Israël déclare la guerre au crime organisé. Dans ce nouvel édito, Rony Hayot retrace la transformation spectaculaire de la criminalité organisée israélienne et explique comment le démantèlement des anciennes mafias a laissé un vide progressivement occupé par de nouveaux clans criminels.

Racket, usure, blanchiment d’argent, trafic d’ armes, assassinats, intimidation des élus et tentative de mainmise sur les marchés publics : le crime organisé ne menace plus seulement les citoyens. Il représente désormais, selon Rony Hayot, un véritable défi pour l’autorité de l’État d’Israël.

Face à l’explosion de la violence dans la société arabe israélienne et à la circulation massive d’armes illégales, le gouvernement a décidé d’intensifier son action. Intervention du Shin Bet, renforcement du renseignement, création d’unités spécialisées et projet visant à traiter certaines organisations criminelles comme des groupes terroristes : Israël change de stratégie.

Mais cette réponse sécuritaire soulève également des questions essentielles. Peut-on combattre efficacement les clans sans investir durablement dans les villes arabes israéliennes ? Le transfert d’une partie des fonds du plan 550 vers la lutte contre le crime organisé permettra-t-il de protéger les habitants ou aggravera-t-il le sous-investissement existant ?

Rony Hayot analyse les origines de cette crise, les responsabilités de l’État et les enjeux d’une guerre devenue indispensable pour restaurer la sécurité, protéger les témoins et empêcher les organisations criminelles de prendre le s’emparer des institutions locales.

L’État israélien vient de reprendre son son arme arme arme. Reste à savoir s’il aura le le courage d’aller jusqu’au bout.