0:12 Bonjour et bienvenue sur Tandem TV, bonjour Michel Fayad. Bonjour. Alors vous êtes géopolitologue spécialiste des proches et moyen-orient, et votre livre après la guerre, point d'interrogation, La menace à nos portes sonne comme un avertissement à l'Occident, on le verra, enfin je vous montre le livre quand même, voilà. Il est édité chez Fayad. Alors si son format, Michel Fayad me rappelle, les que sais-je de mes années d'étudiant, en réalité, c'est un manuel pour les naïfs qui ne veulent rien savoir ou apprendre de ce que l'avenir islamique nous prépare.
0:49 Michel Fayad, je vous propose de commencer par l'Iran, et vous écrivez que pour les Molas, le temps devient une arme, et que la grande stratégie iranienne était simple, nous pouvons rivaliser avec les USA Israël directement, elle les affronterait à distance par procuration, via ce proxy, le Hachel Shabi, le Khrussi et le Hamas.
1:10 Ils sont tous très affaîmés après la guerre, et que va faire l'Iran maintenant ? En fait déjà, les outils et le Hamas sont plutôt des alliés que des proxys, les proxys c'est vraiment le Hachel Shabi et le Hachel Shabi. Ce qui est intéressant à dire, c'est qu'aujourd'hui, vous avez le gouvernement irakien qui a donné jusqu'au 30 septembre au Hachel Shabi pour désarmer et remettre ses armes à l'état irakien, et vous avez dans le même temps un accord cadre qui a été signé entre Israël, le Liban et les États-Unis dans lequel le Liban s'engage à désarmer le Hezbollah.
1:47 Donc il y a quand même les deux proxys iraniens qui sont censés être désarmés. Une partie des groupes faisant partie du Hachel Shabi ont déjà commencé à rendre leurs armes à désarmer, pas tous encore, mais quand même certains sont encore de le faire. Le Hamas effectivement est très affaibli dans la bande de Gaza, mais il est encore présent malgré tout.
2:12 Et les outils eux sont peut-être les moins affaibli malgré les bombardements américains. Les outils sont encore bien présents, mais comme bien même, c'est ce que, comme je vous le disais, les outils et le Hamas sont plus des alliés que des proxys parce que les outils du Yémen ne sont pas de vrais chiis, ce sont des aïdites qui ne reconnaissent que sept imams plutôt que douze comme les autres chiis qu'on appelle les chiis de Dieu des cimans.
2:38 Et en réalité, l'Iran effectivement se voit affaibli au du côté de ses proxys. On sait aussi que l'Iran a été affaibli d'un point de vue militaire puisqu'il y a quand même eu 2000 frappes israéliennes et américaines sur son sol. Et donc ça a forcément eu de l'impact sur ses capacités militaires. Il y a également le fait que l'uranium enrichi a été quand même également enfoui en grande partie, probablement dans le souterrain, les sous-sols iraniens.
3:13 Et l'Iran est censé venir en Iran pour diluer complètement le stock d'uranium enrichi iraniens. C'est peut-être le seul bon point de cet accord. Et la seule chose qui n'est pas couverte pour affaibli le régime iranien sont les missiles balistiques. L'autre chose, bien sûr, c'est que l'Iran avant la guerre avait des besoins économiques très importants.
3:41 On parlait à peu près de 400 milliards de dollars. Cette guerre a également eu des coûts économiques gigantesques pour l'Iran. Au plus bas, on estime à 240 milliards le coût de la guerre pour l'Iran. Et au plus haut, c'est la version Benjamin Netanyahu, c'est 1 000 milliards de dollars de coût. Donc la vérité est probablement entre les 240 et les 1 000 milliards.
4:08 Sachant que, comme je dis, il y avait 400 milliards déjà avant la guerre. Donc avec cette situation-là, économiquement, ça va extrêmement mal pour les iraniens. Et la vraie question, c'est maintenant l'argent qui va être dégelé par les Américains selon l'accord. Où est-ce qu'il va partir ? Est-ce qu'il va partir pour justement venir un peu donner un petit peu d'air à cette économie ?
4:34 Si on peut parler d'air, parce que 6 milliards au 12 milliards dans un premier temps et les 12 milliards, si l'accord se fait réellement au bout de 60 jours, on n'est pas encore là. Et donc ces 12 milliards, c'est peut-être une goutte dans l'océan de ce que les iraniens ont besoin. Et l'enjeu, ça va être, est-ce plutôt savoir si cet argent, plutôt que d'aller pour l'économie iranienne, ne va pas plutôt aller dans les poches des gardiens de la Révolution, qui sont désormais les seuls vrais maîtres de ce régime.
5:03 Et en réalité, cet argent irait pour leur salaire, pour également leur réarmement et également pour le réarmement si possible du HHRB et du Hezbollah, sachant que l'un des points de l'accord entre l'Israël et l'Hezbollah et le Liban, donc l'accord cadre, c'est justement l'interdiction de financer le Hezbollah. Donc là aussi, mais comment est-ce que ça va être mis en place ?
5:31 Je ne sais pas, mais c'est censé être fait non seulement par le Liban, mais le Liban et les États-Unis. Donc les États-Unis sont censés venir participer au contrôle des flux iraniens vers le Hezbollah. Donc c'est quelque chose à voir. Donc l'Iran quand même sort, moi je considère affaibli militairement et économiquement et puis d'un point de vue de ses proxies, du point de vue de ses... de son nucléaire.
5:59 Mais l'Iran a quand même gagné politiquement et diplomatiquement pour une seule raison, c'est qu'il a survécu. Dans cette région du monde, lorsque il y a une guerre et que vous survivez, de fait, vous proclamez la victoire. Même si on ne peut pas considérer ça comme une victoire, mais de fait parce que vous avez survécu, vous avez quelque part gagné.
6:20 Et c'est là le drame en fait. Alors, et aussi à notre point, c'est qu'en ce moment ce sont les funérailles qui continuent du ancien guide suprême. Et apparemment, selon certains observateurs d'Iran international, d'ailleurs, qui est l'opposition au mollah, il n'y aurait pas autant de monde qu'on croit. C'est-à-dire que les mollahs, les autorités iraliennes, parlent de 10 ou 15 ou 20 millions de personnes qui auraient insisté en réalité, selon l'Iran international, il y aurait peut-être que 1 million.
6:55 Mais avec les caméras, ils jouent sur un nombre. Mais donc il n'y a peut-être pas autant d'appui populaire. Donc, qu'est-ce que vous en pensez ? Oui, oui, c'est sûr qu'il n'y a pas un appui populaire gigantesque. Rameineille était détestée par l'écrasante majorité du peuple iranien. Et même parmi les supporters du régime, il y avait des gens qui le détestaient parce qu'ils étaient par exemple beaucoup plus proches de la Rave Saint-Jeanie que je rappelle justement à lire Rameineille à liquider, même si ce n'est pas la version officielle.
7:23 Donc, il a trop d'ennemis pour assembler 20 millions de personnes à ces funérailles. En revanche, il y avait certainement du monde, pas 20 millions, mais peut-être un million, peut-être plus qu'un million. Parce qu'il y a des gens qui sont fanatisés, idéologisés toujours. Et il y a également le fait qu'il y a des gens qui reçoivent de l'argent.
7:43 On a eu pu voir dans les vidéos et dans les images qui ont été diffusées ce qu'on appelle au Moyen-Orient les pleureuses, c'est-à-dire des femmes qui ont paye pour pleurer. Et donc, sincèrement, on les a vu. C'est sûr, on les voit très bien. Donc voilà, vu que 80 à 90% des Iraniens vivent désormais sous le seuil de pauvreté ou dans la pauvreté.
8:06 Forcément qu'une femme, si vous lui donnez, je ne sais pas, moins 50 dollars ou l'équivalent, et vous lui dites, tu vas aller pleurer pendant une heure ou deux heures devant les caméras, elle a besoin d'argent pour ses enfants, elle va le faire, même si elle compte le régime. Vous voyez, c'est malheureux, mais c'est ainsi.
8:25 Donc, il y a ça, je pense, à prendre en compte. Alors, dès la page 13 de votre livre, vous écrivez et si la grande menace islamiste ne venait pas d'Iran, mais alors, vient de redouer Michel Fayad. Vous savez qu'aujourd'hui, dans le monde, il y a 85% de Sunnis, 15% de Shiites. Et là, on s'est focalisés sur la République islamique d'Iran.
8:49 En se disant, l'islamisme, c'est l'Iran. Alors, elle était non. Enfin, chacun le sait que l'islamisme n'est pas que Shiites, il n'est pas que l'Iran. L'islamisme, il est également Sunnis et il est même encore plus nombreux, encore plus riche et il dispose de la bombe atomique. Donc, c'est là où il faut faire très attention.
9:07 Donc, oui, l'islamisme Sunnis, ce sont les pétromonarchies arabes du Golfe. L'islamisme Sunnis, c'est le Pakistan qui est officiel, dont le nom officiel, c'est la République islamique du Pakistan, qui a entre 100 et 200 ojives nucléaires que les talibans harcèles pour faire chuter le régime, donc au Pakistan. Et si, imaginez-vous, les talibans prenant le pouvoir au Pakistan, ça serait un tournage tragique dans le monde.
9:33 Il y a également la Turquie qui est passée d'une république élaïque, soit à Turc, à une république islamique qui n'en porte, qui n'en dit pas le nom, sous Erdogan, avec un réseau de mosquées de 20 000 sous ce qu'on appelle l'administration de la Deneyat. Il y a plus de 2000 en Europe, dont la France, l'Allemagne et la Belgique, etc.
9:55 Et la Turquie contrôle plus ou moins aujourd'hui la Syrie, qui est également une république islamique qui n'en porte pas officiellement le nom et qui a également le soutien de ses pétromonarchies arabes du Golfe, qui est un vrai danger direct pour Israël et pour le Liban, sachant que vous avez entendu séverner tant les propos d'Erdogan qui sont explicites vis-à-vis de l'apprenti Israël pour éliminer Israël de la carte.
10:21 Absolument. Mais ce n'est pas quelque chose. Et qui attend des F-35 de 30 en plus. Oui, absolument. Benémi Netineu a demandé à ce que ces F-35 ne soient pas livrés. Ça me rappelle un peu si vous avez, si vous souvenez cette période-là, dans les années 70, lorsque les Saoudiens voulaient être livrés en arme, Israël essaie de bloquer aux États-Unis.
10:46 Donc maintenant, c'est re-belote, mais c'est pas fini. C'est des F-15 à l'époque, oui. Et du coup, c'est plus l'Arabie, c'est devenu la Turquie. Mais la Turquie a quand même un point important. Il y a la réunion à l'OTAN, donc à Ankara. Oui, demain, je crois. Et puis, Joulani a quand même été imposé au niveau du G7.
11:07 Il a été présent au dernier G7. Il est présent également à l'OTAN. Là, c'est une réunion de l'OTAN à Ankara. Emmanuel Macron lui rend visite. Oui, aujourd'hui, il est là-bas à l'OTAN. Voilà, donc... A l'invitation d'Ashar, c'est-à-dire c'est pas n'importe quoi. Il a été invité, il y va, à voir le G7. Oui, oui, tout à fait.
11:29 Donc on voit bien quand même le poids que les pays arabes du Gulf, les pétromonarchies arabes du Gulf mettent avec la Turquie pour faire accepter ce Joulani. Et d'ailleurs, il a été invité aux États-Unis pour une nouvelle fois à la Maison Blanche. Donc voilà, c'est assez compliqué. Mais c'est sûr qu'Emenel Macron va aujourd'hui en Syrie d'un côté pour obtenir du business pour les entreprises françaises, avoir une part dans la reconstruction, mais également parce que justement, il veut faire plaisir à ces pétromonarchies arabes du Gulf.
12:03 Et là, je veux dire aussi quelque chose, c'est qu'on parle souvent du fait qu'il y a une division entre les Emirats arabes unis d'un côté et l'Arabie saoudite et le Qatar de l'autre. En tout cas, sur le dossier Joulani, jusqu'à présent, les Emirats arabes unis le soutiennent de même que l'Arabie saoudite et le Qatar.
12:20 Donc ils se sont en désaccord sur beaucoup de dossiers. Mais en tout cas, sur le dossier syrien, ils sont en accord. Et encore une fois, Joulani est à la tête d'une organisation qui s'appelle Hayat Arir El-Sham, ce qui signifie organisation de libération du Levant. Donc il veut libérer le Levant des Drus et des Alaouites dans un premier temps, ce que c'est les deux présents en forc minorité en Syrie, mais plus rapidement des chrétiens, des juifs et même des chiites.
12:48 Est-ce qu'on peut avoir peur de Joulani dans le projet syrien historique de la Grande Syrie ou contre la Hezbollah ? Ou va-t-il encore essayer de taper sur le Hezbollah pour recréer une Grande Syrie ou non, ceci appartenait aux bases de l'époque ? Moi, je continue de l'appeler Joulani parce que je ne crois pas qu'il a changé.
13:12 Parce qu'en la planche Chara, c'est comme si j'accepte le fait qu'il aurait changé. Moi, je n'y crois pas du tout, parce que dans les médias arabes, lorsqu'il est interrogé sur quel théologien il aime suivre, il est très direct. Il dit qu'il suit le théologien Eben Tamiya. Eben Tamiya, c'est l'homme qui a fait les fatois pour exterminer les Drus et les Alaouites et qui a fait nombre de fatois sur la dimitude pour soumettre les chrétiens, les juifs et les zéro astriens à l'époque.
13:45 Donc je ne crois pas à son changement. Et je crois qu'effectivement, il est une menace directe parce qu'il est utilisé comme proxy par les Arabes du Golfe et par la Turquie pour à un moment donné terminer d'Israël et du Liban. Je dis terminer parce que d'un point de vue islamique, et c'est la seule surrate que je cite dans mon livre, Surat 9 verset 29, qui dit de vouloir soumettre les juifs et les chrétiens.
14:12 Donc les gens du livre, c'est précisément ce que dit la Surat. Ah l'al-Qitah, l'al-Qitah, absolument. Voilà, pour les soumettre jusqu'à ce qu'ils payent la jizya, donc l'amende pour rester juif ou chrétien. Et qui reviennent 10 000, évidemment. Oui, absolument. Et cela dans l'humiliation et par tous les moyens. Voilà ce que dit ce verset.
14:33 Et donc l'objectif est là, il ne faut pas oublier non plus que dans l'islam, il est interdit d'avoir au-dessus de la tête d'un non-musulman. Aujourd'hui, au Liban, même si le président de la République n'a plus de prérogatives, il n'en demeure pas moins encore chrétien. Et en Israël, évidemment, le président et le premier ministre sont juifs.
14:52 Et donc à un moment donné, cela n'est pas acceptable. Et dès qu'ils en auront l'opportunité, ils essaieront de briser cela. Mais ce que l'Europe et l'Occident général ne comprend pas, c'est que ce sont justement les deux remparts en Orient. Et qu'une fois ces deux remparts sautés, eh bien, c'est vers l'Europe qu'ils partiront.
15:13 Oui d'ailleurs, vous écrivez les deux remparts démocratiques. L'un chrétien, l'autre juif. Evidemment, le chrétien, c'est le Liban. L'autre juif, c'est l'Israël. Et finalement, peut-on dire que l'Occident a-t-elle commis, ou a-t-il commis pendant une erreur stratégique et qu'il va payer bientôt, c'est-à-dire dans votre livre pratiquement. C'est une erreur stratégique. D'avoir abandonné ces deux remparts démocratiques, le chrétien et le Liban, et le du Liban et l'Israël, le juif et l'Israël.
15:43 Parce qu'en réalité, comme vous le dites tout le temps, c'est que l'Islam voulait faire revenir au statut de Dimi. C'est ce que vous voulez d'expliquer. Oui, oui, absolument. C'est certain que l'Occident a commis une énorme erreur, une faute de t'abandonner le Liban dans un premier temps, l'Israël dans un deuxième temps. Et c'est très clair, parce que vous pouvez être, vous savez, l'Occident a le droit d'être en désaccord avec la politique menée par, je ne sais pas, Benjamin Netanyahu en ce moment en l'Israël, ou autrefois la politique d'un Ariel Charon ou d'un Ménamen Begin.
16:20 Et l'Occident a le droit d'être en désaccord avec, je ne sais pas moi, un Bashir Jemayel ou autre, mais il n'empêche que ce n'est pas... En fait, ils ne peuvent pas lier le sort de tout un peuple, de toute une communauté à leur désaccord ou leur divergence avec un chef. Et en fait, c'est une grave erreur de leur part.
16:44 Parce que, en fait, c'est synonyme de deux choses. Il y a d'une part une méconnissance de ce qu'est l'Islam, et donc une naïveté par rapport à la menace que cela pèse. Et l'autre chose, il y a également une malheureusement, une sorte de dépendance, une sorte de, comment dire, de soumission déjà à l'Islam, à travers en fait une dépendance économique, envers les pétromonarchies arabes du Golfe, qui pèse énormément dans le complexe militareau industriel, le chiffre d'affaires du complexe militareau industriel.
17:21 50% vous parlez, vous dites. C'est 50% des chiffres d'affaires français. Quasiment, c'est 43% précisément en France. Mais c'est dans les mêmes eaux pour la Grande-Botagne et les États-Unis. Incroyable. Et donc tout ça, ça fait qu'il pèse réellement dans l'économie de ces pays et donc arrive à dicter une partie du jeu de la politique étrangère et de la politique nationale.
17:44 Et là, c'est un grave danger. C'est-à-dire que, si l'Occident y gagne à court terme pour son économie, l'Occident est en train de faire rentrer le loup dans la bergerie. Zolivement. Et est en train de creuser sa propre tombe. Donc il est, moi, j'ai fait ce livre un peu pour que les gens prennent conscience.
18:03 Je remonte, je remonte le livre parce que c'est pas un petit queçage. C'est un livre que tout le monde devrait avoir. Parce que tout y est. La substantifique moelle de ce conflit, mais la racine islamique du conflit, mais mondial, il est dans ce livre. Oui, excusez-moi. Merci. Alors, et c'est vrai que vous écrivez que la menace islamiste maintenant se déplace vers l'Europe et la France en particulier.
18:28 Mais c'est vrai, vous donnez des chiffres. Donc les pétrobo-narchi-arabes sont des investisseurs importants dans l'économie française. Des groupes du 440 jusqu'à l'immobilier parisien. Et finalement, je vous dis aussi que la France, je vous dis, ne peut pas laisser des associations cataries financées les frères musulmans qui combattent la laïcité française. Ils ne peuvent pas abandonner les Chrétines du Liban.
18:52 Mais c'est ce qui se passe. Malheureusement. Absolument. Mais encore une fois, j'ai écrit ce livre pour qu'il y ait une prise de conscience de chacun. Et après, j'espère que beaucoup le comprendront, beaucoup le lieront dans le sens pour prendre vraiment conscience de cette menace. Parce que, vous savez, il y a parfois une tendance en Occident de croire que vous savez, ça se passe en Orient, c'est loin de chez nous.
19:17 Ou bien ça concerne que les Juifs, c'est pas grave, c'est loin de chez nous, c'est pas nous, etc. Et puis, vous savez, on a parlé jusque-là des dimi, c'est-à-dire les chrétiens et les Juifs. Mais vous savez, le sort qui est réservé aux Atés, c'est la mort. Donc les Atés ne doivent pas croire.
19:33 Nous, nous sommes tous les deux, nous sommes un peu protégés de la mort, c'est-ce que... C'est ça, on doit payer la gizia, donc si on a un peu d'argent, on doit payer la mende pour rester chrétien aux Juifs. Mais les Atés, c'est la mort. Donc en fait, chacun est concerné. Encore une fois.
19:48 Et puis, même les musulmans sont concernés. Parce que ce qu'il faut aussi comprendre, c'est que les islamistes considèrent comme herétiques tous musulmans qui n'appliqueraient pas les textes à la lettre et dans leur intégralité. Donc aujourd'hui, vous savez, on a beaucoup d'amis, chacun d'entre nous, chacun dans notre vie, on a beaucoup d'amis musulmans.
20:11 Et ces amis musulmans, comment dire, ne pratiquent pas tous les textes, n'appliquent pas tous les textes. Et donc, du point de vue islamiste... Ce sont des herétiques et les rézits est condamné à mort, à mort. Et donc en fait, ils sont en danger autant que le sont les Atés, que le sont les Juifs, que le sont les chrétiens.
20:34 Et donc, à mon avis, pour protéger les musulmans, je parle de ces musulmans qui n'appliquent pas les textes, il faut arrêter de faire un distinguo entre islam et islamisme, il faut dire c'est ça l'islam. Absolument. Et donc vous ouvrez aussi vos yeux, parce que la menace, elle n'est pas uniquement contre les non-musulmans, elle est également pour les musulmans comme vous, qui n'appliquent pas les textes dans leur intégralité et à la lettre.
21:05 Vous n'avez pas peur de crier un peu dans le désert, ou alors je vais plutôt faire, je vais revenir au Liban. La France finalement, est-elle en train de vivre ce que le Liban a vécu, une fracturation extrême ? Disons que au Liban, ce qui a causé la guerre, ce n'est pas le fait qu'il y avait des musulmans libanais sur le sol libanais.
21:27 Non, c'était les Palestiniens déjà. Ça a été l'arrivée de 500 000 Palestiniens, à la suite de 48 et aussi de 77, pardon et de 70 je veux dire, après septembre noir. Il y a eu à peu près 20% des Palestiniens du Liban qui sont venus après septembre noir, en provenance de Jordanie. Et cette présence palestinienne a complètement déstabilisé le Liban parce qu'ils étaient armés, parce qu'il a été imposé au Liban de signer un accord du Caire qui les autorisait en 1969 à être armé sur le sol libanais, et ces armes ont été retournées contre le Liban et les Libanais, et donc la guerre a commencé ainsi.
22:10 Mais en France, on doit faire attention parce qu'il y a déjà cette influence étrangère, donc Arabie, Saoudite, Qatar, Émirat, Turquie et même Sénégal et Mali. Et donc tous ces pays jouent beaucoup sur leur communauté respective sur le sol français. Il y a également la présence des frères musulmans en France. Ils ont changé le nom, ils s'appelaient IOIF, maintenant ils s'appellent musulmans de France.
22:35 Il y a les salafistes, il y a les taqfiristes, les wabis, etc. Et moi je cite le sondage de l'IFOP qui parle de 33% donc le tiers des musulmans français qui appartiendrait à un de ces groupes islamistes. Moi je crois que ce sondage est en dessous de la réalité, mais comme c'est l'IFOP et que l'IFOP est acceptable par la plupart des français, je me suis dit, je vais citer cet exemple là, c'est ce sondage là, parce que déjà parler d'un tiers de la population musulmane en France c'est déjà quand même très important et terrible.
23:11 Et donc quand on est encore dans une période où on a les frontières ouvertes, on autorise le regroupement familial, etc. Et qu'on a 500 000 étrangers qui débarquent chaque année en France dans une grande partie musulmane. Et on ne filtre pas, on ne sait pas qui vient, qu'est-ce qu'il pense, qu'est-ce qu'elle pense, avec quelle bagrange, avec quelle casier judiciaire, avec qu'est-ce qu'il regarde sur les réseaux sociaux, quelle tendance il suit.
23:44 Vous voyez, on est en train vraiment de se creuser une tombe et donc il est très important de se protéger. Et même, encore une fois, même pour les musulmans en France, parce que vous savez, il y a des musulmans en France qui sont parfaitement intégrés, qui ne posent pas problème, qui ne cherchent pas encore une fois à appliquer leurs textes à la lettre et dans leur intégralité, et qui en fait deux faits vont être considérés par beaucoup de français comme étant dans le même sac que les autres, en raison du nombre.
24:14 Donc en fait le nombre, il joue à la fois contre les français non musulmans, mais également contre les musulmans français qui sont parfaitement intégrés sur le sol français. Donc le nombre est véritablement un problème qui se pose aujourd'hui en France. Et puis il y a une autre chose qui est très importante, dont on n'a pas encore parlé là, c'est que, vous savez, on a longtemps dit, oui, Daesh et Al-Qaeda, au Moyen-Orient, etc.
24:43 Donc c'est vrai qu'aujourd'hui Al-Qaeda dirige la Syrie, puisque je vous l'annissais Al-Qaeda, et d'ailleurs, imaginez-vous, 25 ans après le 11 septembre 2001, on l'accueille dans toutes ces instances internationales et on va faire combattre devant lui. Et en plus, de ça, il y a Daesh qui contrôlait un territoire au Moyen-Orient qui était aussi grand que la Grande-Bretagne, donc à l'apogée de Daesh.
25:07 Aujourd'hui Daesh et Al-Qaeda contrôlent un territoire qui est deux fois la taille de la France en Afrique. Donc dans le Sahel, etc. Et ce territoire est en train de grandir jour après jour, maintenant ils veulent aller plus vers le sud et plus vers le nord, plus vers le sud vers la Côte d'Ivoire et le Gabon, et plus vers le nord vers l'Algérie, vers la Libye, vers l'Égypte, donc vers même le Soudan, donc il faut faire très attention.
25:31 Et même les Agriens devraient faire très attention, parce que le régime agriens prétend qu'évidemment son armée est toute puissante. Je rappelle quand même que lors de la décennie noire, donc lorsqu'il y a eu l'affrontement entre les islamistes et l'armée du FLN. Début des années 90, oui. Voilà. Et à cette période-là, la France avait aidé l'armée du FLN contre les islamistes.
25:56 Aujourd'hui, ce n'est pas dit que l'armée française soit au côté de l'armée du FLN. Et là, dans le scénario d'aujourd'hui, ça serait non seulement l'Ungère-Sévile, mais il y aurait une invasion étrangère de Daesh et Al-Qaeda qui envahirait l'Algérie et qui trouverait en Algérie des alliés face à l'armée du FLN. Et il y a une autre chose aussi où je voudrais mettre en garde, donc, sur l'Algérie, c'est que lors de la décennie noire, donc l'armée du FLN a remporté la guerre militairement.
26:29 Mais quand vous voyez aujourd'hui la société algérienne, vous voyez quand même que politiquement, sociétalement, culturellement, enfin politiquement, en dehors des instances. Mais je veux dire, quand vous voyez dans la rue, il y a beaucoup de voiles, beaucoup de hijab, beaucoup de, comment dire, de gens dans les mosquées. Donc en fait, d'un point de vue culturel, sociétal, l'islamisme a gagné en Algérie.
26:55 Donc, attention à cela. Et finalement, Michel Fayat, vous terminez votre livre avec cette phrase hyper pessimiste. Je vous cite, cette guerre ne sera pas la dernière, et je pourrais commenter, évidemment, cette guerre ne sera pas la dernière, car l'islamisme, il y a une idéologie profondément enracinée, elle survivra à l'effondrement du régime iranien.
27:25 Il n'y a plus rien à faire, quoi. J'ai envie de dire, est-on fichu ? On est fichus, c'est fini, c'est terminé. Ça fait 1400 ans, en réalité, que la guerre a commencé. La guerre n'a pas commencé le 28 février dernier. Elle a commencé à Chaybar. Même avant, à partir du moment où il y a eu ces textes qui sont sortis pour soumettre les chrétiens et les juifs, la guerre a commencé.
27:51 Donc, même si elle n'avait pas forcément commencé dans les massacres, elle avait déjà été annoncée, elle avait déjà été proclamée. Donc, oui, elle n'est pas terminée. Et cette guerre, elle va se poursuivre tant qu'on acceptera qu'il y ait des associations en France, par exemple, qui relèvent des frères musulmans, des mosquées qui relèvent des salafistes, des frères musulmans, des wahhabis, du tablier, etc.
28:21 Cela continuera aussi tant qu'on se pliera face à cette dépendance économique vis-à-vis de ces pétromonarchies. Alors qu'on pourrait s'en sortir, vous savez, parce que l'Union Européenne, par exemple, existe. Donc pourquoi est-ce qu'on ne demande pas aux pays membres de l'Union Européenne d'acheter européen avant d'aller acheter américain, par exemple ? Donc, par exemple, une Pologne, une Hongrie, une Allemagne, etc.
28:46 se verrait obligée d'acheter français, si la France dispose du matériel demandé, au lieu d'aller acheter américain. Donc si la France a des cahiers de commandes européens, elle n'a pas allé se tourner et aller acheter au près des Arabes du Golfe. Donc, c'est comme ça qu'on pourra diminuer cette dépendance. Et puis, même si on est des démocraties, il faut qu'on ait des leaderships politiques forts, capables de dire non à ces concessions, ces compromissions qui sont en train d'être faites.
29:20 C'est-à-dire que vous voulez acheter nos armes, très bien. Mais vous voulez en plus qu'on se soumette, qu'on s'aligne à votre politique étrangère ? Non. Et vous voulez qu'on se soumette à ce que vous voulez en politique intérieure ? Non. Est-ce que nous, on vous dit qu'il faut construire, par exemple, je ne sais pas, moi au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, il y a une population étrangère beaucoup plus importante que la population locale ?
29:44 Est-ce que cette population locale est se contente ? Pourquoi est-ce qu'elle n'aurait pas le droit d'avoir 10 000 églises sur le sol, sur le sol donc Emirati, le sol Qataris ? Il y a, par exemple, parfois 200 ou 300 000 locaux. Et les Philippines, par exemple ? Oui, il y a peut-être 2 millions d'expates sur les 2 millions d'expates.
30:05 Il y a des Philippines, il y a des Français, il y a des Britanniques, des Américains, des Italiens, des Espagnols, des Libanais chrétiens aussi. Donc il y a toute une population chrétienne importante, on les limite à une seule église. Pourquoi est-ce que eux seraient limite à une seule église chez eux ? Et chez nous, on autoriserait qu'il y ait quasiment 3 000 mosquées sur le sol français.
30:28 C'est ce cri d'alarme que vous poussez, et c'est pas un loup qui est rentré dans la bergerie d'après ce livre. Après la guerre, point d'interrogation, la menace à nos portes chez Faya. Et c'est pas un loup, je disais, mais c'est une meute de loup qui est rentrée dans la bergerie. Michel Fayad, merci pour ce cri d'alarme.
30:47 De tout le cas, j'espère que beaucoup de Français pourront d'abord se le procurer, c'est sûr. Mais être conscient de cette menace islamiste qui leur penne au nez, mais qui est là, qui est présente. Merci Michel. Merci Michel Fayad. Merci beaucoup. A très bientôt. Bonne journée. Bonne journée.