0:13 Bonjour et bienvenue sur Tandem TV, bonjour Alex Greenberg, bonjour Julian, alors je rappelle que vous êtes officier de réserve de l'AMAN, le renseignement militaire israélien, vous êtes islamologue, expert de l'Iran et des mouvements islamistes, chercheur au Jerusalem Institute of Security and Strategy. Vous parlez plusieurs langues, dont le Farsi et l'arabe, ce qui vous permet d'aller directement aux sources sans passer par des traductions souvent imparfaites. Je souhaite faire avec vous un tour géostratégique de la région en commençant, si vous le voulez bien, par Gaza. Alors à Gaza, l'accord soutenu par les Américains a été accepté par le Hamas et refuté par Israël, pourquoi ? Parce que en fait Hamas a tenté de conduire une magouille, c'est-à-dire ils ont en effet exprimé une volonté un peu peu comprensible de se comporter avec un certain laxisme vers le tunnel, mais à condition qu'ils gardent les armes légères, c'est-à-dire les calaches, et l'essentiel que l'administration des Hamas soit incorporée dans la future administration de Gaza, ce qui est inacceptable pour Israël, non seulement parce qu'on n'est pas prêt à accepter les perpétraires de ces massacres et rester au pouvoir, mais aussi parce que en fait c'est clair que Hamas ne laissera jamais ses tentatives de se reconstruire et de se réarmer. Donc en réalité la situation va être bloquée, il doit y avoir des armées selon l'accord étrangère, principalement du Maroc, je crois qu'ils doivent venir, tout ça sur les gilets américains, ça ne va pas se faire d'après vous ? J'imagine que non, ça ne va pas se faire aussi parce qu'en effet personne ne va avoir à faire au Hamas, c'est-à-dire ce n'est pas seulement qu'Israël est le bloc, parce que tous les autres n'ont pas beaucoup d'envie de s'occuper de cette boue de Gaza tandis que Hamas est au pouvoir. Et on peut l'omputer à nous, à notre imaginaire, à nos rêves, nos rêves qui ont toujours chéris ses rêves depuis toujours, qu'en fait quelqu'un d'autre, ce qu'on appelle en hébreu « Haravim Khirvim », les Arabes positifs, vont s'occuper de ces Arabes que nous on ne veut pas contrôler, on ne veut pas faire notre sale baisonne, mais la vérité amère de ce bas monde consiste en fait que personne ne fait jamais pour personne sa sale baisonne, ça a l'air d'être partout. Alors donc on va revenir au point de départ d'après vous, c'est terrible ? Non, je ne crois pas que c'est terrible parce qu'il faut aussi, j'imagine qu'il faut séparer le niveau de l'imaginaire, de rêve, de l'idéal, de la réalité sur les terrains, c'est-à-dire en idéal évidemment, c'est parfait si Gaza s'évaporait ou si Hamas n'existait pas, mais pour le moment aussi, si je regarde, essaye de regarder et la situation est satisfaisante parce qu'Israël contrôle plus que 70% du terrain de Gaza et voilà Hamas reste, oui, et c'est ce qu'on entend trop souvent dans notre presque, Hamas se mobilise, c'est rare, ce n'est pas tellement vrai parce que oui, ils mobilisent, mais la question est qui sont les candidats à la mobilisation de Hamas ? Ce sont des ados des saisans qui courent avec Kalash et c'est mieux quand même, le parfait est l'ennemi, le pire ennemi du bon, donc ce n'est pas bon, mais c'est mieux avoir ces ados des saisans dans les tunnels qu'avoir les Nourba, les vrais meurtriers qui ont massacré nos villages.
4:43 D'ailleurs, entre parenthèses, les Nourbot ou les Nourba, si on regarde le monde arabe, Israël a décidé de les éliminer un par un, mais il va continuer parce qu'il est bien parti. Et oui, il faut aussi prendre en considération des aspects inconnus du Gaza, par exemple, moi, je ne sais pas grand chose, mais c'est bien possible que l'armée même ne sache toute l'échelle de l'infrastructure souterraine de ce qui reste de Gaza et qu'est-ce que cela veut dire, c'est-à-dire si théoriquement on contrôle tout Gaza et c'est bien possible que le temps qu'on mettra pour nettoyer les tunnels, ça peut continuer je ne sais pas combien de temps, et par exemple, on ne peut pas faire entrer dans un tunnel dont l'échelle est inconnue et une unité militaire qui ne saura pas comment pourra-t-elle sortir, combien de soldats font-ils entrer, c'est très dangereux, c'est n'est que ma spéculation, mais c'est possible, donc peut-être la situation actuelle est mieux que quelque chose d'autre.
6:03 Alors je venais vers le nord avec le Hezbollah, la situation n'est pas meilleure, franchement il y a des négociations à Rome entre Israël et le gouvernement libanais, mais elle sert à quoi ces négociations en fait ? C'est pour parler, pour parler. Je suis d'accord que personne ne croit sérieusement que ce qu'on appelle les gouvernements libanais, encore mieux l'armée libanais, qu'ils vont vraiment combattre contre le Hezbollah, mais quand même en Israël, comme la culture israélienne est une culture très stricte, qui ne comprend pas les sous-entendus à l'encontre de la culture de la langue de Voltaire, autant de mépriser l'importance de ces sous-entendus, de petits gestes diplomatiques qui sont importants, bien qu'ils ne soient pas aussi importants que l'action kinétique sur le terrain, c'est vrai, mais ça aussi a une certaine importance, par exemple le fait même qu'on a des négociations directes avec le gouvernement libanais, imaginez qu'il était impossible, inimaginable, il y a deux ans, le gouvernement libanais a refusé de rencontrer face à face des Israéliens. Parce qu'ils ne sont jamais reconnus israéliens, les libanais c'est toujours la même chose, ils ne reconnaissent pas l'état d'Israël apparemment. Exactement, mais ici si tu dis A, tu dis B. Le fait même qu'ils rencontrent les représentants israéliens de l'extrême droite israélienne, Bibi, à Washington et à Paris, parce qu'à Paris ce serait beaucoup plus problématique pour nous, vu les liens trop étroits entre l'UPI et le patrie des droits de l'homme et la Hezbollah et tous nos amis jurés. Donc le fait même que cela se passe en Amérique, et le fait même que le gouvernement libanais a déclaré sa volonté de se débarrasser de Hezbollah, bien sûr, et ça ne veut pas dire que le rêve est réalisable, mais l'idée même que Michel Aoun, l'ancien allié de Hezbollah, dit qu'il faut se débarrasser et déployer la sémarité nationale sur tout le temps, l'idée même c'est déjà un pas en avant. C'est déjà un progrès. Mais en même temps, il y a aussi un aspect très important et le fait même que le gouvernement libanais a consenti tacitement, explicitement, à la présence israélienne dans le sud. En entretemps, il y a beaucoup de soldats libanais aux usines qui se font exploser sur les mines de Hezbollah. On n'entend pas trop beaucoup dans la presse occidentale. Non, pas Oui, parce que cela va montrer qu'il est poutable au Liban. Bien sûr, bien sûr. Alors, on va aller à l'est. Et là, à l'est, le syrien Ashara négocie des bases navales avec la Russie, mais quelle est la réalité de ces relations d'Ashara, d'abord avec Trump, avec Israël et avec le turc Gerdoğan ? Bon, il s'agit de relations compliquées, pour dire le moins. Mais ces relations ont leur propre nature. S'il s'agit de chaque pays concret, c'est différent. La turquise, on peut dire, c'est le parent, le tuteur d'Ashara, parce que ce sont les turcs qui servaient d'hospice pour Jabhat al-Nusra, le mouvement naturel d'Ashara. Et ce qui concerne la Russie, Ashara ne veut pas du tout créer de conflits avec quelqu'un qui se sois. Et la Russie, non plus, elle est prête à reconnaître le nouveau régime à Damas. Et ce qui est important pour la Russie, c'est son prestige, le fait qu'elle possède des bases navales, mais ces bases navales n'ont aucune importance stratégique. C'est-à-dire, oui, il faut toujours tenir en compte que je suis originaire de Moscou, je parle russe. Et la base russe à Tartos, ce n'équivaut pas la base de Sixth Fleet américain à Bahrain. Pour les Russes, ce n'est pas le résultat. C'est l'image, c'est le show-off, tout le monde a besoin de la mer Russie, tout le monde se rend à Moscou. C'est qu'à la fin, il n'y a rien, alors c'est moins important. Je comprends que ce que je dis a l'air un peu ridicule, mais c'est ça la réalité en Russie, parce que la Russie est occupée avec des affaires bien plus importantes, voilà, c'est la guerre en Ukraine, etc. Et avec Trump, les relations de Dachara avec Trump, il l'avait reçue dans le bureau Oval en le traitant comme si c'était son nouveau copain. C'est incroyable. Ça, je dirais, je n'attribuerai pas trop d'importance à ce que Trump dit à propos de tout le monde. Ah, he's a bad guy, ah, he's wonderful. C'est qu'important ce que Trump fait, pas ce que Trump dit. Et oui, mais il y a aussi un problème, ce n'est pas Trump, c'est l'ambassadeur américain de masse, ou j'oublie, Thom Berg, et c'est un homme d'affaires qui, pour moi, s'est enterré en Syrie. En tout cas, oui, les Américains voudraient voir une Syrie stable, une, c'est comptable. Le problème est que les Américains ne nous écoutent pas, ils n'élisent pas la recherche du grand chercheur français, Fabrice Balanche, qui a fait virer presque toutes les institutions françaises parce qu'elle a dit la vérité, la vérité est très simple. L'État syrien n'existe pas. Donc ça, je crois que ça tente pas à comprendre, très important. On s'est focalisé trop justement sur, un peu paradoxal, nous qui sommes citoyens des États dits démocratiques, on s'est focalisé trop sur la personnalité dans les régions politiques, dans n'importe quel pays, mais on oublie qu'il faut toujours, pour analyser et comprendre en système politique, il faut regarder l'ensemble des institutions, tous les systèmes. Donc en Syrie, il n'y a pas de système. En Iran, c'est en état, c'est en état, oui, on peut dire, c'est en état mauvais, c'est en état dans un mauvais état, mais c'est en état.
13:38 Au con, ce système étatique syrien n'existe pas. C'est une bande de tribus, de djémarates, de tous les, je ne sais pas, de groupouscules. Et oui, à Charrar, ils contrôlent C'est ça les situations dont on ne peut pas traiter avec ces régimes à cause de sa nature étatique, et non seulement parce qu'ils pensent ceci ou cela.
14:04 Et pourtant, Israël essaie de faire quelque chose, essaie de se rapprocher, enfin de temps en temps, ce n'est pas très clair. De temps en temps, je crois que j'ajouterai mon opinion peu orthodoxe, que quand quelque chose n'est pas clair, c'est très bien aussi, parce qu'il ne faut pas que nos ennemis comprennent tous les détails de notre comportement, comme c'était l'affaire il y a quelques années.
14:33 Et il faut toujours, on peut toujours parler de la paix, c'est bien d'essayer de se rapprocher, vérifier si c'est possible. À moins qu'il ne s'agisse pas de mettre en péril nos atouts stratégiques, donc on peut parler. Donc ce n'est pas grave, il y a au moins pour minimiser le danger de miscalculations, il ne faut pas, pour ne pas faire des bêtises. Mais parfois, c'est bien sûr, ce n'est pas possible. Et d'ailleurs, les troupes israeliennes sont toujours dans le sud du Golan, ils n'ont pas quitté un centimètre carré de ce qu'ils avaient récupéré, enfin récupéré, de ce qu'ils avaient occupé, je ne sais pas quel nom ils ont employé, il y a encore un an ou deux ans. Je crois que c'est indispensable, en général, j'ai déjà entendu des voix surtout académiques et détachées de toutes les réalités. Par exemple, j'ai entendu un professeur de relation internationale dire, mais je veux des accords en Syrie et pas seulement cette tentative du méchant gouvernement de contrôler tout, moyennant la brute force. Ma question est avec qui, cher messieurs, avec qui, précisément, voulez-vous traiter ? En général, l'idée même qu'on va avoir en Djihadistan, dans le nord du pays, et tout sera calme, tout va très bien, madame et la marquise, c'est juste, nous serons à notre place, derrière le barrière, c'est une idée malsaine. Et je voudrais mentionner qu'encore une fois, rien n'est calme en Syrie, c'est pas seulement avec les druzes, avec les minorités, il y a toujours des enlèvenants, des petits tueries, des explosions, juste dans les régions purement sunnites. Ce n'est pas qu'il ne faut pas croire que la Syrie est calme, et rien n'est pas non, parce que nous, qui n'élisons que la presse occidentale ou israélienne, alors on voit, voilà, celui-ci s'est rendu avec une visite à Paris, etc. Mais ce n'est pas la réalité, est en stabilité totale. Alors j'arrive en Iran, votre pays d'expertise, si je peux dire, les mollahs crient victoire, Trump aussi, on n'y comprend plus rien, l'Iran contrôle toujours les lettres d'Hormuz, ainsi que son Iranion enrichit. En face, un axe sunnite, Pakistan, Arabie Saoudite et Turquie vient de secréter. Je disais, on ne comprend plus rien. Quelle est votre analyse ? Tout est compliqué, alors je laisserai à côté le pacte Saoudien-Pakistanais-Turque, parce que c'est plutôt des gestes, quelque chose de réel. Il faut toujours tenir en compte que le Pakistan ne peut pas exister sans subvention saoudienne depuis des dizaines d'années. C'est dire, l'armée pakistanaise, qui est une très bonne armée, est financée par les Saoudiens. Et oui, ils veulent, les Saoudiens, comme ils sont vulnérables et faibles objectivement, ils veulent se rapprocher des Turcs pour éviter une situation où Israël sera hégémonique. On peut dire, mais nous, on ne veut aucune hégémonie, on veut qu'on ne laisse tranquille. Mais c'est comme ça, bienvenue au monde des géopolitiques. L'Iran, ça aussi, je suis sûr que le Pentagone et le Seine ont des programmes militaires, mais n'importe quel programme militaire prévoyant une action kinétique agressive va entraîner des pertes américaines.
18:37 Ce qui n'est pas bon pour Trump, c'est la veille des élections de Mitten. Si la situation est satisfaisante sur le plan militaire, elle est tellement, donc il vaut mieux éviter des opérations agressives. Pour nous, c'est aussi satisfaisant parce que l'Iran ne contrôle pas l'hormose, il essaie évidemment de faire payer la protection, mais il n'arrive pas à contrôler l'hormose. Les situations socio-économiques en Iran ne vont que s'aggraver parce que la crise de l'eau, pas de l'eau potable, mais de l'eau pour l'agriculture et au manque d'essence, parce que l'Iran, qui est en pays pétrolier, n'est produit par l'essence à cause de blocus américains, et donc la situation ne va jamais s'améliorer pour l'Iran. En général, pour nous, je crois aussi que les midterms sont importants. Franchement, je dis mon opinion personnelle, évidemment, il y en a voir avec mon expertise, mais les élections en Amérique me font peur beaucoup plus que l'Iran, le Hezbollah et tout le plus ensemble, parce qu'ils imaginaient, et je le dis en tant qu'originaire de Moscou et de l'Union soviétique, imaginaient un duel électoral entre, grosso modo, les nazis et les bolcheviks, les islames, les islames embouchées, c'est ça, en anglais c'est dans, mais c'est ça, c'est ça, je n'exagère pas, c'est la situation qui a lieu en Amérique. L'Iran, ça va, ils ont perdu tous leurs atouts stratégiques, c'est-à-dire au fur et à mesure qu'ils continuent leur sémé la pagaille en Hormuz, on voit que les autres pays, les pays pétroliers, les pétro-monarchies du golfe, ils sont en train de construire les tuyaux, ça va mettre le temps, mais pour éviter Hormuz.
20:53 Oui, pour éviter Hormuz, et donc ce que je veux dire, c'est que la République islamique va perdre son seul Lévié géopolitique, à l'exception d'Hormuz, ils n'ont rien, voilà, c'est fini le chantage iranien. Mais c'est intéressant, mais vous venez de dire une chose importante, en parlant des Américains, que vous mettez en face un régime nazi et un régime islamo-bochivique, expliquez-nous. C'est-à-dire, on voit les élections du Parti démocrate en Amérique, donc on pourrait dire, je ne suis pas expert, je ne suis pas américanologue, mais j'ai entendu cette opinion que je l'accepte, et elle me paraît logique, ma me dagne à New York, c'est aussi non seulement grâce aux Juifs qui sont tombés amoureux des idées bochiviques en Amérique, mais aussi parce que le pourcentage du tiers-monde à New York est très haut. Ok, ça me paraît logique, mais regardons ce qui se passe dans les autres élections à Chicago en islamistes égyptiens, on peut constater que la confrérie, les frères musulmans, conduisent la même politique d'antrisme qu'en France, bien sûr à une autre échelle, parce que l'Amérique c'est plus compliqué, je ne sais pas, est-ce que cela veut dire que le Parti démocrate américain va se transformer en notre parti démocratique, c'est-à-dire suicider sur le plan électoral, peut-être, mais... Ou elle est fille en France. Oui, mais les filles en France, ça risque de devenir la moitié des options possibles, et de l'autre côté, on voit le figure ouvertement nazi-antisémit, c'est Tucker Carlson. La droite de la droite, ce qu'on appelle la droite de la droite. Oui, la droite de la droite, mais si on entend leur discours, je disais le mot académique discours, ils sont nazis, ce ne sont pas juste des gens qui critiquent ce que ce sont, ils disent que Hitler en fait était cool, ce n'est pas son nazi. Et comme on dit, tous les grands esprits se rencontrent, on voit toujours ces règles d'hyperbole, en fait l'extrême gauche et l'extrême droite ne sont pas si loin de l'autre et surtout que voilà, sur le plan historique, l'antigrisme musulman moderne est un phénomène moderne qui est né comme résultat de la rencontre des intellectuels musulmans natifs avec les idées occidentales totalitaires dont le marxisme et le communisme, la rythorique entre musulmans antigristes et les modernes, les damnés de la terre, la révolution islamique, ce n'est pas loin de l'Union soviétique, ce n'est pas par hasard que l'Union soviétique, la Russie et l'Iran se ressemblent, les filles et les garçons se ressemblent comme dans la chanson. Alors c'est incroyable parce que maintenant j'ai envie de parler d'Israël, ce qui est incroyable, non ce n'est pas que je parle d'Israël, mais ce qui est incroyable c'est qu'Israël dans tout ça, plus que jamais, c'est ce que je vois, isolé sur la scène internationale, doit-on s'attendre avec une confrontation prochaine avec Trump, avec les Turcs ? Que dire maintenant ? Ce sera ma dernière question, peut-être la plus importante, je ne sais pas, quel est l'avenir d'Israël à l'aube des prochaines élections du mois d'octobre ? Je dirais qu'il faudrait avant tout boire en verre d'eau et s'écalmer. Je vais le faire devant vous. Parce que c'est bien, il faut toujours regarder la situation, mais ce qui manque en général dans la vision israélienne, c'est la capacité de voir les nuances. C'est quoi sur la Turquie ? Oui, la Turquie est notre adversaire, mais ce n'est pas notre ennemi. C'est-à-dire, les Turcs ne vont jamais mettre en péril leurs enterrés vitaux pour nous combattre. C'est pendant ces proverbes russes que je veux m'arracher mes deux yeux pour que ma belle-mère aille en beau-fils aveugle. Les Iraniens vont le faire, les Turcs non, parce qu'ils ne nous aiment pas. Ils sont antisémites, oui, mais il s'agit de l'islam turc. L'idéologie ne fait pas tout. Oui, bien sûr, il faut être vigilant. Ce qui me met en colère, je dois avouer, qu'en Israël, surtout, c'est la capacité de comprendre la vérité complexe. Oui, c'est Edgar Moran qui l'a inventé, mais c'est important. C'est-à-dire, la Turquie, si je dis que la Turquie n'est pas ennemi, ne veut pas dire que je crois que Erdogan c'est un bisounours. Non, mais il faut être vigilant, mais ce n'est pas l'ennemi. C'est qu'on sert l'isolation d'Israël sur la scène internationale. Franchement, je ne sais pas, il faut regarder les investissements des compagnies étrangères, l'alliance stratégique entre...
26:56 Grec et Chivre. Oui, par exemple, j'ai vu une dernière enquête en Grèce. En fait, le plus des Grecs sympathisent les Palestiniens en principe, mais de l'autre côté, tout le monde, la grande majorité, comprend l'importance de l'alliance stratégique avec Israël, c'est-à-dire qu'ils se rendent compte de la force stratégique d'Israël. Si on regarde ce qu'il se passe en Europe, en Espagne avec Sotay Milal, alors j'ai du mal à comprendre qui est vraiment isolé et de qui. Et Trump dans tout ça avec Israël, qu'est-ce que vous pourriez dire pour faire parmi ces états d'entretien ? Trump, je ne sais pas parce que j'ai l'impression en lisant les reportages israéliens sur la visite de Netanyahu à Washington, toujours, pour dire en français, il dessine le cible autour des flèches, c'est-à-dire que soi-disant indique quelque chose. Ce qui est clair pour moi, et chacun doit le prendre en compte, c'est que le président américain ne peut jamais ignorer l'opinion publique américaine qui peut être débile. Je rappelle des vérités peu agréables. Roosevelt a dû tricher Congress et Senate pour faire entrer l'Amérique dans la Deuxième Bière Mondiale. L'Amérique n'a pas commencé à aider la Grande Bretagne, pas avant que l'on peut, comment dire, lutter de ment avec Churchill. Et voilà, et le State Department a évité à mentionner la Shoah, non seulement parce qu'il était antisémite, autant différent c'est bien possible, mais aussi parce qu'ils avaient peur que la propagande nazie irait utiliser ces faits pour présenter la guerre comme la guerre judéo-bolchérique.
29:19 Ils avaient de bonnes raisons pour le candre et la situation n'a pas changé, c'est qu'il y a chez nous trop de juifs aussi qui aiment les valeurs américaines, ils croient dans une Amérique idéale comme elles devraient être dans l'orge imaginaire, mais c'est où la France imaginaire ou la Russie imaginaire, c'est toujours la même histoire, donc il faut être prudent et même si je comprends parfaitement bien théoriquement toutes les pensées du Président Trump, on ne peut pas les changer. Merci Alex Greenberg pour vos analyses, votre expertise, on est toujours friands de vous écouter, même avec ce français châtière que vous avez, vous parlez plusieurs langues, j'ai oublié d'inclure le français, l'anglais, le russe, votre langue natale, donc ça je sais, j'en oublie encore certainement, l'allemand peut-être, enfin voilà, et bravo pour vos expertises, j'espère que j'aurai l'occasion de vous retrouver dans les prochaines semaines, je voudrais rappeler que cette émission sera diffusée en Israël via le canal Annatel et que vous allez pouvoir la retrouver sur TandemTV.net, sur YouTube et tous les réseaux sociaux, et qu'on fait sur le site internet de la télé de TandemTV. Merci à nouveau Alex Greenberg, je vous désappelle Alexandre, et à bientôt, au revoir.