne rentre pas directement n'est pas payé directement par le contribuable israélien.
11:42 quand même, même si on prend l'aide américaine qui est très généreuse et heureusement que nous que l'ayons, euh on chiffre quand même cette guerre à des centaines de milliards de chezquel. Euh cela va euh obliger euh justement à augmenter la et non seulement pour maintenant mais pour l'avenir probablement également la dépense euh la dépense sécuritaire ou ce qu'on appelle le budget de la défense par rapport à tout le budget.
12:05 On était arrivé à un chiffre entre 3 4 5 6 % au maximum de la défense. Aujourd'hui, on parle de de d'arriver à 10 12 ou même 15 %. Ce qui est cherement un chiffre beaucoup beaucoup plus élevé. En Europe aujourd'hui, on parle d'une dépense de les les Européens suite à la pression américaine euh ont du mal à comprendre ce que ça veut dire de dépenser 5 % de leur budget euh sur pour la défense nationale.
12:33 Euh Israël là pour les années à venir, il est certain que le budget de la défense va être beaucoup plus important. Et non seulement le budget va être plus important, mais comme il faut financer ça et on peut pas tout financer par des par des coupes budgétaires autre, c'est-à-dire diminuer le reste des dépenses publiques parce qu'il y a quand même un certain minimum de services qu'il faut assurer la population.
12:55 On ne peut pas négalement également imposer des impôts qui soient soient trop trop élevés. Donc il faut emprunter de l'argent. leur emprunter de l'argent. Bon euh pour l'instant Israël n'a pas de problème à aller sur les sur les marchés fiscaux ou les marchés financiers et euh et émettre les les ces ces ces bons ou les bons israéliens ou les valeurs Israël qui sont achetées.
13:15 Le seul problème c'est que euh le taux d'intérêt que l'on paye sur ces emprunts est plus élevé que le taux d'intérêt que si la Suisse émiss des des valeurs. Donc et donc il va falloir à long terme, il y a c'est un problème, il va falloir rembourser ces ces emprunts et et payer les intérêts.
13:37 Et ça c'est une ça c'est une charge qui qui ce n'est pas pour aujourd'hui. Ce sera espère que mes petits enfants donc je je pense que eux ce sera pas mes petits enfants mais mais certainement les dans les dans les 10 15 dernières prochaines années, il y aura ce poids de remboursement et de la des intérêts et des emprunts.
13:56 Et je pense que là aussi comme d'un autre côté on prévoit et j'appartiens aux optimistes que si à la fin de la guerre ça va changer toute la géostratégie géopolitique géoéconomie de la région que Israël comme on a vu d'ailleurs dans les cas précédent la croissance économique sera de plus belle. C'est-à-dire que finalement toutes les analyses que l'on fait aujourd'hui euh ne peuvent pas vraiment prendre en considéation quelle sera la croissance et quel sera le développement économique après la fin du conflit. Mais il est si le conflit se termine d'une façon positive euh pour Israël, ça peut seulement dire que toute la région change euh de configuration, que euh on parle déjà de possibilités d'accord et avec le Liban et avec la Syrie, avec l'Arabie Saoudite et donc euh tout le Moyen-Orient le risque de de vraiment de d'avoir toute une autre structure, d'avoir et cela pour l'économie israélienne peut avoir beaucoup de je dirais d'opportunités et pas seulement l'économie israélienne mais les investisseurs étrangers qui viendront dans la région et comme on l'a vu il y a quelques années, Israël est certainement la place qui est qui est plus qui qui est de choix favorable pour demand même les glutinationales. Les les patrons de ces grosses boîtes préfèrent habiter à Telvive que pour l'instant à Damas ou ou à Riad.
15:23 Donc donc là aussi si on regarde les choses à moyen et à long terme, je pense qu'on peut on peut être relativement optimiste en espérant justement l'économie sera bénéficie de de ce de la fin du conflit. Alors justement, on parlait de de dépenses, je voudrais on en a on a rapidement évoqué euh 150000 peut-être 200000 Isra moi je suis revenu qui sont encore bloqués à l'étranger des vols ce qu'on appelle des vols de sauvetage.
15:55 Mais qui va payer tous ces vols ? Je veux dire c'est c'est encore une dépense énorme. Non. Bon, écoutez, bah là, je dois dire que le gouvernement pour l'instant, on a quand même un gouvernement qui est pas très généreux euh dans la mesure où je sais pas si vous savez, mais une partie la ministre de la des transports euh qui a dit au aux Israéliens qui qui sont prolonger vos vacances de prolonger vos vacances profiter de vos vacances.
16:16 Bon, je pense pas que c'est effectivement ce que j'aurais dû dire mais ça c'est un autre problème. Mais non, une partie des Israéliens payent pour leur vol. OK. c'est-à-dire les les billets d'avion euh qui sont surtout je parle pas maintenant des compagnies israéliennes parce que les compagnies israéliennes Israël et Arkia elles elles font revenir leurs passagers euh en priorité parce que finalement et Khaifa et je rajoute ce sont leurs clients donc il les font revenir sans leur payer puisqu'ils avaient un billet. OK.
16:45 Maintenant, la question se pose pour tous les autres euh autres qui qui sont qui qui sont partis avec d'autres compagnies et c'est là que effectivement alors d'abord ils devraient attendre bah qu'ils sont en en je dirais ils sont ils sont ils sont pas en en caraf on dira qu'ils sera en cara bloqué et et une partie aura à payer des des bien sûr donc c'est pas le gouvernement ne va pas nécessairement subventionner ce retour c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles et là il y a un gros problème à mon avis et là une fois de plus Il y a pas que des bonnes choses qui se passent mais le fait que par exemple on on limite énormément la sortie des Israéliens maintenant à l'étranger.
17:25 Pourquoi ? Alors justement parce que le gent se dit on va pas faire sortir les gambes pour ensuite les faire revenir. Non, je pense que ils se servent d'un d'une je dirais d'un prétexte qui peut-être ça tient debout peut-être mais de façon limitée, c'est justement de d'avoir un minimum de personnes à l'aéroport pour ne pas les mettre en danger et cetera.
17:43 Mais là, cette mesure par exemple est une mesure qui est absolument scandaleuse et d'ailleurs et le secteur privé israélien, pas seulement lui, est en train de vraiment de de de prendre des mesures contre le gouvernement à ce niveau-là parce que finalement on n'est pas dans un pays où les gens veulent veulent s'enfuir.
17:58 Au contraire, ce qu'on voit justement c'est c'est les Israël, il veut revenir. Donc c'est pas c'est pas le problème. pas qu'on on veut arrêter des gens pour qu'il partent, mais il y a des gens qui ont des obligations à l'étranger, des hommes d'affaires desir rendez-vous, des techniciens qui doivent réparer des machines qui ont vendu à l'étranger.
18:14 Il faut prendre l'économie israélienne, c'est une chose à mon avis qu'il faut d'ailleurs vos vos téléspectateurs doivent le savoir ou ne le savent pas. Il faut comprendre que l'économie israélienne continue à fonctionner, les ports continuent à à fonctionner, les banques marchent, l'électricité, il y a pas de coupure de courant, les je dirais même il y a c'est vrai qu'il y a eu pendant deux ou tr jours des gens qui il y a une une certaine, je veux dire un genre de de couvre-feu.
18:40 OK, mais autrement l'économie continue à fonctionner. les usines, les gens sont retournés travailler dans des dans leurs usines euh s'il y a dans l'usine le nécessaire pour pour les pour pour il y a une alerte et comme malheureusement ça fait déjà un an et demi ou même plus que on est en situation là euh finalement beaucoup d'endroits ont on le ont la possibilité de protéger leurs travailleurs.
19:07 Donc la machine économique israélienne continue à marcher. Alors, c'est vrai que c'est pas tout à fait retour à normal, mais beaucoup de choses fonctionnent et d'ailleurs le fait qu'il y a eu le le Covid a a également déjà, je dirais donné, ça été un galot d'été, ça été un galot. Voilà, ça a été où beaucoup de choses peuvent se faire à distance dans le highch certainement, dans les finances, il y a beaucoup de choses qui peuvent se faire à distance. Euh c'est vrai que l'éducation alors on a de la chance que maintenant on est à la fin de l'année scolaire donc au moins pauvres étudiants, les pauvres lycéens, les pauvres scolaires n'auront pas à faire leur leur études par Zoom, ce qui est pas facile, mais ils ont droit à des vacances.
19:48 J'espère qu'ils feront des vacances au mois de juillet et du mois d'août, mais la machine économique israélienne fonctionne et ça c'est une chose qu'il faut faire comprendre pardon à nos partenaires à l'étranger parce que il arrivent pas à comprendre comment un pays eux ce qu'il voi ce sont des des photos de Tel-Aviv où effectivement des dégâts il y a eu des dégâts majeurs dans des droits dans des endroits très spécifiques mais la quasi majorité je dirais de de de de pays fonctionne et d'ailleurs Mais c'est vrai que les attaques iraniennes sont beaucoup plus destructives que celles qu'il y avait avant de ennance de Richbala ou du Ramas.
20:27 Et mais même les les les les régions frontalières, ça soit le long de la bande de Gaza ou le long de la frontière libanaise, pendant toute la période, les usines qui sont là-bas, les entrepilles qui sont là-bas ont continué à travailler presque presque immédiatement après le 7 octobre. Donc là aussi, je veux-à-dire quand on parle de la résilience de l'économie israélienne, quand on parle justement de euh de la force euh de la société israélienne, je pense que ça c'est il faut il faut le dire, c'est cette capacité de malgré des situations très stressantes, les gens essayent au maximum de de retourner à la normale, de continuer à travailler.
21:05 Le travail sert en fait de genre de de de d'ancre stabilité. Bon, il y a et et donc et on a toujours une pénuerie de main d'œuvre. Donc si vous voulez venir travailler en Israël, il y a pas de problème de chômage. Le chemin à ce sujet, il faut il faut y arriver.
21:23 C'est vrai que c'est pas possible. Oui, il faut y arriver. Faut d'y arriver. Oui. À ce sujet, où on sent nos relations économiques, je saute pas du cocalin, mais ça fait partie également de de la macro de la macroéconomie de ce pays. Où sont les relations ? Est-ce qu'elles existent toujours des relations économiques avec nos voisins arabes à cor de Braham ou pas ? Écoutez, c'est c'est assez intéressant. C'est vrai qu'on en parle pas trop pour des raisons évidentes, mais par exemple l'un des pays avec lesquels d'abord il y a aucun pays arabe des accords d'Abraham avec lesquels nous avons donc des relations diplomatiques qui n'a ront plus les relations diplomatiques avec Israël.
21:56 Euh il y a l'ambassade du Maroc, l'ambassade de l'Égypte, de la Jordanie, euh de du Bahrein, des des Émirats arabes unis euh qui sont toujours euh qui s'ouvrent là et de la Jordanie. Donc ces pays-là n'ont pas rompu donc on ne on en parle pas trop dans la presse et on en fait pas trop euh de bruit.
22:19 Euh mais d'agor c'est une chose qui est assez assez étonnante. Le seul pays avec qui a rompues relations économiques avec Israël, c'est la Turquie. D'ailleurs, sans avoir rompuatiques, mais c'est vrai que il y a quelques mois, Erdogan a complètement stoppé les impôts et les exportations. Et d'ailleurs, l'un des pays qui a le plus bénéficié de ça, c'est l'Égypte. puisque finalement nous importions beaucoup de de produits surtout de produits de matériaux de construction pour pour le bâtiment en Israël, du ciment, des céramiques et tout ce que vous voulez.
22:51 Et en fait euh les les les Israéliens ou les promoteurs israéliens se sont retournés vers tournés vers l'Égypte et l'Égypte aujourd'hui remplace en grande partie une partie de ses importations en prenant de la Turquie. Enfin que Erdogan avait en tête que il allait faire un rapprochement et la Jordanie, voilà, et l'Égypte et et les relations avec la la Jordanie continue également et avec le Golf.
23:15 Là aussi, il y a toujours d'ailleurs, il y a même encore des des compagnies israéliennes qui exposent dans des salots euh dans les dans dans les Émirats euh et pour l'instant ça se passe et j'espère que ça va continuer. Il est certain qu'avec maintenant la guerre avec l'Iran, je pense que les pays arabes sunnites ne sont ne sont pas mécontents de ce qui se passe.
23:39 qu'il faut dire franchement l'Iran était une est toujours l'ennemi héréditaire des une menace une menace pour pour ces régimesl faut pas oublier les Iraniens ne sont pas des arabes c'est non non c'est des perses ce sont des perses pas des arabes des perses et ce ne sont pas des cyniques non plus non des absolument c'est très important catarivas catarivas euh justement donc on parlait des des accords d'Abraham, vous avez parlé enfin les pays qui font partie des accords d'Abraham, vous avez parlé, vous avez dit un mot magique salon et moi tout de suite j'ai pensé à au bourger.
24:18 Alors, il y a des salons qui peuvent se prendre qui qui existent ailleurs. Au bourger, rien. C'est c'est incroyable. Je dois dire que ayant quand même un certain sentiment vis-à-vis de la France parlant donc couramment la langue, dire que je suis très très déçu du comportement du président français. Je pense que la ce qu'il a fait les mesures qu'il a pris le comme un comme un voleur au milieu de la nuit d'aller et de fermer le stand de trois entreprises israéliennes qui finalement allit allit montrer un équipement qui finalement est peut peut sauver peut sauvegarder peut aider les Européens dans leur peut-être conflit à venir et tout ça pour des raisons et il faut le dire à mon avis de façon la plus claire pour des raisons purement commercial.
25:09 Euh c'est-à-dire que monsieur Macron qui à mon avis a peur d'une concurrence, c'est une concurrence et en fait il a là il s'est comporté vraiment d'une façon je dirais très déloyale. surtout que j'ai été moi-même impliqué auparavant avec Eurosatourouille et Euronaval où là aussi il y avait eu des tentatives de pression pour des politiques et que finalement pour le Bourget, il y avait eu donc des des pour parler avec les les responsables du Bourget et ils ont tout à fait comprendre que non Eurosatori et Euronaval ça n'allait pas se reproduire pour le bourget.
25:46 Alors, apparemment, comme vous le savez, ça a été écrit, c'est les les autorités françaises ont demandé que les stand israélien enlève leur jeis les les armes agressives, les armes vous les cones offensives. Les armes défensives. Ça veut dire quoi ? Un revolver, c'est une forme offensive ou défensive ? Oui, vous avez raison mais absolument. Dépend comment vous en servez. Donc c'est de l'hypocrisie pure totale totale et c et je pense que d'ailleurs ça va nuire à la France, ça va nuire à la position de la France, ça va nuire même je pense à la à l'industrie militaire française qui c'est vrai est en concurrence avec Israël.
26:27 Il y a des grands contrats que où les Français et les Israéliens sont côte à côte. Le dernier grand contrat était un contrat euh ça a été publié au Maroc pour des pour des satellites de communication et nous avons gagné le contrat parce que nous étions et moins chers et meilleurs. Donc laissons la concurrence gagner. Je pense que ça fait partie des des règles du jeu. Mais mais bon là apparemment je pense que monsieur Macron a fait une grave erreur mais si je si je comprends bien c'est pas la seule qui l'a fait dernièrement. Non non, je Alors ce sera ce sera ma dernière question d'un K d'arriva.
27:02 Je rappelle que vous êtes quand même un spécialiste économique. On a parlé de la France, on a parlé des pays arabes, on a parlé de de la macroéconomie de guerre ou pas ? Ma dernière question parce que je sais que vous êtes bien impliqué où on malgré ça malgré tout ça malgré ces guerres malgré leas malgré Hezbollah et malgré l'Iran où on sont nos accords de libre échange avec l'UE et avec la Grande-Bretagne alors là on a là aussi il faut faire attention parce que les gens aiment aiment lire les titres mais ne lisent pas d'habitude les articles qui sont sous ces grands titres qui d'habitude il y a une déformation alors tout d'abord c'est vrai nous avons un accord de libre échange depuis 1960 75 qui a été ratifié en l'an 2000, un accord d'association avec l'Union européenne et c'est vrai qu'au dernier conseil les Européens ont demandé au 17 sur les 27 ont demandé une réexamination d'une clause, la clause des droits de l'homme qui apparaît dans ce dans ce dans cet accord pour justement voir dans quelle mesure est-ce que il y aurait pas eu là des dérapages et que Israël ne suivait pas les normes et les valeurs nécessaires.
28:09 Je rappelle que l'Union européenne a des a des accords d'association de gens-là avec des pays où là on se pose pas la question que ça soit l'Algérie, que ça soit le Maroc, que ça soit la Tunisie, que ça soit l'Égypte, que ça soit et j'en passe. OK ? Donc là pourquoi ? parce que une fois de plus Israël c'est on a droit à un traitement différent mais je ne pense pas que les accords aujourd'hui sont en danger entre nous et l'Union européenne. Tout d'abord parce que il faut l'unanimité pour aborder pour les dénoncer pour les dénoncer pour dénoncer ces accords et nous ne sommes pas là et certainement pas après après ce qui s'est fait avec l'Iran ou même le chancelier allemand a été le seul à avoir le courage à dire les Israéliens font travail pour nous, il faut les remercier.
28:51 que là, je pense que les choses sont bien claires face à l'Europe. La Grande-Bretagne là aussi ce qui a été annoncé c'était en fait le gel de négociation sur l'amélioration de l'accord de libre échange qui existe déjà entre Israël et la Grande-Bretagne puisque quand la Grande-Bretagne a quitté le le le marché communion européenne, le l'accord qui était en cours entre nous et la Grande-Bretagne tant qu'elle était dans l'Union européenne a continué je dirais à gérer nos relations.
29:22 qu'on a un accord du livre champ et il était question depuis 2 3 ans d'ailleurs d'essayer de d'avancer d'aller plus loin avec un accord. Bon point et c'est vrai que il y avait déjà eu des problèmes et là pour des raisons politiques les les Anglais ont décidé de geler la négociation qui de toute façon était déjà un petit peu enligé.
29:39 Donc je pense que il faut pas je je ne suis pas euh tout à fait je veux dire j'ignore pas le problème qu'aujourd'hui a Israël ou avait à mon avis plus Israël avant le le 13 juin d'image de Marc avec effectivement les choses qui à Gaza qui qui posent beaucoup de questions même les Israelens se posent beaucoup de questions sur la manière dont la chose se déroule à Gaza et euh mais euh et mais quand on regarde est-ce que les questions de boycott d'Israël boycotte de prodig israéliens Finalement, ça fait une fois de plus, ça fait 77 ans que les pays arabes essayent de faire la guerre économique à Israël et pour l'instant, on voit quel est le pays qui a le plus d'allifement étrangers dans la région malgré toute la guerre économique contre lui. Donc l'arme économique, c'est pas nouveau. Elle a également eu différentes phases, des phases qui étaient des phases gouvernementales où il y avait les les pays même faisaient le boycotte. Ensuite, il y a eu des lois antiboycott dans les pays.
30:34 Ensuite, c'est passé par une phase par une phase qui était une phase de ce qu'on appelle le boycotte, je dirais populaire où ce sont des gens qui eux même ne veulent plus acheter du des produits israéliens mais il y a pas beaucoup de produits israéliens que vous trouvez nécessairement sur étagève mais ce qui inquiète le plus c'est ce qu'on appelle le boycotte silencieux c'est-à-dire des compagnies ou des boîtes ou même des consommateurs qui bon ils ont pas besoin d'expliquer mais ils évitent une relation commerci social économique avec Israël pour des raisons.
31:07 Alors, ils vous diront que c'est peut-être pour des raisons ilsont même pas une façon claire pourquoi ils veulent arrêter leur contrat avec Israël. Ça c'est plus inquiétant mais et c'est difficile également à chiffrer parce que on sait jamais si une compagnie décidée de ne pas investir en Israël. Euh bon, c'est différent d'une compagnie qui décide désinvestir et le nombre de compagnies qui ont désinvesti en Israël pour des raisons euh politiques sont je peux peut-être les compter sur les mains de sur les doigts d'une main ou de deux au grand maximum.
31:37 Donc euh la guerre économique, elle existe. Il faut prendre ça en considéation. Il faut lutter contre le boycotte euh ouvert, le boycotte euh silencieux, toutes sortes de discriminations vis-à-vis d'Israël parce que finalement Israël a le droit à être traité comme un pays euh qui est un pays ouvert, démocratique, libéral et qui a sa place euh dans le monde comme n'importe quel autre pays occidental.
32:03 Et bien cadar, merci merci beaucoup pour ces éclairages. Une période assez trouble que nous traversons non seulement depuis plus de 600 jours mais encore pire depuis 10 jours avec l'Iran. On aura certainement l'occasion de revenir vers vous pour d'autres d'éclairages. Je rappelle que vous si vous êtes intéressé à nos émissions, vous pouvez d'abord vous abonner et puis aussi vous pouvez la retrouver en sur la chaîne Annatel. Mais par ailleurs également sur euh YouTube et sur la chaîne Tandem TV. Dame Crivas, merci beaucoup et comme on dit en hébreux que de bonnes nouvelles.
32:44 [Musique]