0:12 Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Tandem TV, bonjour Bruno Lellouche. Bonjour William, bonjour enchanté. Alors vous êtes chirurgien orl, vous avez été responsable de Hadassah France, puis de Mada, Maghendavid Adam France. Aujourd'hui en Israël vous êtes actif Mada avec des gardes dans les ambulances, puis vous avez créé Netsarch en France.
0:38 Après le 7 octobre, et bientôt Netsarch en Israël, d'ailleurs, d'ailleurs, je suis très heureux d'annoncer à La Fouland des Lires votre installation à Tel-Aviv, mais enfin l'interview, je donnerai le téléphone de votre cabinet musical, en Israël on peut me faire. Alors Dr Bruno Lellouche, c'était Tel-Aviv. Dr Bruno Lellouche, expliquez-nous ce qu'est Netsarch et quelles sont ces activités en France et en Israël, et si je ne me trompe pas, tout a commencé avec un groupe WhatsApp.
1:08 Après le 7 octobre c'est ça ? En effet, juste une petite pression, j'étais un des responsables de Hadassah et de Mada, il faut le préciser, c'est important. Donc oui en effet, comme j'étais, nous étions en Israël pour le 7 octobre, le 7 octobre 2023, comme tous les ans on vient passer les fêtes avec ma famille en Israël, et donc sidération le 7 octobre à 6h29, le téléphone qui vibre et qui tombe tellement il y a de d'alerte, donc on court dans les escaliers, enfin comme tout le monde malheureusement, tout le monde pourra se souvenir, c'est comme ça a aucun rapport, mais c'est comme la finale du monde de fout en 1998, on se rappellera où on était le 7 octobre 2023 à 6h29, on pourra se dire j'étais là avec qui j'étais ce jour-là, et donc après 24-48h de sidération, il a fallu faire quelque chose parce qu'on ne pouvait pas rester tranquillement à la maison pendant qu'il y avait des massacres à droite à gauche et qu'il y avait des jeunes qui partaient.
2:14 Je me rappelle, le 9 octobre, je crois que j'étais déjà sur la route, et quand on allait dans le nord, on voyait des kilomètres de fil de voiture sur le bord de la route, comprenez pas ce que c'était, et en fait on avait compris après que c'était des soldats qui allaient à leur base, en tout cas là où ils étaient appelés, et donc ils avaient jeté leur voiture sur le côté, et c'était vraiment des kilomètres de voiture comme ça.
2:37 Et donc avec des amis, le 9 octobre, je me rappelle, leur précise parce que le téléphone s'en rappelle, on a créé un groupe WhatsApp, j'ai envoyé à plein d'amis, on a besoin de votre argent, parce que si vous voulez aider Israël, il n'y a que comme ça, vous pouvez le faire. Et en 24 heures, on a collecté plus de 100 000 euros et avec cet argent, on a pu aider les gens qui en avaient besoin, en particulier les softeurs, les kibbutniks qui partaient de leur village, qui étaient à droite à gauche, et on a pu acheter, apporter du matériel, et c'est comme ça que c'est parti.
3:16 Et c'est comme ça que le WhatsApp a été créé, pourquoi WhatsApp ? Tu veux dire Eternité, je crois ? Voilà, je vais vous donner quelques petites confidences. En fait, le premier voyage que j'ai fait en Israël, j'avais 17 ans, c'était avec Shalom Vahre, qui est devenu un ami, qui est peut-être la personne d'Israël qui a fait le plus monté de monde et qui se restait là, avec l'Adiah de groupe, qui est continue d'ailleurs.
3:40 Et donc le premier voyage s'appelait Netsar Israel, Eternité d'Israël. Et donc on a cherché un nom, et puis Netsar, ça sonnait bien, c'était joli, ça se prononçait facilement, et ça avait une signification énorme, parce que Netsar Israel noyait chacun, c'est tiré d'un verset de la Bible, du livre de Samuel, c'est une aftarah qu'on lit une semaine avant le pourri.
4:08 Et donc ça veut dire l'Eternité d'Israël ne s'est démentirable jamais. Et c'est aussi quelque chose de très important, parce que la bréviation, c'est Nili. Nili, c'est un prénom très usuel en Israël pour des garçons et pour des filles, et il y a des rues Nili partout dans Israël. Et Nili, c'est aussi, et tout ça, en fait, je l'ai appris après avoir choisi ce nom.
4:33 On a appris que Nili, c'était le premier service de renseignement israélien dans les années 20 pendant l'Empire Ottoman avec la famille Abrahamson, d'un frère et une sœur, et en fait ils étaient là pour aider les Anglais à faire tomber l'Empire Ottoman. Et c'est eux, et Nili, c'est aujourd'hui, c'est le service, enfin l'unité qui est faite pour éliminer tous les gens qui ont participé au 7 octobre.
4:58 Et c'est Benjamin Netanyou qui a créé Nili au mois de novembre 2023. Donc régulièrement on voit celui-là, il a fait ça, celui-là, il a fait ça, mais il n'existe plus, et bien c'est aussi ça. Donc après coup, ça a été un mot extraordinaire le tout. Alors Netzar est en France, c'est aussi en Israël.
5:19 Quelles sont vos activités à la fois en France et en Israël ? On va commencer par la France. Alors Netzar en Israël, c'est en train d'être créé, c'est un peu plus compliqué en Israël au niveau juridique, d'ici quelques jours ça va être créé donc très fier de cela. En France donc on existe depuis deux ans et demi à peu près.
5:37 Et donc en France on a pour but de collecter des dons d'abord, de faire des activités en France également. On a participé à pas mal de manifestations durant le 7 octobre. On a aidé beaucoup beaucoup les familles et des otages qui sont venus en France. On les a fait rencontrer du monde important dans la région d'Histoise, à Paris, à Cannes, à Marseille.
5:59 On a fait venir une dizaine de familles qui sont devenues des amis maintenant. La famille de Avinathan Or, le petit copain de Noir-Gamani, l'ex-petit copain du monde Noir-Gamani. Malheureusement le père de Alon de Tamir Nimrodhi qui est décédé. Il y a beaucoup d'amis qui nous ont accompagnés. Il y a Yelette Samerano, la mère de Jonathan Samerado et beaucoup d'autres.
6:32 On les a fait venir. On a participé également à des réunions avec le CRIF Sud-Est, avec le CRIF à Paris, de beaucoup de manifestations. Ça c'est au niveau associatif et tout ce qu'on a pu organiser. Mais surtout, et on a pu, grâce à aujourd'hui, j'ai regardé ça hier en préparant l'émission, plus de 5200 dons différents.
6:57 On a pu être donnés à Netsar qui les a dépensés en Israël dans sa plus grande partie pour aider les gens qui ont besoin ici. Vous savez, William, des astres que ça a entraîné depuis le 7 octobre. Vous avez tous des personnes défavorisées. Mais j'ai lu quelque part sur votre site. C'est sûr que vous êtes des personnes défavorisées en Israël, et même peut-être en France, je ne sais pas.
7:32 Mais vous dites aussi que vous luttez contre les discriminations en France et en Israël, expliquez-nous. C'est-à-dire, on s'est rendu compte que les discriminations sociales, c'est-à-dire qu'on ne peut pas s'occuper de tout en petite association qui grandit, bien sûr, mais en milieu. Chacun son rôle. Donc au niveau social en France, en Israël, c'est terrible ce qui arrive.
7:59 En Israël, il y a quelques jours, le patron de la tête, d'ailleurs avec vous, il a dit qu'il y avait 25% de la population qui vivaient sous le seil de pauvreté. Ça veut dire 3 personnes sur 10 dans la rue que l'on peut rencontrer. On s'en rend compte, parce qu'il y a beaucoup d'Israéliens et de francophones qui sont tout à fait défavorisés.
8:29 Alors pour notre part, on s'occupe plutôt des francophones, parce qu'on ne peut pas s'occuper de tout le monde. Et grâce à, on travaille beaucoup avec l'association Calita qui s'occupe des francophones en Israël et qui fait beaucoup. Et donc grâce à ça, on s'est rendu compte qu'il y avait des familles. C'était un vrai désastre.
8:47 C'est-à-dire qu'il y a des gens, moi je suis allé voir des gens dans leur chez eux. Dans le frigo, il n'y a rien. Il y a de lits de lait et dans leur placa, il y a un peu de pâtes. C'est des gens qui mangent de la viande, peut-être, même pas une fois par semaine pour chavates.
9:00 Et ces gens-là, on se doit de les aider. En France, il y a aussi des problèmes, et elles font social, par exemple, qui s'occupent très bien des hérités. On ne peut pas chacun son truc. Le Fonds Social fait des choses magnifiques. Nous, on s'en occupe plutôt en Israël. On essaie d'aider en France quand on peut.
9:20 Mais c'est notre devoir. Notre devoir. On doit aider ces gens-là. C'est primordial. Nous, on aide à peu près 100 à 120 familles francophones en Israël en leur donnant des bons alimentaires. On donne des bons alimentaires à des gens en Israël. Tous les mois, on leur donne un bond de 600 chéquelles à peu près, ce qui leur permet de mettre du beurre dans les épinards.
9:47 Et donc, ça fait à peu près 2000 euros par an, à plus de 120 familles. Ça fait des budgets importants. Mais ces gens-là, on les empêche de soigner. Je vais donner quelques exemples de vos campagnes, de vos activités en Israël, des paniers de pourrime, des cadeaux de Hanukkah, des cartes cadeaux aux enfants.
10:14 On va parler aussi des enfants. Vous pouvez nous parler des cartes alimentaires. Même des médicaments et des produits de secours. Vous allez jusque-là. Ça, c'était au début de la guerre. Au début de la guerre, grâce à mes amis Nissoy, que vous êtes originaire de Nice. Oui, je suis originaire de Nice, du Sud.
10:34 Grâce à mes amis Nissoy, Canoies, aussi parisiens, aux pharmaciens, ça a été incroyable. Si on met ça en euros, on a pu apporter plus de 400 000 euros de matériel médical en Israël. Au début, il manquait de tout. J'ai une copine qui est infirmière à côté de Zerot. Elle a accueilli sur le terrain du Yishu, à côté de Zerot, des hélicoptères de l'armée.
11:06 Au début, le 7, le 8, le 9 octobre, qui est ramené des blessés pour les transférer en Israël. Elle n'avait plus rien. Elle est infirmière. Elle avait une infirmière riche chez elle. Il y avait plus de matériel. Un jour, on a débarqué avec 4 voitures remplies à bord. On avait une tonne de matériel dans les voitures.
11:22 On a pu leur donner tout ça. C'est épique ce qu'il y a pu se passer. Il y a plus de 3000 valises qui ont transité par Ben-Gurion avec du matériel médical qui a été donné ici en Israël. C'était une chaîne de solidarité. C'était incroyable. Les amis pharmaciens, je leur envoyais un message. En deux jours, je leur dis qu'il nous faut des crèmes.
11:46 Des crèmes pour les pieds. Les sauveteurs, ils avaient beaucoup de problèmes. Ils n'avaient pas leur chaussures pendant des semaines. En quelques jours, on avait 300 kilos de crèmes qui arrivaient. C'était des trucs. Vous avez cité le fonds social. Je connais bien. Vous avez cité également Calita, la tête. Est-ce que vous êtes complémentaire de ces grandes associations ou qu'est-ce qu'il vous différencie ?
12:14 En effet, je pense qu'on est complètement complémentaire. Nous, quand on nous demande quelque chose, en 24 heures, le problème est réglé. Les grandes associations, c'est beaucoup de monde. C'est des décisions. C'est beaucoup de gens qui doivent décider. Malheureusement, c'est beaucoup de frais aussi. Nous, on a zéro frais, zéro salarié, pas de loyer.
12:33 Quand on a des frais, c'est nous qui les payons personnellement. Donc, c'est 100% du don qui est envoyé sur le lieu, sur l'endroit où il doit arriver. Par exemple, là, on est en train de collecter pour les colonies de vacances. La fin de l'année arrive et donc il y a les colonies de vacances.
12:50 Il faut savoir que les colonies de vacances, ce n'est pas seulement pour envoyer des enfants en vacances. C'est important. C'est des enfants défavorisés, je répète. Ce n'est pas des enfants dont les parents peuvent payer des vacances. Ce sont des enfants qui resteront chez eux ou dans la rue parce que les parents ne peuvent pas payer leurs vacances.
13:06 Les colonies de vacances, c'est aussi important parce que quand les enfants vont en colonies de vacances, les parents peuvent travailler. Vous savez qu'en Israël, l'école termine à 13h, 14h, 15h, les parents parfois doivent s'empêcher de travailler pour garder leurs enfants ou payer en plus des garderies. Et pendant le mois de juillet, il n'y a plus d'école.
13:28 Donc, les parents parfois se mettent en vacances sans sol pour garder leurs enfants. Donc, c'est aussi un lien social et un lien qui permet aux parents de continuer à travailler. Et donc là, on collecte pour les colonies de vacances. On va faire équalité. L'année dernière, on a envoyé 369 enfants. Cette année, on espère 500 et peut-être beaucoup plus.
13:49 Et bien, en 48h, on a collecté plus de 25 000 euros en France pour ces vacances. Ça coûte 126 euros pour un enfant pour une semaine. Il y a des subventions aussi des villes. Et donc, c'est important. Et ça, si vous voulez, et demain, on vire l'argent. Donc, c'est réglé. Il n'y a pas d'intermédiaire.
14:13 Voilà, c'est très rapide. Les grosses associations, elles ont des choses très importantes qu'elles peuvent faire. Chacun son rôle. Et nous, on est sur le terrain directement. Alors, vous dites aussi, je dis, le site de NetSar, on pensait quelque chose d'intéressant. D'ailleurs, promouvoir la vie multi-culturelle entre les individus en Israël. Alors ça, je n'ai pas compris ce que ça voulait dire.
14:37 C'est pas des chino-rhymes quand même. Non, non, non. Pendant les colonies de vacances, par exemple, il y a des laïcs, il y a des religieux, il y a des vues de gauche, des vues de droite. Pensant que le problème futur en Israël, ça va être la frontement en Israël. Ça peut être la frontement en Israël.
14:55 Ça existe déjà, malheureusement. Vous le savez bien, entre les religieux, les non- religieux, les gens de droite, les gens de gauche, la vective est continue et ce n'en arrive pas encore au coup et blessure. Mais on peut être différent, on peut ne pas être du même avis, mais on peut essayer de se parler normalement.
15:16 Et donc, on essaye, par exemple, dans ces colonies de vacances. L'année dernière, j'étais à Jérusalembois, voir ces colonies de vacances. Il y avait des petits-enfants avec les payotes, la kippa, les tits-tits de katab. Il y avait des enfants qui ne mangeaient pas qu'à cher. C'est peut-être en mélangeant ces gens-là, dès le début qu'on peut arriver.
15:34 Et l'armée, on est l'exemple type dans l'armée. Moi, j'ai plein d'amis. Ils sont de droite, de gauche, religieux par religieux. Ils sont moqués. Quand il reçoit des bombes, ça ne fait pas le tri. Et c'est vrai, d'ailleurs, d'ailleurs, à l'heure où nous parlons, il y a peut-être des grands axes israéliens qui vont être bloqués par des manifestations d'orthodoxe, à blessure, à rédime.
16:00 Et c'est dommage parce que c'est quelque chose qui, moi, me perturbe, on va dire, personnellement, cette dichotomie dans la société israélienne. Non, en fait, ça, c'était notre histoire. Alors, vous dites aussi, enfin, vous écrimez plutôt, faire connaître le... Oui, je l'ai bien lu. Faire connaître le développement technologique en Israël. C'est-à-dire... Bah, l'Israël est...
16:27 Par exemple, moi, j'écoute beaucoup Daniel Rouache, qui est un important économie en franco-israélien. Il a révélé, il y a quelques jours, que la tour Eiffel et de grands monuments français étaient protégés par des techniques israéliennes. Les gens ne le savent pas. Protéger de manière sécuritaire. Protéger de manière dans tout ce qui peut être haqué, pas au niveau protection et sécurité.
16:57 Mais tout ce qui est en-dessous, qui peut protéger ce genre de bâtiment, c'est protéger par des techniques israéliennes. Et ça, c'est important de faire... Ne le dis pas trop fort, parce qu'il y a Eiffel. Il n'a même pas cité l'entreprise qu'il faisait. Il n'a même pas cité l'entreprise, parce qu'il a dit, on m'a dit, ne pas le faire.
17:16 Il n'a pas cité l'entreprise. Et donc, tout ça, ça peut être développé au niveau du public en Israël, en France. Alors, malheureusement, les gens qui nous écoutent sont principalement juifs. On essaie de... Mais je pense que la plupart des... Évidemment, on va enlever 20% de la population française qui n'aime pas les juifs, au moins 20%.
17:40 Elle est fille et autre. Mais le restant, c'est une majorité silencieuse. J'y suis sûr qu'il beaucoup aime Israël. Mais il le dit pas, parce qu'il ne pense pas Israël du matin au soir comme nous. C'est normal. C'est un autre choix d'affaire. C'est ce qu'on appelle la France profonde. Effectivement, la France profonde, je ne pense pas qu'elle soit réellement anti-Israélienne, voire même anti-Sémite.
18:01 Mais là aussi, c'est un autre sujet. D'ailleurs, je vais arriver, je vais parler de anti-Sémitisme, j'aurais pu dire, anti-Sionisme, parce que également, vous dites, c'est un peu votre profession de foi que j'ai envie de lire, vous perpétuez le Sionisme par l'éducation. Ça, c'est un grand projet. C'est un grand projet, vous savez, même en Israël, il faudrait le faire ça.
18:23 Parce que le nom de gens qui ne connaissent même pas le mot Herzel, ça court les rues. Je parle pas de la religion, je parle de Herzel. Et par exemple là, on n'a qu'un projet, alors c'est encore qu'un projet, mais c'est un film sur Herzel qui s'est fait récemment en Israël, et qu'on va essayer de développer et de montrer en France.
18:41 C'est un film sous la forme bandes dessinées, qui dure une heure et demie, donc un vrai film, qui est extraordinaire. C'est un long mitrage qu'on pourra projeter en salle. Ça, c'est important parce que c'est le fondement... C'est un film qui a déjà été fait ? Oui, oui, oui. Il a été déjà projeté en Israël dans quelques festivals, et son producteur et son réalisateur est en train de le faire savoir, et on a été contactés il y a quelques jours, et ça va, j'espère, se faire.
19:16 Ça, c'est important parce que c'est le fondement, c'est la base. Si on ne connaît pas la base, on ne peut pas grandir et défendre des choses. Et c'est important de... Les enfants, en France, dans les écoles juives, la plupart, ils ne savent pas parler en hébreu, alors qu'ils ont fait 12 ans d'écoles juives.
19:34 Ils finissent leur circuit, ils n'ont même pas appris l'hébreu, et ils savent très souvent même pas ce que c'est le sionisme. Ils savent leur livre de prière. Ils connaissent les prières, ils savent souvent même pas les traduire, mais ça ne met pas ce qu'ils disent en général. Mais ça, ils connaissent bien les prières.
19:52 C'est important. Certaines écoles, il y en a d'autres, ce n'est pas pas ça, sinon je vais me faire des ennemis. Mais ce n'est pas un problème pour moi. Ce n'est pas un souci. Je suis assez cash comme vous, William. Il y a certaines écoles. Certaines écoles, voilà. Certaines écoles, ils finissent très bien prier, mais ça ne met pas ce que c'est le sionisme.
20:12 C'est important à nos yeux. Alors, il y a une activité importante. Et qui, moi même, c'était par cette activité que je suis arrivé vers vous, je vais le dire. C'est la prise en charge des personnes avec des syndromes post-trauma, post-traumatique en français avec les chiens de l'espoir. Alors là, c'est très important, il faut qu'on en parle.
20:32 Ah ouais, ça c'est quelque chose d'incroyable. À l'initiative de mon amie Nathane Vatine, de Kéren, hors Césaria, c'est lui qui a l'initiative de ça, donc il faut lui rendre cet honneur. Nous avons, parce que depuis le début, on travaille maintenant la main, nous avons tout de suite vu l'importance du problème post-trauma. C'est, à mon avis, l'avenir d'Israël.
20:54 L'avenir peut être compliqué d'Israël, parce que tous ces gens post-trauma, c'est vraiment une catastrophe. Ah, les post-traumats peuvent quelque part perturber l'avenir de la population israélienne, ça veut dire. Parce que la plupart, c'est des jeunes. Ça, c'est le médecin qui parle. Oui, on n'en parle pas tous les jours, mais il y a quasiment un suicide tous les jours de ces jeunes-là.
21:18 Un suicide par jour. Oui, oui, oui. J'ai discuté avec des collègues des psy-israéliens. On collabore aussi avec d'autres associations israéliennes qui s'en occupent différemment. Donc quelqu'un qui a ramadgan, on les a aidés récemment. C'est un suicide par jour. C'est des jeunes qui sont complètement détruits. Et je les vois. Donc je peux vraiment parler.
21:42 Moi, ça m'a sidéré. Je ne pensais pas que les gens pouvaient être atteints à ce point. Alors il n'y a pas que les soldats ou ceux qui sont après soldats. Il y a tous les gens. Vous et moi, on a été traumatisés. J'ai vu une patiente. Moi, je l'avoue depuis longtemps. Moi, j'ai vu hier une patiente à Tel-Aviv qui est venue me voir qu'on a un problème au RL.
22:06 Il y a eu des symptômes d'impostroma. Je ne vais pas rentrer dans les détails médicaux. Ce n'a pas d'intérêt aujourd'hui. Et donc, sous ces gens-là, on a essayé d'aider vraiment ceux qui ne sont vraiment pas bien et avec les chiens. On s'est aperçu et c'est connu. Ma propre fille a fait une thèse là-dessus. Elle est vétérinaire.
22:28 Elle a fait une thèse sur ce problème-là. Je pourrais vous l'envoyer. Elle a montré que les chiens étaient les meilleurs amis de l'homme. On le sait. Que le chien n'attend rien en retour. Que le chien n'a que de l'amour à donner. Que le chien, il apaisent les gens. Il n'y a qu'à voir toutes les personnes âgées qui ont des chiens.
22:47 Parfois, elles se retrouvent toutes seules. Il ne reste plus que le chien avec elles. C'est pas la pleine de me regarder comme ça. Non, j'ai parlé des personnes âgées. C'est gentil. Et donc, les chiens, on l'a vu. C'est connu par les psy, par les gens qui s'occupent des chiens. Il apaisent les gens.
23:06 Et donc, on a, avec Kérenor Césarria, on fait dresser des chiens dans des chenilles. Et en particulier dans un chenille qui est à côté de Rannana. Il y a aussi à part d'Aestrana. Mais Rannana, le chenille est très grand. On en a déjà plus de 84 chiens qui ont été dressés. Ça dure entre 4 et 6 mois ce dressage.
23:25 Ça se fait avec des dressers, avec des psychologues. Il y a avec le futur patient, le futur propriétaire du chien, parce que le chien va lui être donné gratuitement. Le chien, il est élevé dans le chenille. Alors, tout ça, ça coûte de l'argent. C'est entre 3 et 4 000 euros par chien pendant 4 à 6 mois.
23:42 Le chien, il n'est pas acheté. On le donne. Ils sont recueillis, les chiens. Et on a eu beaucoup de chiens aussi en post-trauma. Des chiens qui avaient perdu leurs maîtres dans les kiboutis. Autour de Gaza. Et des chiens qui étaient errants, qui ont été donnés dans les chenilles. Et donc ces chiens-là, c'est si d'errants, comment le chien arrive après une éducation à apaiser le maître.
24:10 À apaiser le post-trauma. Ah ouais, et le maître, il revit. Moi, je donne l'exemple de Eldad, parce que c'est devenu un ami. Il a été blessé en 2015 en Syrie lors d'une opération secrète en Syrie. Il a été blessé gravement. Le 7 octobre, ça l'a fait tomber. C'est-à-dire que pendant un an, il est plus sorti de chez lui.
24:34 Sa mère qui m'a raconté ça. Plus sorti de chez lui, c'est plus sorti dans la cage escalier. Et donc c'est Betalochem, qui nous l'a confié. Il a parlé de lui. Betalochem nous l'a confié. Et depuis huit à douze mois à peu près, il a un chien, il sort dans la rue, il court, il fait ses courses, il va à droite à gauche, mais il peut rien faire sans le chien pas.
25:02 C'est-à-dire que la dernière fois, je lui ai demandé de se voir et le chien, il ne pouvait pas rentrer dans l'endroit où on était. Il m'a dit je ne peux pas rentrer. Impossible. Et donc aujourd'hui, il va avoir, parce que l'académie qui dresse les chiens, elle va avoir un certificat comme quoi ces chiens-là, ils peuvent, comme les chiens d'Avelle, les d'Ouster, les cinémas, les écoles, les bachas, les bus, les trains et tout ça.
25:28 Les bus pour accompagner ces gens qui sont des vrais handicapés psychologiques, vrais handicapés mentaux. Et c'est tous les âges, j'ai l'impression que ce n'est pas que des jeunes soldats. Ah non, tous les âges, bien sûr. Là, par exemple, ces chiens-là, ils sont confiés aussi à des autistes. Ah oui. Les autistes ont besoin de cette aide et c'est des chiens qui sont confiés à des enfants autistes et ça marche très bien.
25:54 Les chiens de l'espoir, c'est comme ça que vous les avez appelés, c'est extraordinaire, parce que, bon, évidemment, moi qui es un chien, je sais que c'est apaisant de voir un chien, mais de là, il y a un côté curatif, quoi, c'est extraordinaire de voir qu'un simple chien mais qui a été formé peut apporter une espèce de sérénité à quelqu'un qui est en pose trauma.
26:16 Alors, je voudrais qu'on termine cet entretien, chère docteur Bruno Delouche, avec deux téléphones. D'abord, le contact, ou les contacts pour NetSar France et Israel, est-ce que vous pouvez les donner à l'antenne ? Bien sûr. Il y a un site Internet, c'est très simple, c'est nettsarnetsh1948.com Là-dessus, il y a toutes des informations, il y a des liens pour faire des dons.
26:40 Donc voilà, c'est les deux ongles. NetSarnetsh1948.com c'est votre site, celui d'ailleurs, j'ai consulté et on peut tout récupérer les contacts. Il est renfrançé en anglais et bientôt on est breux. Voilà, donc on peut se renseigner là-dessus. Un numéro sur WhatsApp, c'est 0603 52 88 parce qu'on intègre les gens dans les groupes WhatsApp. On a plus de 5000 personnes sur 5 groupes différents et tous les jours, quasiment tous les jours, alors je cite des fois qu'on peut embêter les gens, mais bon on envoie un message par jour qui donne des informations importantes de nos futures actions, de nos événements, etc.
27:24 et ça pour garder le lien avec les gens. Je l'ai dit en début d'entretien je vous ai installé à Tel-Aviv depuis peu de temps maintenant vous avez un cabinet un cabinet médical donc je vais dans les téléphones, j'espère que c'est le bon, c'est le 063 06707 061300 j'insiste sur ce numéro il sera d'ailleurs plusieurs antennes parce que vous êtes orl chirurgien orl et on n'a pas beaucoup d'orl francophone en Israël, je peux vous le dire, j'en souffre aussi avec mes problèmes de commandeur l'anglais de tinnitus, c'est-à-dire de coupfaine, etc.
28:08 et donc c'est important 0367017 061300, le nouveau cabinet le cabinet en Israël, le docteur Bruno Le Louche voilà, c'est dit, merci Bruno Le Louche merci beaucoup et puis bravo Amnetsar merci pour votre aide vous comprenez ce que je me suis en train de vous dire vous voyez ce que je veux dire, merci pour l'aide que vous donnez également à Tandem TV, à très bientôt bonne continuation, reste en contact merci beaucoup, à bientôt