0:13 [Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Daniel Sahada. Bonjour William. Alors vous êtes ancien ambassadeur d'Israël en France. À ce titre, vous connaissez bien les relations internationales. C'est pourquoi Tandem TV a souhaité écouter votre analyse de la visite du président Trump en Israël et en Égypte. Alors avant pour comment dirais-je répondre à ma curiosité, comment comprenez-vous Daniel Saada le télescopage entre la libération des 20 otages vivants et l'arrivée du président Trump en Israël ? Est-ce que c'est est-ce que ça a été volontaire ? Est-ce que l'un a voulu catalyser l'autre ?
0:56 Oui, incontestablement, ce n'est pas une coïncidence ni un hasard. Tout était évidemment préparé, anticipé et à la minute près. Il fallait impérativement que le symbole le plus important de de ce qui s'est passé depuis le 7 octobre, à savoir la détention d'otage israélien par le Hamas, puisse être résolue, du moins en partie, sur son volet le plus urgent, le plus humanitaire qui soit, c'est-à-dire la libération des otages vivants qui, vous le savez, est une véritable, j'allais dire, obsession dans le sens positif du terme Parce que nous nous sommes exactement l'inverse de notre ennemi.
1:39 Nous sanctifions la vie autant qu'il la détruise. Nous mettons tout en œuvre pour préserver, pour essayer de sauver les vies autant que eux font tout en œuvre pour essayer de semer la mort et la et et le la désolation dans tout ce qu'ils font. Donc oui, incontestablement la libération des otages vivant était le symbole d'une partie du succès qui émaille cette visite du président Trump dans notre dans notre région.
2:13 Alors justement, parlons de cette visite, on va commencer par Israë. Qu'avez-vous retenu donc du long discours plus d'une heureon de de Trump à l'acné 7 et de sa courte visite ? Donc deux choses, son discours et sa courte visite en fait 4 heur je crois. Vous avez entièrement raison et cela montre bien que vous parliez tout à l'heure de mon expertise ou de mon expérience des relations internationales. Il n'y a pas besoin de longues visites pour obtenir de très grands résultats et pour faire passer de très grands messages.
2:45 Et c'est exactement ce qu'a fait le président Trump. Il est arrivé en Israël, il y est resté un petit peu plus de 4h euh au cours desquels il a eu le temps de s'adresser à notre parlement la CNEST. Ce n'est pas indépendamment du du symbole, vous savez, c'est c'est très important parce qu'en venant à la KNS, il est venu à la rencontre de la représentation du peuple israélien.
3:04 Il est venu à la rencontre du temple de la démocratie israélienne qui est aussi un message de reconnaissance de notre pays comme étant un état de droit et une grande démocratie. la seule au Prochrient. Euh lorsqu'il va en Égypte, il ne s'adresse pas au parlement égyptien. Il a été dans une station balnéaire et d'un hôtel il a il a tenu le sommet que nous savons et dont nous allons sans doute parler. Par contre, quand il vient en Israël, il va à la Knesset, au Parlement, euh le parlement israélien qui est qui est le symbole de notre démocratie.
3:36 4 au cours desquelles il a été à la Kette, il a rencontré le premier mini, il a été rencontré les les parents et les familles des otages qui étaient en train d'être libérés, ceux qui n'était pas encore euh prévu d'être libérés, notamment les parents d'otage qui ont été assassinés euh pendant leur détention ou qui ont été kidnappés alors qu'ils étaient déjà morts.
3:56 puisque je le disais tout à l'heure, le funeste théâtre du 7 octobre a également rencontré ce type de de d'ignomini où où leas a a emporté avec lui des corps, sachant que le corps d'un israélien même mort est une monnaie d'échange extraordinaire parce qu'il sait combien nous sanctifions la vie au-delà de la mort puisque vous le savez le cavode le le le le respect que nous devons à à nos morts et quelque chose qui nous accompagne en permanence.
4:29 Donc le président Trump a fait cette visite, une visite au cours desquell, je disais tout à l'heure, courte visite mais avec deux très grands messages. Le premier de ces messages, c'est cette solidarité sans faille, le retour à à l'alliance stratégique entre les États-Unis d'Amérique et l'État d'Israël. cette amitié sans faille qui n'a cessé euh d'exprimer et d'égrainer tout au long de son discours à la CNET et tout au long de ses visites euh en en évitant en évitant pas en ne faisant pas l'économie y compris de de détails personnel. rappelez-vous lorsqu'il parle de sa fille qui qui est tellement amoureuse d'Israël qu'elle a qu'elle s'est convertie au judaïsme judaïsmme euh le président Trump a eu les mots les plus chaleureux que nous n'avons jamais entendu de la bouche de président américain et pourtant Dieu sait que nous avons eu de grands amis aux États-Unis y compris à la Maison Blanche dans le passé mais incontestablement le le président Trump est aujourd'hui le plus grand de ses amis il ne s'est pas contenté de rappeler cette amitié de l'exprimer Mais il a aussi rappelé son engagement et l'engagement de son pays à l'existence d'Israël, l'engagement de son pays à la sécurité d'Israël, l'engagement de son pays à faire que toute sera toujours mise en œuvre pour péréniser cette cet état auquel il est tant attaché.
5:56 Et c'est le premier de ce message qui vient un peu en écho au seconde. Après avoir appelé cette amitié et cette cet attachement avec une détermination extraordinaire à l'existence d'Israël, et bien il s'est adressé d'abord et avant tout au Palestiniens et à l'ensemble du monde arabo-musulman pour dire voilà nous États-Unis d'Amérique, moi président de la première grande puissance mondiale, nous sommes attachés à l'existence de l'État d'Israël et cette existence est euh est une est une est une réalité que rien ne pourra remettre en cause.
6:33 Il a rappelé la puissance militaire d'Israël qui s'appuie sur la puissance militaire américaine. Il a eu des mots extrêmement clairs hein lorsqu'il a évoqué la puissance de Tsahal et son engagement lorsqu'il a rappelé que chaque fois que le premier ministre israélien lui demandait la fourniture de de d'armement d'armement. Donc s'il ne connaissait même pas le l'usage l'utilité et qu'il a systématiquement approuvé contrairement à ses prédécesseur, je crois qu'il a fait passer ici ce message extrêmement clair de la volonté des États-Unis d'Amérique d'assurer la pérennité de l'existence d'Israël qui est pour lui une évidence et que c'est cette évidence qu'il est temps que le monde arabe et que le monde palestinien accepte vive avec et non seulement accepte et vive avec, mais coopère et avance vers cet avenir de paix et de de de prospérité qu'il a évoqué à plusieurs reprises.
7:35 C'est là, je crois, les deux messages les plus importants. Et pour se faire, il a il a fait quelque chose que que personne ne fait. Il a fait ce ce que je je dis déjà depuis depuis plusieurs jours, il a fait exactement le contraire de ce qu'a fait le président Macron parce qu'il a tout compris.
7:48 Je je m'excuse de le dire, mais le président Macron a tout faux. Là où le président Trump a tout juste, le président Trump a compris que s'il n'y a pas d'état palestinien, ce n'est pas à cause d'Israël. Ce n'est pas pour régler la question de l'État palestinien. Ce n'est pas imposer l'État palestinien à l'État israélien, mais c'est exactement l'inverse. Il faut imposer l'État israélien. Il faut imposer l'État d'Israël au monde arabe et d'abord avant tout à la partie palestinienne. C'est uniquement lorsque la partie palestinienne acceptera enfin l'existence d'Israël comme une réalité intangible.
8:26 Alors à ce moment-là, peut-être dans l'avenir, on pourra envisager la création d'un état palestinien. Donc je rappelle que le terme n'a pas été utilisé une seule fois ni à Jérusalem ni à Charmelcher se fois le président Trump a rappelé aux Palestiniens la nécessité ça fait des années dont qu'on en parle ça fait 30 ans qu'on en parle on en parle depuis 78 ans. On en parle depuis le le 15 mai 48.
8:51 Il faut qu'il tourne le dos à la violence. Il faut qu'il tourne le dos au terrorisme. Il faut qu'il cesse euh la dynamique de la confrontation pour se lancer enfin dans la dynamique de la réconciliation. Tant qu'ils ne rentreront pas dans cette dynamique, alors on ne pourra pas envisager le moindre avenir pour les Palestiniens.
9:10 Quel que forme que ce soit, une forme d'autonomie, une forme de de fédération, de confédération avec la Jordanie comme ça a pu être évoqué il y a il y a il y a une quarantaine d'années à l'époque de Igalalon. Appelez-vous le plan de conf le plan à le plan de tous les plans que qui ont qui ont été mis en place les accords de Kim David avec l'Égyp ont été refusés systématiquement par les Palestiniens.
9:33 Il ils ont été refusés pour la simple et bonne raison que les Palestiniens n'ont jamais voulu accepter l'existence d'Israël. n jamais accepter cette résolution de base de de 1947, la résolution 180 qui prévoit le partage de la Palestine. On ne parle pas ici de frontière, vous savez, tout au long de ma carrière, je n'ai eu de cesse de rappeler que la question des territoires est une question importante mais c'est une question connexe, c'est une question accessoire.
10:00 Ce n'est pas la question essentielle du conflit qui nous oppose aux Palestiniens. Pourquoi ? Pour la simple bonne raison que avant l'occupation des territoires, nous étions déjà en conflit. Le conflit n'a pas commencé en 1967, il a commencé à la seconde même où l'État d'Israël est né. Pourquoi ? Parce que le monde arabo-musulman et en particulier le monde palestinien instrumentalisé à ce moment-là par le monde arabo-musulman a refusé l'existence de l'État d'Israël. Et c'est ce refus que le président Trump est venu aujourd'hui euh dénoncer au effort en rappelant ce double message que j'évoqué tout à l'heure.
10:36 Mais alors, je rappelle que vous êtes un diplomate de carrière, mais pensez-vous justement comme le président Trump que nous sommes d'une part à l'ob historique de nouveau Moyen-Orient et par extension à un élargissement des accords d'Abraham ? Je suis très optimiste. Alors, je ne peux pas augurer de ce qui va se passer dans les prochains jours, les prochaines semaines et les prochaines années, mais je suis très optimiste et je vais vous donner quelques clés qui qui me permettent d'être optimiste. Vous parlez de l'élargissement des accords d'Abraham, mais analysons d'abord ces accords qui ont été signés en 2020, souvenez-vous, au pire moment de la crise du Covid.
11:17 J'étais en à ce moment-là en poste, en poste en France. J'étais en poste à Paris et je me souviens euh euh de l'appel que que lorsque j'ai reçu l'autorisation d'annoncer à la partie française la signature prochaine la publication de de ces de ces accords, je me souviens du désarroi du directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères de l'époque Jean-Louis Ludrian, Jean-Ive Ludrian pardon, qui était révulsé à l'idée lui qui tout au long de sa carrière de ministre, il avait été pendant 5 ans ministre des armées.
11:49 Il était depuis 3 ans ministre des affaires étrangères. Ça faisait 8 ans qu'il était ministre du gouvernement d'Emmanuel Macron. Il s'était rendu une cinquantaine de fois aux Émirats arabes unis qui était le partenaire stratégique de la France. Euh partenaire stratégique à la fois militaire puisque rappelez-vous les contrats de vente d'armes de la France aux Émirats Arabes Unis sous l'égide de du ministre Lebrillant.
12:13 euh le la construction euh le symbole le plus le plus important euh de la présence française dans ce petit état du golfe avec euh l'ouverture et l'inauguration du Louvre, le seul endroit à l'extérieur de la France où le Louvre a été ouvert à Abu Dhabi. Euh et vous savez combien la diplomatie culturelle est un pan extrêmement important de la diplomatie française. Donc je me souviens de de de cette surprise du du ministère des affaires étrangères du qu d'ors lorsqu'ils apprennent que les Émirats arabes unis dont ils sont si proches signent un accord de normalisation avec l'État d'Israël sans qu'ils étaient avertis sans qu'il n sans qu'il n'y avait été partis.
12:54 Donc c'est pour vous dire combien ces accords d'Abraham en 2020 ont surpris tout le monde. Et je me souviens que euh la première des réactions avait été de dire "OK, bon euh c'est le président Trump avec ses ses relations d'affaires qui a imposé ça aux Émirats arabes unis, qui a imposé ça à Bah, qui a imposé ça aux Marocains.
13:15 Mais à la seconde où il y aura un conflit euh tout cela va voler en éclat. Exactement comme les petits accords qui avaient été signés dans les années 90 à la faveur des accords d'Oslo et qui à la minute où la seconde Intifada avait été déclenché le 27 septembre 2000. Ces pays, je pense notamment au Maroc, à la Tunisie, euh au Qatar avaient renvoyé chez eux les diplomates israéliens qui se trouvaient dans ces bureaux de représentation diplomatique provisoire que nous avions mis en place. Et bien rien de tout cela ne s'est passé. Rien de tout cela.
13:48 Nous sommes depuis 2 ans dans le conflit le plus le plus critiqué, le plus diffamé que nous avons eu depuis notre existence. Le conflit le plus problématique, le plus controversé que nous avons avec le monde palestinien. Et pourtant, ces accords ont tenu bon. Vous savez, je suis toujours chaque fois que je je me rends à l'aéroport Bengion, au pire moment de ces deux dernières années, je suis toujours étonné avec beaucoup de satisfaction de constater que les grandes compagnies occidentales ont cessé de voler vers Israël, mais ni la compagnie Etihad, ni la compagnie Air Dubaï, ni la compagnie d'Abu Dhabi dont j'ai oublié le nom, Emirates n'ont cessé de de voler vers Israël.
14:34 C'est que je crois qu'il y a quelque chose comme une dizaine de vols par jour. C'est c'est impressionnant le trafic que nous avons avec ces pays. Donc c'est pour vous dire que les accords d'Abraham sont des accords solides. Pourquoi est-ce qu'ils sont solides ? Pas seulement par la volonté du président Trump de les avoir imposés. Ils sont solides parce qu'ils représentent ils correspondent à une communauté d'intérêt. Vous savez, dans les relations internationales, il n'y a pas de secret. Il n'y a pas de il n'y a pas d'angélisme.
15:01 Les relations internationales sont d'abord et avant tout la combinaison d'intérêts. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le grand talérant qui qui le disait il y a plus de de siècles déjà. Ce sont des intérêts. Le monde arabo-musulman modéré, le monde araboom-musulman progressiste a compris d'abord que remettre en cause l'existence d'Israël était tout simplement une aberration, que l'État d'Israël était là pour exister et pour durer.
15:27 Et ils sont contentes, il ils acceptent aujourd'hui cette réalité. Ils ont cessé de rentrer dans ce délire euh euh absolument ridicule de la remise en cause de l'existence et de la légitimité d'Israël. Mais non seulement ils acceptent l'existence d'Israël, mais ils ont compris que l'État d'Israël pouvait être pour eux un partenaire idéal à la fois au plan économique, scientifique, euh stratégique.
15:55 N'oublions pas que quand je parle d'intérêt, il y a également des intérêts communs au niveau stratégique. Je pense à la menace iranienne. Et lorsque nous avons mené cette guerre il y a il y a un peu plus de 2 mois contre l'Iran, nous avons rendu de grands services à nos à nos amis du golf.
16:07 Donc euh tout ça faisant que vous savez les États du golf ont compris, c'est ce qui s'est passé notamment aux Émirats Arabes Unis, euh ils ont compris que la mane pétrolière allait bientôt euh euh disparaître et que leur puissance économique liée à à à ressources pétrolières allait euh diminuer. Et pour éviter cela, le le la direction la la les Émirats Arabes Unis ont été le premier pays à comprendre qu'il fallait diversifier leur économie et rester une puissance énergétique. cette fois-ci là, c'est une puissance énergétique verte, une puissance énergétique liée au au aux énergies nouvelles.
16:44 Et c'est cette coopération que nous avons avec les les Émirats arabes unis qui a permis grâce à au savoir-faire israéliens de transformer une partie du désert Emirati, notamment dans l'Émirat de Dubaï euh en le plus grand parc voltaïque voltaïque au monde. Le plus grand parque le plus grand parc voltaïque au monde. C'est c'est impressionnant. Tout ça s'est fait grâce à la coopération entre nos deux pays. Donc je disais tout à l'heure pour répondre à votre question, vous parlez de l'élargissement. Oui, je crois l'élargissement parce que d'autres pays le comprennent.
17:15 ce que les Émirats arabes unis ont compris, ce que le Maroc a compris, ce que Bahrein a compris, et bien d'autres pays sont en train de le comprendre et veulent eux aussi adhérer à ce club euh fermé, à ce club euh exclusif qui permet cette coopération euh dans tous ces domaines puisque nous sommes aujourd'hui cette puissance technologique, cette puissance scientifique qui avance dont le dont la réputation avance devant nous et qui nous permet cette combinaison d'intérêt.
17:44 et cette ouverture stratégique vers de de nouveaux pays. Alors, je vais changer de sujet et permettez-le moi Daniel Saada, je parle que vous êtes un diplomate de carrière, ancien ambassadeur d'Israël en France justement à l'époque du Covid. Euh le président Trump a interpellé le président Ers pour lui suggérer d'accorder une grâce à son premier ministre.
18:08 Comment expliquez-vous cet épisode ? Je crois que c'est c'est il n'y a pas plus il n'y a pas plus caricatural que cette que cet épisode pendant le discours à la knette. On voit d'abord euh on parlait du discours, on l'a pas on en a analysé les les les messages importants mais je ne sais pas si vous avez constaté qu' n'a quasiment pas lu les les notes qu'il avait devant lui.
18:33 Discours, on aurait dit une rockstar presque. C'était presque une rockstar. C'était un un show, un vérit show à l'américaine et le président Trump n'a pas manqué. C'est pas la première fois, vous savez, il y a quelques mois déjà, il avait publié sur le compte de son réseau social un message adressé aux juges d'Israël pour leur demander d'arrêter d'embêter le Premier ministre pour petites affaires de Bugs Bunny.
18:53 Il avait appelé ça. Donc c'est pour vous dire ce n'est pas ce n'est pas une nouveauté. Euh je l'interprète tout simplement parce que euh c'est vrai que de l'extérieur compte tenu euh euh des enjeux euh que doit euh gérer le Premier ministre de l'État d'Israël et qu'il a dû gérer depuis le 7 octobre, comprendre qu'ils doivent se rendre trois fois par semaine euh assister à des audiences qui le fait, c'est quelque chose qui peut-être interprété et encore une fois je ne porte pas ici de jugement sur le le bien fondé de de la cour judiciaire je crois étant de de cult culture française ayant servi en France.
19:28 Je crois que la la la loi constitutionnelle française qui établit l'immunité du président de la République pendant son mandat me semble être une méthode extrêmement efficace pour être appliqué également chez nous. Vous savez qu'il y a eu des initiatives pour faire passer ce qu'on a appelé la loi française cette immunité du Premier ministre pendant son mandat.
19:51 Mais d'autres vous diront pourquoi est-ce qu'un premier ministre se lance dans la bataille politique lorsqu'il est lui-même sujet à la à une mise en examen. Donc vous voyez de tous les côtés on pourrait ce débat ne se terminera jamais. Alors arrivant en Égypte non et à Belcher un cessé le feu a été signé en l'absence des concernés Israël et le Hamas.
20:17 Pourquoi ? Qu'en pensez-vous ? Pourquoi en fait ce cesser le feu qui concerne Israël le Hamas a été signé en leur absence ? Inabsencia comme on dit. Le cesser le feu est encore une fois très important. Cet aspect de ce qui a été signé à Sharmelcher est très important. Le cesser le feu et les conditions de des 20 points de l'accord de Trump ont été signés. Mais je crois que ce qui est le plus important, c'est la déclaration de Charmelcher. C'est cette déclaration qui a été signée par les quatre pays euh qui ont paréné cet accord, à savoir les États-Unis d'Amérique, l'Égypte, la Turquie et le Qatar.
20:56 Euh accompagnés par des grands témoins qui ont été les les représentants de grands pays occidentaux. Euh certains d'entre eux, la France et les États-Unis, la France et et la Grande-Bretagne membre permanent du Conseil de sécurité à l'ONU, l'Italie, donc des grands pays euh du monde occidental en même temps que d'autres grands pays euh euh de la région du et du monde araboom-musulman puisqu'il y avait là euh vous le savez, un représentant du Pakistan, un représentant irak ou l'Indonésie, je crois, Oman aussi. Oui.
21:26 Et cetera. d'autres pays du golf qui pourraient donc autant de pays qui pourraient demain rejoindre ce club que nous évoquions tout à l'heure des accords d'Abraham. Pourquoi est-ce que cette déclaration me semblait être très importante ? Parce que au-delà des points de l'accord de ce qu'on appelle l'accord Trump, l'accord des de ces 20 points qui a permis la libération des étages vivants, la libération qui va s'érainer, qui va être compliquée, qui va être difficile, qui va être douloureuse parce que nous avons à faire au pire de nos de nos de nos adversaires, ce mouvement terroriste qui est le Hamas, je je suis convaincu, regardez ce qui s'est passé aujourd'hui avec la libération de quatre dépouilles dont l'une d'elles, comme ils avaient fait, souvenez-vous, lorsqueibas avait été, nous nous sommes nous sommes je le crains au devant de de péripéties qui vont être compliqué, douloureuses et et ignobles. Mais le plus important, c'est les trois points de l'accord de cette déclaration de Charmancher.
22:26 Le premier de ces points, c'est l'existence de l'État d'Israël. Alors, nous n'avions pas d'être nous n'avons pas besoin d'être là. J'ai presque envie de vous dire tant mieux que l'État d'Israël n'était pas représenté, tant mieux que le premier ministre de l'État d'Israël n'était pas là. puisqueen fin de compte, en notre absence, en notre absence, en l'absence d'un représentant israélien, quatre grands pays euh qui parenent l'Égypte le plus grand et le plus puissant de nos voisins avec qui nous avons signé à traiter en 1979, on évoquait tout à l'heure les accords d'Abraham et ce que j'ai dit à propos des accords des accords d'Abraham vaut évidemment euh à propos des accords que nous avons signé avec la Jordénie et l'Égypte qui qui résiste à à toutes les péripéties de les cit Maintenant euh je suis pas très fort en arithmétique 82 oui quarantaine d'années quoi.
23:16 Plus de 40 ans que que nous sommes en paix avec l'Égypte. Plus de 40 ans que pas un seul soldat israélien ne soit tombé sur le front égyptien. Plus de 40 ans que oui alors il y a des haut et des bas. Oui. Nous n'avons pas cette paix des cœurs que nous espérions tant mais incontestablement nous sommes en paix.
23:34 L'Égypte est un partenaire stratégique, c'est le plus grand de nos de nos voisins. Euh la Jordanie euh un petit peu moins puisque cela fait une trentaine d'années que nous sommes depuis 94. Ça fait une trentaine d'années que nous avons signé l'accord. Mais encore une fois, nous sommes en relation euh de paix. Alors, il y a eu évidemment des péripés ici, mais euh c'est le pays avec lequel nous partageons la plus grande de de de nos guerères et et c'est une situation euh euh tout à fait acceptable et honorable dans laquelle nous trouvons indépendamment de bien des éléments liés au partage des ressources en eau, euh au au à la coopération militaire et à la coopération stratégique que nous avons avec eux et cetera et cetera.
24:11 Donc premier élément de la déclaration de Charmer, c'est le retour sur cet élément que le président Trump avait euh très clairement exprimé à la Knéfet, à savoir l'existence d'Israël et la nécessité de la coexistence, cette nécessité qu' l'impose dans cette déclaration et qui est parîné signée parfait par ces quatre grands pays que j'évoqué tout à l'heure avec tous ces témoins que nous avons cités.
24:40 Le 2e élément, c'est l'appel à la dééradicalisation, l'appel à euh à la partie palestinienne à cesser euh son soutien au terrorisme. Alors, c'est exprimé dans des termes un peu plus euh diplomatiques, mais il parle très clairement de la fin de l'islamisation et de la radicalisation et de la nécessité de préparer les nouvelles générations.
25:01 Donc, c'est le message que j'évoqué tout à l'heure. Il n'y a pas d'avenir pour les Palestiniens s'il ne pas le dos à la violence. Il n'y a pas d'avenir pour les paléens. Quel que soit cet avenir, sans que le mot état palestinien ne soit précisé, rappelé, mentionné, il parle de l'avenir de la région, de l'avenir des Palestiniens à la condition de la euh déradicalisation, de l'abandon, du terrorisme, de la violence et cetera.
25:25 Deuxème point, le plus important, celui que j'évoqué tout à l'heure et le troisème point, c'est celui qui est lié à la nécessité de vivre tous les conflits futurs, de de régler, pardon, de résoudre tous les conflits futurs par la diplomatie, c'est de tourner le dos à la violence, de tourner le dos à la guerre et d'imposer aujourd'hui au proche orient ce qui existe dans toutes les régions du monde aujourd'hui, à savoir que les la résolution des conflits doit se faire par la diplomatie et non pas par la guerre.
25:54 on ne peut que se féliciter de d'une telle déclaration. Alors oui euh il n'y avait pas de représentants israéliens pour signer cet accord, mais euh j'ai comme je vous le disais tout à l'heure, je crois que c'est presque mieux euh c'est presque préférable euh puisque euh ce sont euh des éléments liés euh à la région des des pays importants de la région, notamment je pense à la Turquie qui, vous le savez a joué un rôle très important pour convaincre le Ramas définitivement euh de euh justement parlons de Excusez-moi, je je pense à la au pays signataire, on a parlé de l'Égypte.
26:31 Vous venez de se mentionner la Turquie, mentionnant encore la Turquie et le et le Qatar. Franchement, peut-on faire confiance à ces deux États, la Turquie et le Qatar, qui sont des États islamistes alliés du Ramas depuis presque toujours ? Alors, plusieurs éléments de réponse. Euh premièrement, nous sommes aujourd'hui dans une situation où il fallait un interlocuteur qui puisse faire pression sur le ramass. Parce que qu'est-ce qu'à fait tout à l'heure ? Je je disais que le président Trump a fait le contraire du président Macron.
27:00 Donc il a fait le contraire dans son analyse de l'avenir des Palestiniens, mais il a fait le contraire également dans l'analyse de ce qu'il fallait faire pour mettre un terme au conflit depuis 2 ans. Et qu'est-ce qu'il fallait faire ? Et bien tout simplement arrêter de faire pression sur Israël parce que la clé n'était pas en Israël.
27:16 La clé était chez le Hamas. Donc il fallait faire pression sur le Ramas. Qu'est-ce qu'a fait le président Trump ? Il a fait pression sur le Hamas. ce que ni monsieur Macron, ni euh l'ONU euh dont on dira un mot tout à l'heure, ni aucune des autres parties n'a jamais fait depuis 2 ans, on ne cesse de faire pression sur Israël.
27:33 Je rappelle que président Macron le 11 novembre 2023, euh quelques jours après le début de l'offensive, puisque vous le savez, l'offensive israël n'a pas débuté le 7 octobre. L'offensive israëne a débuté le 26 le 26 octobre. Donc il a fallu nous organiser. On a laissé une chance au Ramas de rendre les otages avant que nous rentrions à Gaza et cetera et cetera. Donc moins de 2 semaines après le début de l'offensive euh depuis Londres, souvenez-vous cette interview à à la BBC, le président Macron accuse Israël de euh commettre des massacres à Gaza et euh commence à critiquer très fortement la la l'intervention israélienne euh à Gaza sans oubliant que quelques jours plus tôt à Jérusalem, il appelait à la mise en place d'une coalition internationale contre le contre le Hamas.
28:18 Donc ce qu'a fait le président Macron, c'est le président Trump, pardon, c'est tout simplement faire pression sur le Hamas. Et pour faire pression sur le Kamas, il fallait des des interlocuteurs qui aient les leviers nécessaires pour faire la pression sur eux. Les États-Unis d'Amérique n'étaient ne pouvaient pas le faire seul. Ils avaient besoin de leurs alliés et ils ont ils ont recouru au Qatar et à la Turquie. Donc il faut prendre compte du fait que nous avions besoin de ces pays pour faire pression sur le sur le Hamas.
28:47 Deuxème élément de réponse, euh nous ne vivons pas, vous savez, j'ai eu l'occasion au début de ma carrière de d'accompagner Itraakrabin feu Itraakrabin zonha etrakraabin avait l'habitude, alors je lui ai posé la question plusieurs fois mais il ne m'a jamais donné de réponse satisfaisante. Il avait l'habitude pour illustrer la complexité de notre région et la complexité de notre voisinage. Il avait l'habitude de dire toujours "Nous n'avons pas pour voisin la Belgique le Luxembourg." Et je lui posais la question, mais pourquoi IR, pourquoi tu pourquoi tu prends ces deux pays en exemple ?
29:19 Pourquoi tu dis pas la Bolivie et et le Canada ? Je ne sais pas. Il ne m'a jamais donné réponse. C'était je crois dans sa tête l'idée que les le meilleur voisinage possible c'était la Belgique et le Luxembourg. Alors voilà, c'est la deuxième clé de notre de la réponse à la question que vous avez posée.
29:35 Nous n'avons pas pour vos le la Belgique et le Luxembourg. compte tenu de ce qui se passe aujourd'hui en Belgique, je ne suis pas sûr que ça resterait l'image idylique que qu'and pays tracrabine. Mais mais nous n'avons pas pour nous avons pour pour le Hzbola, le ramas et cetera et cetera. Donc nous devons composer avec ce qu'il y a. Vous savez ça date était le pire de nos ennemis. Le pire, on parlait d'islamisme, vous savez ce qui s'est passé pendant la guerre de 73, les propos de sa date euh qui a pris euh la le le la succession de de Nasser.
30:08 Ner je vous invite et j'invite euh nos auditeurs et nos auditrices à aller regarder sur euh sur internet, aller chercher euh jusqu'en 1977, sa date était le pire de nos ennemis. Le pire. Et pourtant, il s'est passé ce que nous savons tous. Il est venu à Jérusalem, il est venu dans son avion, il n'a rien apporté avec lui. Rien.
30:29 Vous savez, son avion il était vide avec sa sa son entourage, mais il n'a rien apporté lorsqu'il s'est adressé à la Knéte un autre grand discours historique. Il n'a absolument rien donné à l'État d'Israël. Rien. Sauf une chose, il a dit "Je vous reconnais. Je reconnais l'existence d'Israël. Je reconnais votre droit à exister." C'est la seule et unique chose qu'il a apporté. Et en contrepartie, vous le savez, il a reçu jusqu'au dernier grain de sable du Sinaï. Et ce n'est pas un jeu mot quand je dis ça puisque vous savez que même la petite enclave de 1 km² de de tabac qui avait fait l'objet d'un d'une controverse sur le tracé des lui a été rendu après un arbitrage international.
31:09 Donc c'est pour vous dire combien euh nous devons prendre en compte les voisins avec qui nous devons traiter. Nous aimerions avoir d'autres voisins. Nous aimerions ne pas avoir à traiter avec le Qatar, ne pas avoir à traiter avec la Turquie. Nous aimerions avoir euh des voisins euh différents, mais nous devons traiter avec eux.
31:28 Et je suis convaincu pour revenir à à l'optimisme que j'écris que je je j'évoquais tout à l'heure, je suis convaincu que même ces voisins les plus complexes, les plus compliqués, les plus hostiles, les plus difficiles que nous avons et que et que vous avez raison de de rappeler le le tournant islamique, le soutien du Qatar aux frères musulmans, le soutien du Qatar au Ramas, l'argent qui a été déversé qui a permis le 7 octobre.
31:54 Nous nous savons tout cela, mais je suis convaincu que les éléments que nous évoquions tout à l'heure, qui sont à l'origine de cette combinaison d'intérêt, de cette convergence d'intérêt liée aux accords d'Abraham, prendront le dessus sur le devenir de de notre région. Et je suis convaincu que nous sommes à l'OB de quelque chose de beaucoup plus pacifié, de beaucoup plus de beaucoup plus euh euh prospère qui va qui va se développer dans notre région. Moi, ma crainte n'est pas pour le proche- Orient, ma crainte est pour l'Occident.
32:29 Je suis par contre très pessimiste sur l'avenir de l'Occident et de l'Europe en particulier. Alors, vous êtes pessimiste pour l'Occident. On aura l'occasion de parler de puisque vous m'avez tendé une perche de de de l'ONU, peut-être même un petit mot sur la France où l'État des relations entre la France et Israël pour terminer cette interview.
32:49 Mais avant, je voudrais vous poser la question. Vous êtes quand même un diplomate optimiste. Mais ce sommet de Charmelcher qui s'est appelé le peace Summit, le sommet de la paix en réalité, n'est-ce pas le sommet de la trêve plutôt qu'autre chose ? Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous en pensez ? La paix commence par la trêve.
33:11 La paix ne s'installe pas lorsque les canons parlent. Oui, vous avez raison. Encore une fois, un optimisme mesuré, un optimisme attentif, un optimisme pragmatique. Vous savez, on ne peut pas régler la question du conflit israélo-arabe et du conflit israélo-palestinien en une journée. On ne peut pas le faire. Ce n'est pas ce n'est pas le conflit qu'il y a aujourd'hui entre la Russie et l'Ukraine qui est un conflit qu'on pourrait résoudre très rapidement. Vous savez, j'évoqué tout à l'heure les train carabine. Lorsqu'il était venu à Paris recevoir le prix euh une fouette Boin de l'UNESCO en route Oslo pour recevoir le prix Nobel de la paix, euh il avait tenu à à rencontrer euh euh la presse française à l'époque, j'étais porte-parole de l'ambassade à Paris et euh les grands noms du du journalisme français étaient là pour rencontrer le héros, hein.
33:57 Tracrabine, c'était vraiment ce héros, ce ce grand général qui s'était transformé en en faiseur de paix. Et et à l'époque Jean-Daniel qui était le le patron du duvateur et qui était cet observateur très attentif du conflit israélin, il avait publié plusieurs livres. Il était il avait écrit d'innombrables éditoriaux sur le conflit israélopien. C'est un ami personnel de Yaser Arafat et cetera et cetera. se lève en premier et dit à Itakabin : "Vous êtes le Dogol israélien." Et Itraakraabin à ce moment-là euh qui ne parlait pas français, j'étais à ses côtés pour lui traduire.
34:29 Il il me saisit euh j'étais agenouillé à ses côtés, il était assis dans un fauteuil, il me saisit la cuisse avec la puissance de son de son de son bras. C'était un ancien général. Et il me dit "Maintenant, tu vas traduire mot à mot ce que je vais te dire." Et il s'adresse à Jean-Danier et lui dit "Vous n'avez strictement rien compris." Vous n'avez strictement rien compris. Pourquoi ? parce que mettez la mer méditerranée entre les Palestiniens et nous comme il y avait entre l'Algérie et la France et je vous règle le problème en quelques minutes.
34:56 Donc voilà le le problème c'est quoi ? C'est que le monde palestinien est chez nous et nous sommes chez les Palestiniens. Nous nous sommes il n'y a pas de mère Méditerran entre nous. Donc pour répondre à la question que vous avez posé tout à l'heure, oui, c'est une trêve parce que le conflit est compliqué, il est complexe parce que euh le partage que nous devons envisager un jour est un partage extrêmement dur, est un partage, vous savez, euh euh je me souviens de la formule qui qui que que que qui qu'on a souvent accompagné quand quand j'étais diplomate.
35:23 Je disais le problème du partage éventuel de la terre d'Israël, c'est un partage entre tout ce qui nous appartient. Nous n'avons il n'y a pas 1 cm² de cette terre sur laquelle nous n'avons pas de droit. Il n'y a pas 1 mm² de cette terre sur laquelle il n'y a pas euh une présence juive éternelle.
35:43 Donc le moindre compromis territorial nécessite pour nous. C'est un peu comme si vous savez si vous allez voir un malade et que vous lui proposez de l'amputer pour pour le pour le pour le soigner, bah s'il a la gangraine, il va accepter facilement. Mais nous, on nous demande de nous amputer d'un membre saint parce que nous n'avons pas de grandraines sur ce territoire.
36:06 Tout ce territoire nous appartient. Toute cette terre est la terre historique d'Israël. Donc c'est très compliqué. Donc oui, il faut commencer par une trêve et il faut installer petit à petit euh cet élément essentiel euh qui figure dans les dans la déclaration de Charmelcher qui est la clé, qui est la déradicalisation, qui est euh cette dynamique de réconciliation dans laquelle nous devons nous installer.
36:29 Il faut que le monde palestinien et que le monde arabousulement qui ne l'a pas encore fait tourne le dos à la violence, tourne le dos au terrorisme, tourne tourne le dos à la guerre, tourne le dos à tout ce qui a fait la remise en cause de la légitimité d'Israël. Tout à l'heure, je vous disais que j'étais optimiste pour notre région et pessimiste pour l'Occident. Je crois que pratiquement petit à petit, il n'y aura plus un seul pays arabe ou arabo-musulman qui remettra en cause la légitimité de l'État d'Israël.
36:56 Mais par contre, il y aura encore des éléments en Europe qui remettront en cause la légitimité de l'existence d'Israël. C'est cette aberration dans laquelle nous allons euh nous nous sommes trouvés pour une raison toute simple. C'est parce que l'Europe et l'Occident n'a pas su exporter. Vous connaissez la formule hein, il ne faut pas importer le conflit du proche-Orient pour éviter. En fin de compte, c'est une formule totalement inadéquate parce que la question posée n'est pas le danger de l'importation du conflit. La question c'est que l'Occident, le monde européen, la France n'a pas su exporter ses valeurs aux populations qu'elle a accueilli.
37:33 C'est ça la c'est ça le la question. C'est ça le problème. Si la France avait su inculquer les valeurs de la République aux populations araboom-musulmane qu'elle a accueilli, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Alors euh on arrive au terme de cet entretien. Euh cher Daniel Saada, euh vous vouliez dire deux mots, je vais vous laisser les dire bien sûr pour terminer. euh sur le sur l'ONU et par la même occasion sur sur vous parliez de du président Macron, mais c'est peut-être l'état actuel des relations entre la France et Israël, Macron ou pas Macron, peu importe, c'est une quelque chose que vous connaissez bien.
38:08 Donc voilà, pour terminer l'ONU et la France. Mais l'ONU, je constate son absence totale et sa faillite. Alors, vous savez, on dit que tout est né au Proche-Orient. Tout est né sur cette terre trois fois sainte. Vous connaissez la formule berceau des grandes civilisations. ce que ce que disait Trump d'ailleurs, ce que disait et ce qu'a rappelé Trump et bien je crois qu'il a raison et que incontestablement un nouvel ordre mondial va peut-être naître également de ce qui s'est passé, de ce qui est en train de se passer dans notre région parce que la résolution du conflit à Gaza a prouvé une chose, la faillite totale devenue l'ONU et de l'ordre multilatéral que l'ONU est censé gérer, accompagner et et et régler.
38:51 Euh au contraire, je crois que l'ONU a envenimé les choses. Je crois que l'ONU a alimenté euh le conflit plutôt que d'aider à le résoudre. Donc premier euh première et et essentielle conclusion à propos de l'ONU euh qui vous l'avez vu euh euh Antonio Geteles qui essayé euh à Charmelcher d'apparaître sur la photo à tout prix un peu comme le président Macron d'ailleurs.
39:13 Euh ce qui va nous permettre de faire la transition avec le le deuxième élément de de la question. Donc ils sont totalement hors jeu et il faut réfléchir à un nouvel ordre mondial. Le 2ème élément euh de votre question lié à la relation avec la France. Alors oui, vous avez raison. J'ai été euh de longues années à plusieurs reprises et à plusieurs postes différents un des artisans de la relation diplomatique et la relation bilatérale entre entre nos deux pays. Je suis euh euh consterné par ce qui se passe depuis 2 ans.
39:44 Je suis consterné par les les décisions et les déclarations du président Macron qui ont porté un coût extrêmement sévère à cette relation bilatérale que nous avons bâti tout au long des années. Je crains beaucoup que cette politique à courte vue qui en fin de compte a prouvé une chose, c'est que la politique étrangère française en tout cas lorsqu'elle relève de la question israélienne de la question du proche orient et beaucoup plus euh influencé par des questions de politique interne, des questions de politique étrangère proprement dites.
40:19 Je crains beaucoup pour l'avenir de la France au plan interne parce que le conflit de Gaza a prouvé une chose, c'est la présence en France d'éléments extrêmement dangereux liés à la confr des des frères musulmans. Je crains beaucoup sur la sécurité en France. que crains énormément de cette montée de l'antisémitisme dans l'ensemble du monde occidental, dans l'ensemble de l'espace européen et y compris en particulier en France. Je le je je j'en suis consterné de de constater que les témoins et les les les survivants, certains survivants sont encore là.
41:02 Ils n'ont même pas eu le privilège de terminer leur vie dans l'espoir ou l'illusion de penser que l'antisémitisme était mort. avec leurs proches enveli sous les cendres de Tréblinka ou ou de ou de Achwitz. Ils n'ont même pas eu cette ce privilège, ils n'ont pas eu la chance de terminer leur vie en en en se berçant de cette illusion.
41:26 Tout ceci me semble le l'optimisme que j'évoqué tout à l'heure pour notre région me semble être absolument pas de mise lorsqu'on on parle de la France. J'espère que nous arriverons à surmonter ces euh ces euh différents profonds qui se sont installés dans la relation bilatérale. Je souhaite beaucoup de succès à à mes collègues diplomates en poste à Paris, à mes collègues diplomates français, à mes anciens collègues diplomates français pour reconstruire cette relation bilatérale et surtout rétablir la confiance entre nos deux pays.
41:59 Parce que ce qu'a fait le président Macron d'abord avant tout, c'est d'avoir tué la confiance, d'avoir détruit la confiance qu'il y avait entre nos deux pays. Merci Daniel Sada pour ses motores pour cette conclusion très très forte. Euh je rappelle qu'on peut euh réécouter sur euh sur euh tandemtv.net cette interview qu'il sera donc diffusé bientôt également sur YouTube.
42:24 Et si vous invitez Israël, vous pouvez également le voir et le revoir sur le réseau Annatel. Euh mais l'idéal c'est que vous vous abonniez à Tandem TV. Merci Daniel Saad aura l'occasion de nous retrouver sur Tandem TV. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Bonne journée. [Musique]