0:18 Bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Steven. Bonjour William. Alors vous êtes économiste chargé de cours à l'université Richman d'Zlia mais aujourd'hui je souhaite faire avec vous si cela est possible un bil. C'est un grand mot mais un bilan comparatif entre les économies françaises et et israéliennes. En fait, je souhaite que vous nous expliquiez pourquoi les finances de la France sont dans le rouge même proche de la faillite selon Marc Toiti alors que celle d'Israël en guerre depuis 3 ans vient de de célébrer les 3 ans du programme du 7 octobre sont elles dans le verre.
0:51 Bon et pour que l'on comprenne plus facilement, je vais vous demander de nous commenter ces quelques indicateurs assez récents que j'ai trouvé euh qui sont les indicateurs économistes. Alors, je parlerai d'abord des de ces indicateurs en commençant par Israël et après par la France. Je vais commencer par le PIB. Le PIB par habitant en dollar américain en Israël est d'environ 69800 dollars en France de 52100 dollars. Comment expliquer ça ? Oui. Alors déjà euh ce ce chiffre du PIB par tête, c'est très compliqué de comparer deux pays en PIB par tête parce que c'est pas dans la même devise.
1:30 Donc il y a deux façons de le faire. Soit vous convertissez tout avec les taux de change courant. C'est ce c'est ce que font ces études que vous citez. Et à ce moment-là, vous arrivez à ce à ce fait que Israël semble être avoir un PIB par tête supérieur à celui de la France.
1:48 Soit vous regardez en pouvoir d'achat, c'est-à-dire vous regardez les prix dans chaque pays, vous regardez ce que chaque revenu, chaque PIB par tête peut vraiment acheter comme produit dans chaque pays. C'est ce qu'on appelle la parité de pouvoir d'achat. OK. Et quand on fait ça, on s'aperçoit que c'est pas vrai que la Israël est supérieure en PIB par tête à à la France. Et c'est dû au fait notamment que le coût de la vie en Israël est supérieur et plus important que celui de la France. Et donc vous arrivez en parité de pouvoir d'achat à des chiffres comme 63000 dollars par tête de PIB par tête en Israël et 68000 de PIB par tête en France.
2:30 Donc il y a encore un écart. Ce chiffre est beaucoup plus cohérent et logique et fiable que celui qu'on trouve dans la presse en ce moment. Et là vous voyez que il y a encore un écart entre les deux pays. Entre entre guillemets, la France est plus riche, reste plus riche en moyenne qu'Israël. Mais cet écart se comble.
2:46 Ce se c'est en train de se combler. C'est-à-dire que Israël est en train de rattraper rapidement la France puisque chaque année depuis 20 ans en gros le la croissance du PIB par tête en Israël annuelle c'est + 1,5 % et celle de la France c'est + 0,7 % en moyenne depuis 20 ans.
3:09 Donc ça veut dire que encore 10 ans à peu près, vous allez avoir vous allez plus avoir d'écart entre les deux pays en PIB par tête. Alors, j'ai peur d'annoncer mes autres chiffres parce que j'ai l'impression qu'ils sont là encore il y a peut-être une erreur entre enfin une erreur un décalage entre ce que vous annoncez et ce que j'ai trouvé dans la presse parce que l'autre chiffre que je voulais mais c'est bien comme ça on les commente et c'est la croissance réelle du PIB.
3:31 Donc en Israël, elle serait elle serait he je le conditionnel de 3,5 % et en France de 0,6. C'est énorme là. Il y a il y a quelque chose qui n'y va pas là. Non. Euh la croissance prévue pour 2026, c'est ça ? Oui. Oui. Alors ben mes chiffres c'est à peu près les vôtres.
3:49 4 % euh selon la Banque d'Israël pour Israël et 0,4 % selon l'INC pour euh pour la France. Comment comment com comment expliquer ça ? C'est c'est énorme cette différence là par contre. Non et bien euh en fait je je attends je je remis euh c'est c'est pas c'est pas si mystérieux. Déjà, vous avez comme j'ai dit depuis 20 ans, une différence de de croissance de PIB par tête structurelle entre les deux pays. Bon, ça OK, à peu près un point de différence. Ensuite, vous avez la croissance démographique parce que ça ça compte dans la croissance enregistrée.
4:29 La croissance totale d'un pays, la croissance du PIB, c'est la croissance du PIB par tête et plus la croissance démographique. Alors, qu'est-ce que vous avez comme croissance démographique ? vous avez plus 1 % un peu plus que 1 % de croissance démographique en Israël chaque année et vous avez à peu près 0,20 % en France.
4:49 Donc ça ça fait, excusez-moi, c'est ce que vous appelez c'est ce que d'autres appellent le taux de natalité ou de fécondité dans ça c'est le résultat c'est le résultat du taux de natalité supérieur d'Israël par rapport à la France. Donc d'ailleurs, on peut on peut peut-être le préciser, c'est 2,9. C'est un record de l'OCDE Israël, 2,9 enfants par femme en Israël et 1,6 à peu près enfants par femme en France. Ce sont les chiffres que j'ai. Donc là, je aussi les commentaires. Non, mais le PIB par tête, le ce que vous avez dit au début, c'est le seul point où il y a des débats entre économistes, c'est le reste, ça va être plus objectif.
5:23 OK. Euh alors la croissance, on éta en train de parler de croissance. Donc voilà, vous avez une différence structurelle de croissance par tête de depuis 20 ans de 1 %. Vous avez une différence structurelle de croissance démographique encore 75 % au moins 0,75 % au moins. Donc ça déjà rien que la somme des deux, vous avez une différence de 1,75 %. Ensuite, vous avez un troisème effet pour expliquer la différence en 2026, c'est un effet de rattrapage. C'est-à-dire que quand une économie comme celle d'Israël a vécu une guerre où par exemple la la guerre en Iran, la dernière guerre d'Iran est un exemple où on a dû se rester très longtemps en dans les sous les abris, on n pas pu on n pas pu consommer comme on on le faisait d'habitude.
6:13 On n pas pu travailler autant que d'habitude. les enfants étaient à la maison. Tout tout ça fait que pendant un certain temps, quelques mois, l'économie a tourné au ralenti. Automatiquement, quand une économie tourne au ralenti pendant quelques mois, bon dans le cas d'Israël, c'est pas pendant quelques mois, ça fait 3 ans qu'il y a des phases ralenties et et en fait, elle récupère après, c'est un effet de rattrapage.
6:36 Ce que les ménages n'ont pas consommé pendant une certaine période, et ben d'un coup, ils vont le consommer après parce qu'ils ont juste reporté des des des achats. Donc donc finalement finalement c'est pas c'est pas si mystérieux que ça. Ce chiffre de 4 % en Israël ne représente pas sa croissance en vitesse de croisière.
6:57 C'est un chiffre exceptionnel qui vient d'effet de rattrapage parce que la croissance des trois dernières années en Israël a été plus basse que sa moyenne des 10 20 dernières années. Et donc maintenant, il y a ce rattrapage. En ce qui concerne la France, il y a l'effet inverse, c'est-à-dire que la France est en train vraiment de s'affaisser économiquement pour tout un tas de raisons dont dont on va peut-être parler.
7:19 Et donc voilà, vous avez deux extrêmes en fait qui qui se confrontent. Alors le le le grand fléau, on va en parler tout de suite. Le grand fléo de la France, c'est c'est la dette. La dette publique en Israël selon les chiffres que j'ai est serait de 67,9 % du PIB mais en France est de 119,3 %.
7:44 Le le problème de la dette, est-ce que est-ce que la France en réalité, c'est une dévoré de mes questions, peut s'en sortir avec bientôt 4000 milliards de dettes, quoi. Ouais. Et écoutez, alors ça c'est le problème central de la France aujourd'hui. Elle a elle est complètement sortie de de sa disons de de la crédibilité budgétaire.
8:05 elle en a plus aucune puisque depuis 1974, elle n'a plus enregistré un seul budget en excédent, en équilibre. D'accord. Même dans les phases de forte croissance, elle est quand même en déficit. C'est ça qui est grave. D'habitude, on s'attend à ce qu'elle soit en un pays soit en déficit quand il connaît une récession ou une crise économique, mais pas quand il il est en croissance.
8:29 La France est toujours en déficit structurel. Aujourd'hui, ça s'aggrave. Aujourd'hui, ça s'aggrave. il y a un dérapage total des des dépenses publiques. Euh et le le gros problème que auquel est confronté la France, c'est que en fait elle fait face aujourd'hui à à un regain, une nouvelle crise sociale qui vient à la fois des étudiants, des syndicats, de l'administration, de l'État et cetera et bientôt des gilets jaunes puisque en fait il y a un appel à manifester le 17 octobre des gilets jaunes suite à la hausse des prix du carburant.
9:04 Donc vous avez la conjonction de trois mouvements sociaux et face à ces trois mouvements sociaux, ce que fait la France d'habitude, c'est qu'elle arrose. C'est ce qu'elle a fait pendant la crise des gilets jaunes en 2018-29 mais là par sans parler du Covid hein. Voilà. Et là la France ne peut plus arroser. Elle en a pas les moyens. Son son son taux d'intérêt sur les marchés est en train d'approcher les 5 %. Absolument. Sa dette est détenue par des investisseurs étrangers qui commencent à s'inquiéter. Vous avez un article hier dans le Wall Street Journal qui dit exactement ça que les investisseurs américains qui ont qui donc ils veulent sortir ils veulent sortir.
9:40 Voilà, il commence à se dire "Ce pays est inquiétant, il y a des manifestations, il est en il est en en il a une dette de 120 % du PIB, il s'en sort pas. Est-ce que c'est pas le moment de d'investir dans une autre dette que la dette française, même si elle est plus rémunératrice du coup que même la dette grecque aujourd'hui.
9:59 Et qu'est-ce qui se passe dans ce cas-là ? E bien euh on est vraiment face à on est on est on est dans une sorte d'impasse euh en France, politique, sociale, financière puisque pour régler la crise sociale, il faudrait de l'argent. On n' pas on n' pas cet argent aujourd'hui. Les investisseurs voient la crise politique, la crise sociale, la crise financière se conjuguer. Ils sont encore plus inquiets. Étant encore plus inquiets, les taux montent encore plus. La crise financière s'aggrave encore. Elle a encore moins de moyens.
10:27 la crise sociale s'aggrave encore. Vous vous avez une sorte de de de piège comme ça qui se referme sur la France et et dont on voit pas très bien comment elle va se sortir aujourd'hui. Donc vous serez d'accord avec votre collègue Marc Toiti qui parle de faillite quasi faillite de la France. Non alors on n'est pas encore en faillite mais je pense qu'il annonce une prochaine faillite de la France et c'est pas du tout le seul à l'annoncer ou à s'inquiéter de ce risque. Ça c'est loin d'être le seul. Vous avez par exemple un édito de Nicolas Bavrez dans le Point qui qui se qui titre "La France va tout droit vers la faillite."
11:04 Vous avez cet article du Wall Street Journal hier qui parle des inquiétudes des investisseurs américains sur le risque de faillite de la France. Donc vous voyez c'est c'est alors Steveana quand un pays comme la France est en faillite, il se passe quoi ? Bah on a le précédent grec qui est intéressant où on a eu une faillite de la Grèce. Alors, c'est pas du tout le même poids dans dans la dans l'économie mondiale ou dans l'économie européenne. La Grèce et la France. Pour la Grèce, on a pu euh euh prêter de l'argent à la Grèce pour l'aider à faire face à sa faillite, la Banque centrale. Oui.
11:41 Avec des coups postéritaires, enfin des très très très difficiles à supporter pour les Grecs. Euh dans tous les pans de l'économie, c'est la la Grèce est rentrée dans une dans une phase de stagnation économique, de récession économique sévère et avec une énorme augmentation de la pauvreté. Mais mais pour la France, c'est très compliqué si jamais on se retrouve dans une situation grecque parce que nous n'avons pas les moyens, c'est-à-dire les autres pays qui ne sont pas en faillite dans la zone euro, donc l'Allemagne en premier lieu, n'ont pas les moyens de renflouer euh la la France comme ils l'ont fait avec la Grèce.
12:19 C'est pas du tout le même poids dans la zone euro. Les deux. Il y en a un qui est un mastodonde de la zone euro, c'est la France et la Grèce c'est un petit maillon de la zone euro. Donc on peut pas, il va être très difficile de faire avec la France qu'on a fait avec la Grèce.
12:32 Donc je pense que si jamais on va vers ce scénario de la faillite de la France, on y est pas encore. Si on y va à ce moment-là, il va y avoir quelque chose, une crise systémique de la zone euro beaucoup plus grave que celle à laquelle on a assisté dans les années 20105 pour la Grèce, le Portugal, l'Espagne et cetera où potentiellement il peut y avoir des des banques qui font défauts sans qu'on puisse les secourir.
12:57 Il peut y avoir des sorties de la zone euro. La France pourrait avoir intérêt à sortir de la zone euro pour imprimer elle-même ses billets, sa monnaie et cetera si la banque centrale ne la renflou pas immédiatement. Euh, il peut y avoir vraiment des ruptures politiques, financières, économique majeur dans le cas d'une faillite de la France beaucoup plus importante que ce qu'on a ce qu'on a vu avec la Grèce.
13:22 Alors pourtant euh vous parliez de systémique, il y a des réformes systémiques qui en France sont impossibles. Je vais vous je citer vous avez cité certains journaux, je cité le journaliste économique, je crois que c'est de la de TF1 qui s'appelle France ouis l'anglais vous devez connaître qui dit le modèle social, je le cite hein, français ronne sur le carburant mais trouve 100 milliards par an pour les agences d'état et les copains entre parenthèses, je le sais toujours 40 milliards pour les migrants et des nuits d'hôtel à 1700 € je le cite encore pour Delfine Airnote, la patronne de France télévision l'argent public de manque pas.
14:00 Il est gaspillé, mal réparti, flambé pour les privilèges. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ouais ben il a en grande partie raison. Bien sûr. D'ailleurs, Sarah Knafo vient de sortir un livre qui s'est vendu à 200000 plus de 200000 exemplaires. Reprend tout ça, c'est ça. En quelques semaines, ça montre bien à quel point les gens comprennent que François l'anglais, Sarah Knafo et cetera ont raison. Mais cela dit, c'est pas parce qu'ils ont raison que il n on pourrait pas aussi développer un autre discours qui lui aussi serait partiellement juste.
14:33 Je vais je vais vous développer l'autre discours. OK. L'autre discours consiste à dire que la mondialisation a fait depuis 30 40 ans des gagnants et des perdants euh et les écarts de revenus entre les gagnants et les perdants et les écarts de patrimoine encore plus graves entre les gagnants et les perdants ne cessent de se creuser.
14:57 Et ce constat n'est pas vrai que en France, il est vrai partout, y compris en Israël d'ailleurs. Et dans ce contexte, il est indispensable pour qu'une société tienne face au creusement des inégalités. Il est indispensable pour qu'une société tienne, que l'État agisse, redistribue, taxe et redistribue. Le gros problème, c'est que en France, donc l'État redistribue beaucoup. En France, vous avez des prélèvements obligatoires qui sont les plus importants du monde développé. Je j'ai le chiffre, je vais vous le retrouver. 43 % 43 % du PIB. Aux États-Unis, c'est 25 %, en Allemagne, c'est 38 %, en Israël, c'est 31 %.
15:37 Donc voilà, c'est ces prélèvements obligatoires ne servent pas à rien parce que quand on voit la la redistribution avant, enfin c'est-à-dire les inégalités avant redistribution et qu'on les compare aux inégalités après redistribution, on voit que les inégalités après redistribution, elle ell elle elle baisse de 44 % par rapport aux inégalités avant redistribution.
16:02 Et quand on compare avec les autres pays, c'est le chiffre le plus important. En Israël par exemple, les inégalités, elles baissent que de 24 % après redistribution. Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait cet état providence français, il ne fait pas que du mal. Il ne fait pas que gaspiller bêtement. Il y a une partie de cette redistribution qui sert vraiment à quelque chose, c'est à réparer des inégalités, des fractures que la mondialisation a créé au sein du au sein de la nation et de la société française.
16:32 Mais le gros problème de la France, c'est que si vous demandez à un scandinave, à un suédois, un Norvégien et cetera, est-ce que vous pensez que votre état dépense bien, redistribue bien et le fait justement ? il va vous dire dans plus de la moitié des cas, il va vous dire "Oui, oui, il le fait très bien, je suis content de payer mes impôts parce que je sais où ça va et je lui fais confiance pour bien redistribuer."
16:51 Si vous demandez la même chose à un français, il va vous dire exactement l'inverse. La confiance des Français vis-à-vis de de l'État est le plus bas, la plus basse de tous les pays de l'OCD. On est dans des chiffres comme 20 % qui font confiance. Donc vous demandez aux Français de payer énormément d'impôts et derrière ils n'ont aucune confiance dans le fait que l'État va bien les dépenser.
17:18 L'État fait plutôt mal son travail. C'est-à-dire qu'il y a pas de rationalisation, il y a pas de de de réflexion de de par exemple de coupe là où il faudrait. Il y a il y a pas 100 milliards, je rappelle 100 milliards par an pour des agences d'État qui ne servent à rien souvent.
17:35 Voilà. Donc du coup, vous avez finalement un un résultat complètement paradoxal. Vous avez quand même un état qui qui arrive à réduire les inégalités, mais cette fonction là n'est pas du tout reconnue, appréciée par les Français qui la reçoivent. Il y a un chiffre qui est quand même intéressant. Il y a ça a été relevé par euh une journaliste du Figaro euh sur le livre de Sarah Knafo justement où elle dit "55 % des Français sont des bénéficiaires de de l'État des bénéficiaires nets de l'État, c'est-à-dire que ils reçoivent plus de l'État que ce qui paye d'impôts. 55 %.
18:17 C'est énorme. Et malgré tout, vous demandez au français est-ce que vous êtes content ? Il devrait en majorité dire oui. Il ralle toujours le français, c'est bien connu. S'il faisait le calcul, il devrait dire oui. Et en fait, ils sont pas contents. C'est-à-dire que vous vous avez en fait le pire des mondes où vous creusez la dette pour rendre les Français contents, plus contents ou moins mécontents.
18:35 Et en fait, ils sont pas plus contents, ils sont pas moins mécontents, ils sont encore plus mécontents. Donc en fait, c'est ça le problème français. C'est c'est pas c'est autant un problème financier, économique et cetera qu'un problème moral. Vous vous arrivez pas à rendre les Français contents, confiants, optimistes, optimiste vis-à-vis de l'avenir, confiant envers l'État, confiant envers eux-mêmes.
19:03 C'est-à-dire que quand vous demandez à un français "Est-ce qu'on peut faire confiance à quelqu'un de différent ?" c'est c'est une étude qui a été faite par Édelman, un économiste il y a pas longtemps, 73 % vont dire "Non, on peut pas faire confiance, c'est le plus haut niveau de tous les pays de l'OCDE."
19:18 Donc vous vous avez une crise de défiance. Donc il y a d'ailleurs un livre qui s'appelle la société de défiance qui a été crée par deux économistes français qui s'appellent Cauc et Algan et qui qui dit que voilà la France est le la société de l'OCDE où il y a le plus de défiance non seulement envers l'État, les institutions, mais aussi des Français les uns envers les autres.
19:42 Mais ça va se terminer comment ? Par une guerre civile, par par un appvissement total. Je vais plus récupérer mes retraites. Donc je suis le premier concerné. Qu'est-ce qui va se passer ? Écoutez euh c'est c'est difficile de faire des prédictions mais il y a juste à regarder. So il y a pas besoin de faire des prédictions, vous savez. Juste en regardant le présent bien attentivement l'analysant et vous comprenez déjà ce qui se passe, les les remèdes éventuels, les trajectoires possibles et cetera. Vous voyez aujourd'hui que par exemple c'est très intéressant la crise sociale qui a trois niveaux, je vous ai dit.
20:18 donc étudiante, syndicat et gilets jaunes. Euh elle est les revendications sont v sont sont ressenties comme légitimes par 70 % des Français. Donc vous voyez que les gens ils s'identifient à ce mouvement social. On montre des casseurs des et cetera dans la rue comme c'était des marginaux qui faisaient ça. C'est vrai. Mais mais 70 % des Français s'identifie au ressort, aux sources du mécontentement et qui a qui a causé qui a été à l'origine de toutes ces de tous ces mouvements sociaux. Et quand vous demandez aux mêmes français, est-ce que vous vous identifiez à ceux qui portent ces mouvements, donc au syndicat euh à la France insoumise, il ben ils vont dire non, pas du tout.
20:59 Il ils vont dire que peut-être 20 % font confiance à au mouvement qui portent. Donc vous voyez encore une fois ce paradoxe de on n'est pas content mais on voit personne, aucun leader ni syndical ni politique qui est qui aujourd'hui nous semble légitime euh pour porter nos revendications et en qui on fait confiance pour changer les choses.
21:24 Donc voilà, c'est c'est ça le problème français. Donc aujourd'hui le un pays peut-être peut-être que comme en 1940 ou finalement comme l'avait écrit Mark Block dans les tranches défaite finalement c cette défaite était le résultat de au moins 10 ans d'affaissement moral intellectuel et cetera où les élites ont trahi et n'ont pas su comprendre les causes du problème et ça s'est soldé par la défaite.
21:52 Peut-être que la les mêmes causes vont produire les mêmes effets. C'est-à-dire qu'à force de déni, à force d'incapacité d'agir, à force de manque de vision, d'absence de leader capable de porter une réforme qui puisse du pays fondamental qui puisse être soutenue par la majorité des gens, et bien il va y avoir la même chose que l'étrange défaite, c'est-à-dire une autre étrange défaite version 2026 qui se traduisent par une guerre civile comme vous l'avez dit ou une guerre avec la Russie on ou une je sais pas ou la prise de pouvoir des du de LFI ou du rassemblement.
22:25 Ça c'est la c'est la la porte ouverte la porte ouverte si vous voulez à la démagogie. C'est que de toute façon ça voilà va aboutir. On va aboutir que ce soit dans un camp ou dans l'autre une démagogie terrible et c'est vrai c'est c'est le début d'une guerre civile quoi. Je je voilà. Alors, si vous regardez encore un autre indicateur, regardez la somme des des parties contestataires que vous appelez populistes, et bien en France, c'est la c'est la plus élevée. Si vous regardez la somme de LFI et du RN, c'est gigantesque.
22:54 C'est les aujourd'hui, c'est les deux premiers partis dans les quand vous regardez, évidemment que le populisme existe en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Trump en est l'incarnation. Mais ce qui est très intéressant, c'est qu'en Grande-Bretagne, comme aux États-Unis, qui qui incarne le populisme ? C'est la c'est les partis traditionnels, c'est-à-dire Trump est devenu le président, le le chef du parti des Républicains. Tandis que dans dans au France, le populisme, il va finalement être présenté par des partis antiestablishment complet. C'est pas c'est pas le les les républicains par exemple qui portent aujourd'hui ce discours populiste.
23:31 Donc c'est c'est ça aussi ce qui fait la spécificité de la France et qui crée un risque beaucoup plus important parce que c'est pas du tout la même chose si le RN prend le pouvoir ou si c'est le si c'est les LR gouverné par un nouveau chef qui soit plus populiste qu'avant comme Donald Trump.
23:48 C'est pas du tout la même rupture. J'ai compris. Mais alors, il faut accuser le seul accusé que qui qui que que je vois c'estes 10 ans de macronisme. Alors non, c'est beaucoup plus enfin évidemment que Macron a a une énorme part de responsabilité. C'est plus systémique d'après vous. Oui. Oui, complètement. Euh c'est en 2007 que Kauk et Algan ont écrit la société de défiance en 2007 et et il décrivaient une situation qui durait des déjà selon eux depuis 20 ans avant au moins. Donc en fait il faudrait faudrait au minimais regarder depuis les années 70 pour comprendre le dé français.
24:23 D'ailleurs dans son livre euh le de Éric Zemour, comment il s'appelle déjà son livre ? Euh le sucide français. Ah oui, le suicide français. Oui, absolument. Voilà, le suicide français. Pour lui, ça commence avec Giscar, l'arrivée au pouvoir de Giscar en en 60 en 74. Voilà. Donc donc finalement les seuls les seuls qui écrivent des choses intéressantes et réelles, c'est Zemour et s'accompagne quoi. C'est non, vous avez cité François Langlais, vous avez cité Merit, [raclement de gorge] vous avez cité Moi, j'ai cité aussi Nicolas Bavr, c'est des gens qui écrivent depuis depuis très longtemps sur les mêmes sur les mêmes sujets. J'ai cité aussi Algan et Caut.
24:59 En gros, il y a un constat partagé mais une incapacité à agir collectivement. On va revenir enfin on va revenir. On arrive en Israël maintenant. [raclement de gorge] Je laisse la France de côté même si quand même on est tous concernés. Moi le premier avec mes retraite, je viens de le dire. Mais alors en Israël euh le parti l'économiste, c'est son nom de Yaron Zelra a été créé pour lutter et casser les monopoles qui sont à mon avis je voudrais le vôtre, un véritable fléo en Israël. Est-ce que c'est d'abord le cas ? Est-ce que il y a une, je dirais un certain nombre de monopoles qui font toute l'économ qui gèrent l'économie israélienne et est-ce que est-ce qu'il est-ce qu'il est possible comme le propose Yaaron Zelika de les casser ?
25:39 H c'est un c'est un problème fondamental de l'économie israélienne, pas le seul, loin de là. Mais c'est un problème fondamental quand vous comparez le coût de la vie en Israël avec celui en France, même malgré tout ce qu'on vient de dire, vous voyez que sur presque tous les indicateurs de pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat français est meilleur à celui des des Français est meilleur que celui des Israéliens.
26:02 Si vous prenez par exemple, prenons des des exemples qui vont donner tout de suite une idée. Vous prenez un un les dépenses vitales, vous essayez de de comprendre combien ça coûte pour un adulte par mois le loyer, les charges, le transport, les télécom et l'alimentation, mais vraiment le minimum. Oui. Vous arrivez à un peu plus de 5000 chez quel en Israël, c'est 940 € en France. Après, regardez en 2è exercice, vous faites un deuxème exercice. Combien ça représente du revenu minimal dans les deux pays et combien ça représente du revenu médiant dans les deux pays ?
26:39 Combien ça représente des revenus les plus aisés dans les deux pays. Vous arrivez à 83 % pour le revenu minimal. C'est-à-dire que le panier dont on vient de parler pour juste survivre en Israël, c'est 83 % du revenu minimal. Donc en fait, un quelqu'un qui est revenu minimal en Israël, c'est-à-dire 6000 chez Kel à peu près, un peu plus, il fait juste que il fait il fait que survivre.
27:03 Euh et en France, c'est 54 %. Alors, quand quand j'ai pris le revenu minimal, j'ai pris le revenu disponible. C'est-à-dire que je je fais après impôt et et transfert. D'accord. Et donc en fait et en France, c'est 54 %. Donc quelqu'un qui est au revenu minimal en France, il fait pas que survivre.
27:20 Il a l'ou 50 la moitié de ses de ses revenus à la survie et après il a il a du gras. En Israël, il y a pas de gras. Maintenant quand vous passez au revenus médian, c'est 57 % pour Israël et c'est 45 % pour la France. c'est que quand vous arrivez au niveau les plus riches, donc de la distribution des revenus, que vous avez à peu près une égalité, c'est-à-dire en gros 25 % du c'est-à-dire qu'on qu'on dépenserait que 25 % du revenu des revenus, les riches dépenseraient 25 % de leur revenus disponible sur un panier vital dans les deux pays.
27:55 Vous voyez le problème, c'est-à-dire que la France comme disait un écrivain que j'aime beaucoup, qui s'appelle Sylvia Tesson, est un paradis où les gens ont ont l'impression de vivre un enfer ou quelque chose comme ça. Il l'a mieux formulé parce que c'est un écrivain. Euh c'est J'ai envie de rajouter, excusez-moi, ça va pas faire plaisir à beaucoup de monde. Euh autour de nous, vous et moi. Si vous êtes pas, partez en France, c'est mieux. Vous partez en France. Non, mais c'est intéressant. Vous voyez, on on voit que sur tous les indicateurs objectifs, les Français ont toutes les raisons d'être plus contents.
28:28 Il ils vivent mieux. Ils ont un pouvoir d'achat meilleur. Ils devraient être plus contents. Les Israéliens devraient être très mécontents. Zeligat devrait aujourd'hui être ministre des finances depuis déjà plus de 20 ans et avoir fait toutes les réformes qu'il veut faire. C'est un scandale. Euh, il devrait y avoir des des mouvements sociaux, pas en France, il devrait y en avoir en Israël 10 fois. Ou en Israël manifesté, c'est c'est c'est un péché capital, j'ai l'impression. dernier mouvement sociaux remonte à 2011 avec la révolte des yaourts enfin des et des tentes à Rotchill qui portaient sur les les yaourts à la base le cotège mais pas que et et depuis bah il y a pas eu grand-chose il y a eu des microréformes mais mais on n' pas attaqué le cœur du problème qui est comme Zelcha le dit comme vous l'avez rappelé les monopoles les monopoles qui font que le c'est que le coût de la vie est plus cher sur tous les aspects pas que l'alimentation l'essence les voiture l'essence les produits d'importation, la banque, les frais bancaires, c'est un scandale, l'assurance, tout tout parce que tout est détenu par une vingtaine de familles des conglomérats dans tous les secteurs. Alors est-ce qu'on on peut rien faire quoi ? Il faudrait tout effacer Zelra évidemment.
29:36 Alors le problème c'est que quand vous avez un système corrompu de cette manière, la politique est également corrompue. C'est-à-dire que les partis politiques sont financés par ces ces familles là. Donc même si vous éisez àencot ou bon Benet celui qui a le discours à peu près le plus le plus offensif là-dessus mais même en les lisant lui risque que finalement la politique soit capturée par les 20 familles.
30:00 Donc il faut aller chercher des rebelles, des Rubains des bois comme Zelra pour trouver des gens qui ont un peu un peu qui sont un petit peu moins corrompus ou pas corrompus du tout j'espère et qui pourrai vraiment faire les les réformes qui s'imposent. Mais ce sera ce sera des réforms extrêmement difficiles, on le sait déjà. Il va y avoir un bras de fer, le pouvoir de ces familles est immense. Il va y avoir un bras de fer terrible et pas sûr que Zelicha le gagne même s'il arrive à être ministre des des finances qui est pas du tout gagné.
30:30 Parce que pour ça, il faut un qu'on arrive à avoir une majorité de que il passe le seuil électoral trois que il servent il il soit utile pour construire cette majorité quatre qu' soi finalement nommé ministre des finances comme condition pour participer à la majorité et cinq après une fois ministre des finances qui qu'il arrive à à gagner la lutte contre les monopoles qui va être très très difficile.
30:51 Donc la les les excusez-moi [raclement de gorge] les les pobres, moi je les appel plutôt plus plutôt les laisser pour compte de l'économie en Israël qui sont à peu près 20 % je crois de si je me trompe pas. C'est plus si vous regardez le taux le taux de gens qui sont le seuil de pauvreté par exemple.
31:06 Non. Ouais mais ça c'est un faux chiffre. Faut regarder ceux qui sont dans l'insécurité alimentaire. C'est ça le vrai chiffre. Le reste c'est des c'est des chiffres qui sont relatifs. Vous comparez au salaire médian. OK rien, il faut regarder et et là vous avez des chiffres qui approchent les 30 % 30 % des voilà c'est énorme.
31:24 [raclement de gorge] Mais en France en France vous savez combien c'est ? C'est entre 11 et 15 % des personnes qui sont dans la sécurité alimentaire. C'est dingue. Bon les resto du cœur ici [rires] on se plaisante. Mais mais donc c'est terrible quoi. Donc c'est ce que je disais les pauvres repartez en France ou partez en France.
31:43 Ils veulent pas. Non mais quand vous leur dites même si vous leur donnez leur payez le billet d'avion et vous leur donnez de l'argent pour repartir en France, les pauvres Israéliens ne repartiront jamais en France parce que cont regardez les classements du bonheur. Oui, je sais. Israël c'est 8e. 8e et chez les moins de 25 ans, c'est 3e mondial la France. Donc en Israël, vous êtes pauvre mais vous êtes heureux. Voilà. En France, vous êtes riche et vous êtes mécontent. En France, vous demandez quel est le classement du bonheur. C'est 35e.
32:11 C'est vrai. Donc euh donc il y a rien à faire. Les pauvres seront pauvres, les ristes seront riches. Il faut espérer, il faut espérer que à un moment donné les Israéliens se réveillent, cessent de se quereller sur Bibi pas Bibi qui est responsable du 7 octobre, sur peut-être aussi les histoires de Khar qu'on qu'on résolve ce problème parce qu'il est important.
32:30 pour le coup, il a des conséquences économiques. Les charitiers, les Arabes, leur non intégration à la société euh israélienne au plan économique a des conséquence énormes. Donc ça il faut le régler ce problème. Une fois qu'on l'aura réglé, peut-être les gens se diront "Bon ben maintenant, il faut régler le problème du coup de la vie.
32:49 Une fois qu'on a réglé qu'on a arrêté de se corréler sur les choses comme les kharidis et la et qui est responsable du 7 octobre et qui et qui nous protègera mieux face au terroristes et à l'Iran. Et ben peut-être qu'il va falloir s'occuper de tout de ce qui préoccupe 99,9 % des Israéliens, c'est-à-dire le coût de la vie.
33:08 Donc peut-être qu'on en est pas encore à ce stade malheureusement de maturité. Donc vous êtes optimiste ou pessimiste ? Optimiste quand même. Vous savez, moi je suis je suis très optimiste. Il y a un moyen terme, c'est économiste. Oui. Mais alors après, c'est des choses comment dire qui se ressentent. Moi moi j'ai fait mon allia parce que j'ai cessé de croire personnellement à la France pour mon destin de juif et pour le destin de mes enfants comme juifs. Et j'ai choisi Israël parce que je crois que le mon destin et mon avenir en tant que juif en Israël, surtout celui de mes enfants, il est beaucoup plus garanti, assuré, protégé.
33:43 Voilà, ça c'est Alors après nous avons le devoir d'être optimiste maintenant pour euh pour Israël pour pouvoir changer les choses. C'est pas avec le pessimisme qu'on va changer les choses. Il faut euh il faut qu'on fasse ce type de dialogue, que qu'on fasse euh qu'on se rend compte qu'on arrive à discuter les uns avec les autres, qu'on arrive à poser les problèmes, à arriver à des constats partagés, à une meilleure intelligence collective euh sur la situation et à trouver des solutions ensemble. Voilà.
34:12 Moi je suis je suis bien sûr qu'il faut rester optimiste. Tibouana, dernière question de cet entretien auorant fort intéressant. Que faut-il faire pour contrer le boycotte international d'Israël qui se développe à vitesse grandée ? H bon, il faut bien séparer l'Occident du reste du monde. L'Occident parle obsessionnellement d'Israël parce que il a il traverse lui-même une crise morale sans précédent. Euh il traverse une crise une invasion migratoire sans précédent de la de venant de pays qui n'ont rien à voir avec la culture occidentale et qui sont obsédés par qui sont gangrainés rongés par l'islamisme et par l'antisionisme et cetera et la haine de l'Occident tout court.
34:58 Donc OK, l'Occident, son boycotte ou ses appels au boycott permanent d'Israël révèlent plus de lui-même que d'Israël et sont plus inquiétants pour lui-même que pour Israël. Pourquoi ? Parce que finalement l'économie mondiale quand vous regardez où elle se déplace, elle se déplace à vitesse grand V Pacifique. L'Inde et la Chine sont les grandes économies de demain et au niveau de la population comme au niveau de la croissance du PIB par tête. Vous regardez aussi la croissance des pays africains comme le Rwanda. Bon bah ça ça fait pas lire d'envie les les toutes les démocraties occidentales.
35:35 Vous regardez aussi ce qui se passe en Amérique du Sud où un à un les anciens pays socialistes tombent et se remplac par des pays qui adorent Israël et vous avez déjà une toute autre vision des choses. Donc il faut arrêter. Nous qui sommes occidentaux, nous focalisons, c'est un peu légitime, sur la presse occidentale et les hystéries occidentales, mais il faut regarder l'ensemble du paysage et là on voit qu'on est beaucoup moins isolé qu'il ne le paraît.
35:58 Et l'État d'Israël, il faut reconnaître ça à Bibi, hein, l'a vu depuis longtemps et c'est pour ça qu'il développe des liens commerciaux, diplomatiques, politiques, non ? Et puis sans parler des pays arabes, le Maroc, les tous les pays signataires des accords d'Abraham et puis tous ceux qui vont à terme faire partie des accords d'Abraham.
36:16 Il y a eu une réunion euh qui a été un petit peu reportée par la presse, mais pas beaucoup où 11 chefs d'état, je crois, de la région se sont réunis et je crois que c'était euh euh je sais plus où et sûrement dans les Émirats et dedans, il y avait l'Arabie Saoudite et et on parle de de partenariats sécuritaire, diplomatiques, commerciaux, énergétique, la totale technologique.
36:42 Donc plein de pays en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du Sud ont compris tout ce qui pouvait tirer d'un partenariat avec Israël. Si l'Occident croit que c'est avec les outils qui vont avoir des vaccins et des remèdes contre le cancer, bon bah laissons-les, laissons-les s'enfermer dans ce type de croyance. c'est leur problème et et pour nous, ça doit être de moins en moins un problème parce qu'il va falloir réorienter toutes nos toute notre vision, nos économies, nos nos échanges euh vers les pays qui cro qui qui sont qui sont qui sont en croissance et qui étant en croissance et étant dans une disons dans l'optimisme et la confiance en eux voit tout ce que Israël a comme potentiel pour eux.
37:27 Voilà. Donc oubliant l'Europe comme on l'avait dit je crois un moment donné Bibi Nataniaou et revenons à vers l'Amérique du Sud ou dirigeons-nous vers l'Asie. D'ailleurs petite parenthèse, il y en a un qui l'a bien compris, c'est c'est le port de Khaifa qui à moitié je crois appartient aux Indiens et l'autre moitié aux Chinois.
37:43 A chinois. Alors justement alors la Chine c'est un problème. Je pense qu'il vaut mieux miser sur l'Inde que sur la Chine dans les 10 prochaines années parce que la Chine et les États-Unis sont en conflit majeur. Ça pourrait même être un conflit militaire à terme sur Taiïwan par exemple. Hm hm. Et et d'ailleurs la guerre d'Iran est pas conflit finalement froid entre les États-Unis et la Chine. Mais mais si vous voulez du coup Israël va être pris si Israël continue à avoir des liens aussi forts avec la Chine, Israël risque d'avoir des gros gros problèmes avec les États-Unis.
38:14 Donc à un moment donné, il va falloir qu'Israël joue la carte de l'Inde à fond euh plutôt que que continuer à jouer la carte de la Chine. Oui. Avoir le nombre de voitures chinoises en Israël, c'est pas de l'éveille. Voilà. Et c'est ces ces voitures chinoises électri sont électriques très souvent relié au cloud euh de la Chine.
38:36 Donc quand vous envoyz une voiture chinoise dans une base militaire de Tsahal, il faut imaginer que quelqu'un du parti communiste chinois peut regarder tout ce qu'il y a dans la base. Et écouter les conversations entre deux colonels qui sont dans la voiture. Absolument. Absolument. Faut pas aller faut pas aller très loin. Il faut regarder. Il faut aller voir ça. Il faut enlever sa bidi de de tout ce qui est militaire en Israël. Enfin, je voulais pas faire de pub pour mais bon voilà. Steven, merci. C'est intéressant, très intéressant de de de parler avec vous.
39:06 On aura l'occasion de reparler avec vous. Je rappelle que cette émission et bien sera diffusée sur Annatel ou via Annatel Annatel sur Tandem TV via le réseau Annatel également sur YouTube et bien sûr sur tous les réseaux sociaux. Stevenana, merci, à très bientôt et merci William. Restons optimiste. C'est ce que je Oui, tout à fait.