0:02 Voici un communiqué du front de libération des vitrines plus connues sous le diminutif de FLV. Le front de libération des vitrines prend acte avec une profonde gratitude de l'appel de la diplomatie française à la retenue de toutes les parties. Nous saluons cette main tendue. Nous l'avons d'ailleurs immédiatement mise dans la caisse. Premièrement, la terminologie de FLV rejette le mot pillage. Il s'agit d'un mouvement de récupération populaire de maroquinerie mené dans un contexte de frustration légitime et de solde insuffisante.
0:39 Deuxièmement, la proportionnalité. Nous dénonçons l'usage disproportionné de casques, de boucliers et de grenades lacrymogène contre une population équipée de simplesit à capuche. Nous exigeons la parité. un pavé, un bouclier, un cocktail molotof, un extérieur. Au-delà, nous saisirons la Cour pénale internationale, section prête à porortter. Troisièmement, la sécurité. Les forces de l'ordre sont invitées à se repositionner à 3 km de la première vitrine dans un esprit de confiance et de lisibilité du dispositif.
1:19 Quatrièmement, le vivre ensemble. Nous n'avons rien contre les commerçants. Nous avons simplement quelque chose contre leur stock. Cette distinction que la communauté internationale peine à comprendre est pourtant essentiel. Cinquièmement, l'aide humanitaire. Nous remercions la flottie de solidarité. Nous rappelons cependant que le blocus des chaussures de luxe constitue une violation flagrante du droit humanitaire. Et enfin, trois conditions préalables à toute négociation. 1, la reconnaissance de nos frontières jusqu'à la rue Saint-Ohonoré sans restriction.
1:57 La libération immédiate de tout détenu, y compris celui arrêté avec 11 paires de basket. 3. Une commission d'enquête internationale composée exclusivement d'observateurs ayant déjà condamné la France. Nous sommes prêts à une paix juste globale, vérifiable et livrée avant dimanche. Je tiens à vous informer de la réponse de l'ONU. Réuni en session extraordinaire, le Conseil de sécurité des Assures Unies exprime sa très vive préoccupation devant la situation à Paris. Il rappelle que les vitrines relèvent d'un patrimoine commercial protégé, tout en soulignant que la détresse des casseurs doit être entendue.
2:44 Il demande aux deux parties de faire preuve de retenu en précisant que l'une des deux dispose de boucliers et l'autre la légitimité morale. Il condamne tout usage excessif de la force par les autorités françaises et regrettent qu'aucune force n'ait été utilisée assez tôt pour être qualifié d'excessive. Il dépêche sur place un rapporteur spécial qui rendra des conclusions dans 6 mois, soit environ 4 mois après la fin des soldes. Le projet de résolution est adopté par 12 voies pour trois abstentions et une cagoule. En conclusion, voilà, c'est drôle, n'est-ce pas ?
3:31 C'est drôle parce que personne en France n'oserait tenir ce discours à Paris. Personne n'irait dire à un commerçant dont la boutique brûle de penser au jour d'après. Personne n'irait demander à la police française de faire preuve de retenu face à ceux qui l'attaquent. Personne n'exigerait une enquête internationale sur chaque interprétation. Et pourtant, ce discours-là, c'est exactement celui que l'on tient à Israël depuis des années, face à des ennemis qui ne casse pas des vitrines mais qui tirent des roquettes sur des villes.
4:10 Quand c'est chez soi, la violence est un crime. Quand c'est chez les autres, c'est une spirale. Quand c'est chez soi, on appelle à l'ordre. Quand c'est chez les autres, on appelle à la retenue. Les mots ne sont pas faits pour être appliqués à soi-même, ils sont fait pour être distribués aux autres. Alors la prochaine fois que la France donnera une leçon de morale à Israël, qu'elle se souvienne de la rue de Rivoli et qu'elle essaye ne serait-ce qu'une soirée de se l'appliquer. Merci de votre attention et bon courage à ceux qui vont devoir tout nettoyer.