0:12 Bonjour et bienvenue sur Tandem TV, bonjour Bernard Drai. Bonjour William. Alors vous êtes franco-américain, vous avez été New York depuis 2006, vous êtes un ancien de l'école centrale de Paris, fondateur et premier président de la JGE, association des JUP, des grandes écoles, une association qui n'existe plus, mais je me souviens de sa création et de ses activités il y a quelques années en France.
0:41 Vous faites partie de la communauté juive de New York, vous connaissez de plus, vous avez bien étudié le profil pour ne pas dire profilé, Saint-Monglet, de son nouveau maire Zoran Mamdani. Alors Bernard Drai, l'arrivée de Zoran Mamdani à l'Amérique de New York, s'accompagne d'une libération inédite de la parole anticioniste. Assisez-t-on nous, d'après vous, à un phénomène soudain ou alors à l'aboutissement d'une lente évolution de la société américaine, il voit la haine d'Israël briser des clivages politiques traditionnels, en réalité, est-ce que les Américains deviennent plus anti-Israélien qu'avant ou anti-Sémite ?
1:24 En fait, c'est le résultat d'un long processus de démonisation d'Israël. Il y a un sondage qui vient de sortir dans le Parti démocrate. Aujourd'hui, 80% des gens qui se disent « démocrate » ont une image négative d'Israël. C'est absolument efforant. Mais c'est une progression, c'est-à-dire qu'en 2022, c'était 53%. En 2024, c'était 65%.
1:53 Et maintenant, c'est 80%. Donc il faut qu'on... C'est des démocrates parce que du manière générale, 30%, j'ai l'ému ce sondage. Les Américains ont une image négative d'Israël. C'est énorme, 30%. Et dans la population de moins de 50 ans, vous avez 47% qui ont une image, globalement, très négative d'Israël. Alors, en fait... Comment expliquer ça ? C'est absolument délirant.
2:16 Ça a changé depuis sept octobre, au avant... En toute sincérité, je vous donne un élément personnel. Je suis un juif observant et je porte Maquipa partout dans le monde. Je l'ai porté en Égypte dans des expositions internationales. Et j'ai choisi de venir aux États-Unis en 2006 parce que je me sentais à l'aise en tant que juif pratiquant dès que Maquipa sur la tête, ici.
2:44 Mais depuis avant le Covid, j'ai dit à ma femme, les choses sont en train de changer. Oui, votre femme, je précise qu'elle est américaine de naissance. Ma femme est américaine de naissance et quatrième génération en éricaine. Ses arrière-grands-parents sont venus de Russie aux alentours de 1900. Ils sont très américains. Mon beau-père est un vétéran de l'armée américaine, donc ils sont ancrés dans l'Amérique.
3:06 Et j'ai dit à ma femme, avant Covid, donc 2018-2019, je me sens moins à l'aise à New York. Je ne sors plus dans la rue avec Maquipa, je mets un chapeau, je mets une casquette. Donc, je ressentais déjà une certaine animosité. Pourtant, on habite le Upper West Side, qui est, on va dire, le district le plus représenté en tant que juif dans toutes les États-Unis.
3:29 Il y a 23 % d'électeurs juifs dans le Upper West Side. Et malgré tout, je ressentais là-bas une certaine animosité. Alors, il faut comprendre que c'est la conjonction de plusieurs phénomènes. Le grand phénomène, c'est toutes les théories de décolonisation. C'est-à-dire qu'on présente le monde en tant qu'oppresseur oppressé. Qu'on appelle en France, qu'on a appelé en France depuis des années le Wauquiz.
3:56 C'est le Wauquiz, absolument. Et ça a transparré dans les grandes universités américaines. Donc Harvard, MIT, Stanford, Cornell. Dans toutes ces universités, il y a des départements de Wauquiz. Et donc, les élites américaines ont été formées avec un modèle de pensée qui est oppresseur oppressé, pointe à la ligne. Et donc, dans ce mode de pensée, il y a eu un injon, on va dire, malicieux de certains acteurs comme le Qatar qui finance les frères musulmans, qui finance certains éléments d'éducation et qui a un grand intérêt, puisqu'on codé tout la volonté des frères musulmans de développer l'islam dans le monde entier.
4:51 Et un des paravents contre le développement de l'islam, ce sont les juifs. Et donc, cette conjonction de théorie des coloniales et de phénomènes des frères musulmans voulant amplifier la présence musulmane dans le monde, ça a fait que le bouc émissaire choisi, c'est Israël. Ce n'est pas les juifs directement, parce qu'il reste quand même rien.
5:20 Quelques résidus de l'Holocauste. Aux États-Unis, dans de nombreuses villes, il y a des musées de l'Holocauste. C'est un concept qui est encore valide. Il y a quelques vieilles personnes qui sont encore là, qui peuvent témoigner, mais bon, de moins en moins. Dans le plus connu, le plus connu d'entre eux, je crois que c'est celui de Washington ou de L.A.
5:40 et je ne sais plus un des deux. Absolument, Washington, vous en avez à New York, vous en avez à Los Angeles, on avait dans plusieurs villes. C'est quelque chose qui est marquant pour le... on va dire pour l'inconscient américain. Donc le juif, bon, on ne touche pas. Mais Israël est devenu le bouc émissaire.
5:59 Et donc vous voyez un phénomène anticioniste qui est en fait apparaît comme étant, on est dans le camp du bien. Être dans le camp du bien aux États-Unis, c'est être anticioniste. Et là, alors là, il y a un mélange détonant. Et il y a, on va dire, on sent une confrontation considérable. Parce que, par exemple, dans le monde moderne orthodoxe aux États-Unis, dans lequel je bêne, la connexion à Israël, elle est viscérale dans les textes.
6:32 Bon, on parle de Kimitsiyon, etc. Enfin, bon, c'est pas la peine de délaborer là-dessus. Donc, et en plus de ça, dans ce monde moderne orthodoxe, qui on va dire représenté par Yeshiva University, c'est-à-dire la fameuse université de New York, qui est orthodoxe et en même temps, qui fournit des avocats, des docteurs, enfin, qui donnent une éducation de haute du trait au niveau.
6:55 Et j'humilais avec Israël, il y a énormément d'échanges avec Israël. Donc, vous voyez qu'il y a une confrontation considérable. Mais il y a tout un travail de terrain qui a été fait par, on va dire, l'extrême gauche américaine, pour, dans cette dimension, oppresseur oppressé. Et dans cette dimension, oppresseur oppressé, le palestinien est devenu la victime universelle.
7:19 Et donc, l'Israélien est devenu l'oppresseur universel. Et donc, toute personne qui soutient Israël, même si on peut ne pas être d'accord avec Netanyahu, avec Ben Gvir ou Smotrich, toute personne qui soutient Israël est une personne à abattre, de façon indirecte. Et j'en veux pour preuve, une des dernières sorties de Mamedani, qui a traité dans une conférence de presse, l'IPAC, qui est le lobby pro-Israélien aux États-Unis, de monstres, et qui a dit que tous les soutiens de l'IPAC étaient des monstres.
8:03 Donc, qu'est-ce que vous voulez que je serbe ? Justement, vous êtes là et pour nous parler de Mamedani, je rappelle que vous avez bien étudié le cas à Mamedani, et justement, pour revenir au maire, au nouveau maire Zoran Mamedani, c'est le fils d'un professeur, justement, de l'université de Columbia, qui s'appelle Mahmoud Mamedani, et lui-même proche d'Edward Sight, qui est un célèbre orientaliste palestino-américain, dont d'ailleurs les écrits depuis 50 ans théorisent l'impossibilité au plus tôt, oui, l'impossibilité de l'existence des danyssales, ou de moins, son élimination.
8:45 Et finalement, toute cette galaxie de maire, son père, Edward Sight, qui est connue depuis 50 ans, parce que même moi, quand j'étais à la FAC en Israël, et que j'ai étudié le prochain rire arabe, on nous faisait lire, Edward Sight. Et bien, cela peut-être nous permet de mieux comprendre, je dirais, la matrice du maire, son fonds de commerce, son ADN, non ?
9:10 Absolument. Alors, il faut savoir que le maire de New York est un musulman pratiquant shith, et qu'il est shith, absolument. Il n'y a plus d'hier shith, mais on ne va pas rentrer dans les détails, il m'en fait une shith, d'accord. Il fait partie de ce qu'on appelle de ceux qui attendent le XIIe imam, c'est le même shith.
9:31 Oui, les diodes estimats, ce qu'on appelle les diodes estimats. Ce sont les Iraniens, absolument. Exactement. Il est exactement dans la même mouvance, ce qui explique d'ailleurs un certain nombre de points sur lui, mais pour en revenir donc à Mahmoud Mahmoudani, alors oui, c'est la mouvance d'Edward Saïd, de l'orientalisme, et cette volonté de dire qu'on ne peut pas accepter un juif, on va dire, j'allais appeler ça un hébreu souverain.
9:58 C'est quelque chose qui est en dehors de la mentalité, de la mentalité et de l'éducation et de la culture. Oui, je valais dans votre sens, dans leur sens, parce que quelque part, c'est ce qui est écrit dans l'islam. La première surat de l'islam, si vous voulez, interdise, non seulement aux non-croyants, leur ils sont zigouillés tout de suite, mais interdise aux juifs et aux chrétiens, c'est clair et net d'être des citoyens comme les autres, et comme eux, comme les musulmans.
10:28 Et en fait, ce sont des dimi, des sous-or. Absolument. Et ils doivent payer une tâche, ça ne se passe pas à dire dans l'Allemagne, ils ne doivent même pas se procher et rester sur le même trottoir. Et donc, on retrouve ça dans les écrits de Shraïd, mais également, je l'ai manedani, en fait.
10:43 Ils sont fervents de cet islam, qui est un islam réducteur. Une soumission, c'est le mot islam, d'ailleurs, en arabe, ça veut dire soumission. Une soumission des juifs et des chrétiens. Et ce maire-là, qui est revenu le maire de la plus grande vue du juif du monde, c'est incroyable. Absolument. Alors, vous avez, pour bien le comprendre, un des derniers livres que j'ai acheté d'ailleurs, et dont j'ai lu une partie, notamment sur Israël, c'est le livre qui s'appelle Neither Settler Nor Native, de Marcon Mandani.
11:17 Je traduis, ça veut dire, ni colon, ni natif d'un pays. Et à Dijel, d'un pays. Donc, ça veut dire que de façon, réfléchissez un tout petit peu, ça veut dire que de façon ontologique, c'est-à-dire de façon, au niveau de l'essence, de la fondation, Israël ne veut pas exister. Parce qu'Israël, on est venu comme un truc, un colon, soit on est natif d'Israël.
11:40 Donc, ça, ça ne peut pas exister. Donc, ça veut dire que de façon ontologique, Israël n'a pas le droit d'existence. Et donc, toute personne qui soutient Israël, eh bien, ça pose un grand problème. Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que, dans la page de dédicace, la page de dédicace de Marcon Mandani, elle est pour son fils.
11:59 Et pour son fils, il dirige à Zoran, qui va nous montrer le chemin à suivre. Oh... Et Zoran Mandani a été élu, maire de New York, encore une fois la plus grande juive de la grosse pub. C'est horrible. Oui, mais ce qu'il faut comprendre encore une fois, c'est que, et parmi ces électeurs, il y a 33% de juifs.
12:22 Ok. Oh, oh. Ça veut dire que... Non, mais c'est très, c'est extraordinaire. C'est-à-dire qu'il faut... Il y a plusieurs phénomènes ici. D'abord, bon, il faut savoir qu'il appartient à ce qu'on appelle la DSA, Démocrates Socialists of America. Ils ont mené des campagnes depuis longtemps et ils ont gravis les échouons. Ça veut dire qu'ils ont commencé à avoir des élus aux plus bases échouons et puis ils ont monté au fur et à mesure.
12:45 Ils sont très, très bien organisés. La communauté juive de New York, malheureusement, c'était pas aussi bien organisé qu'on n'a pas prêté attention à ce développement-là. Et donc, ils se sont réveillés, on va dire, bien trop tard. Et donc, ils sont, on y fasse un problème considérable parce que l'un des premiers actes, le premier acte du maire, le jour de son élection, le jour de son de sa prestation de serment, ça a été d'annuler un décret de son du maire précédent, Eric Adams, qui est dans ce décret-là, il y avait un des points les plus importants, c'était qu'on va définir l'antisémitisme par rapport à la définition, une définition internationale qui est la plus répandue qui s'appelle la définition de l'IHRA, qui définit, entre autres, un anticionnisme virulent comme étant anticémitisme.
13:45 Donc ça, c'est un point extrêmement important. En fait, c'était très clair que lui, c'est un anticionniste profondément anticionniste et c'est très clair que sa volonté, c'était justement d'attaquer Israël. Mais on va aller plus loin dans la démarche. Il y avait à New York un commissaire à l'antisémitisme et donc il y a un commissaire à l'antisémitisme, c'est une personne qui s'appelle Phyllissa Wisdom.
14:10 Mais quand vous regardez, si vous cherchez à contacter ce commissariat à l'antisémitisme, il n'y a pas d'adresse simèle, il n'y a pas de page web les définissant, impossible de les contacter. Donc il n'y existe pas, quoi. Il y existe, il y existe sur le papier, il y a deux personnes qui gèrent ce commissariat à l'antisémitisme, mais il n'y a pas de définition d'antisémitisme et on ne sait pas comment les joindre.
14:33 Alors maintenant, comment fait-on ? Alors exactement comment comment c'est la plus grande vie du monde, en fait, comment elle peut fonctionner ? Bon, c'est en définition claire de l'antisémitisme, vous voulez le dire. Mais également, ça va provoquer un sentiment au moins d'insécurité extraordinaire et riz pour les juges de New York pour les jours au quotidien, non ?
14:53 Oui, absolument. Alors, c'est très intéressant si vous avez deux aspects. Vous avez des Juifs, eh bien, peu importe, j'ai ma quipa, j'avance, parce qu'il faut comprendre qu'il y a une grande différence entre le Juif américain et le Juif européen. Et ça, on le voit, par exemple, l'agiste à défacivier du 4 juillet. Nous, Juifs français, on n'a pas été associés à l'existence de la France.
15:21 C'est-à-dire, personne n'a participé avec Huccape en 987 à l'établissement du royaume des Francs. Non, je crois pas, non. Il y a pas de Juifs. Par contre, les Juifs ont été partis intégrantes de l'existence et de la création des États-Unis d'Amérique. Très bien. Et il y a trois fameuses lettres d'ailleurs de George Washington, à trois communautés Juifs qui étaient séfarrades à l'époque, au 18e siècle, la communauté de Richmond, la communauté de Savannin et la communauté de Philadelphie, qui ont des lettres où George Washington leur dit « vous êtes comme nous, il n'y aura pas d'antisémitisme ici, vous êtes au même niveau ».
15:55 Donc le Juif américain, il fait partie du tissu américain, alors que nous, Juifs, on est quand même une partie rapportée. On va dire, on est français pour certains d'Algérie depuis 1870. Donc, ce côté-là, ils l'ont et ils en sont très fiers et ils le développent. Ça, c'est un premier point. Maintenant, c'est vrai qu'il y a très nombreux problèmes.
16:16 Ça veut dire qu'on est insultés dans la rue. Dernièrement, on a une amie, on se provenait avec ma femme sur Broadway Avenue dans l'Upper West Side et on rencontre une amie à nous qui avait avec la magaine David et qui a 69 ans et qui lui dit « j'ai été insulté, on m'a traité de baby cure, de tueur de bébé ».
16:35 Par contre, quelques pas plus tard, je vois un garçon avec, c'était un chabat, avec des écouteurs, donc il est pas chauveur chabat et il a eu l'étoile de David et on était arrêtés et je vois, je dis, il est quand même courageux parce qu'il y a eu beaucoup de problèmes avec des gens qui portent des magaines David.
16:50 Alors, je lui dis, bon, moi, j'y maquille pas, donc tu vois, je suis juif religieux, mais je vais serrer la noix, je dis bravo pour avoir le courage de mettre un magaine David. Il dit « non, non, alors là, il n'y a pas de problème, moi je suis né ici, je suis un Américain et je suis juif et on ne pêchera pas d'être juif ».
17:05 Donc vous voyez, il y a, on sent qu'il y a une volonté de ne pas se laisser faire. Et d'ailleurs, on le voit parce que, faisant pendant un même dany et ça clique, on va dire, par exemple, sa femme, le conseiller, le commissaire aux affaires, il faut savoir que le commissaire aux affaires juridiques est une personne d'origine arabe qui a défendu des terroristes d'Al-Qaeda.
17:35 Vous voyez, donc, mais de l'autre côté, vous avez trois personnes qui sont, on va dire, le pendant. Vous avez notamment Julie Manin qui dirige le Conseil Municipal et qui est d'origine, qui est juive, et dont les grands-parents sont des rescapés de la Shoah. Donc elle fait un certain barrage, vis-à-vis de lui. Vous avez aussi celle qui dirige la police de New York qui s'appelle Laurent, qui s'appelle Jesse Cattish.
18:01 Jesse Cattish est qui est une juive fière d'être juive, qui a été, puisque Maïm Namdani a boycotté, on va dire, la Israeli Parade. C'est-à-dire, là, il y a une parade, vous savez, tous les ans, Israeli Parade à New York. Et il a boycotté. C'est le 1er maire de New York qui a boycotté la Israeli Parade.
18:19 Mais elle, elle était en tête de la Israeli Parade. On avait des photos, absolument. Elle était en tête. Et d'ailleurs, Maïm Bloomberg, qui est même assagée, qui a plus de 80 ans, a tenu à participer à l'ancien maire de New York, qui est juif, a tenu à participer avec d'autres, avec Eric Adams, qui est aussi l'ancien maire de New York.
18:36 Et donc, vous voyez, il y a un pendant de ce côté-là. Et vous avez aussi Mark Levine, qui est ce qu'on appelle le contrôleur financier de New York. Et Mark Levine, alors par exemple, Mamdani a voulu arrêter les investissements des fonds de pension de New York auprès des Israeli bonds. Et lui, il a refusé.
18:54 Donc, vous voyez, il y a quand même des gens qui font qui font le pendant à Mamdani. Mais globalement, il a eu une armée de jeunes, de jeunes qui sont un bébé de TikTok. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de réflexion. C'est-à-dire qu'on n'est que dans l'émotion. Donc, quand vous leur présentez, comme le New York Times, l'image de cette femme qui tenait cet enfant scolétique automatiquement, c'est Israël qui les affame.
19:21 Donc, tout ce qui soutient Israël n'est pas vrai. Tout ce qui soutient Israël est un monstre. Donc, on attaque tout ce qui est lié à Israël. Donc, on attaque les juifs visibles. Alors, vous avez quand même dans cette panoplie ou dans cette galaxie de la communauté juive américaine, vous avez quand même certain groupe, je pense, une partie des Satmar au Nettoré-Cartag qui sont avec l'amdanie, qui défilent avec lui, j'ai envie de dire, non ?
19:55 Oui. Alors, on va ébécuer le premier. Enfin, le deuxième, c'est les Nettoré-Cartag, les Doua-Cartag, bon, ils sont, on les connaît. Non, qu'il n'y a plus début de tout temps. Oui, de tout temps. Mais c'est une frange vraiment extrêmement minimum qu'ils sont là. Vous les voyez à chaque fois qu'il y a l'Israël et l'Iparade, ils sont parqués dans un endroit et puis ils mettent, vivent les Palestiniens, machin.
20:15 Mais enfin, bon, ça, c'est vraiment un cas extrêmement, c'est tout petit. C'est 100 personnes, 200 personnes. Oui, les Satmar, c'est plus important. Alors, c'est ça. Ça, c'est une grande question. Donc, il y a une partie des Satmar qui s'est alliés à Mdanie. Alors, il faut savoir qu'ils savent très bien que Mdanie est un musulman.
20:31 Ils savent très bien qu'il y a des situations avec les Juifs qui ne sont pas convenables. Mais les Satmar, ce groupe de Satmar, pas tous les Satmar, ce groupe de Satmar, ils voient leurs intérêts économiques. Ça veut dire qu'en tant que Juifs observant, il y a des choses qui me gènent. Vous savez que dans certains milieux racistiques où ils vivent très pauvremment avec des familles de 10, 12, 15 enfants, les, ils ne sont pas officiellement mariés.
20:57 Ils sont religionnellement maris, mais pas officiellement. Ça veut dire que le mari est d'un côté et que la femme avec 12 enfants est de l'autre côté. Et donc, grâce à ça, ils reçoivent des subsides importants. Donc, ce qui leur importe, c'est de survivre et c'est les subsides. Le reste n'a pas de... Et donc, c'est par rapport à cette dimension-là.
21:14 Ça ressemble à l'Israël. Absolument. Oui, il veut dire que ça ressemble à un certain milieu carré di, en Israël, ou en France, je me rappelle, ce musulman qui se moquait, qui se moquait, qui ont disait mais il n'y a pas une femme qui en a quatre. Mais évidemment, parce qu'il allait, il allait, chaque année, après 10 ans de mariage avec une femme, il faisait semblant de la divorcer, il allait prendre une autre femme au pays, il l'a ramené.
21:39 Et il disait, mais moi, j'ai une femme et trois maîtresses. Et c'était... Bernard, je voudrais revenir sur Mamdani. Oui. Parce que c'est un personnage, quand même. On peut dire ce qu'on veut. Et il a des codes. Mais alors, vous, et puis, je peux montrer les photos où les avons envoyés. Donc, si nos télés spectateurs souhaitent, je pourrais les envoyer des photos.
22:04 Mais il a des codes, il a des bagues. Il a une bague avec les toits, il a la 5 branches de l'Islam, elle est 5 il y a de l'Islam. Et la deuxième bague qu'il a à sa main, c'est marqué palaisime. Bon, partout, Palestine et palaisime, en arabe. Et puis, il a aussi une cravate au motif de la fleur de l'autus, du dienna, c'est-à-dire du paradis.
22:25 Et il a aussi, au-delà de ses habits ou de ses bichots, il a des formules terribles. Quand même, il faut le sortir ça. Vous m'avez envoyé de ses formules. Quand la botte du N.Y.P.D., c'est la police de New York, et sur votre cou, ça vous rappelle les fameuses histoires avec le noir américain qui est mort sous les...
22:53 Sous-Ox-Flyde. Voilà, c'était celui-là. Je vous souviens plus de son nom. Alors, cette botte-là, elle a été lassée, c'est-à-dire qu'elle est fermée par Tsahal, par Haïdia. Mais c'est complètement délirant, toi. Oui, absolument. Il y a une vidéo, il y a une vidéo de lui, 10 ans, ça. Ça veut dire que de façon très malicieuse, il importe, on va dire, il va connecter un conflit, on va dire, un conflit afro-américain, ça veut dire, un certain racisme humain.
23:23 Et il va rajouter à ce conflit, on va dire, de racisme aux États-Unis. Il va rajouter l'Israël. Et ça, il le fait de façon très malicieuse. C'est un exemple extraordinaire qui montre, comme on m'a parlé au début, justement, de comment tout s'était passé. C'est le décolonialisme. Et on rajoute l'aspect Israël, IDF, c'est-à-dire l'armée d'Israël, c'est-à-dire le soldat fort, face aux pauvres palestiniens, et qui va être identifié à George Floyd.
23:54 Qu'il entrefarente. Évidemment, tout est identifié à George Floyd, maintenant. Évidemment. Alors, les Palestiniens, c'est George Floyd. George Floyd, c'est les Palestiniens, c'est terrible. Voilà, c'est exactement ça. C'est un peu, comment dirais-je, le narratif de la gauche radicale. Ce n'est pas que Mme Danny fait partie de cette gauche radicale. Mais, et vous me l'expliquez, vous nous le dites qu'au-delà, enfin, vous me l'avez dit, au-delà de la droite de la droite, je dirais de la gauche radicale, il y a aussi la droite, la droite de la droite, si je veux dire, la droite MAGA.
24:27 Et on y trouve des gens comme Tucker Carlson, Curtis Owens, et puis aussi, il y a Megan Kelly. Comment ce conglomérasse fabrique entre une gauche radicale et une droite radicale, qui a aussi un discours anti-isralien. On a l'impression, c'est votre formule, qu'en réalité, à la communauté juive, elle est fichue, elle est prise entre l'oeil, entre une gauche radicale, anti-sionniste, qui considère qu'Israël, c'est le mal absolu, ce sont les colons et les colonisateurs, voire même des nazis, pour certains.
24:59 Et la droite radicale, comme Carlson et les autres, qui considère que les Juifs sont un problème. C'est ça, donc ils sont un peu entre l'oeil. Les Juifs et les Américains sont un peu plus entre l'oeil, non ? Absolument. Il faut quand même mesurer. Ok. Allez-y. Moi, je ne mesure rien. Non, il faut quand même mesurer.
25:17 Du côté, du côté, c'est comme en France. On va dire, en France, le vrai danger, ce n'est pas vraiment, il y a quelques, on va dire, urlu berlu au Rassemblement national, mais le vrai danger, c'est LFI. Ok ? Et LFI, c'est 15, 20% des gens. Aux États-Unis, le vrai danger, c'est le démo, c'est-à-dire ce qu'on appelle la gauche, de la gauche américaine, c'est le DSA.
25:42 Mais le DSA aujourd'hui va avoir de plus en plus de congrèsmann. Et donc, il représente à peu près 33% aujourd'hui du parti démocrate, au niveau du nombre d'LC, ce qui est absolument très extrêmement important. Maintenant, du côté de la droite, ce que vous vous dites est tout à fait exact. Il y a au niveau de la droite américaine une tendance aussi anti-israélienne ou même, on va dire, et même antisémite.
26:08 Mais ce phénomène-là est quand même en termes de pourcentage beaucoup moins importants. Ok ? Et a beaucoup moins d'influence au congrès. D'ailleurs, quand il y a eu dernièrement un vote pour suspendre l'aide d'une aide à l'Israël, qui a été proposée d'ailleurs par le seul républicain qui a voté pour suspendre l'aide à l'Israël, qui s'appelle Thomas Macier, et par contre qui a obtenu plus de la moitié des démocrates qui ont voté pour cette loi-là.
26:40 Alors, ça veut dire que le parti républicain dans son ensemble, globalement, il est encore beaucoup plus pro-Israël que le parti démocrate. Maintenant, cette tendance avec, comme vous le dites, Tuquer Carlson, Candice Owens, Megan Kelly, c'est des millions de gens, et le raisonnement, c'est... Alors, il y a deux niveaux. Candice Owens, c'est une femme qui est devenue très chrétienne, qui appartient à ce qu'on n'a pas là.
27:05 Un groupe qui s'appelle Saint-Tépidis. Saint-Tépidis, en 1905, avait dit, si vous juif, vous voulez venir en Israël, je vous ferai accueillir par mes curés pour vous convertir. Donc, c'est un peu comme Monseigneur Lefebvre en France, avec les intégristes. Donc, il y a ce côté mal-saint, chrétien mal-saint, mais qui est quand même minimum, qui n'est pas une forme...
27:27 Oui, parce que les évangélistes restent quand même très pro-Israéliens. Absolument. Les évangélistes sont encore très pro-Israéliens. Ceci dit, il y a des failles. Au niveau de la jeunesse évangéliste, il commence à y avoir des failles. On commence à le sentir. Mais enfin, le meilleur exemple de ces évangélistes chrétiens pro-Israéliens, c'est Michael Ocabi, qui est l'ambassadeur des États-Unis en Israël, qui est très pro-Israéliens.
27:49 Lui, sa fille et autre. Alors, Tucker Carlson, lui, ce qu'il dit, c'est que Washington est livré au lobby juif américain. Donc, ça, c'est sa démarche à lui. L'IPAC aussi. Et il a quand même des millions d'annu. Mais ceci, il faut savoir qu'il est aussi fortement... Il est fortement graissé par le Qatar. D'ailleurs, quand il y a eu un voyage au Qatar dernièrement, il avait même voulu acheter une maison au Qatar.
28:18 Donc, oui, c'est encore malsain. Il y a ce côté frère musulman qui cherche de tous les côtés à pénétrer, que ce soit par la gauche avec Mamdani ou par la droite. Tucker Carlson. Maintenant, ce qu'il faut savoir, il y a quand même un certain danger au niveau de la droite. Aujourd'hui, c'est vence.
28:38 Le vice-président américain. Deux mots sur JD20 qui fait peur. Beaucoup de joueurs en Israël, même aux Israéliens, parce qu'on ne dit très anti-Israéliens même des fois. Ou anti-Lebis. Je ne sais pas si on peut dire très anti-Israéliens, mais je vais vous donner un élément qui est très intéressant. C'est que son fils travaille pour Tucker Carlson.
28:57 Ah, d'accord. Et il représente en fait un groupe de gens qui disent... Ce qui se passe à l'extérieur, ça ne nous intéresse pas. Nous, ce qui nous intéresse, c'est les États-Unis et le reste du monde, bah non. Donc, vous avez trois éléments à droite qui sont, on va dire, que Washington est livré au lobby juif.
29:18 Ça, c'est, on va dire, c'est Tucker Carlson. Le côté chrétien, on dit, par exemple, ça a été mis en exergue. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ces deux épisodes. J'en ai connu que le premier, c'était ce... Oli-Ban, c'était sur l'extérieur qu'il y a battu. On a fait un gros truc là-dessus.
29:35 En fait, c'était juste de deux épis phénomènes. Voilà. Il y aurait une croix qui a été... Non, une grande croix du Christ qui a été cassé ou... Exactement. Ou par un épis phénomène, mais c'était mis en exergue. Vous voyez, ça, c'est... Et puis aussi, je crois, l'attaque par entarrée, ou je ne sais pas d'où ils sortent.
29:51 C'est craché sur une religieuse ou un religieuse. C'est ça, exactement. Ça a été mis en exergue volontairement. Mais enfin, on va dire... Donc, ça, c'est la tendance de... C'est pas bien. Attendez, je condamne quand même. C'est parce que, bien sûr, que ce n'est pas bien. Ce n'est pas des choses qu'on fait. On n'est pas habitués.
30:03 On n'est pas éduqués à agir, cette manière-là. On peut jamais dire que ce n'est pas jumeux du tout. Absolument, absolument. Mais je veux dire, ça a été mis en exergue. Donc, il faut le voir. Donc, vous avez Tucker Carlson, c'est le lobby israélien qui manège Trump. Quand il s'en va, on attaque les chrétiens.
30:24 Donc, vous voyez, ça commence à... Ça ne sent pas très bon. Est-ce qu'il représente beurreau où vous voulez nous dire qu'il ne représente pas grand-chose dans la droite américaine ? Non. Pour l'instant, ils n'ont pas... Quand vous regardez le monde républicain, ils sont quasiment comme un seul homme avec Israël. Que ce soit les sénateurs ou que ce soit les congrèsmanes.
30:46 Est-ce que des contre-pouvoirs s'organisent ? Parce que vous dites qu'à New York, quel sont ces contre-pouvoirs à New York ? Au niveau national, on les connaît. Il y a Ted Cruz, le sénateur, il y a le ministre Marco Rubio. Marco Rubio, oui. À New York, quelles sont ces contre-pouvoirs ? Une manière générale, quelles sont les contre-pouvoirs à gauche ?
31:06 Parce qu'est-ce qu'il y en a ? À gauche, il y a eu très dernier... OK, à droite, vous avez donné Marco Rubio, Ted Cruz, oui, c'est la vérité. À gauche, alors vous avez... Il faut bien voir aujourd'hui le parti démocrate cherche son identité. Et le parti démocrate est partagé entre, on va dire, des démocrates centristes, on va dire, classiques, la gauche américaine classique, et l'extrême-gauche qui est devenue extrêmement...
31:34 On va dire... En fait, comme la gauche, ça me le dirait, elle est-ce qu'il y en France, quoi ? Exactement, c'est exactement le même modèle, absolument. Et par contre, le problème que la gauche américaine a, c'est qu'il semblerait qu'il ne puisse pas être élu sans l'apport de l'extrême-gauche américaine. Et ça, c'est un très grand problème.
31:54 C'est-à-dire qu'il y a une question de dame du parti démocrate, ce qui pose d'ailleurs un très grand problème à beaucoup de Juifs, parce que les Juifs, quand ils sont arrivés, la majeure partie des Juifs qui sont arrivés aux États-Unis, vous les voyez quand vous parlez avec eux, ceux qui les ont aidés, ce sont les démocrates.
32:10 Donc, la majeure partie des Juifs, ça a toujours été 70, 80 % démocrates. Mais aujourd'hui, ils se retrouvent plus dans le parti démocrate. Et c'est un grand problème de conscience pour eux. Parce que leurs racines, ils ont été aidés, donc ils ont une reconnaissance, ils avaient du parti démocrate. Mais aujourd'hui, comme je l'ai dit, ce qui peut se passer au mi-terme, on pense que si les démocrates qui vont gagner les mi-termes, en général, il y a toujours une alternance.
32:33 Quand c'est la présidente démocrate au mi-terme, c'est plutôt les républicains qui prennent et la visent vers ça. Et le problème qui risque d'y avoir, c'est que les démocrates ne risquent d'avoir une majorité qu'avec l'apport du DICI, du démocrate socialiste en Amérique. Et à ce moment-là, ils vont vouloir imposer un grand nombre de lois, notamment stopper ou limiter fortement l'aide avec Israël.
32:55 C'est d'ailleurs pour ça que, dernièrement, en Israël, il y a un plan qui a été de plusieurs milliards de chéquelles pour avoir une autonomie de défense. Oui, absolument. Et d'ailleurs, de façon géopolitique, Netanyahu se tourne vers l'Inde maintenant. Il y a de plus en plus de connaissances avec l'Inde. Et d'ailleurs, très dernièrement, c'est hier ou avant-hier, quand il avait répondu à Sir Uzzvan, on se disait que vous êtes un petit pays de 9 millions d'habitants.
33:19 Si nous, on n'était pas là pour t'exprimer. Oui, c'est sur l'Inde. Absolument, excusez-moi. C'est Jedevance qui a dit, si nous n'y étions pas là, vous n'existeriez pas. Et il lui a répondu, on n'a pas besoin de vous. On se tourne aussi vers l'Inde, qui est un tout petit pays de 1,4 milliard d'habitants.
33:34 Donc vous voyez que vous sentez ça. Alors, les contre-pouvoirs, oui. Alors, vous en avez au niveau de la Gosselle ? Oui, parce que toi, à New York, comment serait-ce toi ? Parce que je ne suis pas dans le parc des États-Unis, mais à New York, d'abord, il n'y a pas aux États-Unis. Alors, à New York, comme je vous l'ai dit précédemment, vous avez un contre-pouvoir qui est le Conseil Municipal.
33:48 Le Conseil Municipal est mené par Julie Manin et elle est courageuse, c'est une juive courageuse qui a pris des décisions assez fortes et qui a réussi à convaincre, on va dire, une grande partie du Conseil Municipal de New York de la suivre. Un exemple frappant, vous avez certainement entendu parler qu'au mois de novembre ou de décembre, il y a eu dans une grande synagogue de New York, Parc Y Synagogue, qui est une des décisions les plus fameuses de New York.
34:14 Parc Avenue, oui. Parc Avenue Synagogue qui est dirigée par un vieux rabbin qui est un rescapé de la Shoah, qui s'appelle Arthur Schneier, qui est très connu d'ailleurs. Il y avait là-bas une réunion pour l'Alya et avec des présentations de real estate, enfin des d'habitations à acheter en Israël. Et alors, il y a eu de manifestations à la porte.
34:40 Il y a eu des menaces qui ont été faits contre les Juifs qui rentraient. Enfin, il fallait voir ces altercations qui n'ont quasiment pas été condamnées par le maire de New York. Il a dit, bon, je condamne, qu'on cherche à impliquer par le maire de New York, je condamne, ma mamanie. Mais ceci dit, il n'avait pas à faire une présentation d'immobilier dans des territoires qui n'en appartiennent pas.
35:10 Quelque chose comme ça. Donc, il avait limité au minimum du bout d'élèves, mais il avait condamné. Et alors, il y a eu une loi qui a été votée par l'intermière de Julie Manin sans l'intervention de Mamanie, parce qu'il faut savoir que Mamanie a le droit de veto sur cette loi. Mais des lois qui sont votées avec une grande majorité, je crois que c'est 35 sur 50, ces lois-là ne peuvent pas avoir de veto.
35:33 Et donc, il y a une loi qui a été votée qui dit qu'on ne peut pas faire de présentations, enfin de manifestations, de manifestations, jusqu'à une certaine distance d'un lieu de culte. Donc, ça veut dire qu'il y a une conscience qui est prise. Julie Manin a fait ça. Jessica Tich, qui est d'une très grande famille très riche, une très grande famille New Yorkaise, qui possède de très grands hôtels, beaucoup d'immobilier, est une juive fervente.
35:58 Et Sionis, elle le dit, elle n'a pas peur. Donc, maintenant, de ce que je sais à l'intérieur du Hanoi Apilii, parce que j'ai des amis très haut placés à l'Hanoi Apilii, il pense qu'elle ne va pas tenir. C'est infusible et qu'il va très prochainement la changer. Donc, je veux dire, par là, il y a quand même une résistance qui s'organise.
36:18 Et puis, on voit au niveau local, dans différentes synagogues, ils commencent à vous demander d'aller voter. Enfin, ils vous aident pour vous inscrire sur les listes électorales. Donc, il y a tout un travail de fond qui est en train d'être fait par les juifs américains. Ceci dit, ceci dit, je pense que personnellement, je pense qu'ils n'ont pas ces consciences du danger existant.
36:40 Alors, vous avez... La plupart des juifs américains sont, on va dire, le gros des troupes, je ne feras pas de ceux qui sont fionnistes ou des orthodoxes, ou même des moines orthodoxes. Mais ils se disent américains et leur judaïses n'est mis de côté généralement, non ? Bon, c'est libre. Alors, vous avez un domaine de phénomènes qui s'est passé en Israël.
36:59 C'est que ça les a remis en question. Donc, vous avez un certain nombre de groupes. Par exemple, vous avez un acteur qui s'appelle Michael Rapaport. Oui, oui. Ce qui s'est passé. Et il m'y a été fillé tous les jours. Il insulte à tout vent Mabdani. Enfin, et puis, vous avez ceux qui se maranisent, comme on dit, ça veut dire, ils se cachent.
37:18 Alors, c'est très intéressant. Ils essayent, on va dire, de plaire, de plaire à cette mouvance anti-sionniste. Alors, vous avez des gens, par exemple, quelqu'un à New York qui s'appelle Brad Lander. Brad Lander, c'est l'ancien contrôleur financier de New York qu'on a vu. Alors, c'est un juif qui se dit libéral-sionniste, qu'on a vu, alors, c'était terrible, aller dans les mosquées pour quémander des voix et lire des passages du courant dans une mosquée.
37:48 Et il a battu, au primaire récemment, quelqu'un qui était député de sa circonscription, qui s'appelle Goldman, qui est l'héritier de la fortune de la vie de Strauss, vous avez les jeans, et qui est un soutien de Mabdani. Finalement, Bernard Dray, je rappelle que vous êtes libéré à New York depuis 20 ans, vous êtes marié à une Américaine qui, depuis 4 générations ou 5, je ne sais plus, aux États-Unis, mais vous êtes de culture française en longtemps.
38:19 Qu'est-ce que vous pouvez nous dire que vous êtes pessimiste ou pas sur l'avenir des juifs américains ? Personnellement, je suis pessimiste. Alors là, aucun problème. Je suis pessimiste et je pense que les juifs américains, surtout à New York, ils vivent dans un très grand confort. Ça veut dire qu'ils ont tous des maisons au Hampton, l'Opstate New York, ils voyagent.
38:40 On est amis ! Oui non, mais Israel, c'est très important pour eux, dans la majorité, mais je ne les vois pas encore bouger. Ici, il bouge, c'est pour aller dans les États républicains, notamment à la Floride. Donc on sent un grand mouvement de juifs de New York vers la Floride, soit acheter un appartement ou une maison en Floride, soit carrément bouger en Floride.
39:06 Ça, on le voit. Dans les départs, dans les endroits où on va dire que nous ne sommes plus à l'est, mais ils sont très américains. Et d'ailleurs, personnellement, en tant que juif observant, j'ai un de mes maîtres qui m'a dit comme ça, qui m'a dit qu'il y a une tradition qui vient du gaone de Vilna, qui dit que la dernière galoute serait la galoute américaine.
39:26 Mais les juifs américains étant tellement bien ancrés de par le confort, de faire partie du tissu américain, que pour les faire bouger, il faut leur donner des claques très fortes. Donc à mon avis, ce que j'ai vu en France, en l'espace dans les années 2000, etc., qui a pris un certain temps, c'est arrivé ici très vite.
39:47 Le 7 octobre a été une douche froide, même glaciale pour les juifs. Jamais ils auraient pensé qu'ils auraient pu, en si peu de temps, être se trouver complètement désemparé. Alors ils réagissent, mais je pense qu'ils réagissent trop en américain. Et je vais vous donner un exemple, je pense très intéressant. C'est celui d'un grand journaliste juif qui s'appelle Brett Stevens.
40:09 Brett Stevens est éclos sur The New York Times, mais on va dire qu'il est plutôt de droite, Brett Stevens. Et je l'ai entendu à une conférence, il a dit, Broadway qui a été fondée par des juifs, il faut vraiment développer par des juifs, il ne faut plus y compter. Hollywood qui a été aussi fondée par des juifs, il ne faut plus y compter.
40:29 Les universités américaines, où la présence juive est extrêmement importante, par exemple Harvard avait 25, 30% de juifs, maintenant il n'y a plus que 5%. Il ne faut plus y compter. Et lui, son discours, c'est de dire, eh bien, nous sommes aux États-Unis, nous devons recréer à un Broadway, un nouveau Broadway, nous devons recréer à Nouvelle-Hollywood, et nous devons recréer des universités.
40:49 Et il est dit d'ailleurs une revue qui s'appelle Sapir, que je suis en train de lire. Et alors le discours est extraordinaire, ça veut dire que ce sont des juifs, mais vraiment juifs. Ça veut dire qu'il y a même des juifs religieux. Une personne qui s'appelle Anne Neuberger, qui était sous la présidence Biden, qui était directeur de la NSA, National Security Agency, qui regroupe toutes les necessities des annonces de sécurité américaine, qui est une juive religieuse avec une pérouque.
41:13 Et elle qui dit, ah, moi je porte le nom de mon arrière-grand-mère qui a été assassiné à Auschwitz, elle a conscience juive. Elle est religieuse, elle allume ses bougies tous les chavates, elle le dit. Et elle dit, eh bien, nous, il faut absolument que les juifs s'impliquent dans le gouvernement américain pour les remercier et de nous avoir accueillis si bien et si généreusement.
41:32 Mais il n'y a pas du tout un réflexe de dire, peut-être, que c'est peut-être le moment de faire un pas, de faire un grand pas. C'est pas du tout le cas. Il faut tout faire pour rester américain en se préservant, en survivant ici. Alors c'est pas... Alors que nous juifs... Alors que nous juifs français...
41:48 C'est mon frère de mal à valer que les portes de l'agent juif vont s'ouvrir généreusement pour les juifs américains. Bon, mais non, attention, il y a quand même une conscience. Quand vous êtes dans l'histoire de l'historique mondiale orthodoxe, là, vous me trouvez en Floride où nous sommes, parce que mes beaux parents qui sont très âgés ont besoin un peu de leur fille.
42:07 Donc, vous avez une histoire qu'on a à Boca Raton où ils sont très clairement, ils disent que notre objectif c'est d'aller suivre les modèles orthodoxes. C'est Israël, donc on encourage Israël, mais chacun a son rythme, etc. Et d'ailleurs, vous avez des exemples. La communauté juive syrienne, par exemple, vient d'acheter à Jérusalem une tour immense de, je ne sais pas, 100 ou 200 appartements pour plusieurs centaines de millions de dollars.
42:31 Donc, vous voyez, ces mêmes communautés juives syriennes à acheter à Iriamim où vous faites construire Iriamim, une tour immense à côté de Natania. Oui, je la vois, oui, toujours, très bien. Donc ils sont dans un démarche là, mais ils ont tellement de confort ici qu'ils fassent vraiment l'effort d'aller habiter peut-être que les enfants vont aller.
42:50 Mais vous parlez du judaïsme syrien. Oui, oui, non, mais non, mais non, mais non. On a même des amis juifs, on a même beaucoup d'amis juifs américains, par exemple, de très bons amis juifs américains, modernes orthodoxes qui fréquentent de la signe à Lincoln Square, qui ont vendu leurs appartements à New York, qui ont acheté un très bel appartement à Iriamim ou d'autres juifs de Boca Raton, de New York, qui ont, ils disent, je sens pas ce qui se passe, ils ont acheté un très bel appartement à Iriamim.
43:17 Vous voyez, donc il y a, non, non, non, parce qu'il y a une historique, et donc, de ce côté-là, bon, je suis, moi je suis, ils sont trop confortables à m'installer. Ça, c'est bon. Nous allons atteindre votre pessimisme. Merci beaucoup, Bernat, à vrai d'être intervenu sur l'enthème de Tandem. Merci, et avec l'aide de Dieu, j'espère que bon, c'est une très grande épreuve pour tout, tout le clan d'Israël, mais on va en ressortir beaucoup plus fort et beaucoup plus conscient de notre véritable racine qui sont nos racines hébreux.
43:48 C'est-à-dire un juif qui est capable de décider de son futur et pas d'être la victime comme un dimi ou simplement un objet de vénération parce qu'il y a eu l'holocaust. Non, on est capables aujourd'hui de, on est venus to shape notre futur, c'est-à-dire de décider et d'agencer notre futur. Voilà. Merci beaucoup, Bernat Ardré.
44:09 Merci Bernat Ardré. Je rappelle que cette émission, vous allez la retrouver en Israël sur nos réseaux à Natel, cet interview, mais également sur YouTube, tous les réseaux sociaux sur le site de la radio de TandemTV.org. À très bientôt, ils nous restent en contact. Avec plaisir William. Merci beaucoup. C'est tout. Bye-bye. Bye-bye. Bye-bye.