0:05 Le gouvernement va nous faire mal au portefeuille, il vient tout juste de nous prévenir. Le ministère des Finances prépare son plan pour les prochaines années. Son nom ? L'austérité. Ça cause la guerre. C'est un plan pour 6 ans, de 2027 à 2032, un plan qu'on cachait dans les tiroirs. On doit payer la guerre et elle coûte cher, très cher.
0:30 350 milliards de shekel dépensés depuis le 7 octobre. 177 milliards de shekels de richesses perdues. C'est la Banque d'Israël qui le dit, pas moi. Le déficit explose, 4,7% du PIB, peut-être plus, avec l'Iran. La dette était de 60% avant-guerre et presque 69% aujourd'hui. Et au bout de la chaîne, nous. Préparons-nous à payer la facture pour éponger ces dettes.
1:01 Le gouvernement s'attaque à trois vaches sacrées, trois tabous brisés d'un coup. Premier choc, fini la TVA à zéro sur les fruits et légumes. Un privilège qui datait de 1976. Vos tomates, vos oranges, votre panier de base, plus 18% d'un coup. Deuxième choc, fini la zone franche à El Acte. 50 ans d'exonération, effacés d'un trait de plume.
1:29 Le tourisme de la ville s'effondrera sans doute, sans parler du commerce local. Troisième choc, la retraite repoussée à 70 ans. Ou plus de limite du tout. On vous parle d'espérance de vie, la réalité c'est la dette. Sur un marché du travail qui rejette déjà les seniors dès 55 ans. Bon courage pour tenir jusqu'à 70 ans.
1:56 Précision utile, Smotrich dit que ce n'est pas pour tout de suite. Mais son ministère confirme, le plan est prêt. Un tiroir qu'on ouvrira après les élections. Autre chapitre du plan, la défense. Le budget doit revenir à 85 milliards de shekels contre 150 à 60 milliards ces dernières années. Un quart du budget de l'État d'un coup à la baisse.
2:25 En pleine incertitude sécurité régionale. Mais attendez, me direz-vous, la banque d'Israël vient tout juste de baisser ses taux. Deux fois de suite, de 4, on y passait à 3,75 et maintenant à 3,50. Le plus bas niveau depuis quatre ans. Les emprunteurs respirent enfin, détrompez-vous, c'est un répil de très courte durée. Si ce plan passe, cette TVA sur l'alimentation va relancer la hausse des prix.
2:57 Et face à l'inflation, que fera la bande d'Israël ? Elle sera forcée de stopper les baisses, voire de relever les taux. Résultat, votre machkenta ne continuera pas de baisser. Votre découvert bancaire va devenir un piège mortel. La classe moyenne pensait sortir la tête de l'eau, elle va reprendre une vague. Et ne comptez pas sur notre monnaie pour vous sauver.
3:27 On vous dit que le chéquel est fort, c'est du maquillage. En trois ans, plus 25% face au dollar, plus 20% face à l'euro, sont plus au niveau depuis 30 ans. Notre monnaie est artificiellement tirée vers le haut. Par les rangs du gaz, par les géants de la tech. Mais derrière ce décor de carte postale, des importateurs verrouillent le marché et gardent des marges énormes.
3:56 Nos startups étouffent face à un chéquel surévalué. 31,5 milliards de chéquels de pertes à l'export, rien que cette année. 3 milliards de chéquels d'impôts en moins pour l'État. C'est l'association des industriels qui le dit. Les cerveaux et les capitaux commencent déjà à regarder ailleurs. Ils délocalisent leurs équipes, leur avenir. Et pourtant, la high tech, c'est notre poumon.
4:25 30% des impôts, deux tiers de nos exportations de services. Pendant ce temps, le coût de la vie en Israël reste 40% plus cher que la moyenne de l'OCDE. Et pour l'alimentation, c'est pire, plus 52%. On nous vante un PIB par habitant qui dépasse le Royaume-Uni et la France. Beaux sur le papier, mais un mirage.
4:51 La vraie croissance reste en dessous d'avant-guerre. Les réservistes manquent au travail. La richesse réelle stagne. Et la Banque d'Israël, elle vend des dollars, mois après mois, pour freiner le chéquel. Ces réserves, 230-238 milliards de dollars. Un matelas solide, disent-ils. Un matelas qui suce, disons-nous. Rassurer les agences de notation et équilibrer les budgets, c'est bien.
5:22 Moody's a même relevé sa perspective en janvier. Mais à quel prix ? Sans une vraie guerre contre les monopoles. Sans protection pour les plus fragiles. Ce plan ne créera pas de croissance. Il va juste assommer ceux qui travaillent. Ceux qui produisent la vraie richesse de ce pays. La question n'est plus de savoir si l'économie va tenir.
5:48 La question est qui sera encore debout après la tempête ?