0:15 Bonjour et bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Dan Catarivas. Bonsoir. Ravi de vous retrouver sur cette antenne. Je rappelle que vous êtes président de la Fédération des chambres de commerce binational Israël. Ouais. Alors, Israël vit depuis euh plus de 3 ans maintenant en tension de guerre permanente. Nous l'avons d'ailleurs constaté ces derniers jours. Mais pourtant, sa réussite étonne. Étonne. Non seulement l'OCDE avec sa prévision par de l'OCDE de 5 % de croissance cette année pour cette année 2026 mais également toute la planète économique. Alors Dan Cataras, est-ce que on peut parler d'un nouveau miracle sur cette terre qui est connu pour en faire de plus en plus ou depuis longtemps ?
0:55 C'est encore un nouveau miracle économique de cette procédé. Comme disait Ben Gorion, je ne crois pas au miracle mais heureusement qu'il y en a. dire que non, c'est-à-dire que certainement le fait que la je dirais la rilience ou les ou les chiffres euh macroéconomiques de climé israélienne sont après 2 ans de guerre assez étonnant euh dans leur je demande de assez intéressant de voir que quand vous analysez et on se faire de des outils que les agences de notation ou le fond monétaire ou l'OCD en l'occurrence se sert pour je dirais analyser une économie au niveau macroéconomique l'économie israélienne a effectivement des résultats ça qui sont assez remarquables que ça soit la dette extérieure qui c'est vrai elle a augmenté de 60 à 70 % par rapport au PIB mais c'est bien au-dessous de ce que vous avez dans beaucoup de pays européens en l'occurrence en France quand vous regardez par exemple le taux de chômage qui est presque à zéro quand vous regardez l'inflation qui est en baisse quand vous regardez les réserves de la banque centrale donc ces chiffresl qui donnent si vous voulez une image macroéconomique de l'économie sont très positifs mais il faut essayer d'aller Au-delà de ça, c'est-à-dire que il y a pas que la macroéconomie, il y a le quotidien, il y a les le coût de la vie, il y a les les autres du logement et cetera.
2:10 On est là pour étudier tout ça parce que justement le coût économique de la guerre qui est évalué à peu près à 400 milliards de dollars euh de chaquel. Ah de chezquel ? De chacelle. Oui. Ah ben j'avais ça ça quand même de tr de de trois fois moins mais quand même c'est énorme.
2:28 C'est énorme. Alors mais malgré cela, donc vous l'avez dit l'inflation est maîtrisée, le le chômage au plus bas et le cheekel au plus haut. Au plus haut. Tout à fait. Comment l'expliquez-vous ? Quoi ? Je veux dire c'est pour le pour pour le le béoien que je suis, onarrive pas à comprendre quoi.
2:43 Il faut comprendre euh effectivement de quoi est composée l'économie israélienne et qu'est-ce qui fait la force de l'économie israélienne. OK. et on regarde le secteur qui est le secteur qui est en fait le la locomotive qui est le high-tech qui lui continue et quand on regarde si vous voulez même l'innovation, elle n'a pas cherché pendant la période de guerre.
3:00 Au contraire, je dirais elle a même été je dirais elle été améliorée dans le domaine par exemple de la défense en plus ce qui est les industries militaires et cetera. On a vu les résultats et cela finalement a également une très bonne répercussion sur les exportations par exemple de tout ce qui est euh euh produits militaire israélien. OK.
3:20 et et la le high-tech n'a pas vraiment été euh touché euh du fait que quand vous regardez la guerre, il y a pas eu de dégâts sur les infrastructures, il y a pas eu de dégâts sur la logistique, c'est-à-dire tout le le le l'économie a continué à marcher et même quand vous parlez des milouim, c'est-à-dire des gens qui ont été appelés en les réservistes, on se rend compte que l'économie a réussi à combler leur manque pendant certaines périodes assez longues.
3:51 Pourtant eux, il y en a beaucoup de milouimnik, des réservistes qui qui ont perdu leur emploi ou qui ont perdu leur affaire. Le gros problème étant que là aussi, ce n'est pas égal. Vous avez les gens qui ont été des salariés où là leur leurs revenus ont été garantis par un système qui était déjà en place du PDR en Israël.
4:07 Donc je dirais même il y a même des gens qui sont qui au milieu m'ont gagné plus que quand ils étaient Oui. Oui. Que quand ils travaillaient parce que il y a des primes qui ont été payées et cetera. Mais c'est vrai que pour les indépendants ou les gens qui ont les petites et moyen entreprises, là il y a un gros problème.
4:20 C'est-à-dire que les composations ne sont pas assez je dirais ne viennent pas assez rapidement. Et là il y a un are problème. Donc la structure de du du je dirais du marché du travail en effet est en train de changer dans la mesure où peut-être malheureusement il y aura moins de PME, ce qui est une mauvaise chose évidemment le dynamisme d'une économie est dû justement à l'initiative à le fait que les gens essayent de créer le leur propre entreprise et cetera.
4:42 Donc là, il y a un problème euh mais il faudra trouver une solution justement euh à à reder choser cet élan. Les grosses compagnies se porte relativement bien euh vu le fait que ce système de compensation est sur place et vu que par exemple ils ont euh qu'il y avait un manque de de main d'œuvre, les gens sont peu 2008 mais on a rappelé les pensionnaires qui ont les les les postes qui étaient donc vacant et cetera.
5:07 Donc, il y a une mobilisation de la société israélienne vraiment assez remarquable pour essayer de combler, pour essayer de continuer à faire marcher, je dirais, l'économie israélienne. Et là donc les résultats sont assez assez Alors, vous vous l'avez vous l'avez mentionné euh euh alors je sais pas maintenant, j'ai peur de donner des chiffres mais euh près de 60 milliards de dollars de transaction boursière pour le seul domaine de la high-tech.
5:32 Alors là effectivement avec Google et oui Nvidia avec 10000 emplois côté la bour on peut les faire un par un tous les tout à fait mais là c'est certain que quand on regarde la bourse et quand on regarde les compagnies israines de haute technologie elles ont continué à être très je dirais demandées par les les grosses boîtes américaines pas seulement américaines mais également européennes donc l'innovation n'a pas stoppé et dans le secteur par exemple de la cybersécurité qui devient un problème pour tout le monde Israël se positionne après les États-Unis comme le deuxè je dirais marché d'investissement étranger.
6:09 Alors c'est vrai, il y a eu un ralentissement de il y a eu un ralentissement de de de je dirais de de fonds étrangers pendant une certaine période qui était d pas seulement à ce qui se passait en Israël mais à je dirais un malaise qu'il y avait dans le monde entier et cetera mais les choses ont été rétablies.
6:23 C'est dire, c'est vrai que aujourd'hui quand on regarde le chiffres des investissements étrangers en Israël, surtout dans le domaine de la high-tech, il a il a il est au même stade et même un peu plus que les années précédentes. Donc on a remonté la pente à ce niveau-là. Et pourtant, on parle qu'il y a des des des dizaines de de de licen des dizaines, des centaines vo peut-être même de milliers de licenciements économiques dans le high-tech. Alors là, il faut comprendre une fois de plus, il y a un changement de qu'est-ce qui est le high-tech. OK.
6:50 Alors, il est certain que par exemple, il y a aujourd'hui des domaines qui sont moins moins moins recherchés par exemple et et c'est dû en grande partie par exemple à l'intelligence artificielle qui change la composition des euh des travailleurs dans le high-tech. Aujourd'hui, on a besoin beaucoup plus de gens avec plus d'expérience, on a moins besoin de junior. Donc ça crée un problème. Donc il y a des petits jeunes qui pensait pouvoir être intégré immédiatement mais aujourd'hui une partie des compag sont déjà un peu plus murs.
7:19 Elles ont besoin de gens avec plus d'expérience et cetera. Ce qui crée un problème. Il y a un changement dans la composition de la main d'œuvre du high-tech. Il faut pour cela que les petits jeunes se forment encore plus. Il y a de d'autres, je dirais capacités qu'il faut qu'il faut acquérir. Donc le problème étant non pas euh le licenciement mais essayer de trouver une bonne adaptation à répondre aux vraies demandes du marché du high-tech. C'est un c'est un stade de d'ajustement qui est en train de se faire. Vous êtes optimiste ? Moi, j'ai toujours été optimiste.
7:49 Il faut le rester. On va on va on va trouver chaque on va parler de chaque secteur. Il a il y a également dans le secteur médical les avancées principalement par exemple dans le le tout ce qui est le le domaine du cancer avec même de vous parliez de l'intelligence artificielle. Là encore Israël est est à la pointe. La recherche certainement est à la pointe. On a un problème et là il faut le dire, on a une pénurie de médecins, c'est dire il n'y a pas assez de médecins. Ça a pris du temps à Israël de comprendre que les les médecins qui sont venus de de l'ancienne URSS, eux également euh ils vieillissent également.
8:25 Donc si comme tout le monde donc s'il y a 20 ans il y avait beaucoup de médecins per capita en Israël aujourd'hui il y en a beaucoup moins et en train d'ouvrir on vient d'ouvrir les des dernières années encore trois écoles de Mexine en Israël pour essayer de former plus de médecins. En plus il faut le dire également il y a des médecins qui trouvent un emploi autre part et non pas en Israël. C'est ça l'un des gros problèmes dans le domaine par exemple de la médecine où vous avez des patrons de euh de services dans des hôpitaux qui reçoivent des offres très je dirais euh intéressantes à l'étranger.
8:58 Et vous avez effectivement une partie où il y a eu quelques grands patrons israéliens qui font partis parce qu'ils ont eu des propositions autre part. Ça c'est et ça c'est un problème d'ailleurs tout le problème dans quelle mesure est-ce que je dirais est-ce que on voit des des jeunes israéliens partir d'Israël ?
9:14 un problème c'est-à-dire il fautir cerveau quoi en fait voilà alors est-ce qu'il y a un drain brain ce qu'on appelle c'est dire c'est vrai que pour la première fois cette année il y a eu ce qu'on appelle un déficit démographique c'està-dire il y a eu plus de qui sont partis d'Israël que ils sont venus en Israël aussi il faut regarder les chiffres une façon je dirais les analyser parce qu'il est vrai que beaucoup de des gens qui sont partis ne sont pas des Israéliens je dirais qui ont grandi ici dans lesquels on a invest mais par exemple vous avait quelques milliers de de juifs russes ou ukrainiens qui sont venus ici, ils ont fuit la guerre en Ukraine, ils sont venus en Israël.
9:54 Malheureusement pour eux en Israël, il y a eu la guerre également. Donc exactement qu'il cherchaient. C'est dommage qu'ils ne sont pas restés ici parce que c'est une bonne qualité de personnes, mais ils ont passé 1 an, 2 ans, 3 ans et ils sont repartis. Alors là, mais il faut pas non plus négliger le fait que oui, il y a un problème de de départ de cadre de jeune cadre israélien et à mon avis, le gouvernement doit certainement faire attention à ce phénomène et essayer d'y remédier au maximum. Alors, il y a il y a un domaine extraordinaire qui qui est qui est à la pointe, c'est c'est l'armement avec des records de de ventes extraordinaires et comble du cynisme, des records de vente aussi en Europe.
10:35 Tout à fait. l'Allemagne de l'Espagne. Alors c'est c'est ce qui est absolument incroyable et d'ailleurs ça montre une certaine hypocrisie de la part de ces gouvernements. C'est d'un côté ils imposent des restrictions à la vente la grande vraigne aussi d'ailleurs Oui. Oui. À la vente de mettre de pièces détachées et cetera par même les Allemands ou les Français ou les Anglais et cetera mais d'un autre côté ils achètent les je dirais les missiles israéliens. Mais là aussi, je pense que les années à venir vont être certainement positives pour les exportations militaires israéliennes.
11:06 Mais là aussi, faut faire attention parce que finalement les Européens commencent eux aussi à investir et ils vont ils vont ils vont arriver également à produire eux-mêmes ce qu'ils ont besoin. Donc là, on a une certaine une période où on peut en bénéficier, mais il faut déjà préparer, je dirais, la prochaine étape et chercher d' nouveaux marchés.
11:23 ne pas mettre tout sur le marché européen ou le marché américain parce que d'ailleurs même le marchétique et effectivement essayer de diversifier euh les exportations israéliennes. Et d'ailleurs, je pense que euh il faut essayer de trouver aussi ce qui est les dérivées de l'industrie militaire parce que je pense que justement euh ce que ce qui ce que Israël sait faire, c'est se servir d'innovation non pas seulement dans le domaine militaire pur, mais essayer de voir comment ça peut avoir des des usages civils et essayer de développer ces marchés-là également.
11:55 Alors, il y a un autre domaine qui qui fait d'Israël, je dirais, une puissance régionale énergétique, c'est c'est des accords gaziers, c'est le gaz. Alors là, il faut dire que là, c'est quelque chose d'absolument, je dirais assez assez remarquable dans la mesure où les gens ne se rendent pas compte, même en Israël, à quel point le fait d'avoir trouvé du GAVE, vous parlez du chquel qui est très fort, l'une des raisons de la du fait que la devise israélienne est tellement forte étant partie du fait que nous n'avons pas de de facture énergétique à payer à l'étranger puisque nous avons notre propre garde et non seulement ça, nous exportons même du gaz qui fait rentrer encore plus, je dirais des devises qui influencent le taux de change du chaquel. Et c'est vrai que l'accord qui a été signé avec l'Égypte est un accord pour une période de presque, je pense 15 ans si je m'en abuse où évidemment il est question de 35 milliards à cette à cette fois-ci, ce sont des dollars euh qui vont donc rentrer dans les caisses dans les caisses israéliennes et qui vont certainement être très positifs pour justement avoir de l'argent pour financer des infrastructures en Israël que ce qui nous manque parce que nous devons avoir beaucoup plus d'argent à dépenser sur je dirais des infrastructures civiles.
13:06 Là, nous sommes en retard. Il y a qu'à voir les embouteillages de Taviv et cetera. Mais à part le gaz avec l'Égypte, il y a également le gaz avec la Jordanie. Là, on en parle pas, mais avec la Jordanie également, nous sommes des grands fournisseurs du de gaz pour la Jordanie. Et euh je dirais même l'Europe bénéficie du garde israen par l'intermédiaire de l'Égypte puisque nous vendons du gard l'Égypte qui le revend à l'Égypte. qui est revenant à l'Europe. Oui. Donc là aussi on fait donc ça c'est effectivement et espérons queon trouvera encore c'est pas une épuisage on le sait c'est vrai il y a une limite.
13:43 C'est pour ça que d'ailleurs Israël un autre domaine qui est un domaine très avancé en Israël ce sont les énergies renouvelables. Alors, c'est vrai que là, on est en train de faire beaucoup d'efforts, surtout dans ce qui est le storage d'énergie parce que le gros problème avec l'énergie renouvable, en l'occurrence, c'est volatile, c'est volatile quand la nuit, le soleil, il n'y en a pas.
14:04 Mais on a aujourd'hui en Israël des grandes boîtes qui arrivent à stocker l'énergie euh qui est produ qui intéresse aussi beaucoup de pays à l'étranger. Et surtout il faut comprendre que tout le marché de l'énergie est en train de changer dans le monde. C'est-à-dire que la demande d'électricité vu les besoins de l'intelligence artificielle sont en train de complètement chambouler le marché de la production d'électricité et j'espère que Israël sera être en bonne position. Et si on parle donc de ce besoin d'électricité et de data center qui sont en train d'être créés dans le monde entier, Israël fait partie également de ces pays qui sont en train de développer ce genre de capacité.
14:46 il y a quelques jours a été signé aux États-Unis ce qu'on appelle la Pax Silica qui est en fait une une union de 7 à 8 pays qui sont les pays développés euh oui en fait à la tête des États-Unis la Hollande, vous avez Singapour, vous avez les les Anglais qui sont en fait les pays pour garantir je dirais tout ce qui est le la sécurité du high-tech dans le domaine de l'intelligence artificielle.
15:15 Donc Israël fait partie maintenant de ce de ce club exclusif euh qui euh va coopérer l'un avec l'autre et c'est une très bonne nouvelle pour les Israéliens et pour les israéliennes. Et sans sans et je n'ai même pas encore rappelé le fait que Nvidia qui est le leader mondial au niveau des et je dirais des des puces et cetera va investir en Israël et créer un campus dans le nord du pays Yoknam.
15:40 Ce qui prouve que Israël dans le domaine de design des puces électroniques est certainement très avancé. On a d'ailleurs, on a entendu l'autre jour à la grande conférence à Las Vegas que effectivement les nouveaux microprocesseurs les plus amancés euh leur design a été fait en Israël. C'est quelque chose que Intel reconnaît également et Nvidia et d'autres Gonzbois. Donc là pour l'instant on est sur la bonne voie en espérant que ça continue. Oui. D'ailleurs, on parle de 10000 emplois dans la région Traif. Tout à fait. Alors, il y a des une petite question subsidiaire en passant laquelle je pense mais peut-être que c'est c'est c'est ça n'a rien à voir.
16:17 Est-ce qu'il y a des terres rares en Israël ? On parle tellement de ces terres rares. Israël n'est pas du tout dans ce domaine là. D'abord, le pays est tellement petit euh et peut-être non mais le problème de Terrar est un problème effectivement que l'extraction des terrars est très polluante. Donc ça c'est c'est pour ça que les Chinois euh parce que c'est pas qu'il y a c'est pas qu'il y a que des terres en Chine mais c'est en Chine qui sont prêts à je dirais payer le prix environnemental pour les pour pour les exploiter. Mais si la Chine continue à se commenter dans la manière d elle comporte, il va avoir d'autres pays qui vont également se lancer dans la production.
16:51 et il y a d'autres pays mais Israël n'est pas dans la course à ce niveau-là. Alors, il y a un mot qui revient souvent, je crois ce qu'on l'avait prononcé en début de d'entretien, c'est le mot résilience. Euh c'est c'est un pays qui a une telle résilience qu'on peut peut-être qui explique peut-être aussi cette réussite, non ?
17:08 Alors, écoutez, euh les gens oublient que une des explications de la résilience est d à la démographie dans la mesure où Israël est un pays jeune. OK ? Quand vous regardez quel est l'âge moyen en Israël, il est en dessous de 30 ans et l'âge moyen en Europe fait 42 43 45. Il y a tout un comportement de quelqu'un jeune qui a l'avenir devant lui, qui veut investir en lui et qui et qui a des projets d'avenir et ça explique un dynamisme qui existe dans un pays jeune qui est doté, je dirais, des de toutes les technologies qui existent.
17:42 Et c'est tout à fait différent que des pays qui sont où les gens pensent déjà à leur pension et à leur retraite. Et comment je dirais bénéficier de ce qu'ils ont travaillé, ce qui est tout à fait légitime. Mais au niveau de l'énergie que ça crée dans une économie, il y a une grosse différence entre une économie qui est menée par des jeunes, une économie qui est menée par des gens qui sont déjà en fin de parcours.
18:00 Donc ça explique une chose euh très importante. Non, d'utre côté, il y a également probablement aussi cette je dirais ça fait ça fait 70 ans que ça dure, c'est-à-dire de improvisé, on viit un peu mais c'était cette idée de pouvoir improviser, d'être très informel dans la manière dans laquelle on gère les affaires.
18:21 Il y a pas tellement de hiérarchie, il y a une je dirais une mobilité sociale très importante. On a parlé souvent du rôle que l'armée joue dans ce là. Mais il y a pas que l'armée. Le fait qu'on est un pays qui est seulement un pays euh qui est encore un pays d'immigration malgré ce que j'ai dit sur le déficit euh démographique, on est quand même un pays où vous avez des gens qui viennent de des quatre coins du monde.
18:42 Et probablement ce mélange ou cette diversité a également euh explique aussi je dirais une partie de la résilience, une partie de l'énergie de ce pays. Donc ce sont des facteurs qui sont des facteurs de base de l'économie israélienne quand on compare avec d'autres pays que d'autres pays n'ont pas ce genre de caractéristique.
19:01 Alors tout ça c'est joli mais et c'est même très beau mais il y a une phase cachée de cette réussite économique ce sont les revers. Les revers. Et et on peut on peut parler même souvent de clivages sociétaux euh une par exemple d'une faible participation. marché du travail de certains groupes comme les ultraorthodoxes ou les haredim comme on les appelle les les femmes arabes et cetera. Que faire euh dans que faire de tous ces laisser pour compte que alors et c'est un problème qui ne peutons pas négliger.
19:30 Il y a certainement tout le monde en Israël ne bénéficie pas de succès économique. Il est certain qu'il y a des partis de la société israélienne qui ne participent pas de la même manière, je dirais à cette croissance. On parle d'ailleurs de du d'une société à deux vitesses. C'est-à-dire, vous avez ceux qui qui vivent ce que je viens de décrire et ceux qui ne sont pas qui ne font pas partie de ce domaine-là. Et ça c'est un problème qu'il faut certainement euh y faire face. Alors là aussi, il faut différencier entre par exemple les Haridim qui choisissent eux de ne pas les ororthodoxes qui eux choisissent de ne pas participer à la vie active.
20:05 Et d'ailleurs, c'est un problème parce que leur leur nombre va en grandissant et et je et ça risque de créer un problème pour à terme parce que s'ils deviennent euh un point sur le rêve de la société, il va falloir trouver une solution. D'ailleurs, quand on parle en Israël de ce problème de oui ou non, les les ultraorthodoxes participent par exemple à l'armée ou vont être en à l'armée, c'est pas c'est pas il y a pas que l'armée qui a besoin d'eux, mais le fait de participer à l'armée ou de partir à l'armée va les faire entrer dans la vie économique du pays.
20:36 Donc c'est ça qui est important. Une autre population également qui est en qui est qui a un problème, ce sont les Arabes israéliens qui représentent quand même 20 % de la population. C'est vrai que quand on analyse leur la manière leur montée euh même économique, elle est assez euh elle est assez bonne mais elle est encore inférieur à je dirais le reste des secteurs juifs dans le pays.
20:57 Donc là aussi il y a encore beaucoup à faire. Euh et tout commence par l'éducation. Tout commence par le fait que euh et l'éducation et la participation à la vie active. Alors là, pour des raisons culturelles, par exemple, les femmes dans le secteur arabe particip dans les foyers juifs. Mais là aussi, c'est quelque chose de culturel où est en train de changer d'ailleurs. Et au niveau de l'éducation, là aussi, les choses changent et les femmes arabes d'ailleurs sont très éduquées et petit à petit également vont rattraper, je dirais, le retard qu'elles ont, à la participation à la vie active.
21:30 Euh bon, un autre domaine effectivement il y a il y a il y a des poches de pauvreté en Israël, il faut le dire. Euh il y a des problèm j'ai un terrible. 20 à 29 % de la population vivrait sous le seuil de pauvreté. Vousz le problème étant quel est le seuil de pauvreté et comment est-ce que finir ? Oui.
21:49 Alors là aussi, il faut voir quand on parle de pauvreté en Israël, de pauvreté en Cmont, pas du tout la même chose. Non. Donc il faut il faut comprendre. C'est vrai par rapport à l'OCDE, je crois je par rapport à l'OCDE. Là, ce qui se passe, à mon avis, ces chiffres sont inquiétants, mais là aussi, il faut les analyser.
22:04 Par exemple, les haréedim qui ont des famille nombreuses ne se considéra pas comme étant des gens vivants sous le seuil de la pauvreté. Bien que d'après les critères, ils sont au niveau du logement et au niveau de leur revenu, ils vivent sous le seuil de la pauvreté, ce qu'on appelle en Israël. Et d'ailleurs le feu le feuil de la pauvreté en Israël, c'est un chiffre qui qui se refère à ce qu'on appelle les les entrées l'entrée moyenne en Israël, en dessous un certain niveau de l'entrée moyenne. Donc plus le niveau de vie s'élève, plus le le socle de pauvreté augmente également.
22:35 Mais mais je ne pas le fait qu'il y a des personnes qui ont du mal à finir leur bois. D'ailleurs, lesen de façon générale vivent endetté. C'est-à-dire le fait d'être en découvert dans votre compte en banque c'est quelque chose de tout à fait normal en Israël. Les Israéliens en grande partie aussi vivent au-dessus de leurs moyens, ce qui est aussi une caractéristique israélienne. Donc et on vit en prenant des des des emprunts et et on vit en fait en ayant un crédit euh on vit à crédit pendant longtemps. Euh bon, ça fait partie d'un d'un comportement qui euh qui a ses côtés positifs et ses côtés négatifs.
23:13 Alors, on parle aussi quand même aussi, c'est encore un autre chiffre. Je sais pas si les nous direz que les les c'est 40 % des enfants qui seraient sous le seuil de pauvreté, ça me paraît énorme. Non, écoutez, là aussi c'est une question de comment on analyse les chiffres. Euh je pense que euh le problème existe chez les orthodoxes surtout et chez les Arabes, bien sûr. Voilà. Là aussi, on revient essayer de comparer où se trouvent où ces postes se trouvent. C'est vrai que ces postes se trouvent plutôt dans la périphérie israélienne.
23:38 Et là d'ailleurs le gros problème étant il ne devrait pas y avoir de périphérie en Israël. le pays sont tellement petit devrait y avoir il devrait pas avoir de problème et que les services qui sont ça fait 70 ans qu'on parle de périphérie en Israël pas mais il devrait pas mais là la réponse devrait venir par l'investissement de l'infrastructure s'il y avait des transports en commun ou un train à haute vitesse ou la possibilité justement de de d'habiter dans le nord du pays en 1 heure arriver à son travail qui se trouve à Teliv ou même aujourd'hui de plus en plus le travail se fait à distance donc il devrait pas y avoir de problème de périphérie.
24:12 Mais bon là, il faut dire que la guerre a accentué le problème dans le nord du pays. On a par exemple un gros problème encore à Kad Schumona où une grande où la moitié de la population n'est pas de retour dans cette ville puisque ils ont été évacués. Ils ont vu que vivre dans le centre du pays, il y avait des avantages. On attendait pas tellement longtemps. Voilà. Donc ils ont ils ont du mal à retourner chez eux puisque ils sont rendus compte que on vivait mieux dans le centre du pays que ce qu'on vit dans la périphérie.
24:41 Alors ça c'est une chose auquel le gouvernement ce qu'on appelle l'aménagement du territoire c'est un gros problème il faut y remédier également. Il y a Jérusalem aussi qui fait partie de ces zones de alors Jérusalem est l'une des villes les plus pauvres en Israël. Mais là aussi des villes les plus pauvres. Oui, mais ben mais là parce que la composition étant de très orthodoxe et de population arabe et et quand on on lit ce que je vais faire tout de suite que cette difficulté inclut l'insécurité alimentaire, ça c'est terrible, les renoncements aux soins médicaux euh c'est c'est c'est pas normal.
25:13 C'est pas normal. Il y a tout, Écoutez, il est certain que l'économie israélienne qui était une économie orientation socialiste pendant les premières années a complètement changé est aujourd'hui une économie libérale et hyper capitaliste. Et il y a des gens qui sont malheureusement laissés pour compte et c'est un gros problème le fait que le pays est en train de vieillir également.
25:35 Donc évidement les pensions que les gens touchent sont en dessous de ce qui devrait être et ça ne leur permet pas de garder le même niveau de vie. Donc les gens aujourd'hui ont un gros problème quand ils sortent quand ils prennent leur retraite. Beaucoup de gens n'ont pas de revenus suffisants pour maintenir le le niveau de vie qui ont eu.
25:53 C'est c'est dans le domaine par exemple de la santé où personnes âgées doivent choisir entre acheter des médicaments et peut-être ce qui est certainement un scandale. Et là, cela touche également au fait que la dépense publique en Israël, c'est dire tout de l'argent qui ne va pas pour la défense mais qui va pour justement l'aide au au couches défavorisées et aussi à l'éducation et aussi à la médecine et aussi aux infrastructures.
26:18 Tout ça malheureusement n'est pas au niveau des pays de CDE. Israël est en dessous de la moyenne des pays de CD pour tout ce qui est la dépense publique. Et là, va l'argent bah l'argent va malheureusement dans la sécurité. Donc le le budget de la défense. OK. Et va surtout sur je dirais des groupes d'intérêt qui font des pressions politique et qui à ce moment-là la distribution de l'argent ne se fait pas en fonction des vrais besoins. Orthodoxes là. Euh pas seulement. OK. Pas seulement. Mais donc là, il y a un problème de comment gérer les priorités les priorités de de l'économie israélienne.
26:59 Et je pense que là le système politique israélien ne favorise pas une je dirais une distribution équitable. OK ? Et donc il y a des groupes de pression qui reçoivent plus et d'autres qui sont laissés de côté. Et ça c'est dû au fait que les partis politiques qui représentent certains groupes de pression peuvent faire pression sur le gouvernement et maintiennent donc la coalition.
27:19 Et quand on parle aujourd'hui par exemple même de ces je ces argents de coalition parti les budgets de coalition mais regardez même la composition du gouvernement le nombre de de ministères que nous avons. OK incroyable. Il y a des il y a des ministères qui sont créés pour des besoins politiques qui créent des dépenses superflues et l'un des gros problèmes également qui crée de la bureaucratie superflue parce que chaque ministère qui est créé doit justifier, doit prouver qu'il est qu'il est absolument je dirais insurmontable, il est absolument essentiel et vous avez donc de la bureaucratie qui va en salourdissant à la place d'aller en salé.
27:57 Donc là aussi c'est un gros problème qui coûte de l'argent. Vous demandez où se trouve l'argent ? effectivement se trouve l'argent dans beaucoup de tuyaux bureaucratiques où on pourrait faire beaucoup d'économie à ce niveau-là et et bénéficier justement augmenter les je dirais les les les aides sociales au aux personnes qui sont dans dans la difficulté et je pense que ça c'est une des priorités que les gouvernements devraient prendre en considération.
28:25 Juste un petit mot avant de de conclure parce que je vous demanderai si finalement on on va tous on va redevenir heureux. Enfin, je me dis pour est-ce que vous êtes est-ce que vous serez optimiste ? Mais avant avant j'ai une question sur vous avez rapidement vous êtes passé rapidement sur le manque de manœuvre.
28:41 Alors ça c'est un gros problème. OK mais mais parce que effectivement depuis le 7 octobre 23 il y a plus de Palestiniens de les remplacer par des travailleurs étrangers autres qui viennent en l'occurrence d'Ind Sri Lanka d'Ubékistan, d'Azerbaïjan et cetera. Je ne pense pas que c'est une bonne solution pour la société israélienne. Je pense pas que la société israéne devrait baser se baser sur des travailleurs étranger. Mais là, il faudrait effectivement former plus de gens à l'intérieur. Il y a des il y a des travaux qui soi-disant sont des travaux que les Isra.
29:13 Je pense que là aussi, il y a beaucoup à faire au niveau de l'éducation et de la formation professionnelle. OK. Mais je pense que comme on va voir un grand changement dans tout ce qui est le marché du travail vu justement l'artifici l'intelligence artificielle euh il y aura probablement des changements là aussi.
29:30 Il y a une chose parler de est-ce qu'on va être heureux une fois de plus quand optimiste surtout non mais qui est très intéressant c'est que dans tous les livres quand on regarde je dirais les indexes de bonheur ou les indexes de oui justement voilà alors les en Israël les gens se sentent heureux heureux et cela est dû en grande partie à la cohésion sociale.
29:50 C'està-dire que finalement même si aujourd'hui c'est vrai que dans ce système hyper capitaliste, on est chacun pour soi, on a vu ce qui s'est passé le 7 octobre que quand même la société fait la la coresponsabilité et l'esprit de de ce de mobilisation et d'entraide a été assez impressionnante. Ça c'est quelque chose qui existe encore en Israël et qui explique beaucoup je dirais le fait que les gens se sentent pas seuls. év, il a un problème de solitude pour des gens âgés mais qui est moindre en Israël que dans les autres sociétés occidentales.
30:25 Donc cette cohésion sociale fait partie également du bonheur des Israéliens. Dan il suffit que je tombe dans la rue, il y a toujours 10 personnes autour de moi qui arriveront. Alors effectivement, je dirais cette cette coresponsabilité Israël a régime zéaz, on dit en hébreu, c'est-à-dire que solidaire solidaire cette solidarité est encore quelque chose qui existe dans ce pays et et qui fait en partie également cette cette force qui qui pour l'instant continue à marcher.
30:52 Question triviale, demain, je reçois mon homme de ménage qui vient d'Inde. Est-ce que je peux lui dire que c'est fini dans quelques années ? Non, malheureusement je pense que ça prendra encore du temps, mais je pense qu'il faut vra il faut réfléchir en Israël et malheureusement il y a pas de réflexion sur le mode de société que nous voulons avoir justement en amenant tellement d'étrangers.
31:08 Ce sont des réflexions qui devraient être pris en considération. Malheureusement, une grande partie des partis politiques et et malheureusement le sujet économique ne figure pas en très haut dans les priorités. On va bientôt vers des élections. Je pense que les élections ne vont pas se jouer sur des sur des sujets économiques, OK ?
31:26 Mais sur d'autres sujets. Et ça c'est c'est dommage parce que il est quand même temps qu'on normalise Israël et que les vraies éducations soient sur des problèmes de de bien-être économique et des différents programmes pour avantager une partie de la société et une autre et et gérer ça d'une manière plus économique et plus équitable.
31:47 Dan Catara, je rappelle que vous êtes président de la Fédération isralélienne des champs de commerce binational. Merci d'être venu dans le studio de Tandem TV. Merci de vos éclairages sur l'économie. On a appris beaucoup de choses. Alors très bientôt ce que vous reviendrez encore une fois avec volontiers. Merci. Vous pouvez retrouver cette interview sur Tandem TV, le site internet mais également sur YouTube évidemment. Et si vous êtes en Israël, vous pouvez nous retrouver sur Annatel. À bientôt. [musique]