0:14 Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Dov Maimon, bonjour William, bonjour chers auditeurs de Tandem TV. Alors, vous êtes directeur de Maimon de recherche à l'Institut politique de Jérusalem, professeur des universités. Cette année, vous avez jeté un pavé dans la mar du judaïsme français avec votre livre coécrit avec Didier Long, la fin des Juifs de France.
0:37 Mais aujourd'hui, vous posez la question Israël saura-t-il saisir le dernier grand rendez-vous de la Alia occidentale ? En fait, Israël peut-il accueillir un million de nouveaux immigrants venus d'Occident ? Vous en proposé les grandes lignes dans un article du Jérusalem Post qui est paru il y a pas très longtemps d'ailleurs en début du mois.
1:01 Et vous écrivez, je vous cite, si Israël change en fin de logiciel, ce pourrait être un nouveau miracle national, l'arrivée d'une population éduquée, engagée, porteuse d'un profond attachement à l'état de droit démocratique et libéral. Dov Maimon, n'est-ce pas à nouveau un ve plus sioniste ? Alors euh très bien. Donc euh c'est vrai que le livre La fin des juifs de France disait pourquoi il faut quitter la France et et qui ne qui prenait pas d'avis sur la question. C'est pas une opinion, c'est tout simplement c'était des chiffres. Maintenant il y a une autre histoire qui se passe, c'est qu'est-ce qu'on fait si on doit quitter la France ?
1:41 Est-ce que ça s'inscrit dans un grand moment historique ou est-ce queon va simplement aller encore dégringoler du du on va aller en Australie ou alors on va Non non non pas en Australie, excusez-moi. Non non pas ni en Australie ni ni en Hollande parce qu'il se passe des choses terribles pour les juifs.
1:58 Bon alors on va aller à Londres, on va aller à New York. Voilà. Bon bon voilà. Ou alors on va aller au Panama ou alors on va aller on va à Saopol. On va on va chercher encore d'autres choses ou alors on va comprendre que tout ça fait partie d'un grand projet. Et donc je vais mettre les on est en plein Hanoua donc je mets les les pieds sur les voilà les je mets directement les choses sur la table. En fait il s on a tous l'impression et l'intuition qu'on est en train de vivre un moment métaistorique un moment biblique un grand moment d'histoire.
2:24 Et il y a des gens qui m'ont beaucoup critiqué sur le livre mais il disent mais pourquoi tu parles pas du grand sujet ? Tu parles pas du vrai sujet on ne vient pas en Israël parce que la baguette est plus chère ou moins chère. Il y a un autre projet qui est que depuis 150 ans de sionisme, en fait tous les 10 15 ans d'une communauté en détresse, ceux qui sont les plus diplômés, les plus riches, les plus ambitieux partent aux États-Unis.
2:47 En tout cas, c'était comme ça depuis 105 depuis 150 ans. Et puis euh et puis ceux qui viennent ceux qui vont ceux qui peuvent s'assimiler, disparaître, se cacher le font parfois avec succès, parfois sans succès. Et puis une partie qui viennent en Israël vienne sans avoir sans parce qu'ils n'ont pas le choix et une partie un groupe de d'idéalistes comme beaucoup de juifs qui sont venus jusqu'à présent.
3:11 Mais l'État d'Israël est habitué à ce modèle- là. Ce modèle-là, ça veut dire un modèle où les gens viennent parce qu'ils n'ont pas le choix. Je veux dire que l'immigration, c'est une loi qu'on connaît dans tous les gens qui s'occupent de démographie, est une conjonction de facteur répulsif et de facteurs attractifs. Donc il s'agit d'un quelque chose qui est est-ce que on n'est pas bien là où on est et c'est mieux là où on va. Et c'est comme ça que les gens vont du moins bien vers le mieux. C'est comme ça que les juifs au 12e siècle, 90 % des juifs vivaient sous l'islam.
3:39 Aujourd'hui, ils sont quelques milliers. Et puis au au moment où Hercel a écrit l'état juif, 80 % des juifs vivaient en Europe orientale. Aujourd'hui aussi, ils sont quelques milliers. Ils ont pratiquement ils ont quittidé les lieux parce que les juifs vont là où il y a des opportunités, là où il y a de la démocratie, une protection des minorités, là où ils peuvent mieux vivre en tant qu'être humain et en tant que juif.
4:00 Donc, j'ai publié cet article dans le Jérusalem Post qui appelle à créer en fait une très simplement une agence nationale qui va dire écoutez, il faut faire faut mettre en place un nouveau modèle, un nouveau logiciel pour accueillir les juifs d'Europe occidentale et des États-Unis. Il y a un grand grand marché énorme qui est là qui peut venir ces gens-là attendent, savent une grande partie d'entre eux que leurs petits-enfants ne vivront pas là où ils vivent. Et ces gens-là, voilà ces gens-là, voilà, vous voyez, je tousse un peu.
4:35 Alors, ces gens-là, voilà, ces gens-là donc savent qu'ils veulent partir, mais ils ont des difficultés à venir en Israël. Alors, pourquoi ils ont des difficultés en Israël ? Excusez-moi, excusez-moi parce que je voudrais, c'est pas que je voudrais vous arrêter, mais il y a des choses intéressantes que vous dites évidemment souvent d'ailleurs très souvent, mais vous dites aussi c'est une stratégie de survie, non un choix libre.
4:54 C'est pas la même chose. Vous dites les juifs d'Europe occidentale font face à une décision historique. Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça historique ? Alors voilà, la décision historique c'est de choisir où on veut partir. On est peut-être condamné à quitter parce que c'est question de trois facteurs essentiels. Un changement démographique qui fait qu'on on a vu euh he on a vu des villes comme Strasbourg ou Bordeaux ou Grenoble qui ont annulé leur jumelage avec des villes israéliennes pour des raisons de survie politique des maires et des et des dirigeants politiques.
5:28 Donc il y a un changement démographique, il y a un effondrement économique. On le voit maintenant avec le nouveau plan de Donald Trump qui va considérer l'Europe comme un ennemi des États-Unis. Donc on va on risque de voir vraiment l'effondrement de l'Europe. Et puis un troisème changement résurgence de l'ansémitisme. Ça veut dire que c'est on était pendant 70 ans une période de grâce et cette période là est arrivée à sa fin et on retrouve la solitude d'Israël telle qu'on l'a vécu pendant 2000 ans. Donc ça va pas s'améliorer, ça va pas changer les choses.
5:54 La démographie c'est elle qui pilote et cetera. Donc j'ai écrit ce livre, cet article dans le Jérusalem Post. J'ai publié aussi la version en hébreu qui est plus longue dans un journal important d'Israélien qui s'appelle Hiloar qui est sorti celui du mois de c'est un un un mensuel israélien qui s'appelle Hashilo en hébreu et je publie demain dans un article dans le Time of Israël qui dit un peu la même chose donc en anglais.
6:17 Donc cette idée-là, on est en train de vivre un moment historique, métaistorique. C'estes Jifs de France, d'Europe, on ça fait 2000 ans qu'en fait on voulait rentrer à la maison et ce qui s'est passé c'est qu'on n'a pas pu venir. Alors si on demande chacun de nous, qu'est-ce qu'auraient dit mes arrières-grs-parents ou mes arrières petits-enfants si je leur avais dit on a l'opportunité aujourd'hui de prendre le train de l'histoire et de rentrer à la maison.
6:39 Est-ce qu'on comprend que la terre la place des juifs c'est en Israël ? C'est tellement simple. C'est tellement simple quand on vit à Jérusalem, quand on vit en Israël et qu'on sent ça au niveau du du quotidien des cailloux, du béton, des arbres, de tout. C'est c'est notre place. Chacun a sa place. Les tomates ont leur place, les et chacun notre place à nous. Même si on a grandi ailleurs, finalement on rentre à la maison, on est là, on est enfin chez nous, on a une cohérence interne. On ne se pose pas de questions pour savoir est-ce que je suis pour ce camp-là, pour un autre camp, on sait pour qui on combat.
7:07 même si c'est plus risqué, on a une cohérence extraordinaire qui nous fait qu'on on perd beaucoup moins d'énergie à à essayer de se battre contre soi-même. On est dans l'authenticité, donc c'est ce grand mouvement-là et on a une opportunité en disant il y a le train d'histoire qui passe, est-ce que je prends ce train ou est-ce que encore je fais de l'esquive et j'essaie encore de traîner un peu parce que c'est peut-être un peu plus facile et que ça va être difficile.
7:30 Le passage va être difficile, on le sait. Voilà, le passage va être difficile et c'est pour ça que je dis bon maintenant après avoir parlé aux juifs de France, il s'agit évidemment de parler au gouvernement israélien. Vous dis justement justement c'est intéressant parce que vous dites vous dites vous avez des phrases qui sont des phrases choc.
7:48 C'est je vous cite toujours hein, Israël aime la Alia mais n'aime pas l'éonime. L'État ne ressent pas le besoin de leur faciliter la vie. Mais mais pour quelle raison ? Alors comment ça va se passer ? Alors voilà, ce qui se passe pour l'instant, c'est ce que j'ai j'expliqué en fait dans ce livre, pourquoi je dis qu'il faut changer de logiciel.
8:03 Étant donné que les gens qui venaient en Israël, pour 90 % des juifs qui sont venus en Israël étaient des gens qui n'avaient pas le choix. Ils ne pouvaient pas aller ailleurs les personnes déplacées après la seconde guerreer seconde guerre mondiale, les juifs d'Irak ou d'Égypte ou d'ailleurs n'avaient pas tellement d'autres endroits où aller.
8:21 Il fallait qu' le seul endroit qui a été un refuge pour eux, voire même pour les juifs de Tunisie ou de ou de ou ou du Maroc, dans une certaine mesure, ils avaient pas le choix. Il fallait qu'ils viennent quelque part et c'est Israël qui les a accueilli. Donc c'est c'était un modèle où on ne faisait aucun effort pour accueillir les gens. Et le modèle actuel, c'est ça qu'il faut bien comprendre, comment fonctionnait jusqu'à présent le modèle. Le modèle, c'est que la l'immigration était une main d'œuvre pas chère et c'est elle qui permettait aux anciens hein, les les anciens, ceux qui étaient venus peut-être même 5 ans ou 10 ans plus tôt ou 20 ans plus tôt de servir de l'immigration comme un marche-pied pour s'élever eux-mêmes.
8:56 Et donc on a créé tout un modèle qui a fonctionné, on change pas un cheval qui marche qui est un modèle qui fonctionne. Il y a un célèbre une célèbre vidéo avec Orizoar et et Harry Kenstein qui montre des deux juifs qui sont sur le bord de la de de de la de la au port de Jafa et qui voit arriver au fur et à mesure toutes les vagues d'immigration et chacune se moque de ceux qui arrivent en disant on va les exploiter et c'est comme ça.
9:22 Donc le modèle pour l'instant a été un modèle où on a utilisé et ça a été le plus grand facteur de croissance de l'État d'Israël a été cette immigration. Donc cette immigration est un facteur de croissance, c'est exceptionnel. Ça crée même plus de deux emplois même quand on a des Éthiopiens qui sont pas des gens qui ont forcément fait beaucoup d'études et une contribution immédiate à l'État d'Israël.
9:41 Il va falloir une génération pour qu'ils deviennent vraiment des gens qui peuvent contribuer plus efficacement à l'État d'Israël. Ces gens-là apportent deux emplois pour chaque personne convient. C'est quelque chose de connu. Donc l'immigration est une chance pour Israël comme l'immigration est une chance dans le monde entier à condition que ça ne joue pas sur l'identité.
9:57 Donc l'immigration évidemment est une chance pour Israël et elle a mais ce qui s'est passé jusqu'à présent c'est que comme ces gens venaient et qui n'avaient pas le choix alors ces gens-là qui venaient sans avoir le choix on les utilisait, on les on les exploitait. Et quel a été l'élément qui a été qui a été l'indicateur de cette de cette de cette faille logique puisqueen fait c'est une faille logique dans ce qu'on appelle une faille du marché parce que dans une certaine mesure ça veut dire que les intérêts des dentistes qui ne veulent pas de dentistes les intérêts des médecins de toutes ces guildes tous ces ordres de médecin et des ordres d'ingénieur et d'ordre d'architecte et les anciennes guildes vous avez raison.
10:33 Ouais, exactement. On parle des infirmières, des choses aberrentes. Une infirmière qui a été 10 ans en salle d'opération peut pas travailler même pour faire des piqû ou faire des des prises de sang. Donc c'est quelque chose quand même qui ressemble à c'est des intérêts corporatifes qui sont contraires à l'intérêt national. C'est là qu'on a besoin de l'intervention de l'État. C'est simplement c'est ça la définition en sciences politiques de à quel moment on a besoin de l'intervention de l'État. quand les intérêts individuels ou de certains groupes sont pas convergents avec les intérêts collectifs.
11:04 Donc on a on a cette idée là qui va falloir intervenir pour casser cet intérêt. Alors les gens comme je l'ai écrit ici, les gens aiment la lia mais n'aiment pas l'éolime. De la même manière que dans le monde religieux, on aime l'idée que des gens deviennent religieux et tchuva mais on n'aime pas spécialement les ceux qui refont.
11:24 Ceux-là, on voudrait pas trop les prendre pour marier notre fille avec eux. on voudrait pas forcément les prendre ou ou même pour l'étranger, pour celui qui se convertit et cetera. On voudrait pas forcément les prendre pour être quelqu'un qui va travailler dans un dans un dans une crèche avec des bébés et cetera.
11:39 Donc on a on a une une tension qui existe à ce niveau-là qui est structurelle que ce qui fait qu'on aime la on aime l'idée d'Alia puisqu'elle nous confirme qu'on est dans le bon choix. Elle elle elle nous permet de diminuer une certaine disséance cognitive en se en se disant peut-être que je serai mieux ailleurs.
11:53 Non, puisque les gens viennent chez moi, c'est qu'ils sont mieux. Et on voit que évidemment le le le PIB et cetera monte en Israël de plus en plus. Donc les choses sont claires. Les juifs vont d'une manière générale où il y a un indice de développement humain idh hein qui qui est le plus grand et Israël est bien monté au niveau du et la France notamment est bien descendue.
12:12 Donc les juifs vont se déplacer, on le sait mais est-ce qu'ils vont le faire de leur plein gré ? Est-ce qu'ils vont le faire trop tard ? Comme c'est souvent dans l'histoire. On sait qu'on mange des matsotes à Pessar parce qu'on on est sorti dans la précipitation. c'est qu'on est sorti d'Égypte en 1956, quelques sk plus tard que la sortie d'Égypte de biblique aussi dans la précipitation, c'est qu'on est sorti d'Algérie et vous qui venez de Constantine, vous savez comment on est parti une main devant, une main derrière.
12:37 Main devant, une main derrière. Exactement. La valise exactement pourquoi ? Parce que les Juifs étaient des optimistes invétérés et qui disaient "On va s'en sortir, de Gaul ne va pas nous abandonner, Macron ne va pas nous abandonner et cetera." Et en vérité, l'histoire s'écrit pas comme ça. On elle s'écrit avec la démographie, avec les intérêts politiques. Et donc ces gens-là ne vont pas forcément revelever peut-être toutes sortes de facteurs qui pourraient avoir des émeutes en France ou des choses comme ça. Ils pourront pas forcément protéger et et donc il va falloir que les gens partent.
13:04 Donc quand les gens partent après, est-ce qu'ils vont partir trop tard ou est-ce qu'il faut les encourager à venir dans le avec leur dignité, avec leurs ressources, avec leur leur famille bien organisé et cetera. Et pour ça, il faut que le gouvernement israélien prenne en charge et change les choses. Je veux parler d'un élément, William, un instant, je voudrais parler que il y a eu un précédent. Ah donc, jusqu'à présent, l'alia, ça a été l'alia des juifs russes qui venait d'un pays très pauvre et qui qui évidemment s'améliorer en venant en Israël.
13:31 Ça a été les juifs d'Éthiopie, ça a été les juifs du Yémen, ça a été les juifs des pays arabes et cetera. Mais il y a aussi l'alliade des d'Afrique du Sud hein. Quand au moment où Mandela est passé, les juifs beaucoup sont partis, presque 2/33 voire 3/4 de la communauté sont partis parce que ça a été un effondrement à tous les niveaux.
13:47 Et à ce moment-là, qu'est-ce qui s'est passé ? Ben, ces gens-là n'ont pas pu venir en Israël parce qu'ils étaient diplômés, parce que j'ai parlé tout à l'heure des groupes corporatistes et ces gens-là sont partis en Australie, sont partis en Angleterre, sont partis aux États-Unis et cetera ou au Canada. Et c'est dommage parce qu'on n' pas saisi cette opportunité parce qu'on a notre on n' pas changé de modèle. On est toujours dans l'ancien modèle où les gens qui viennent n'ont pas le choix et ces gens quand ils viennent et ben on va leur donner n'importe quoi et on les payera au au lance-pire et on les on leur donnera des conditions insupportables.
14:19 Devront laver le par terre pendant des années avant de d'avoir un poste et à la fin ils y arrivent. On voit énormément de Français qui sont arrivés. On voit maintenant même le chef du Chabac qui est un descendant de français. On voit des gens qui sont les patrons dans beaucoup de d'hôpitaux et cetera, mais ils ont ramé.
14:33 Et en vérité, on pourrait saisir ces gens-là et leur donner la une facilité s'il y a une décision politique qui décide de changer les choses. Alors justement justement vous Myond, vous proposez quatre efforts urgentes nécessaires. On va essayer de détailler une par une. Premièrement, vous dites permis de travail temporaire pour les professionnels médicaux et paramédicaux diplômés à l'étranger. Tout à fait. Vous voyez, j'ai bien besoin d'un un professionnel médical là maintenant. Alors, vous savez, on a des qui des thérapeutes.
15:07 Bah, ils arrivent en Israël, il y a pas vraiment de système qui s'en occupe. Alors, il faut maintenant leur dire, écoutez, on va arrêter ce cirque. On va leur on manque de kinésithéthérapeutes spécialement après la guerre. On manque d'infirmière d'une manière astronomique. On manque de milliers, de dizaines de milliers d'infirmières. Donc ces gens-là qui arrivent, on leur donne d'abord un permis de travail, un permis de travail pour 2 ans, le temps qu' se régularise et comme ça on va les laisser travailler. Ça sera ce qu'on appelle en hébreuata dire on va leur donner, on va prendre un quelque chose qui est limité dans le temps et qui est aussi qui va encourager les gens à dire vous voulez venir, venez maintenant.
15:40 Si vous venez dans 2 ans, on saura pas vous garantir qu'on va vous donner les mêmes conditions. Alors ça c'est la première des choses notamment dans le domaine médical où on a un clair déficit de personnel. Et donc là, dans ce cas-là, il faut comprendre que on peut pas on a besoin de ce notamment dans le Nég dans le sud d'Israël et des des villes qui sont en pleine croissance comme Zderot, Néivot, Dimona et cetera, Berchevain où on manque énormément de d'infirmières, énormément de de podologues de tous ces métiersl et ces métiersl souvent n'existent même pas forcément en Israël.
16:10 Alors, il faut simplement dire bah ces gens-là, si on n pas de raison, si on a au lieu de changer la donne, c'est de dire il faut autoriser ces gens-là. Alors, on a étudié le sujet, hein, je l'étudie avec euh avec beaucoup d'attention et donc ce que je vous dis maintenant, chaque chose évidemment suiv par des dizaines d'études et cetera et on sait que c'est le changement maintenant, c'est de dire ces gens-là sont d'abord et avant tout reconnus, on les laisse travailler et on verra après euh qu'est-ce qui va se passer pour régulariser leur situation puisque a priori ces gens-là sont des gens compétents et si on a des c'est ce qu'on a fait notamment pour les médecins et pour les les dentistes aujourd'hui, on peut faire ce même modèle pour tous les autres corps médicaux. C'est la première des choses, ça c'était la première des choses à faire et c'est pas très compliqué. Ça coûtera pas beaucoup d'argent pour l'État. Euh ça, il faudra mettre des choses mais il faudra les aider euh mais ça sera possible de le faire.
16:58 Voilà, ça c'est la première des choses à faire et c'est pas très compliqué. Il faut que c'est une décision politique. C'est un manque de décision politique. Un manque de décision politique. Mais mais quand même vous dites il y a dans le numéro 2, il y a quelque chose qui est classique. Programme intensif d'hébreux et de formation pour enseignant psychologue et métier de service. Ça c'est votre deuxième réforme. Alors maintenant on a des centaines de psychologues qui habitent en France ou en Angleterre qui rêveraient de venir en Israël et qui n'ont pas évidemment psychologue c'est plus compliqué qu'un qu'un infirmier ou un kiné.
17:26 Inquiné ben on lui on lui on va vérifier s'il travaillé. On le met en binôme avec quelqu'un d'autre et puis on va le voir travailler, on va savoir un psychologue c'est plus compliqué, il y a un problème de langue. Tous les métiers qui sont liés à la langue sont très compliqués. Donc tous les gens, il va falloir travailler en vérité avec un un travail très très précis, métier par métier, voir qui sont les blocages et trouver des solutions pour les blocages. C'est ce que j'avais fait un peu lors du plan pour Sarfatria, la France d'abord que j'avais écrit en 2015 pour monsieur Benjamin Nataniao, mais il a été finalement boycotté par toutes sortes de de facteurs qui n'ont pas vraiment des choses ont avancé mais encore grâce à Calita notamment et grâce à d'autres acteurs mais on est encore on est encore loin de ce qu'on voudrait faire et là maintenant avec une volonté politique qui viendrait d'en haut parce que c'est comme ça que ça se passe en Israël alors là on peut complètement changer les choses. Qu'est-ce que ça veut dire pour les tous les métiers li ? Quelqu'un qui est prof d'histoire, prof de philo et cetera. Évidemment, ça va être plus difficile pour lui. Il va falloir créer notamment des centres de formation professionnelle en fonction des besoins du marché du travail israélien.
18:27 Il y a pas il y a rien à faire et on pourra pas inventer des métiers que dont on n pas vraiment besoin en Israël et les profs de français et cetera. Il y a toutes sortes de métiers qui sont plus difficiles. On va pas trouver des solutions pour tout. On va trouver des solutions déjà pour 80 % des gens.
18:41 Et ça c'est et parfois il faudra reapprendre à être chauffeur de bus ou être à voir d'autres choses. C'est pas très grave plus parce que il faut mieux partir dans sa dignité que attendre les dernières minutes où après les choses vont être graves. Donc pour un français et et donc ça il y a cette idée-là où la langue mais c'est quand je dis la langue c'est pas seulement la langue dont je parle c'est aussi tout un projet culturel qu'il faut qu'il faut qu'il faut comprendre.
19:06 Ça veut dire que les gens ne comprennent pas comprennent pas la situation en Israël. Il ils se pensent évidemment avec leur repères de société à la française et quand il quand il regardent la société israélienne, il faut leur expliquer comment c'est construit le sionisme, comment c'est construit les d'Israël, pourquoi les Israéliens, c'est veut dire que les français moyens quand il vient en visite en vacances en Israël ou pour émigrer, il se trouve qu'il il adore Israël mais il a du mal avec les Israéliens.
19:30 Il les trouve manqué de politesse, il les trouve manqué de choses et tout ça quand on habite depuis longtemps comme vous et moi William, ben finalement ça nous dérange pas du tout. On a appris les codes culturels, on connaît celle-là, on connaît les codes français, on connait les codes israéliens, on connait les codes américains.
19:44 On arrive à se débrouiller à peu près partout. Mais c'est pas évident et on pourrait accélérer et apprendre aux gens comment c'est fonctionné la société israël. La société israélienne est une société révolutionnaire, une société on a voulu construire un homme nouveau. Et donc dans ce cadre-là, évidemment, on doit quand on arrive dans l'immigration dans un pays nouveau, c'est un peu comme Cortèz qui arrive au Mexique, on brûle les bateaux. Ça veut dire on doit s'adapter au nouveau modèle israélien. On arrête de comparer, on arrête de conduire en regardant dans le rétroviseur.
20:11 On arrête, on se dit voilà la situation, je dois m'adapter aux Israéliens, c'est pas eux qui vont s'adapter à moi. Et donc tout ça c'est un changement qui est difficile parce que les gens vivent quand même très confortablement au bouvard Saint-Germain ou sur les rives de la scène. Et donc arriver en Israël c'est très compliqué mais pourtant il va falloir le faire et de faire dans des bonnes conditions et certaines personnes comprendront. Et le grand mouvement de l'histoire, ce qui est important c'est qu'il y a un grand mouvement d'histoire celui qui a un mouvement mystique en fait hein.
20:37 Le sionisme c'est d'abord et avant tout un mouvement mystique d'un peuple qui revient sur sa terre. le plus grand projet humain jamais imaginé qui n'a jamais si j'étais un si j'étais un un africain qui avait la chance de voir son un pays africain reprendre en main son destin et j'aurais évidemment participé à ce projet en tant que juif ça me paraît évident que le plus grand la plus grande aventure humaine qui existe aujourd'hui c'est ce peuple juif qui revient sur sa terre qui se reconstruit qui arrête de raser les mur qui a qui commence à marcher droit et qui n'a pas peur de risquer sa vie pour l'ensemble du peuple juif on a à faire une révolution mentale encore plus.
21:12 C'est un peu comme dans la fête de Hanoua. Il s'agit pas seulement d'une mentalité de d'enlever l'exil de notre corps mais dans l'exil de notre tête et se penser qu'on est partie prenante d'un grand projet qui a qui est un tango qu'on est en train de danser avec le créateur du monde lui-même et le peuple juif tout de toute son histoire depuis Abraham jusqu'au Messie.
21:35 On est dans une on est dans une grande grande aventure et cette grande aventure, il s'agit maintenant de dire est-ce que je rentre dans la danse ou est-ce que je reste un peu comme dans un mariage ? Je voudrais citer les deux autres euh les deux autres recommandations que vous proposez. Recrutement, si vous voulez les commenter, vous pouvez le faire. Recrutement ciblé et formation dans les secteurs clés de l'économie notamment ceux dépendant de la langue maternelle. Vous en avez un peu parlé reconnaissance automatique des diplômes universitaires occidentaux.
22:03 Sauf preuve contraire si je me trompe pas Kalita est en train de le faire. Je sais parce que ma fille il travaille donc c'est un travail c'est Alors mais après vous dites quelque chose qui m'a qui m'a aussi un peu interpellé. Vous dites Israël doit créer une direction interministérielle rattachée au bureau du premier ministre.
22:25 Vous avez un peu parlé réunissant l'absorption, l'éducation, l'emploi, la santé et le logement dirigé par une personnalité dotée d'autorité de vision. Mais à qui pensez-vous ? Oh, on peut on peut penser même à Emmanuel Sillon qui est aujourd'hui le responsable de l'agence juge à Paris et qui doit rentrer cet été avant les élections.
22:42 Il faudrait qu'on ait un grand mouvement qui se fasse mais on a d'autres personnes. Ça ça peut il faut mieux quelqu'un qui parle français, quelqu'un qui a l'expérience des bureaux du premier ministre puisque c'est quelque chose. Il faut bien comprendre que jusqu'à présent c'est un peu comme quand on fait des travaux chez soi, il faut une coordination des corps de métier hein.
23:00 Il y a chacun dit mais le plombier il va dire non mais je peux rien faire sans l'électricien. Là, c'est un peu la même chose. Chacun va balancer la truc et là, il faut quelqu'un qui tape du point qui leur dit "Écoutez, je viens en nom du Premier ministre. On a décidé que c'est une priorité nationale. On sait tous que le million de Russes qui sont arrivés en Israël ont transformé Israël en la startup nation. S' un million de juifs qui arrivent ou 300000 même 400000 pour commencer arrivent des États-Unis et ces gens-là comme on l'a dit ont aussi un engagement profond envers la la vie juive et démocratique.
23:29 Ces gens-là vont renforcer la la société israélienne en la rendant beaucoup plus solide. Les gens qui sont venus en Israël souvent sont venus des pays arabes ou des pays d'Europe de l'Est où ils n'ont pas connu la démocratie dans leur corps. Ils n'ont pas grandi avec la Constitution, liberté, égalité, fraternité. Quand les juifs français ou les juifs américains ou les juifs anglais viennent en Israël, ils ont des ils ont des valeurs démocratiques. La démocratie, la le libéralisme, les idées de des droits des individus, protection des minorités et quelque chose qui leur est intégré.
23:57 Et donc ces gens-là renforcent l'étos libéral démocratique israélien. Donc c'est aussi non seulement économique mais c'est aussi au niveau mental. On éviterait beaucoup de ces groupes. Vous voyez bien que les juifs français qui arrivent en Israël ne comprennent pas ces ces bagarres qu'on voit à Capelan ou à autres, ces manifestations. Les juifs français veulent tous être dans l'union nationale. Ils ne comprennent pas comment ces gens peuvent passer leur temps à se bagarrer. C'est c'est tout ça. C'est des mentalités qui viennent d'Europe de l'Est ou je ne sais. Enfin, des choses qui n'ont rien à voir avec des gens qui ont été éduqués dans le dialogue et la compréhension.
24:30 Donc on a des valeurs à apporter et plus on aura une masse critique de gens qui viendront avec cette cultureelà et plus il faudra il faut je rajouterai deux trois points qu' dont j'ai pas parlé dans l'article mais que dont je parle dans l'article en hébreu notamment. Bon évidemment il va falloir aider il va falloir aider les villes qui vont accueillir ces migrants hein. Je les appelle migrants parce qu'en fait il s'agit de migrants. Donc ça sera plutôt des villes de la périphérie que ce soit dans le Néguève ou en Galilée où on a des un grand besoin plutôt que ceux qui peuvent arriver à Telé Aviv Jérusalem qui ont les moyens.
25:02 le feront plus ou moins tout seul. Mais ce ce que ce ce dont on a le plus besoin, c'est de renforcer toutes sortes de métiers dans la périphérie d'Israël comme ça c'est toujours fait. Et ces gens-là pourront apporter justement une alors là, il va falloir aider les mairies en donnant notamment une aide au loyer, une aide à et casser le le coût de la vie.
25:22 Ça, j'en parle pas dans mes articles parce que le plus important c'est qu'il va falloir casser le coup de la vie, casser les cartels, casser les monopoles. Ce que fait un peu Yellra que vous avez probablement interviewé, que vous devez vraiment écouter et qui explique comment il faut faire. Et encore une fois, c'est encore une idée qui vient des juifs de France qui arrivent en Israël et qui disent "C'est insupportable ce rapport de force entre les pouvoirs et les pouvoirs publics ou les rapports de force entre les entreprises et le manque de droits des consommateurs ou des individus."
25:52 Donc il s'agit de changer la donne. Il s'agit de changer cette mentalité qui arrive d'Europe de l'Est, qui arrive du parti du mouvement socialiste et et central une économie centralisée pour arriver à une véritable à véritable libéralisme. Et donc ça c'est possible et ça peut être changé. Maintenant ça demande donc on a besoin des forces vives du peuple juif. On a besoin de tout le monde. Chaque juif est bien invité. Pour l'instant, il y a encore beaucoup de gens qui ne peuvent pas venir. Celui qui a une retraite de 1000 € il a beaucoup de mal à vivre venir habiter en Israël.
26:21 Il faut aussi trouver des solutions aussi pour ces gens-là et cetera. Et ces gens-là ont aussi beaucoup de contributions à arriver au pays. Donc on a il faut prendre en compte sous ce genre de choses. Maintenant, on va pas tout dévoiler quand on appelle le gouvernement et le premier ministre à dire qu'il faut créer une une agence nationale pour aider.
26:37 Donc on va leur dire simplement quelques petites choses faciles mais quelques petites choses pas faciles. Mais si une fois que les choses seront en place, alors une fois que qu'on lance la machine, alors là il faudra, il y a encore beaucoup d'autres sujets qu'il faut trouver. Totalement. Il faut comprendre qu'une population doit s'adapter au marché du travail israélien. On doit savoir ce qu'on manque. On manque de plombiers, on manque d'électriciens et peut-être qu'il y a des gens qui sont prêts qui vivent pas forcément plus mal avec toutes sortes de qui pour qui seront prêts à participer à cet effort du de vraiment on est des pionniers, on est en train de vivre un moment historique incroyable.
27:12 Le peuple juif revient sur sa terre. C'est on a vu les juifs d'Afrique du Nord venir, on a vu les juifs d'Europe de l'Est venir, on a maintenant l'Europe de l'Ouest qui se vide. et peut-être demain les États-Unis, l'Australie et l'Afrique du Sud et et le Canada. Et c'est pas forcément euh aberrant puisque en fait le projet divin du peuple juif qui revient sur sa terre, c'est en vérité c'est tellement simple qu'il suffit simplement d'enlever les masques et d'écouter avec notre cœur. Comme dit Saint Exupéri, on le voit bien qu'avec le cœur, il faut écouter avec son cœur, se dire qu'est-ce que vraiment je pense qu'on est en train de vivre en ce moment ?
27:43 On a vu les otages dans les tunnels qui ont commencé à revenir vers Dieu. On voit tout ce mouvement en Israël de gens qui reviennent vers la pratique religieuse, vers la tradition. On comprend que le plus important pour nous, c'est la famille. Le plus important, c'est d'être avec les siens, de plus avoir à jouer, de plus avoir à se cacher, ne pas avoir à à cacher qu'on est juif et que ça ne sert absolument à rien.
28:03 Donc, il est maintenant temps de prendre les reins, les la destinée de son futur et de et de prendre son destin en main. Donc c'est un grand projet très compliqué, pas facile, qui va avoir une période on va manger de la vache enrachée. Vous savez le le ravinaire, il dit que ceux qui aiment leurs enfants de toute façon il y a 4 5 ans où ça on mange de la vache enragé quand on fait son émigration, que ce soit aux États-Unis ou en Israël.
28:26 Alors, alors ce qu'il faut faire c'est de savoir est-ce que vous voulez vous aimez vos enfants, mangez-vous de la vache enragée ou si vous aimez pas ben c'est vos enfants qui viendront et que mangeront de la vache enragée. Donc il faut venir venir avec ses enfants et ses petits-enfants avec ses grands-parents et euh on arrive à faire les choses.
28:42 C'est il y a des organisations qui se mettent en qu pour essayer de faire ça, des associations qui font un travail exceptionnel. On a d'abord le modèle de Alia de groupe de Shalom Var, on a les champs de Lerlha, on a des gens de de Dorhad, on a plusieurs groupes qui le font et des gens qui viennent aussi seuls et tout ça, cette idée-là.
28:58 Et aujourd'hui, on a plus de plusieurs centaines de communautés juives françaises qui sont en vérité les communautés, les synagogues françaises sont aussi des vous le connaissez bien à à à Ranana, sont des véritables mer casclita sans les murs. Ça veut dire que quand on arrive dans une communauté, on est aussi quelque part en charge.
29:16 Maintenant, il faudrait mobiliser les gens qui sont déjà là pour aider et mettre en place des systèmes. Il y a un truc, il y a une une application qui s'appelle One Family, One Family, une seule famille et qui dit justement bah qui met en place justement une possibilité de de faire des coordinations entre les anciens et les nouveaux, les vétérans et les nouveaux immigrants en fonction des lieux, des de toutes sortes de choses, en fonction des différentes langues.
29:41 Il y a des positions qui il va falloir créer aussi des plateformes pour faire ce genre de choses et on pourra aider évidemment mais pour l'instant c'est surtout une décision poli personnelle. On doit se dire j'ai décidé d'ici 1 an 2 ans 3 ans, je veux arriver en Israël et je veux mettre tous les moyens pour y arriver à la fois en économisant en gardant un petit pécule pour pouvoir peut-être commencer à acheter quelque chose. Il faut changer son mode de vie.
30:06 Il faut se préparer à la vie en Israël. On vit en Israël en comptant c'est chez elle et on travaille parfois deux trois fois. C'est plus dur, mais est-ce qu'on préfère être debout ? Est-ce qu'on préfère être à genou et se cacher et vivre en en rasant les murs ? Alors, c'est quelque chose qui va se qui va s'aggraver avec le temps. Donc, autant le faire quand c'est encore on a toute dignité plutôt qu'attendre un moment qui sera beaucoup plus tard. Voilà, j'ai mis toutes les cartes sur la table et et je rajoute que je rajoute quand même un petit passage mais qui qui a sens qui a une importance extraordinaire, c'est que vous dites tout passe aussi par l'identité juive, l'intégration sociale et éducative de leurs enfants, donc de de tous ces nouveaux imméraux sont les les moteurs principaux.
30:44 Donc en fait là aussi euh ce sont des choses dont vous venez de parler. Cette identité, l'intégration sociale, c'est important aussi de le de le citer. Mais alors pour terminer, je voudrais vous parler non, je voudrais que vous réagissiez plutôt euh au blog d'un éditorialiste, d'un éditorialiste ami que je connais bien qui s'appelle Daniel Robitz qui propose lui quelque chose de différent.
31:07 Mais je voudrais votre commentaire. Que la citoyenneté d'Israël soit ouverte à tous les juifs du monde. La diaspora ne serait plus une dépendance d'Israël, mais deviendrait un lieu un lien d'appartenance sans droit de vote pour les non résidents. Et il cite à Hadda : "Israël devait devenir ou devrait devenir un centre spirituel et culturel du peuple juif.
31:30 Un lieu d'où rayonnerait créativité, conscience et renouveau intellectuel. un lieu capable de nourrir la diaspora autant qu'il en serait nourri. Vous en pensez quoi là de de donner la nationalité à Davidovic ? D'abord c'est quelqu'un Daniel. Daniel pas Daniel à Daniel vous êtes sûr ? D'accord. Oui c'est Daniel c'est sûr. D'accord. Alors d'abord cette idée là est exceptionnelle parce que en vérité nous sommes dans une communauté transnationale. On le voit bien pour les juifs de France. Ils vivent à à l'écho d'Israël. Quand ce qui se passe en Israël ils le vivent aussi.
32:02 Ils ont déjà fait leur alli mental, leur alliat interne. Ils ont déjà ils vivent déjà avec les médias israéliens. Ils sont déjà au niveau virtuel déjà dans des groupes plus ou moins dans des genres de de de ghetto ou de centre où leur centre de gravité est déjà en Israël. Cette idée-là n'est pas c'est pas mon combat parce que j'ai d'autres combats qui sont beaucoup plus concrets mais c'est quelque chose qui fait sens totalement sens en disant que les gens veulent avoir une identité veulent avoir une nationalité. Ça facilitera évidemment au moment où faire des plans d'évacuation, d'avoir des gens qui ont déjà une nationalité et qui garderont leurs droits pour après.
32:40 Ça facilitera pour pour les voyages et cetera et et on est de toute façon une communauté transnationale. Donc c'est quelque chose de de très intéressant à explorer dans la pratique. On a des bonnes raisons de s'opposer à ça. Bien entendu, on a l'habitude de dire en hébreu que mchalmim bamim, on paye notre droit d'être citoyen en Israël par le sang, par l'argent et le sang.
33:00 C'est le même mot en hébreu. Donc par le sang de nos enfants qui combattent et par le sang de nos nos notre nos impôts qu'on paye ici. Et ça, on peut pas comme ça vendre si vite quand même un un droit qu'on paye nous avec un un avec un on a des prérogatives en fonction de ce qu'on a le droit de faire.
33:19 Mais bon, on peut trouver des aménagements pour donner cette sensation et ce sentiment que de toute façon les juifs de diaspora sont les otag de la politique étrangère israélienne. Dès qu'Israël rentre à Gaza, eux prennent des coups. Donc il ils ont quand même quelque part un droit aussi à l'expression et à se sentir partie prenante de l'État d'Israël.
33:39 Absolument William, c'est une idée explorée. Pourquoi pas ? Si elle vient du peuple et si elle est elle est soutenue, on pourra la faire. Moi, j'ai besoin surtout de régler des problèmes simples, des gens qui ont besoin d'avoir un lieu où habiter, un travail, des écoles pour leurs enfants, une communauté d'accueil et qui ont une reconnaissance des diplômes.
33:56 Mais pour le reste, au niveau du statut, de la dignité, du sentiment d'appartenance, oui, mais à la fin des fins, je crois que la place des juifs est en Israël. Je crois vraiment. Je crois vraiment. Après, on pourra voyager, c'est très bien. L'Europe devient le musée du monde et on pourra aller visiter l'Europe.
34:14 C'est très très beau. C'est très bien. On a des bonnes raisons d'y aller plusieurs fois même par an pour aller visiter les musées. Mais la vie, les juifs ont toujours habité dans l'endroit où l'histoire s'écrit. Quand l'histoire s'écrivait en terrain musulman et ben les Juifs habitaient en terre d'Islam. quand l'Europe a été l'endroit où c'est écrit l'histoire et ben où en France notamment et ben les Juifs habitaient en France et puis quand l'Europe s'écrit aux États-Unis, les Juifs sont partis aux États-Unis. Aujourd'hui, l'histoire s'écrit l'histoire est mentale et spirituelle et peut-être culturelle s'écrit à Jérusalem, à Tel-Aviv et dans toute la terre d'Israël.
34:48 Alors, on appelle les gens à rejoindre l'histoire, le bateau qui est en train de voguer, en train de réussir de mieux en mieux. Ça sera plus difficile dans 5 ans de venir en Israël. le coût de la vie sera encore plus cher. Alors, il faut mieux venir maintenant. Au moins, on peut encore vendre son appartement et acheter quelque chose en Israël parce que dans 5 ans, ça risque d'être beaucoup plus difficile. Donc, myond, c'est tellement intéressant de vous écouter même avec un petit rhume qui vous qui vous qui vous lâche pas.
35:17 Très très intéressant. Et puis là, on peut retrouver tous ces écrits. Je je parlais de Jérusalem Post, mais dans les Hébraïsant, donc dans Hachilo, c'est ça que vous avez dit. Et puis euh et puis il faut vous trouvez tout ça sur le site du JPPI et notamment une brochure très importante. Comment combattre l'antémitisme sous toutes ses formes avec tous les arguments qu'on pour toutes les questions qu'on peut accuser les juifs et les sionistes. Pourquoi vous tuez des bébés en palen et cera ? Vous trouvez tout ça sur le site du JPPI en français et vous pouvez consulter sur place ou télécharger bien entendu.
35:50 Voilà. Merci merci DV. Merci D Myon JPPI euh des des initiales à retenir. Enfin, vous allez sur Google, vous allez trouver donc tous ces articles et puis des réponses à des questions qu'on vous pose souvent que si vous êtes encore à l'étranger. Ce qui n'est pas notre cas tous les deux. Vous pouvez revoir cette émission sur évidemment euh tandemtv.org. Vous pouvez également au point net, je me souviens plus mais dans tous les cas où vous c'est très facile et mais si vous êtes en estrade sur euh le réseau Annatel et puis évidemment le plus simple c'est sur YouTube et puis abonnez-vous.
36:25 Merci DV. À très bientôt. À la prochaine. À la prochaine. Merci beaucoup. Au revoir. Voilà. [musique]