0:14 Bonjour à toutes et à tous. Très heureux de vous retrouver sur Tandem TV avec un invité. Je sais même pas si je dois dire invité, c'est un ami parce que je vais vous raconter d'abord comment je l'ai rencontré. Salut David Serrero. Comment cher en direct de New York ? Oui, mais je voudrais quand même parce que on va se tutoyer parce que ce serait ridicule de de commencer à se vous voyez. Je je voudrais raconter simplement cette je sais pas si tu t'en souviens mais le moment où on s'est vraiment rencontré. J'étais animateur sur une radio bien connue à Paris RCJ une des radio J de Paris et j'ai animais une émission le matin oh avec beaucoup d'humour où j'avais des auditeurs en ligne et puis les auditeurs en ligne prouvent souvent c'est eux qui vont le spectacle et apparemment c'était très drôle ce qui se passait en et moi et tout d'un coup je t'ai vu débouler dans le studio parce que tu me dis voilà c'était tellement drôle que je me suis dit je il je faut que j'aille le voir en direct et et ça ça m'est resté quoi. C'est comme ça qu'on s'est qu'on s'est rencontré. C'est vrai qu'à l'époque quand même tu tu étais le le bariton bien connu euh que tu es toujours resté d'ailleurs, mais un bariton euh surtout je dirais opératique ou des opérettes euh que tu faisais à Paris, même si euh je me souviens avoir euh assisté à un spectacle de théâtre au théâtre de dans le 16e.
1:35 Je me souviens plus, c'était un théâtre qui avait là-bas. Enfin, mais depuis une douzaine d'années, mon cher David Serrero, vous vivez aux États-Unis, à New York et là, le bariton est devenu opera singer, vous êtes acteur, filmmaker, vous réalisez des films, euh director, donc c'est encore plus important et surtout producteur. et et là en en 12 ans, c'est la consécration quoi, puisque vous faites tout, vous êtes un multi artiste et parce que on vous retrouve quand même dans encore une fois dans dans votre spécialité qui est qui est l'opéra, vous chantez toujours même d'ailleurs dans des synagogues, vous avez tourné dans des films, des séries américaines, vous euhz fait plusieurs on va en parler mais ce qui est extraordinaire c'est que ça ça s'est fait en espace de 10 12 ans quoi.
2:29 Vous êtes arrivé, racontez-moi comment ça s'est passé. Vous êtes arrivé aux États-Unis il y a quoi ? Il y a 12 ans, 10 ans, 11 ans ? Ben oui, d'abord mon cher William, je tiens à te remercier pour cette opportunité et ce que tu évoques bien sûr, c'est très touchant, c'est très c'est plein de bienveillance mais tu de t'entendre quand tu m'as appelé pour faire cette interview, de te lire, de te de te voir, ça me ramène à une époque mais alors si tu savais euh et une époque pleine de nostalgie, plein de souvenirs.
2:59 que tu parlais de RCJ. Euh je me dois bien entendu d'avoir une pensée pour notre ami Gill Tayb pour pour euh pour toute cette époque-là où bah il y avait tellement de choses qui se passaient dans la communauté et je tiens vraiment à remercier la communauté qui m'a un peu aidé à démarrer quoi.
3:20 J'ai un peu qui m'a beaucoup aidé à démarrer et puis et puis des gens comme toi qui m'ont tordu la main. des gens comme Gill Tayb qui m'a placé sur scène dans des galas et cetera et pour moi c'était ça avait une valeur extraordinaire. Donc je te Sandrine aussi puis plein plein plein de chelom Malka toute cette toute cette team.
3:46 J'espère que écouter je vais leur envoyer l'interview he il y a pas de problème. Ah non tu faut les embrasser très fort. Et moi j'oublie jamais j'ai trop de je m'habituerai jamais au fait. Non mais c'est normal, je bon donc forcément les gens sont bons avec moi. Non, c'est je me sentirais toujours euh petit comparé lorsqu'on fait des actes de gentillesse comme ça et de bienveillance. Mais mais toi William, écoute-moi bien là. Tu es une drôleie. Mais je me souviens en fait, j'étais rentré et je crois que tu avais tu faisais un quiz euh pour gagner en plus rien.
4:24 C'est-à-dire qu'il y avait rien à gagner mais les gens ils appelaient, ils jouaient. Attention, j'ai j'ai fait gagner et ça je crois que le seul animateur au monde à avoir fait ça. J'ai fait gagner des parts de pizza qu'il fallait aller récupérer à Sarcel. Oui, mais enfin c'est une autre vie. Mais enfin là, on est on est on est là pour parler de toi mon ch. Il y avait des questions et c'était ça qui voulait tuer. Ce que tu disais nous au kilomètres mettre au maître près la distance entre telle ville et telle ville et les gens ils appelaient, ils disaient un chien tu savais même pas c'était quoi la distance.
5:04 Non, je connaissais pas. Bon, c'est pas ça mais c'est pas grave. Vous êtes proches de show. C'était le show qui m'intéressait absolument. Mais enfin là, on va parler de toi. Alors, quand tu es arrivé à New York, c'est ça qui qui qui est Ouais, en fait en fait si tu veux, j'étais donc moi, en fait, j'ai démarré vraiment ma carrière aux États-Unis parce que je suis arrivé aux États-Unis la première fois, j'avais 16 ans, tu vois.
5:26 Euh et après je j'ai commencé à jouer dans les bars, je faisais pas du tout d'opéra à l'époque hein. Et et après je suis revenu aux États-Unis pour m'installer définitivement euh un mois après le 11 septembre, tu vois. Donc vraiment 2001 et euh et j'arrive j'arrive là-bas et puis j'ai découvert vraiment l'opéra là-bas.
5:49 J'ai redécouvert le théâtre classique que j'avais un petit peu appris comme ça à l'époque. Euh mais en fait, il y avait à cette époque en France, j'aime pas dire le mot snobisme, mais on disait "Oh, vous voulez faire vous de l'opéra ? Mais vous venez d'où ? Mais qui êtes-vous ?" Il y avait ce côté quand tu étais un petit peu basané comme moi, quand les cheveux noirs et cetera euh qui était un petit peu Non, non, l'opéra c'est c'est pas pour nous, c'est pour Pavarotti. C'est pour Pavaroti seulement. Ouais.
6:18 Et et en fait aux États-Unis, il y avait ce côté, tu vois, bras ouvert qui était vis-à-vis de si tu veux apprendre l'opéra. Mais bien sûr, tu es le bienvenu, tout le monde est bienvenu. Donc ça ce qui m'a plu et je suis allé dans le classique comme ça. Après, il y a eu la Russie pendant 2 ans qui est très très formateur, très dur mais très formateur. Et puis après voilà, il y a eu carrière en France et puis en même temps un petit peu vers les États-Unis. Mais euh ouais, quand je suis quand je reviens aux États-Unis en 2014 euh euh je me dis je reprends tout à zéro.
6:53 Euh j'ai j'y allais complètement euh bouleversé parce que bon, c'est un peu compliqué mais je m'étais fait escroquer par mon ex meilleur ami d'enfance euh qui m'avait volé tout ce que j'avais. Donc j'arrive aux États-Unis, j'ai je crois 600 € en espèce sur moi et rien d'autre tu vois. Donc euh c'est et c'est une success story quoi, carrément. On est dans la successo. Ah mais non mais non mais c'était ça parce que et encore dans la journée, j'ouvre une ligne de portable l'électricité enfin je sais tu vas y rester 100 balles peut-être et donc tu as pas le choix que de que de réussir.
7:31 Et donc je fais tous les castings, j'envoie sur tous les castings et ça si tu veux c'était aussi un pas un petit peu dur mais j'étais déjà en France tu vois déjà quelqu'un. les télés, je produisais déjà des gros spectacles, je faisais déjà tout ça et donc je suis revenu le le jeune artiste qui fait la queue à 8h du matin pour peut-être à à 16h pouvoir avoir 10 secondes dans la pièce.
7:58 Mais ça me permettait dans la pièce de avec les directeurs de casting, mais ça m'a permis de de d'abord euh ça m'a appris vraiment l'humidité. Ça m'a appris que euh demain tu peux tout perdre et et repartir à zéro. D'ailleurs, c'est ce que j'ai eu. Et puis euh et puis je me suis reconstruit euh comme ça et puis voilà, en en en 7 ans, j'ai tout reconstruit en en 100 fois plus gros.
8:21 Et euh et en plus euh j'ai réussi à à créer un petit peu ma marque de fabrique ici parce que la culture juive ici pas vu qu'on on est sur un médi un peu fis je permet d'en parler mais la tout à fait même complètement la la culture juive ici elle fait partie de la culture américaine.
8:46 On n pas l'impression par exemple en France euh tu parlais le bariton la communauté mais je me souviens les gens il disaient mais oui mais attention c'est faut pas pas devenir le bariton communautaire comme vous savez quelque chose de mal à ça moi j'adorais ça au contraire tu me disais de chanter dans dès que tu faisais de l'humour feuge par exemple de l'humour un peu à la sauce feug disait attention c'est c'est trop communautaire voyez c'est dit aux États-Unis non ça fait partie de la culture je veux dire il y a des spectacles de black qui qui se joue dans des synagogues absolument.
9:16 Oui oui, absolument. Mais c'est c'est vraiment tout le monde est est sous le drapeau américain. Donc donc si tu veux le fait d'avoir amené ma culture fug mais en même temps j'ai été élevé pas du tout dans la dans la culture, j'étais élevé dans des écoles où j'étais il y avait que moi et peut-être trois personnes qui étaient feuges, tu vois.
9:34 Donc j'ai grandi, tu vois, dans dans dans cette culture euh pas du tout feug, mais en même temps euh après euh complètement dans ça et et donc voilà, c'est ça qui a fait ça. Puis après euh j'allais jusqu'à j'étais peut-être le producteur le plus prolifique de Off Broadway à New York. des salles autour de 400 places euh à à New York et puis Covid est arrivé et puis pendant le Covid, ben je je suis avec Amazon et il ils veulent voir mes spectacles que j'ai fait parce que les gens les demandent parce qu'il y a pas de spectacle donc ils veulent les voir et de là ils me disent "Bah on aime beaucoup votre style, on serait ravi de vous suivre pour des films et il serait temps que vous allez vers les films."
10:22 Donc j'avais déjà joué moi en tant qu'acteur, je sais pas, peut-être près d'une centaine de films quoi. Même des séries, j'ai vu des dans des séries, dans des films, dans des pubs. Dans des pubs aussi. Des des pubs. J'ai j'ai tout fait vraiment. J'ai jamais dit et même à ce jour, je fais et je réfléchirai euh euh je serai dans ma tombe, j'ai jamais fait de plan de carrière, je vais là où on veut bien de moi. Toujours, ça a toujours été ça.
10:43 Euh et ça m'a toujours porté chance. Et donc et de là, voilà, les les films ont ont cartonné. C'est vrai que j'ai eu euh dans le Covid, bon, j'ai failli mourir du Covid, ça c'était encore autre chose. Et puis après euh il y a eu cette chose où j'ai eu le temps vraiment d'apprendre à à devenir un film maker comme tu dis, de réaliser, de produire les films.
11:08 J'avais également ce training euh si tu veux du spectacle du de l'artiste de scène qui qui m'avait appris à comment tenir un public pendant 1 heure sur scène de comment aussi de de savoir écouter les critiques, de savoir prendre. Donc si il y avait ce paradoxe entre euh bah la fraîcheur, le gars qui arrive, la nouveauté, mais également avec les manières et la sagesse de quelqu'un qui a à l'époque quand j'ai démarré 20 ans de métier déjà.
11:38 Donc ça aide quand même. Ça aide. Ouais. Voilà. Donc ça allait très vite en en dès que mon premier film sur Elita Harry, un designer justement israélien qui qui vient d'Iran qui est une grande star ici, j'ai fait son premier film. Ça aussi c'était un j'ai eu vraiment j'ai eu comment comment ça s'est passé justement parlant de son premier film de cette rencontre avec Elite à Harry.
11:59 Ouais. Ben euh très simplement euh euh le tu vois le destin, je fais un spectacle à New York, une comédie musical qui s'appelle Lost in the Disco euh avec Lisa Zwellos justement la réalisatrice. Ah oui, la réalisatrice. Absolument. On aime qu'on adore grandes grandes LOL LOL le film LOL c'est ça non ? LOL Ouais.
12:18 Et puis comme tu es belle enfin tout. Oui. Comme tu es belle. Absolument. tout tout ça d'Alida et cetera qui est qui est qui est mon mentor qui est une femme que j'aime profondément et qui a qui qui qui croit en moi. Alors on parlait de bienveillance alors là on y est on y est dedans mais qui en même temps est est est exigeante avec moi.
12:36 C'est elle me laisse pas elle me dit non ça c'est pas bien non trop c'est c'est pas assez c donc c'est vraiment ça que j'aime. Et et donc on fait une comédie musicale ensemble à New York, tu vois, qui marche super. On est plein, enfin vraiment un truc formidable. Et de là, j'avais besoin du j'ai eu l'idée d'avoir une fille en roll of skate, tu sais, qui danse un peu pendant spectacle disco. Et donc cette fille me dit "Écoute, moi je connais très bien depuis presque 40 ans un designer qui s'appelle Elite Harry qui lui adore le disco et cetera."
13:08 Ah ok. OK. Et en même temps que je faisais ça, euh je produisais le festival du film Sepharad de New York. J'étais producteur du festival Ouais. pendant 8 ans. Et euh et puis après, ils m'ont et et j'ai dit "Bah tiens, on va honorer pas que des réalisateurs Chararad ou des gens du monde du film Sepharad parce qu'on avait un peu fait le tour."
13:32 J'ai dit "Viens, on va ouvrir sur la mode." Et il y avait une fille iranienne qui nous a dit "Bah, il y a Élita arrive." Je dis "Bah ben je connais une fille dans mon spectacle qui connaît justement et de là je l'ai joins, je l'ai invité au festival, il a été honoré, était très content et il a vu comment j'ai bien organisé la bienveillance et cetera et pendant le Covid justement j'ai cette relation avec Amazon qui me disent alors je pouvais pas faire de film, je dis bah tiens, je vais faire un documentaire mais sur qui ?
13:59 Et je vais, je marche un petit peu, j'habite à côté Square. Je marche un peu dans Times Square qui était complètement désert à cette époque. On est en juin 2020 et et je tombe sur la fille qui fait le roller skate là qui s'appelle et dès que je la vois, je dis ça y est, je sais sur qui je vais faire mon premier film sur Littarie, je lui en parle.
14:20 il avait temps et et dès que le film est sorti, j'ai fait un film sur Lisa Zuelo justement euh après Hélène Grima, la grande pianiste euh et puis après je me fais quelque chose sur Ellie Shoraki. Euh après il y a eu euh tout de suite Richard Olinski et alors parlons-en de Richard Rinski, parlons-en justement avec plaisir.
14:39 Comment tu es arrivé à ce à cet artiste ? C'est c'est un c'est un c'est un peintre si je me trompe pas non ou un sculpteur. C'est un très grand sculpteur qui qui est un sculpteur absolument extraordinaire qui est vraiment quelqu'un qui qui est très très intelligent. C'est à des artistes que j'ai remarqué qui qui ont qui font un art qui est très très beau mais mais ils ont pas vraiment l'intelligence de l'artiste. On voit beaucoup c'est plus c'est plus percutant chez les acteurs par exemple. ou chez les chanteurs, mais lui c'est un très très grand artiste, un homme extrêmement brillant, intelligent, qui bosse tout le temps, qui lâche rien, qui croit vraiment ce qu'il fait parce qu'il y a beaucoup au bout de 20 ans, ou de 30 ans et puis il s'est reconverti lui dans l'art à la base, il était dans dans l'immobilier et il a une histoire absolument passionnante mais surtout il a une très très très grande intelligence derrière son art.
15:37 Et moi, c'est vrai, c'est une grande success story à la française. Donc il fait partie et j'ai connu Richard chantait dans les galas euh tu sais et lui il mettait il offrait ses premières œuvres tu vois dans les à offrir comme ça. Donc je vais pas dire qu'on a démarré un peu en même temps, mais on on s'est chevauché, tu vois, un petit peu, on va dire.
15:57 Euh mais lui, il a une une réussite 100 fois plus grande que moi en France, hein. Grand. Non, mais ce qui était extraordinaire, c'est que euh excuse-moi, on on parle de de d'artistes, on parle de d'Orlenski, on parle de Lisa Zuelos, on parle d'Iitaari et puis tout d'un coup, tu nous proposes un film sur un escroc, l'escroc de Californie qui s'appelle R concours.
16:21 Mais mais pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors en fait, j'ai toujours j'ai j'ai toujours été passionné par ces ces destins et et ces gens qui changaient le game, tu vois, qui changeaient un petit peu leur game changer, ce qu'on appelle les game changer. Voilà, absolument game changer. comme Elita Harry, Elisa Zelos dans ses films, c'était la première à amener vraiment des personnages féminins comme ça, mais avec un jeu, une direction d'acteur très naturelle au point où en tant que spectateur, on oublie qu'il y a une caméra. Oui, mais lui c'est un voyou le Rincour en question. Ran cours.
16:59 Ouais, ouais, ouais, complètement. Mais alors, Rankcour en fait, c'était très spécial. Donc c'est un français et et en fait il a fait un livre qui s'appelle Mevy qui était un des plus grands bestsellers au début des années 2000 et moi je me souviens c'était mon livre de chevet enfin pour toute ma génération le livre de Rcours c'était vraiment le bestseller parce que on a tous en nous un petit peu quelque chose de reconcours quelque part que si tu veux combien de fois moi je suis rentré dans des soirées de la Jet 7 parisienne en disant mais je suis vous savez pas qui je suis mais je Et lui ben il en a il l'a fait puissance 10 il s'est fait passer pour un héritier de de Rock Ferrer et et je trouvais que bah on enfin c'était quelque chose quoi le film concours même quand j'étais acteur ici étudiant à New York en 2002 2003 avec tous mes amis français mais wou Rock en concours mais c'est le rêve à faire en tant que film et c'est vrai qu'il y a eu Martin Scorsz il y a eu Michael Man, il y a eu enfin tous tous les plus grands, même Thomas Langman, il lui avait acheté les droits, ont voulu faire le film et ça s'est jamais fait.
18:07 Pas souvent, pas toujours à cause de lui, mais ça s'est s'est jamais fait. Et moi, c'est vrai, voilà, sur tous les films que je t'ai dit, bah je mets un peu des graines un peu partout. Des fois, ça se fait, ça se fait pas. Euh des fois, je me rends compte que finalement bah ça va pas le faire.
18:25 Mais là, c'est vrai que voilà que je je voulais vraiment faire quelque chose avec lui. Puis il a un avocat absolument extraordinaire, Jérôme Boursican, que j'embrasse au passage qui justement bah a fait le lien, a vu mon travail, il en a parlé à Christophe et Christophe voulait pas faire de film. Il a dit ça, il en a eu marre parce qu'il y a eu quelque chose avec Canal qui avait été fait qui était vraiment dont il était vraiment pas comprend pas content et je le comprends et j'ai dit non non moi je veux faire un film, je veux traiter son histoire, j'ai du respect pour son histoire.
18:53 D'ailleurs, je peux pas faire de films sur des gens que je n'aime pas, que je que je n'admire pas parce que c'était pas un film à charge. Ouis. Ah oui oui, complètement. Et c'était un film où je voulais l'écouter. D'abord, il démarre avec une phrase qui est extraordinaire. Il dit "Ne me jugez pas, les tribunaux s'en sont déjà chargés." Voyez ? Et j'ai trouvé que ça rentrait tellement dans l'air du temps, de la cancel culture, de tout ces choses là. et et j'ai fait le film et et moi j'avais peur en fait en tant que réalisateur qu'on croit que je soutiens ce qu'il a fait et je me souviens j'avais appelé certains de mes mentors, il me dit "Mais non, quand Copola ou ou quand un autre réalisateur il fait un film sur la mafia, ça veut pas dire qu'il est pour la mafia ou pour le crime ou quelqu'un qui fait un film sur je sais pas un tremblementaire que il souhaite qu'il y ait des tremblementaires partout Non, toi tu racontes une histoire et c'est vrai que cette histoire elle était extraordinaire et c'est ça vraiment qui m'a lancé en France, c'est ce film là euh parce que tout de suite j'étais sur toutes les télés, tous les JT, toute la presse et puis le Figaro, on me dit surtout n'invite pas le Figaro parce que tu pars déjà sur un personnage qui est très très très difficile.
20:02 Tu vois, il y a personne qui va dire "Oh là là, vous avez fait un film sur le SS mais il était d'une émotion. Tu vois ce que les gens ils vont avoir ce cette distance vis-à-vis du personnage he je par au concours SS bien entendu hein que Dieu en préserve mais mais voilà et là on se dit mais et là ils veulent venir ils veulent voir.
20:24 J'ai dit bon ok on va voir. Et le lendemain, on pensait, on s'est dit tiens, s'il y a trois lignes à la première, donc il le voit avant pour que ça sorte la la critique paraisse le jour J la sortie le 3 avril. Et et donc il y a si on avait trois phrases ou même juste le nom du film dans la liste des sorties du Figaro, on était content.
20:45 Et d'un autre côté, moi j'ouvre le le journal et je le vois pas. Donc d'un côté, je suis soulagé parce que le Figaro, ils sont connus pour défoncer les films. Même Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu qui a un des plus grand succès, ils l'ont défoncé euh à la critique quoi. Plein des Astérix, des il y a eu plein de films comme ça qui ont pris cher. et et je regarde, j'ai même pas vu la suite du journal et ils ont fait non pas deux lignes, non pas trois lignes, mais quatre pages entière sur le film en disant voilà enfin des des 10 tirambi et que là c'est c'est passé.
21:25 Mais il me l'avait dit au concours, il m'avait dit "Tu rentreras dans l'histoire du cinéma français pour pour être celui qui a réussi à faire le film au concours". Et c'est et je dis pas l'histoire, je vais pas jusque là, mais c'est vrai que les gens vraiment me disent "Ah mais tu es celui qui a fait le film concours ?
21:43 Ah tu es il y a quelque chose." Et après c'est vrai que ça allit très vite. C'est une médaille, c'est comme un world. Mais alors mais alors maintenant euh euh il nous reste peu de temps. C'est vrai qu'on pourrait parler des heures avec toi. Mais il y a alors il y a d'abord il y a des films qui sortent à Cann déjà.
21:59 Combien de films qui sortent à Can ? Deux Alors, j'en ai deux. Alors, trois exactement, il y en a un où je suis en tant qu'acteur euh qui s'appelle Beauty of Poverty, qui est fait par une fille libanaise absolument exceptionnelle que j'embrasse au passage, Sandiawa, dans lequel j'ai un des premiers rôles dans le film.
22:15 C'est pas le premier rôle, mais elle c'est le premier rôle vraiment. Mais moi, on va dire premier rôle masculin euh qui sort là-bas qui est projeté je crois le 20. Euh et puis moi euh en tant que réalisateur et producteur, j'ai un film sur Richard Orlinski justement qui est projeté de parler. Oui. Le 19. Oui.
22:32 Mais euh avec une after party tout ça. Et puis j'ai un film sur mon idole. Alors là, alors voilà, parlons-en pour terminer parce que voilà clavier, c'est que l'idée d'avoir fait un film sur clavier quoi. C'est ton idole. D'accord. Mais là, il y a la vis kumika avec un avec un je sais pas, il y a une une playade d'acteurs, comédiens, comique et cetera.
22:54 C'est c'est pourquoi ce film sur clavier pour terminer ? Bah en fait vraiment Christian Clavier, c'est mon maître, tu vois le le premier film que j'ai vu au cinéma, à part les petits dessins animés ou les trucs, c'était les visiteurs justement, tu vois. Donc si tu veux, moi j'ai eu un choc vraiment de de de cinéma avec les visiteurs où je me suis dit ben c'est ça le cinéma, c'est une belle histoire, on s'amuse et même quand tu regardes aujourd'hui, ça a pas vieilli quoi. visiteurs, c'est toujours aussi drôle, c'est toujours aussi fort, c'est toujours aussi bien joué et puis le le théâtre et puis j'ai eu cette rencontre avec Christian Clavier lors du festival Napoléon que j'ai créé justement parce que j'aime beaucoup Napoléon, j'aime beaucoup l'histoire, beaucoup d'histoire de France et cetera et j'avais créé ce festival et lui il a joué Napoléon, c'est un des plus grands Napoléons de l'histoire et et donc il était venu, on a sympathisé comme ça et je rêvais de de de faire un film "Je venais de sortir ta Harry à peine hein, c'est tout. et et donc il a attendu que ça se fasse et lui aussi parce que c'est quelqu'un très pudique qui n'aime pas parler euh de de de lui et qui et et moi ce qui m'intéressait c'était pas parler forcément de il est né tel jour et cetera puisque ça on peut le trouver sur Google mais de de comprendre sa cuisine c'est-à-dire de comprendre comment est-ce qu'il est-ce qu'il préparait comment est-ce qu'il écrivait comment parce que soit les visiteurs ou tous les films qu'il a fait pratiquement les anges gardiens et cetera.
24:24 il a écrit les rôles, il est coscénariste, il est producteur, il est il est aussi l'auteur de son personnage et c'est vrai que voilà que c'est pour moi c'est un maître, c'est vraiment le Louis de Funesse d'aujourd'hui. C'est pas donc c'est un film sur lui. C'est c'est un film sur lui et dans le film, j'ai Jean Renault, j'ai Didier Bourdon, j'ai Philippe Lachot, j'ai Alain Chaba, j'ai enfin des réalisateurs extraordinaires Jean-Marie Poiré, Patrice Leconte, j'ai vraiment une comme tu dis, ils parlent de clavier, ils vont parler de clavier ou ils jouent ?
24:56 Oui, voilà, il parlent de clavier mais je voulais pas non plus que ce soit un documentaire quoi. C'est pas un documentaire, c'est super. Ouais. Voilà, lui est super, lui est génial, lui ça, on le sait, mais plutôt qui parle aussi de leur métier et qui parle de cet art qui est celui de la comédie populaire à la française et et qui aurait pas rêvé qui enfin en tant qu'acteur, moi j'aurais rêvé de d'avoir un un film sur Louis de Funesse où il parle, comment il se prépare, comment il crée ses personnages, comment il C'est trop tard hein, je te je veux pas te je veux pas t'affoler mais c'est trop tard déjà.
25:34 Ouais. Oui. Voilà. Et ben je me suis dit écoute avec Christian Clavier et même ça a été quelque chose aussi de de qui que qu'il se lâche dans ça dans dans ça mais c'est un un artiste tellement généreux, un homme tellement exceptionnel d'une bonté et d'une grâce d'une intelligence d'une brillance de enfin pour moi c'est c'est et puis moi jamais je à côté de lui je me sens tellement petit quoi.
25:59 C'est tellement un et ça s'appelle la vis comica. Ça veut dire quoi la comica ? C'est un terme latin qui est connu chez les comiques. C'est c'est quelqu'un qui a l'art de faire rire. Louis de Funess, il fait comme ça, tout le monde rigole. Christian Clavier, il arrive, dit bonjour, tout le monde rigole.
26:17 Jamel de Bou à ça, de par Dieu, il a ça aussi. Enfin, tout Michel Bouga, enfin tous les plus grands artistes comiques, ils ont la vie comica. Vraiment, c'est ça. Alors, donc c'est il il va sortir à Can, donc très bientôt. Quel jour ? Euh lui c'est le 18. Le 18. Je te dis pas les 3 jours que j'ai. Le 18. C'est pour ça que je peux faire éc. J'ai attendu 20 ans pour avoir ça et en 3 jours je ne dirais que je ne dirai que deux mots. C la cabo en Hébreux, tu vois. Bon écoute, on pourrait effectivement parler, on pourrait parler, on aura l'occasion de reparler par exemple un projet avec, excuse-moi, avec Tyson. Bon ouais.
27:00 Il y a plein de choses avec Mike Tyson bien sûr. En tous les cas moi c'est moi aussi par cette interview, j'ai voulu connaître le parcours de l'autre David Serrero, pas celui que j'avais rencontré dans le studio d' RCJ mais ce ce ce bariton parce qu'en plus j'adore ta voix mon père était bariton.
27:16 Euh donc euh voilà donc de ce ce bariton de d'opéra qui tout d'un coup est venu. Enfin c'est c'est un succès story à l'américain. Bravo ! Merci William. Merci d'être intervenu dans cette émission. Merci de t'avoir donné cette ce ce témoignage euh et cette et de nous avoir raconté cette consécration sur Tandem TV.
27:39 Euh évidemment euh on reste en contact parce que grâce à tant, je t'ai retrouvé et c'est sympa aussi. Et puis donc voilà, si vous voulez euh écouter cette émission, ben vous allez pouvoir l'écouter sur YouTube et puis euh aussi abonnez-vous, abonnez-vous sur Tem TV parce il y a plein de choses à regarder, à voir.
28:00 David Serrero, merci 1000 fois et merci. Tu peux te dire quelque chose ? Tu peux te dire quelque chose ? Oui, bien sûr. Tu peux. Évidemment que tu peux. Je je t'aime et merci pour tout ce que tu as fait pour moi parce que depuis allez 20 ans tu m'as tu m'as reçu à chaque fois et même des fois quand tu pouvais pas me recevoir que j'avais un concert tu disais un petit mot à l'antenne comme ça jamais jamais je n'oublierai et je serai toujours toujours à ta disposition et j'embrasse très très fort aussi toute l'équipe de Tandem TV qui font un boulot extraordinaire et toute la communauté francophone feuge à travers le monde et pas avec d'ailleurs euh et puis tout tout le monde.
28:42 Voilà, mille merci vraiment pour l'opportunité. Merci à toi. Merci à toi David Sero. Euh et à une prochaine fois. Allez, avec plaisir. Yeah.