0:03 Je vais vous poser une question simple dont la réponse est claire comme un projecteur 20 ans de campagne médiatique, judiciaire et politique en Israël. Quel point commun y a-t-il entre un habitant de Judée-Samarie et un étudiant en torat de Nebrac ? À première vue, aucun. L'un porte son fusil d'assaut et labour une colline à ride de Judée-Samarie. L'autre porte un chapeau noir et passe ses journées sur un pan de Ishiva. l'insère dans des unités d'élite deal diton ne fait pas l'armée l'invie cerné par des voisins qui organisent des attentats contre lui depuis des décennies l'autre vitassé dans un deux pièces amé à charim de volumes de talut et pourtant depuis 20 ans, ces deux populations font l'objet d'une même haine d'une même campagne de diabolisation orchestrée par une élite qui se croit propriétaire légitime de l'État d'Israël et qui ne supporte pas que d'autres Israéliens existent en dehors de ces normes.
1:08 Israël connaît depuis sa fondation une fracture profonde que Benorion n'avait pas anticipé, celle entre une élite laïque souvent appelée de maîtresse des médias de la magistrature des universités des grandes entreprises technologiques et des rédactions. Et en face tout ce qui s'en écarte. Cette oligarchie a longtemps fonctionné comme une société absorbante qui fixait les critères de l'israélité acceptable. Être israélien, c'était être laïque, progressiste selon son agenda et surtout intégré à ses réseaux.
1:44 Les mitnaalimés appelés colon par nos ennemis et les kharidin ont refusé ce contrat social en écrit. Voilà au fond leur seul et unique crime. L'histoire mérite d'être rappelée avec précision. En 196, après la guerre des 6 jours, c'est le gouvernement travaill de les vieilles cololes qui autorise les premières implantations en Judée-Samarie, au gouché de Sion puis à Hvrod.
2:10 Ce sont des travaillistes, pas des messianiques barbus, qui posent les premières pierres de ce qu'on appellera plus tard scandaleusement la colonisation. Aujourd'hui, 750000 Israéliens vivants, Judée-Samarie, ils ont bâti des villes, des routes, des universités, des vignobs. Ils ont enterré leur mort dans cette terre et pourtant les voilà traités de colonialiste et d'obstacles à la paix par des ONG abondamment financiers depuis Bruxelles et Washington. Breaking the Silence, Betselem, Alhak, dont les rapports servent directement de munition à la Cour pénale internationale.
2:47 En 2024, le procureur Karin a ouvert une enquête contre des responsables israéliens sur la base de témoignages collectés en grande partie par ces mêmes organisations dans le financement étranger n'est plus un secret pour personne. Ce qu'on oublie de mentionner, les combattants de Givati firent de Netzoua unité composée en grande partie de soldats religieux et de résidents de Judée-Samarie parmi les plus engagés de Tal dans la guerre déclenchée après le massacre du 7 octobre 2023.
3:22 Ces mitnaalin font l'armée, ils la font dans des unités combattantes. Ils meurent pour ce pays. Ce narratif du colon anarchique ne tiennent pas une seconde face au fait. Le cas des ultraorthodoxes est tout aussi révélateur depuis des décennies. Le même réquisitoire revient en bour. Ils ne font pas l'armée. Ils vivent d'allocation. Il refuse de travailler. Yir Lapide lui-même en a fait le cœur de son ascension politique en 2013, fondant Yeshatid sur cette rhtorique. Il est revenu au pouvoir en 2022 avec le même programme. Le disque est usé mais les faits le contredisent obstinément.
4:03 Comme je le démontre dans ma précédente intervention sur les haridim où je déconstruis les idées reçues sur la communauté orthodoxe, financement d'éducation, emploi, précarité, service militaire et contribution à la société israélienne. Dans 30 ans, un israélien sur 3 sur sera dit et ce n'est pas une secte marginale et anarchique, c'est l'avenir démographique du pays que l'oligarchie laïque regarde avec une terreur mal dissimulée.
4:34 Quant au service militaire, depuis le 7 octobre, des milliers de jeunes Haridimes se sont enrôlés volontairement. L'unité 504 du renseignement militaire recrute activement des kharidimes pour leurs compétences exceptionnelles en arabe et en person. Ces vérités dérangent trop pour être répété dans les grands médias. Il faut enfin nommer un troisième acteur dans cette affaire, les intellectuels de la diaspora. Depuis Paris ou New York, depuis leurs appartements et leurs résidences secondaires en Provence, ils signent des pétitions, accorde des interviews, publie des tribunes pour nous expliquer ce qu'est le vrai sionisme, la vraie démocratie, le vrai judaïsme.
5:17 Il se réclame de notre peuple tout en fournissant des arguments à ceux qui travaillent à la délégitimation d'Israël sur la scène internationale. Ces gens se sont inventés à judaïsme de confort sentimental, universel, sans contrainte et sans territoire. Un judaïsme qui ne dérange personne au dîner parisien. Face à des familles qui ont mis leurs fils dans des charagas, face à des communautés qui étudient la Torah depuis des générations pour que le peuple juif ne se dissolve pas dans l'histoire. Leur judaïsme de salon sonne creux.
5:54 La vraie question n'est donc pas militaire ni économique ni même religieux religieuse. Elle est existentielle. Mithalim et Haredim sont haï ensemble parce qu'ils incarnent tous deux en Israël que l'oligarchie laïque n'a pas programmé, ne contrôle pas et ne comprend pas. Un Israël qui prie, un Israël qui s'enracine dans la terre de ses ancêtres sans demander la permission. Un Israël qui refuse de se laisser réduire à une startup nation sans mémoire et sans âme. Ce qu'on ne leur pardonne pas, c'est de construire, de prier et de faire des enfants pendant que l'élite laïque, elle disparaît doucement dans ses certitudes stériles.
6:45 M.