0:12 Bonjour à tous et à toutes et bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Sabrina Medjobur. Bonjour cher William. Alors vous êtes STI, polyptologue, juriste aussi et je dois dire que votre visage est connu et même reconnu depuis des années sur les plateaux de CNews. Alors vous êtes une femme d'influence et par votre dénonciation obstinée de l'antisémitisme en France, vous êtes devenue la meilleure avocate des Juifs de ce pays. J'ai dit bien des Juifs de ce pays parce que vous n'aimez pas les Juifs de France, vous préférez les Juifs en France ou les Juifs de France. Non, c'est lui.
0:48 Je souhaite ajouter, c'est très important pour moi, c'est très personnel, que nous avons en commun nos origines algériennes et berbères. Voilà, une fois que c'est dit, voilà. Je sais pas si c'est très bien mais je voulais le dire. Alors un mois et demi après le 7 octobre 2023, vous répondiez déjà aux questions de Tandem TV et presque trois ans plus tard, nous vous retrouvons pour faire le point sur la situation des Juifs de France. D'ailleurs, je le disais, vous préférez le terme de Français de confession juive, c'est ce que vous préférez. Absolument. Alors à l'époque, vous défendiez Corséham, enfin à l'époque c'est toujours le cas, je suppose, Corséham, la laïcité à la française que vous considériez comme un combat charnel. Vous disiez, quand on touche à un Juif, on touche à mon frère ou à ma soeur, vous parliez de douleurs et d'injustices à leur égard. Et vous ajoutiez quelque chose de terrible, les Juifs ont peur de même imprévité plusieurs fois. Sabrina Medjuber reste toujours le cas. Qu'est-ce qui a changé depuis ? Ça s'est empiré. Ce qui a changé depuis, malheureusement, le pogrom du 7 octobre et la première interview que j'ai donnée au Votre Média avec grand plaisir, les chiffres ministériels le prouvent. Il y a une explosion des actes antisémites depuis 7 octobre 2023, singulièrement depuis le premier semestre 2026. Vous retrouverez ça sur le site du ministère de l'Intérieur de la République française. Il y a une explosion également des alias. On va en parler, effectivement. J'ai récemment appris que mon ami Rachel Khan est arrivé en Israël. Absolument. Absolument. Ce qui prouve singulièrement, organiquement, politiquement, institutionnellement, que même une très grande journaliste, une personne très influente, une combattante contre l'antisémitisme, a dû quitter la France en raison certainement des menaces, j'imagine bien, qui pèsent sur elle avec évidemment l'attachement israël qu'elle porte à Israël. Mais une des raisons, j'imagine, qui ont motivé Rachel, ça a été ce climat absolument oxygène, absolument inquiétant, qui concerne les Français de confession ou de culture juive en France. Il n'y a pas une semaine sans que nous n'entendions parler d'une agression, qu'elle soit physique, qu'elle soit contre un bien ou qu'elle soit verbale. Récemment, par exemple, à Deauville, quelqu'un a été arrivé sur la plage en portant atteinte, en tout cas en tenant des propos, portant atteinte aux juifs présents dans les restaurants sur les plages de Deauville.
3:34 Donc, vous voyez, c'est un climat qui concerne les journalistes de haut niveau, c'est un climat qui concerne plus largement les citoyens en France de confession juive et par extinction d'ailleurs tous ceux qui portent le combat contre l'islamisme, tous ceux qui dénoncent l'instrumentalisation de l'antisionisme comme foiné de l'antisémitisme par l'extrême gauche, tous ceux qui plus largement, plus singulièrement défendent la France. Donc aujourd'hui, nous en sommes réduits à un climat de presque de dimitude où chacun essaie de sauver sa peau, en dehors même du contexte de menace de mort que je reçois, comme d'autres journalistes reçoivent, c'est un climat.
4:18 Mais comment, excusez-moi Sabrina, mais moi je suis français compou, j'habite plus depuis quelques années, j'y vis régulièrement, mais comment expliquer cette violence endémique maintenant ? Alors on a dit oui, c'est parce qu'Israël a bombardé Gaza et selon le ministère de la santé de Gaza, je ne sais même pas si ça existe, des milliers de morts, des enfants, tout ça c'était terrible, d'accord, mais c'est pas que ça, il y a eu après un parti politique, comment expliquer cette clameur qui ne se tait pas et qui devient aussi violente que ça ?
4:57 Alors il y a plusieurs, à mon sens, plusieurs ressorts, plusieurs facteurs, le premier c'est en dehors du combat d'Aurore Berger, c'est l'absence de soutien institutionnel continu, il ne suffit pas d'interpeller les autorités une fois qu'il y a une agression, ça devrait être un discours en filigrane de manière permanente compte tenu du contexte, ça c'est le premier écueil. Le second écueil c'est évidemment le manque d'exemplarité quant aux peines, les peines qui concernent les enquêtes diligentées par notamment la police d'une part évidemment, mais défendues par le J.E. que mon amie Muriel Wachmin Melki préside, elle explique ça très bien, les réquisitions sont très faibles et les peines quasiment inexistantes, et le troisième écueil qui est évidemment le plus dangereux et le moins maîtrisable, on va dire, c'est l'institutionnalisation de l'antisenisme comme phoné de l'antisémitisme par la France Insoumise, qui ne cesse d'agiter les passions identitaires depuis ce conflit à travers des figures comme Rima Hassan, à travers des figures comme Thomas Porte, à travers des figures comme David Guirault, etc. Je ne vous fais pas toutes les généalogies des saïds de certains députés de la France Insoumise. On arrive aujourd'hui à une pierre d'achoppement hallucinante où on écoute un Jean-Luc Mélenchon remettre en cause le caractère terroriste du pogrom du 7 octobre. On vous voyez, cher William, il n'y a pas simplement que les Juifs aujourd'hui qui sont en danger. En République française, vous avez un parti politique qui relativise une abomination, une abjection comme a été celle du 7 octobre. Il y a de quoi inquiéter tous les Français en réalité. Donc la montée de l'antisémitisme est liée à cela et je pense que l'un des péchés originels a été la déréliction d'Emmanuel Macron le jour de la marche contre l'antisémitisme. Il ne s'agissait pas de marcher contre le racisme, ce qui évidemment est tout à fait légitime, mais de replacer une marche dans un contexte très particulier consécutivement au 7 octobre, comme je l'avais déjà expliqué, de nombreux Français juifs ont dû renoncer à leur Mézusa dans la porte, ont dû renoncer à se faire livrer des choses via certains commerces, certains Uber-commerces. Ce sont des petites choses anodines comme ça, mais qui en disent long sur la façon dont certains citoyens ou certains de nos compatriotes doivent s'abriter, doivent se réfugier dans une sorte d'anonymat pour éviter l'agression physique ou verbale. Voilà ce qui est très grave, voilà la pente glissante sur laquelle aujourd'hui malheureusement notre pays est en train de circuler et en réalité tout ça est très très inquiétant, tout ça est très anxiogène et comme je le répète souvent, les Français juifs sont les canaries dans la mine. Si on observe 52%, on se fait erreur de ma part de départ d'Alya l'année dernière, si on observe la montée des actes antisémites, ça devrait interroger quand même sur ce qu'est le baromètre de la démocratie française. Et qu'est-ce qui vous guide dans ce combat ? Parce que vous vous seriez appelé Sabri Namkhoven ou Lévi, éventuellement, mais c'est Sabri Namkhoven, je meurs, bon vous êtes d'origine algérienne comme moi, donc ça ne veut rien dire non plus, d'origine berberse non plus, mais qu'est-ce qui vous guide dans ce combat ? Alalemi, si vous aviez été, vous êtes peut-être, je ne sais pas, membre du MAC, le mouvement pour l'autodétermination de la cabinet, non d'accord, mais vous voyez ce que je veux dire ? Mais là qu'est-ce qui vous guide dans ce combat ? J'ai aucune position politique, constitutionnelle, je suis une sainte citoyenne universaliste. C'est dangereux pour vous tous les jours, non ? C'est pas dangereux, vous l'avez dit vous-même, cette menacée de mort et tout, c'est terrible. Oui, bien sûr, c'est dangereux, mais après, je pense que c'est intrinsèque à mon tempérament et à ma personnalité de ne jamais courber les chines, de surcroît lorsque je ressens une forte injustice et que j'observe des agressions permanentes et des mouvements de fuite de personnes qui ont vécu ici, qui se sont installées en France, qui ont fondé une famille et qui voient leur pays dépérir. Vous savez, c'est toute l'œuvre d'Albert Ménny qui parlait justement de cette immigration qui est arrêtée en France, et s'arcellent pour ne pas citer celle ville qui a été le premier réceptacle de l'exode des juifs sépharades en France, de voir aujourd'hui que certaines familles ont peur et doivent quitter notre pays. Je pense que ça devrait interroger n'importe quel citoyen en dehors des désorigines ethniques ou politiques. Alors oui, c'est très dur pour moi parce que je suis identifiée comme étant une française issue de l'immigration maghrébine, donc réduite à une sorte de fataliste conflit de voyauté. Mais moi, je refuse cette irrefutibilité, je refuse cette assignation et je considère au regard de cette injustice humaine profonde et sociale profonde qu'il est de mon devoir en tant que française, précisément au nom de l'universalisme français, de défendre nos compatriotes juifs, évidemment. Vous avez une consoeur si je puis dire, je ne sais même pas si c'est le bon mot, mais en tous les cas une collègue qui est en Belgique qui s'appelle Fadila Marwoufi, qui a le même combat que vous. Oui, bien sûr. Il y a trois ans, lors de cette première entretien sur BandeMTV, vous dénonciez fermement l'idéologie victimaire de SOS racisme qui aurait créé, je vous cite auprès des jeunes, un désir de revanche. Rappelez-nous pourquoi.
11:05 En fait, le piège d'SOS racisme, avec son slogan, le droit à la différence. Mais touche pas à mon pote, je me souviens. Alors après évidemment, le tampon touche pas à mon pote, c'était la revendication portée à l'époque au nom d'une lutte légitime et juste. Je l'avais eu, je l'avais accrochée. Et le piège aujourd'hui auquel nous, quand je dis nous, je parle des laïcs, je parle des apostages, je parle des Français issus d'immigration farouchement et radicalement libres, c'est que ce droit à la différence aujourd'hui nous a piégés puisque le fait d'être différent de sa différence aujourd'hui est devenu une sorte d'obligation, d'appartenance à la solidarité groupale ou clinique de laquelle nous en sommes l'émanation. Or, la liberté, et à forcerer la liberté de conscience, c'est précisément de choisir ce pourquoi on a envie de se battre et avoir la possibilité précisément de se démarquer de cette fameuse différence et de ce fameux droit à la différence. C'est, je ne sais pas si vous vous souvenez après l'affaire de Cray, il y a un très très beau texte de Funkelkraut, d'Elisabeth Badinter, d'Elisabeth Munzler, etc, qui expliquait très justement que le droit à la différence est très bien, mais on a aussi le droit d'être différent de sa différence, sinon cela devient un piège, voire un esclavage, je cite le communiqué mot pour mot. Et voilà la raison pour laquelle moi qui refuse cette contingence-là assignataire, qui suit un être absolument libre et affranchi de toute contingence, je me bats contre l'antisémitisme. Alors vous dites aussi, ou vous l'avez dit, mais je pense que c'est toujours la même chose, dites que l'idéologie frériste, l'islam des caves, comme vous l'appelez, et le narcotrafic marchent la main dans la main dans les quartiers. Oui, oui, bien sûr. Mais l'Etat français n'intervient pas dans la gestion, parce qu'il ne peut pas intervenir dans la gestion des cultes, mais il n'en est pas dans le culte. Le narcotrafic, ce n'est pas du culte et il ne peut rien faire contre cette idéologie. Mais à part, comme vous le disiez, organiser une marche, mais il va se passer quoi ? Alors c'est fichu. Le problème, c'est que ça n'a rien à voir avec le culte, ça a à voir avec la politique de la ville. C'est ça. Avant 40 ans qu'on a installé le communautarisme de manière très méthodique, à travers notamment des associations dites culturelles, qui auraient été masques surtout des associations culturelles, et on a laissé prospérer un islam, et grâce à la démographie piégeuse, et grâce aussi à la géographie de ces quartiers prioritaires de la ville, et bien aujourd'hui on voit qu'avec une immigration de plus en plus massive et de plus en plus concentrée dans ces territoires, il y en a certains à travers lesquels il y a une double dialectique qui s'opère, oui, entre les leaders communautaires qui gèrent une sorte de morale sociale et d'un autre les narcotraffiquants qui eux gèrent et riguent l'économie parallèle de ces quartiers.
14:26 C'est malheureusement aujourd'hui le piège auquel se referme la politique de la ville puisque l'honneur tribal a remplacé la loi et la solidarité clinique a remplacé l'autorité. Donc c'est une vraie difficulté. Je pense que si demain, en 2027, il y avait un président qui arrivait en disant bon ben je fais de la sécurité par exemple une question de justice sociale, on pourrait attaquer le voyou sans stigmatiser le voisin, je schématise un peu, je pense qu'il réussirait à redonner espoir à beaucoup de familles qui subissent cette homerta communautaire et qui attendent qu'une chose, c'est que l'Etat, que l'appareil d'Etat régalien puisse intervenir de façon à pacifier ces sociétés parce qu'il n'y a, dans certains en tout cas, plus aucune alternative. Pacifier ces sociétés, qu'est-ce qu'il faut faire avec la République quand on voit l'armée et les Berets verts ? Non, pas l'armée et les Berets verts puisque ce n'est pas le rôle de l'armée, ce n'est pas sa prérogative, mais rétablir une nouvelle doctrine de l'Etat. Rétablir une nouvelle doctrine de l'Etat, ça veut dire que l'Etat doit être en capacité d'asseoir son autorité, sa légitimité. Je rappelle que les forces de l'ordre par exemple ont un monopole de la violence légitime et ça passe pas simplement par plus de bleus comme à l'époque où il y avait une police de proximité que beaucoup d'ailleurs de forces de l'ordre regrettent, parce que la police de proximité c'était un réel outil de renseignement et d'intervention à posteriori, mais plus de tribunaux, plus de commissariat dans les quartiers de façon plus de préfecture certainement, plus de représentation symbolique, de présence de l'Etat plutôt que de laisser ces quartiers complètement livrés à eux-mêmes et pris en main, possédés de manière obsidionale entre les leaders communautaires qui ne cessent de s'affirmer et les narcotrafiques qui ne cessent d'irriguer ces économies parallèles. Alors il y a un mal qui est plus qu'un mal, qui est un véritable danger que vous stigmatisez régulièrement aussi, ce sont les réseaux sociaux par leur intermédiaire, donc vous-même vous l'avez dit vous recevez quotidiennement des menaces de mort et des torrents d'insultes, mais aujourd'hui ça va plus loin puisque ces réseaux sociaux créent des théories d'un complot antisémite et ces théories de complot se propagent un peu même jusqu'aux incendies, les derniers incendies qu'on a vues dans le baston d'Arcachon de mon enfance et dans le Var, ces réseaux sociaux disent ce sont les juifs ou les israéliens même qui ont foutu le feu, c'est terrible, qu'est-ce qu'il faut faire contre cette divagation pour partir aux choses des réseaux sociaux ? Est-ce que légalement on peut intervenir ou pas ? Vous savez le complot juif il est existant, ce n'est pas une nouveauté, dès qu'il y a un quelconque problème en France, il y a toujours une victime expiatoire qui serait ou le complot juif ou bien les ingérences russes puisque c'est à la mode en ce moment, on voit d'ailleurs avec certaines revendications d'hommes politiques dont les sondages sont très bas, qui essayent de faire diversion avec ces ingérences-là qui seraient légitimes à leur sondage encore une fois très très voie, pourquoi ? Parce qu'ils ne proposent pas de récits, donc quand on est dans une béance idéologique, on utilise l'arme des réseaux sociaux pour justifier sa carence, mais les réseaux sociaux vous savez, il y a un ouvrage qui avait été écrit sur la révolution numérique et c'est finalement le rêve de Karl Marx, c'est-à-dire c'est la révolution permanente et comme internet n'a pas de frontière, il est très très difficile d'endiguer ce qui se dit sur les réseaux sociaux, on a beau lutter contre la haine en ligne, je vois que Mme Orberger a confié cette opération à SOS Racisme qui refuse par exemple de qualifier l'existence du racisme anti-blanc, donc ça va être très compliqué de lutter contre la haine en ligne en escamotant le racisme anti-blanc mais peu importe, donc c'est très difficile de pouvoir mesurer quantifier la haine en ligne, je rappelle qu'il y a un règlement européen qui s'appelle le DSA Act, mais jusqu'où va-t-il pouvoir aller ? Il est évident que nous allons rentrer dans une période politique houleuse, très hostile, où on va entendre de nombreuses multiplications de ces ingérences extérieures, on parlait d'Israël ou la Russie, mais également intérieure, puisque vous savez qu'il y a une proposition de loi qui est en place d'être voté pour lutter contre les ingérences intérieures, donc nous allons entrer dans un climat où les deepfakes, les fake news, les tchèques news, etc. vont être très très en vogue pour distiller le vrai du faux, mais ce qui concerne Israël, ce n'est pas simplement malheureusement sur les réseaux sociaux, tout ce qui se passe en France, en tout cas d'une partie des tchèques de l'extrême gauche, Israël est responsable, Israël est la victime expiatoire et Israël, encore une fois, est responsable de tout ce qui se passe en France, donc ce n'est pas une nouveauté, malheureusement ça fait partie du discours antisémite que disent-ils certains qui considèrent qu'Israël étant l'émanation politique de l'Occident, eh bien il doit répondre de ses actes et faire actes de repentance pour tous maux qui touchent à la société.
19:45 C'est la fameille heuse d'Horie Wauquiste du 15 octobre. Bien sûr, bien sûr, mais la théorie Wauquiste, vous savez, elle a ses limites, parce que moi je veux bien qu'on parle de convergence des luttes, d'intersectionnalité, on a vu que Barbara Butch, qui est pourtant partisan, une part en bon des minorités LGBT, qui est artiste et qui a simplement soutenu une pétition concernant la loi Yadam, s'est fait jeter des bouteilles de verre, donc un spectacle, donc vous voyez, la convergence des luttes et l'intersectionnalité, elle a une carte d'achoppement à partir du moment où Israël apparaît sur les fichiers de cette fameuse convergence.
20:26 Sans parler d'Amir, qui, déjà, ce serait un chanteur franco-israélien génocidaire, Exactement, donc il y a en effet, en plus de cette russe qu'ils utilisent comme le complot venant d'Israël ou les fake news venant d'Israël, il y a aussi toute une sémantique utilisée de façon à agiter les passions identitaires, ça c'est l'objectif de toute façon de la France Insoumise, c'est gravé dans le marbre, ils veulent opposer les Français les uns contre les autres, et en effet, le périmètre sémantique utilisé, savoir génocide et apartheid, parce qu'ils n'ont que ça, et fascisme et l'extrême droite, Yad, évidemment, servent toujours à catalyser comme une sorte de catharsis, voilà, pour mobiliser au maximum et sur le long terme, en tout cas jusqu'en 2027, et singulièrement les législatives ensuite, pour qu'ils obtiennent un maximum de sèche, puisqu'ils ont bien compris que le communautarisme était le fer de lance de leur bataille culturelle et politique jusqu'en 2027.
21:34 Alors justement, ça brûle un maître Jumeur, donc vous venez de le dire, c'est la gauche et surtout l'extrême gauche qui réunit ce sentiment à la fois antistioniste et antistioniste, est-ce que d'après vous, les Français juifs, comme vous voulez, doivent-ils donc maintenant voter pour 2027 en masse pour la droite et le RN ?
21:55 C'est une évidence, c'est une évidence, c'est une évidence qu'ils doivent voter en masse pour la droite ou le RN, puisque la gauche et l'extrême gauche les fustigent, la gauche et l'extrême gauche leur mettent une cible dans le dos, la gauche et l'extrême gauche les menacent, la gauche et l'extrême gauche les disqualifient, la gauche et l'extrême gauche les intimident, en permanence. Encore une fois, je prends un exemple très concret. Rachel Kahn a quitté la France à cause de ça, en partie. Emery Caron a quand même pu tweeter une fois Radio Milcolin. L'extrême gauche est un parti fasciste, en tout cas, cette partie de l'échiquier politique est une partie fasciste et fascisante qui utilise des méthodes très très violentes, encore une fois d'intimidation, de ciblage dans le dos, de disqualification, jusqu'à ce que vous vous cédiez, puisque vous savez, je ne sais pas si vous avez lu l'Ameute, par exemple, c'est très clair, les réseaux sociaux sont une arme pour LFI de façon à galvaniser en permanence, à polariser en permanence le débat public et en mettant évidemment dos à dos les Français de confession juive contre les autres. Et je rappelle quelque chose qui me semble assez important, parce que c'est une grande distorsion idéologique chez eux, je n'arrive pas à comprendre, c'est une anomalie pour moi. Les mêmes qui nous demandent, et à juste titre, par exemple, de ne pas amalgamer l'islam et l'islamisme lorsqu'il y a un attentat, les mêmes qui nous demandent de séparer, à juste titre, le peuple algérien des autorités algériennes, on l'a vu avec l'affaire de Bualem Sansal, sont les mêmes, sont les mêmes qui essentialisent de manière monolithique les Français de confession juive avec Israël.
23:39 Comme si les Français de confession juive étaient un monolithe auquel et duquel échappent toute forme de subtilité intellectuelle dans le débat, échappent toute forme de vitalité démocratique et échappent toute forme de nuance intellectuelle sur le raisonnement que l'on peut apporter concernant ce conflit israélo-palestinien. C'est véritablement pour moi une anomalie, parce qu'encore une fois, les mêmes qui veulent s'extirper de l'essentialisation au nom de la démocratie, de la pluralité, des expressions politiques, sont les mêmes qui essentialisent tous les Français de confession juive, qu'ils accusent de manière permanente d'être génocidaires. Et même, je vais aller plus loin, cher William, tous Français qui défendent les Français de confession juive, nos compatriotes, et qui combattent l'antisémitisme, qu'il ne soit pas de confession de culture juive, pèsent sur lui une présomption de judéité qui amènerait justement une légitimité, une justification à l'intimider, à disqualifier et à lui mettre une cible dans le dos.
24:42 C'était nazisme carrément. C'est ce qu'il y a de plus de fadilat dont vous parliez tout à l'heure. Absolument, absolument. C'est ça, c'est vraiment pur. Sabrina, 2025, on l'avait dit, on a cessé de le répéter, a été l'année antisémitiste, la plus meurtrière dans le monde. 32 000 incidents antisémitiques, pardon, rien qu'en six mois, en Grande-Bretagne. Je ne parle même pas de la France, mais en Grande-Bretagne.
25:05 Alors, vous l'avez dit plusieurs fois, Rachel Khan, icône, je dirais du combat, comme vous, contre l'antisémitisme, même si elle est juive. Et alors ? J'ai envie de dire, et je rajoute, et alors ? Est-ce qu'elle a sonné le toxin d'une aliamatie de juifs de France, un peu comme, et je reviens à mon pays d'origine, l'Algérie, un peu, mais ça n'a rien à voir, un peu comme lorsque ce chanteur juif a été assassiné en 1962 et qu'il avait sonné le toxin du départ des juifs vers la France. Est-ce que c'est, encore une fois, c'est fini, là c'est terminé, les juifs de France, comme l'a dit Dov Maimon, un penseur franco-israélien, c'est fini, ils vont tous quitter la France, ça y est, c'est terminé ? Je ne crois pas que Rachel... Dernier éteindra la lumière, comme disait la blague ? Non, je ne crois pas que Rachel ait sonné le toxin, je ne crois pas que Rachel a consacré le fait qu'une Française très attachée à la France, très attachée à la laïcité, très attachée aux valeurs de la république, ait dû quitter son pays pour rejoindre un pays en guerre dans lequel elle se sent plus en sécurité. L'exode des juifs a déjà commencé, avant l'histoire de Rachel, et malheureusement ce sont les plus aisés qui ont la possibilité, parce qu'ils ont un logement qui se trouve en Israël, de pouvoir quitter la France, mais moi je pense à tous ceux qui n'ont pas ces moyens et qui doivent vivre de manière abritée, de manière à visibiliser, plus simplement, silencié par peur. C'est ça qui devrait nous inquiéter, malheureusement, parce que eux ne sont pas protégés par les hautes autorités, eux vivent sous le joug de l'aléa de l'incident ou de l'accident ou de l'attentat, que sais-je, parce que, encore une fois, vous l'avez répété, ce n'est pas simplement un problème franco-français, malheureusement, c'est un problème largement occidental, donc c'est une vraie difficulté, c'est une vraie aporie, malheureusement, pour tous les Français de confession juive dans le monde, enfin les Français de confession juive, pardon, en France, et tous les Juifs plus largement en Occident.
27:19 Il y a trois ans, vous vous identifiez aux Juifs de France et vous disiez partager le même destin. Vous, la française, l'intellectuelle française d'origine d'Algérie, c'est incroyable, je veux dire par là, est-ce que vous allez continuer, malgré tout, à partager le destin de ces Juifs de France qui, peut-être, ne seront plus là d'ici une génération ? Non seulement, je continuerai à partager leur destin, mais je le fais au nom de la France, évidemment, bien sûr. Je le fais au nom de nos compatriotes, c'est une évidence, comme je le ferai, d'ailleurs, si aujourd'hui la composante culturelle musulmane était aussi menacée, si la composante chrétienne était aussi menacée, bien qu'évidemment dans les chaînes des actes anti-religieux, c'est un peu plus clair, mais encore une fois, si je le fais, si je m'engage autant, c'est pour mon pays, parce que je refuse intrinsèquement de voir qu'aujourd'hui nos concitoyens aient peur, d'une part, et réfléchissent au départ de la France, la France, encore une fois, je le répète, pour lequel ils se sont installés, ils ont installé une généalogie, et à travers cette installation, ils ont installé un espoir, un espoir de pouvoir vivre en paix, de pouvoir vivre en sécurité. Ce qui se passe, c'est évidemment une abomination, et je ne comprends pas que les consciences collectives ne se soient pas saisi de ce problème et qu'il n'y ait pas eu, à un moment donné, un arrêt, et l'arrêt, c'est, encore une fois, la justice, l'exemplarité de la justice sur la montée, l'explosion des actes antisémites. Donc, évidemment que nos compatriotes du vivre ont tout mon soutien, ils peuvent être rassurés, je continuerai à me battre à leurs côtés, c'est une évidence, et je crois que comme tout un chacun qui vit en France, on le fait pour nos compatriotes juifs, mais on le fait aussi pour notre pays, parce que nous refusons l'alliance de l'extrême gauche des coloniales et de l'islamisme conquérant, cette ordre de question nous resteront debout, pour qu'il arrive. Et nous ne deviendrons pas des dix-mille.
29:13 Absolument, absolument. Sabrina Medjumer, merci beaucoup pour être intervenu une deuxième fois sur l'antenne de Tandem TV. Ça fait chaud au cœur de vous écouter. Je vous vois souvent, évidemment, comme beaucoup sur CNew, je suis votre combat du verbe suivre, et j'espère que vous aurez l'occasion de revenir nous parler sur Tandem TV. J'ajoute que cette émission sera donc diffusée sur la chaîne Annatel pour ceux qui vivent en Israël, et évidemment sur tous les réseaux sociaux et sur le nouveau site, le site qui a été rénové de TandemTV.net. Vous pouvez également retrouver, vous retrouverez bientôt cette émission. Merci Sabrina, bonne continuation. Je vous en prie, Jean-William, avec grand plaisir. Merci.
30:03 On est avec vous. Merci. A bientôt. A bientôt Jean-William, au revoir.