0:13 [Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Isra, bonjour à vous. Bonjour. Alors, vous êtes historien, enseignant, chercheur, archiviste pour Yadvashem et vous avez eu d'ailleurs des activités journalistique voire radiophonique en France et en Israël surtout du journalisme où vous habitez depuis presque 30 ans. Alors, vous publiez bientôt, ce sera en octobre prochain, avec André Darmon, le livre noir sur le palestinisme. Et bien justement, ça tombe bien parce qu'on va parler de palestinisme. C'est le livre noir du palestinisme. Du palestinisme. Oui. Oui. Parce que en fait euh et ce sera ma première question pour débuter cet entretien, que signifie ce néologisme ? Que signifie ce mot ?
0:58 Le palestinisme ? C'est un néologisme puisque mais qui n'est pas si néo que ça. Ça veut dire ça fait pas mal de temps déjà qu'on commence à employer ce terme de palestinisme. Euh en fait les les pal enfin en fait les Arabes de l'ancienne province ottomane et de l'ancien mandat britannique ont absolument voulu que se faire passer pour une lutte nationale d'émancipation nationale.
1:27 Mais en réalité, toutes les personnes qui ont étudié cette cette question se sont rendus compte qu'il ne s'agissait pas du tout d'un mouvement venant d'une population ou d'un peuple, mais que c'était une idéologie construite d'abord par les frères musulmans dans les années 20 et ensuite jointe par le KGB et les soviétiques dans les années 60, c'est-à-dire un mouvement qui avait des buts non pas de créer un État ou une nation ou un peuple, mais un mouvement mouvement djihadiste puisque les frères musulmans c'est le fondement du djihad et un mouvement antioccidental puisque dans les années 60 le KGB était très actif en dans le au Moyen-Orient dans un dans un but de croisade antioccident occidentale.
2:15 C'était la guerre froide. Donc on on à partir du moment où on emploie des termes comme peuple palestinien, cause palestinien, palestinienne, état palestinien, on rentre dans le jeu de personnes qui veulent euh le le faire passer pour ce qu'il n'est pas. C'est pour ça que depuis euh au moins 30 ans, la personne la plupart des gens qui travaillent sur le sujet appellent ça le palestinisme pour bien montrer qu'il s'agit d'une idéologie. Euh seul peut-être certains politologues, certains historiens continuent encore à appeler ça une cause, une cause nationale.
2:49 Mais euh mais mais la les sociologues, les les philosophes, les linguistes, eux ont ont adopté ce terme. Et un livre qui est sorti il y a quelques mois de Pierre André Tagief qui parle du voilà de l'islamo-palestinisme. Donc alors ça c'est la version, j'ai envie de dire judéoioniste du du du mot palestinisme.
3:16 Alors je vais être je vais faire un peu l'avocat du diable mais euh il y a quand même une histoire puisque pour la première fois quand est-ce qu'elle a été utilisée ce mot ? Moi j'ai j'ai fait quelques recherches et j'ai vu que en plus j'ai fait des études d'orientalisme. Donc il y a Édouard Saï qui est un grand orientaliste anglais enfin américano palestinien ou pas, enfin qui était plutôt un arabe chrétien, originaire de la Palestine mandataire pour être très clair. Il il il dit tout simplement que c'est du nationalisme palestinien.
3:47 Bon, mais ça c'est la version des Palestiniens. Vous vous dites que c'est euh ça n'a rien à voir avec un militantisme, que ce n'est pas soutenir une cause de ceux qui vivent euh dans cette région, des Arabes qui vivent dans cette région. Vous dites d'emblé que c'est une invention. C'est une idéologie. C'est une idéologie. Oui. Euh, comment je peux dire ça ? Si vous voulez, on a beaucoup de manières de le prouver, mais notamment de la façon historique. La façon historique, c'est-à-dire c'est-à-dire que voilà, vous avez une population qui habite un territoire.
4:28 Cette population logiquement peut devenir un peuple et peut créer un état et peut créer une entité autonome, souveraine. Euh, est-ce que ça a été fait ? C'est ça qu'il faut voir. Est-ce que ça a été fait ? Bon déjà, si on remonte loin, les 18 siècles qui ont précédé le 20e siècle, le mot Palestine est présent dans tous les livres d'histoire.
4:49 La Syrie Palestine, la Palestine, tout le monde parle de Palestine. C'est une province. La Palestine, c'est une province. Euh c'est une province de de d'un empire tur de différents empires. D'abord, je voudrais vous dire que parce que je suis historien mais aussi linguiste et sémiologue, les gens ne savent pas quand ils disent province, ils savent pas d'où ça vient.
5:12 Un province c'est du latin, c'est provincia. Oui. Ce qui veut dire pour les vaincus. C'est le lieu pour les vaincus. En France, on oublie parce qu'on est très centralisé. Mais les occitents par exemple savent très bien que province c'est pour les vaincus ou les Corses. Alors les Corses exactement. Alors euh ici on est dans le cadre de d'une région qui a toujours été une province que ce soit une province romaine, une province byzantine qu'on appelait la Judée. Alors non non non. Quand quand à l'époque c'était la Judée pendant 1500 ans si vous voulez la les terres de Canaan étaient occupées par des peuples et quand les Hébreux sont venus ont conquis les terres de Canaan et ont exterminé ou chassé les peuples, ils ont créé ici ils ont créé ici des tribus avec des juges puis ça a été un royaume puis deux royaumes.
6:02 Mais à partir du moment où les Romains sont arrivés au 2e siècle, c'était terminé. C'était des empires successifs qui sont venus ici et cette région n'était que une province de ces empir successifs. On arrive jusqu'à l'Empire ottoman. Oui. Et les populations qui sont là, il y a que des Juifs, il y a des Arabes, ce sont tous des pas des provinciaux dans le cadre dans le mot qu'on emploie d'habitude provinciaux sympathiques.
6:24 Non non, des gens qui sont dépendants du de l'empire central, d'un empire. Et donc il y a ici comme leadership simplement des familles, des tribus, des des notables. Euh arrive l'année 1917 où l'Empire ottoman tombe et l'Empire britannique ne prend pas possession du lieu comme un empire comme elle fait avec l'Inde ou autre chose, mais par un mandat qui lui est confié par une de gestion quoi.
6:55 Oui. Un mandat qui lui est confié par la société des nations. Ce mandat, c'est pour dire vous n'êtes pas les propriétaires de cette province, vous la gérez pour à la place des Ottomans qui avaient perdu la guerre. Non, pas à la place parce que si c'était à la place, ça aurait été vous touchez les les les vous touchez les impôts advidate et terminam.
7:11 Non non, vous la gérez pour pouvoir permettre aux populations de faire des collectivités autonomes pour faire des état autonome en un espace de temps. Mais ça c'est le colonialisme britannique un peu partout hein. Non parce que si vous voulez la même chose en Afrique. Non parce que c'était pas prévu. Si vous prenez par exemple l'Inde, s'il y avait pas eu Gandhi, ça ce serait encore aujourd'hui l'empire britannique. C'est-à-dire l'empire n'est pas fait pour devenir un tuteur qui va permettre au peuple du lieu de s'émanciper.
7:41 Il est pas fait pour ça l'empire. Seulement dans le cas précis du mandat britannique, il a été créé pour ça. C'est-à-dire l'empire britannique n'était pas en tant qu'empire était que tuteur pour créer deux autonomies souveraines, l'une juive et l'autre arabe. Ça c'est en 1917 jusqu'à 1948. Qu'est-ce qui se passe chez les juifs ? Il y a pas besoin d'ionniste pour savoir ça. N'importe le voir. Un préétat se crée avec euh il se crée avec des armées, plusieurs armées, plusieurs forces armées, des hôpitaux, un système de éducatif et cetera, un système bancaire, enfin après tout pour faire un une monnaie. Voilà, drapeau.
8:25 Un drapeau. Exactement. C'est très important. Très important. Le drapeau. Si un jour on doit parler du drapeau palestinien, on en parlera. Arrive 1948. ne vous oubliez 47 47 le le vote du partage et la décision de de de l'Angleterre de partir au 14 mai 48. Bien voilà arrive le 14 mai 48, l'État d'Israël est attaqué par les pays arabes fait une guerre pour conquérir pour conquérir ce qui sera son état. Enfin s'il n'y a pas de leadership arabe qui veut créer un état. Non, il y a des des des une population qui de 1917 à 1948 est resté dans la même mentalité que la mentalité de la province.
9:10 C'est-à-dire ceux qui gèrent la population arabe d'ici, ce sont ce qu'on appelle les hamoulotes, c'est-à-dire les tribus, les notables. Ce sont eux qui gèrent ça. Donc c'est pas qu'ils ont raté le coche de faire leur état, c'est qu'ils ont été complètement incapables de faire un état parce qu'il n'avaient pas préparé pendant les 30 ans du mandat les conditions de faire un état.
9:31 Donc là, on se trouve en 1948 et on a cette guerre. Cette guerre va permettre à Israël d'avoir le nord et le sud. dans le sur lequel ils vont faire un état. Le l'est et l'ouest ou le sud ouest et l'est sont conquis par la Jordanie et l'Égypte. À ce moment-là, la population arabe est toujours là.
9:53 Cette population arabe dépend maintenant des Jordaniens et des Égyptiens. Les Égyptiens et les Jordaniens ne veulent pas les intégrer dans leur territoire. Ils les laissent là. Qu'est-ce qui se passe ? Et ça c'est ça va se passer jusqu'à 1967. C'est là le le turning point comme on dit en anglais. Et ben justement ce turning point fait qu'il y a pas de turning point. Pourquoi ? Parce que ces populations arabes restent exactement comme elles étaient avec l'Empire ottoman, comme elles étaient avec l'Empire britannique. Elle reste avec la Jordanie et l'Égypte.
10:22 C'est-à-dire qu'elle reste dans un statut de province dépendant d'un empire et il n'y a ni création d'un leadership arabe, ni création de d'un de de d'une administration démocratique et autonome, ni volonté de faire à quoi quelques peuples. C'està-dire que les Palestiniens, pour être clair, excusez-moi, les Palestiniens ou les Arabes, les populations arabes, les populations arabes qui habitent à Gaza appartiennent à l'Égypte. Oui.
10:50 Sont dépendant de l'Égypte. Égypte et celle qui a qui qui qui habite ce qu'on appelait la Jordanie pour certains mais la Jud samarie pour d'autres sont sur le jug jordanien. Exactement. Avec et donc 67 tout ceci. Alors, attendez avec une petite différence peut-être, c'est que les Jordaniens quand même vont donner la nationalité jordanienne à ces Arabes-là, cette population là, tandis que les Égyptiens à aucun moment ne donnent la la la nationalité.
11:18 Mais sur le plan de la structure de l'endroit, c'est toujours pareil. Le même mode de économique, l'agriculture, le même mode politique des chefs de tribus et des notables. Euh il aucune autonomie, aucune demande d'autonomie. Bon, il y a une raison bien profonde, c'est que les Palestiniens ne sont pas sur le plan ontologique un peuple différent des Syriens, des Égyptiens.
11:44 Donc donc ça ça les empêche. Bien arrive 67. Qu'est-ce qui se passe en 67 ? Une de une autre guerre à ce moment-là du fleuve au la mer comme on dit du Jourdain à la Méditerranée. Ça il le dit sans arrêt. Oui, je sais. Oui, et nous aussi, on peut le dire, on devrait le dire sans arrêt.
12:01 Du Jourdain à la Méditerranée à partir de 67, tout est sous souveraineté israélienne. Même si Israël n'annexe pas officiellement, étant donné qu'ils ont gagné la guerre, tout est sous souveraineté israélienne. Et c'est là que tout commence d'une certaine manière. C'est là qu'il y a un tournant. Voilà. C'est là qu'il y a un tournant. Pourquoi il y a un tournant ? D'abord parce que ils ne peuvent plus se tourner de se trouver dans la même situation que devant l'Empire ottoman. les Britanniques, les Égyptiens et les Jordaniens, ils se trouvent devant des Juifs et ils n'acceptent pas d'être la province des juifs.
12:37 Deuxièmement, l'islam leur interdit, hein, mais là, il y avait des chrétiens quand même. Il y avait des chrétiens palestiniens, enfin des chrétiens arabes qui étaient dans la région et l'islam leur interdit et c'est le problème jusqu'à aujourd'hui, mais on pourra en reparler. Oui. Oui. Oui. L'islam leur interdit. Ça c'est un une première raison. La deuxième raison, la deuxième raison, c'est que le fait qu'Israël est maintenant la souveraineté sur l'ensemble du pays de Canaan, si on peut dire, va changer l'aspect économique. C'est-à-dire que les Arabes qui sont jusqu'à présent contonnés dans ces deux zones dans l'agriculture vont pouvoir sortir et travailler chez les juifs.
13:10 Les juifs sont bien contents parce que c'est aussi une main d'œuvre pas chère, mais ça va quand même changer la nature des choses. ce qui fait qu'il va arriver de l'argent qui ne vient pas des ramoulotes et des tribus et tous les notables vont perdre toute leur autorité. C'est vrai parce qu'à la fois ils ne sont plus dépendants, ils sont plus l'interlocuteur vers l'empire. Et deuxièmement parce que sur le plan économique ce ne sont plus eux le maître de la c'est le drame de base d'ailleurs les notables. Oui. C'est ce que dit Morder Kedar, c'est lui qui voudrait revenir à la tribalisation de la région mais impossible.
13:43 Mais c'est ce qui se passe. Et non seulement les notames perdent leur autorité mais perdent de leur vie. Et ils sont remplacés par quoi ? Par des militants terroristes. Puisque la les terroristes, on est en 67 mais dès 62 les premiers attentats terroristes commencent. Et les premières chartes écrites par le KGB écrites par le KGB vont être écrites vont être mises en en application. Euh et pourquoi c'est le KGB ? Justement, c'est le c'est le KGB parce qu'il faut bien vous rendre compte qu'on est à une époque dans les années 60 où c'est le KGB qui règne surtout le Moyen-Orient.
14:24 Le mot le Moyen-Orient n'est pas encore islamique comme il est aujourd'hui. Il est au fond de lui. Les frères musulmans depuis 1924 ont on ont on ont on ont on ont on ont on comment dire ont tissé leur toile souterraine mais officiellement on est dans le panarabisme. C'est-à-dire qu'on pense les basses et tout ça. Exactement. On pense que il y aurait une sorte de laï de de musulman laïque. C'est le cas du basme par exemple. Oui, mais c'est un cas, c'est l'exception, il confirme la règle en quelque sorte. Et et et donc dans cette période là, euh tous les leaders euh arabes vont se former à Moscou.
15:00 Euh Moscou, c'est eux qui vont faire tout le leadership de l'endroit. Et comme il y a en nous sommes en pleine guerre froide comme je disais tout à l'heure, il y a un une raison pour laquelle le KGB a besoin d'une campagne anti-occidentale et ils vont donc utiliser les leaders de ces organisations terroristes pour mener cette campagne contre l'Occident.
15:23 Et c'est donc là où se situe vraiment un tournant. C'est ça. Et où il y a, vous savez, il y a une exposition magnifique euh à l'Institut du monde arabe sur tout ce que les Palestiniens ont apporté au monde. Oui. Euh extraordinaire toujours d'ailleurs, elle est toujours euh je sais pas parce que je je pas souvent en France.
15:42 Qu'est-ce qu'ils ont apporté ? Et ben en tout cas, il pas dans l'exposition hein, mais ils ont ils ont apporté le terrorisme international, ils ont apporté les détournements d'avion, ils ont apporté le terrorisme systématiquement visant des civils, ce qui n'est pas le cas de l'Irak, ce qui n'est pas le cas de la bande abadaire, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de terrorisme dans le monde.
15:59 Euh l'IRA, bah l'IRA s'attaque, c'était surtout les anglais, les soldats anglais. Oui, soldat anglais, des nobles anglais ou des choses comme ça. Euh bon, donc là, il va y avoir vraiment un tournant et euh ce tourment ce tournant là donc du terrorisme palestinien euh va donc rencontrer ce soutien des soviétiques. Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'il va rencontrer quelque chose de l'Occident. En Occident, il se passe quelque chose, c'est qu'il y a plus de prolétaires et il y a plus de colonie. On est après la décolonisation après les années 60. Après les années 60 et on est après l'état l'état provident.
16:42 Ça veut dire que tout le monde est devenu socialiste. C'est c'est en 70. Les droits sociaux sont pour tout le monde. En plus on passe aux tertières. Donc il y a plus le prolétaire. le le c'est c'est plus le le le secteur secondaire, c'est plus l'industrie. Et ce qui fait qu'on on se trouve avec des des militants qui sont en mal de cause, qui n'ont plus de cause. Il y a plus la cause décolonial, il y a plus la cause prolétaire et ils vont adopter la cause palestinienne qui va leur permettre de perdurer.
17:14 C'est Franz Fanon et les les euh cette fameuse défense de tous les peuples primés. Oui. Et ça jusque jusque-l c'est assez sympathique. Jusque là c'est sympathique. J'ai Non, on va on va revenir. Il doit y avoir quelque chose de sympathique. Mais le palestinisme, vous allez me dire ce que vous en pensez. J'ai vu quelques définitions peut-être même chez vous. Le palestinisme c'est c'est un mélange d'islam gauchisme. Ça c'est André Tayev. André Tagev. Il d'islam gauchisme d'islamisme et ce serait même un avatar du wisme aujourd'hui. Est-ce que vous êtes d'accord ?
17:50 On va on va on va enlever le mot Avatar et on va parler de wisme. D'accord ? Parce qu'il faut J'ai une autre j'ai une autre je vous répondre. Oui, bien sûr. Non, mais j'ai une autre pour un peu lancer le piquant du débat. Le palestinisme, je j'ai encore lu ça quelque part, c'est une nouvelle idéologie, un mixte entre le nazisme et le communisme.
18:09 En ce sens où tout ça est mélangé, ils ont sorti le palestinisme. Bon, alors on va parler de ça. On va parler de ça. On va parler de ça. On va parler de ça. C'est aussi un antijudaïsme et un anticolonialisme évidemment. Donc c'est dessenti partout quoi. Écoutez, écoutez, je sais pas par quel bout de prendre, mais on va essayer de prendre par le bout par le bout biographique. Euh le bout biographique, ça veut dire comment j'ai pâis, comment j'ai passé des nuits blanches et comment je suis devenu fou devant ce qui s'est pas en temps réel récemment en en étudiant ce qui s'est passé.
18:40 Le palestinisme n'est pas un avatar du wisme. Il est venu rencontrer le wisme. Mais il faut qu' il faut comprendre de quoi il s'agit. Je voudrais je voudrais revenir à l'Europe en 1968. OK. Je voudrais vous raconter une blague. Je vous en prie. Ça va détendre l'atmosphère. Voilà. Mais c'est pas une blague malheureusement. Vous savez que les Américains n'aiment pas les Français et les Français n'aiment pas les Américains. Et les Français qui n'aiment pas les Américains ont donné deux fléaux à l'Amérique. Ils ont été terribles pour l'Amérique et l'Amérique est à genoux à cause de ces deux fléaux.
19:15 Le premier fléo, c'est la drogue French connection. C'est-à-dire que grâce à l'opium des colonies françaises qui a été transformé en héroïne à Marseille à Marseille, on a inondé le marché américain de la drogue et tout ce qui a été ensuite la la destruction de la jeunesse américaine par la drogue, s'est fait par la French Connection à tel point qu'ils ont envoyé des personnes du FBI et de la CIA pour démanter. Voilà.
19:41 Et et ça c'est pas des blagues he ça c'est vraiment un flé une blague ça d'ailleurs je pens vous allez me raconter une blague. Non non mais c'est mais c'est drôle de penser que la France a pu mettre à genou l'Amérique pour ça. Le deè ça c'est le premier fléo ou le deuxième fléo que la France a envoyé à l'Amérique c'est les philosophes de 68 c'est-à-dire Deridas Fouo ou mais ils avaient Marcuse.
20:02 Ils avaient Marcuse. Non non mais attention il s'agit là de quelque chose de d'un fléo réel c'est-à-dire c'est pas les 10 pl d'Égypte c'est toutes les pl réunies. D'accord. De quoi s'agit-il ? Et je et je je suis obligé d'en parler pour qu'on comprenne ce que c'est que le wisme. Ce que c'est que le wisme. L'idée de ce philosophe est extraordinaire. Et vous allez aussi comprendre pourquoi l'Islam et l'Occident sont des amoureux et perdus. C'est pas que l'Occident se fait avoir par l'Islam. L'Occident et l'Islam sont des amoureux et perdus.
20:38 Euh qu'est-ce que amène cette nouvelle philosophie qu'on appelle la déconstruction ? La déconstruction est une philosophie extraordinaire qui dit il n'y a pas de réalité. Ça c'est pas une chaise, un fauteuil, vous n'êtes pas, c'est pas un studio. Il y a pas de réalité. Il n'y a que des discours sur la réalité. OK. Oui. Ce qui veut dire que la réalité qu'on vit n'est pas le résultat d'une histoire et de circonstances, mais une construction de discours idéologique. OK ? Euh la déconstruction, ce qu'on appelle la déconstruction, c'est la possibilité de déconstruire ces discours et d'inventer le discours qu'on veut.
21:16 Mais ce qui est ce qui est la base de ça, c'est que tout n'est que discours idéologique. C'est quelque chose qui est très très grave parce que ça veut dire qu'il n'y a plus de transmission, il n'a plus de confiance. Ça a été inventé par les Français exporté aux Exactement. Ça inventé par la philosophie française d'après 68. Ça veut dire qu'il n'y a pas de transmission et de confiance. Ça veut dire que la génération d'avant a menti à ma génération et moi je mens à la génération suivante parce qu'il n'y a pas de réalité.
21:44 Il n'y a juste que des constructions idéologiques. Bien cette ce qu'on cette cette philosophie là s'appelle donc le postmodernisme. La déconstruction c'est le post-modernisme. Ça veut dire c'est après les temps modernes, après la vérité, après l'étude de la rationalité. L'Occident était connu comme étant celui de Descart et de la rationalité, de l'observation de la réalité. Et maintenant, il va être connu comme la lecture des discours qui remplace la réalité. C'est pour ça que je vous dis qu'il y a une histoire d'amour entre l'Occident et l'Orient.
22:19 Parce que l'Orient islamique ne croit pas dans la réalité. L'Occident, c'est pour ça qu'on dit ce sont des menteurs. Ce sont pas des menteurs. C'est qu'il ne croient pas dans la réalité tout simplement. La réalité c'est ce qu'ils construisent. C'est le discours qu'ils construisent. et et Cheazzad par exemple, Cheirazzad va raconter des histoires. Le le le dirigeant politique s'appelle l'émir, celui qui parle. Vous savez que j'ai entendu chez Efrahim Herrera, spécialiste de l'islam, que la vérité du Coran est prouvée par des jutes oratoires qui prouvent que personne n'arrive à faire des versets aussi beaux sur le plan esthétique que le Coran.
23:06 Donc il est vrai. Pourquoi ? Parce qu'il est beau. OK. C'est très important de comprendre ça. Et et je m'écarte un peu, mais il faut comprendre. Nous les juifs, nous sommes des sémanticiens, des sémiologues, des gens du sens. Pour nous, c'est la vérité, c'est le sens des choses. Pour les occidentaux et les orientaux, c'est l'esthétique qui est la vérité. Ça c'est les Grecs ou mais pire que les Grecs. Ça veut dire l'esthétique au sens où les Grecs ont quand même une vérité. Il y a quand même une philosophie grecque, une recherche de vérité.
23:37 Là, il y a même plus besoin de de rechercher la vérité. Et comment on arrive au Palestinisme avec ça ? Alors alors alors le le cette nouvelle idéologie européenne euh W qui fait que ce qui compte sont les discours et donc ce tout ce qui compte c'est le discours anticolonial, le discours racialiste et cetera, antiblanc et cetera et cetera va arriver sur va adopter va adopter la cause palestinienne comme le somum de la vous savez on appelle ça de de l'intersectionnalité et ça va se passer à Durban en 2001.
24:17 Oui. Quelques semaines avant l'attentat sur les tours jumelles. Oui. On est à Durban en 2001. En Afrique du Sud. Vous avez en Afrique du Sud, c'est pas par hasard que c'est en Afrique du Sud, vous avez une conférence internationale organisée par l'UNESCO. Oui. Et paré par euh les les le comité des droits de l'homme de l'ONU avec une conférence parallèle des ONG qui état d'urbane. Le thème de la conférence c'est le racisme et les peuples premiers, les Indiens, les noirs et cetera. les la conférence commence et les et les participants veulent absolument refaire passer la loi la la déclaration sionisme égale racisme qui a été voté en 75 et annulé en 91 avec les accords d'Osl.
25:09 C'est le but. C'est leur but. Il faut absolument faire passer sionisme égal racisme. C'est un échec. Il n'arrive pas à le faire passer. Mais les frères musulmans et les Palestiniens qui sont là réussissent par la transsectionnalité justement à faire passer le le le projet palestinien comme étant la cause des causes officiellement. C'est marqué dans les écrits, c'est pas dans les couloirs que ça s'est passé, c'est dans les écrits. C'est-à-dire que le féminisme désormais c'est la cause palestinienne. Pour que les femmes aient l'égalité, il faut que les palestiniens aient un état.
25:42 Pour que les prolétaires du monde n'aient plus fin, il faut qu'un état palestinien soit là. Pour que les transsexuels, c'est la solution à tous les mots quoi. Solution à tous les mots. C'est la solution à tous les mots sur le plan, je je vous dirai ça, c'est sur le plan des chartes et sur le plan puisque ça se passe par l'UNESCO et et et l'ONU des droits internationaux.
26:02 Ça rentre dans le droit international. Maintenant, pourquoi j'en ai eu des cauchemars ? Parce que cette idéologie monstrueuse que quand au terme au terme pas au terme au terme réel de monstrueuse c'està dire démesuré complètement démesuré c'est devenue la nouvelle religion et là je viens sur ceux qui parlent de du nazisme la religion de la rédemption de l'humanité par la mort de de l'État d'Israël et la mort des juifs. C'est ça.
26:30 C'estd qu'en fait le palestinisme passe par la négation de l'existence délégitime totalement l'existence d'Israël. C'est pas possible. Il peut pas y avoir un état juif. Oui, mais attendez, c'est l'important c'est pas ça. L'important c'est que s'ils arrivent à supprimer l'état juif, ils sont sauvés. Oui. Ce qu'on appelle la rédemption. Ils sont sauvés. Ça veut dire quand on dit par exemple ça, c'est l'islam. Alors ça croise l'islam. Exactement. Quand quand on dit par exemple, vous voyez ces ces étudiants de sciences pot ne savent rien d'Israël euh ça les concerne même pas, ils sont jamais allés en Israël mais on se trompe parce que ce qui est en jeu c'est pas Israël, c'est la rédemption l'humanité.
27:14 Donc le palestinisme est devenue cette religion immense qu'on appelle la rédemption de l'humanité par la destruction d'Israël, la disparition d'Israël. Alors, c'est pas c'est c'est pas l'équivalent de euh comment dirais-je du sionisme. C'est c'est même pas de l'antisionisme, c'est pire que de l'antis. C'est pire. Alors, c'est pour ça que ça rejoint le nazisme parce que vous savez vous savez les Arabes ont une une discours de propagande très longtemps et on dit qu'est-ce que c'est que cette histoire ? L'Europe nous fait payer un crime pour lequel nous sommes complètement innocents.
27:47 L'Europe a détruit les Juifs Pogrome et Shoah. Et nous on doit payer pour ce crime. Mais attendez messieurs les Arabes de la Palestine mandataire, dites-moi euh sans parler d'amis de Lucie qui est un espèce pur et simple. Oui. Oui. Absolument. L'interdiction de l'immigration en Palestine, livre blanc, les émeutes, c'est pas vous. Vous savez peut-être pas, mais le nazisme jusqu'à 1940, fin 1940, c'est clair, jamais c'est précisé extermination des juifs. Il s'agit de libérer l'Europe, libérer bon des juifs. Et Hman, le fameux Hman qui va s'occuper de de des transferts par les trains dans les temps d'étermination, il est responsable de l'immigration jusqu'en 1940.
28:39 Responsable de l'immigration. Ce qui veut dire que logiquement les juifs auraient dû partir en Palestine. La Turquie était d'accord que les passage se fasse par la Turquie pourjamin al Husseini qui était nazi et les frères musulmans qui étaient aussi nazis à l'origine ne le voulaient pas. Alors comment ceci était possible ? Non seulement il ne voulaient pas, mais depuis les années 20 25, ils ont fait en sorte que l'Angleterre a rédigé le livre blanc pour fermer le verrou de la Palestine. Ce que je veux dire, c'est que les Arabes d'ici sont très très impliqués dans le massacre des Juifs d'Europe parce que le massacre des juif très loin là.
29:18 Oui. Oui, je vais très loin. Parce que le massacre des juifs d'Europe qui commence en 1941, à l'été 41 avec l'opération Barbarosa contre l'URSS. n'est possible n'est que la conséquence et la conséquence de l'échec de la politique d'immigration de 1933 à 1940. Le si vous voulez, on dit la conférence desviant, personne, aucun pays n'a accepté les juifs. Mais à la conférence desviant, ce qu'on dit pas c'est que tous les pays voulaient donner des visas aux juifs mais des visas de transit pour aller en Palestine.
29:50 Mais la Palestine était fermée par les anglais. Pourquoi par les anglais ? parce que les Arabes de Palestine d'ici avaient fermé cette porte. Ce que je veux ce que je veux dire, c'est que non seulement il y a des accointens si vous voulez avec le nazisme clair et net, mais il y a aussi euh une responsabilité qu'ils ont euh au moment où on sait qu'à partir de 41, les juifs qui ne peuvent pas venir en Palestine, ils vont être exterminés.
30:24 Les Arabes ici continuent continuent. Vous voyez ce que ce que je veux dire ? Donc ça explique tout ce qui se passe aujourd'hui. Alors maintenant, je voudrais attendez, je voudrais je voudrais vous dire quelque chose. On va parler de votre livre quand même. Ah d'accord, c'est bien. Non, non, mais vous êtes là pour ça aussi. Vous voulez qu'on porte aussi du du bouquin. Non. Oui. Si vous vouz un dernier élément par rapport à votre réponse. Oui. Oui. C'est oui, c'est oui, les choses, il faut comprendre. Euh, vous savez vous savez en Israël, il y a quelque chose qui s'appelle la Asbara.
30:51 Oui. La la communication. explication enfin elle existe peu, hein. Voilà, elle existe peu. Les Israéliens se disent "Mais mince, comment on narrive pas ? On a on narrive pas avec l'asbara." J'ai entendu cette explication qui était surtout quand c'est le quand c'est le porte-parole de Tsahal comme il est en uniforme, ça passe pas.
31:14 Oui. Ben non, ça présente mal l'asbara. Mais il y a un problème beaucoup plus fondamental, c'est que la hasbara est de l'explication qui vient du cerveau du Serel. Alors que ce qui se passe en Occident et ce qui se passe dans de l'autre côté n'est pas de l'explication. On n'est pas en phase d'ignorants à qui il faut apprendre quelque chose. On est en phase de personnes qui sont dans des trans qui ne qui ne qui ne s'intéressent pas à la vérité, à la réalité. Et tout ce qui se passe en ce moment, vous savez par exemple quand il y a eu cet hôpital au début de de l'invasion sur Gaza, cet hôpital dont on disait que c'était des bombes israéliennes qui avaient fait voilà explosé, il y a une députée de LFI qui a dit "Mais on n' pas besoin de savoir si ce sont vraiment des bombes israéliennes.
31:56 À partir du moment où ça explose et qu'à côté il y a des Israéliens comme par définition l'armée israélienne est coupable, c'est eux." Vous comprenez, il y a il y a une logique qui fait que c'est pas la peine de rentrer. C'est c'est d'une logique très illogique. C'est une logique très illogique mais qui est porteuse. Elle est elle est porteuse parce que les gens ont besoin d'un sauveur. Même s'ils sont plus chrétiens, ils ont besoin d'un sauveur. Ils comprennent que ils tournent en rond. Il y a une sorte d'idolâtrie.
32:27 Il y a une sorte de de de d'ambument de de d'opacité. Pierre Lursa, il parlait de justement de ça, de cette opacité du monde et et et donc le le le l'instrument qui est u le palestinisme, c'est un instrument qui est bien pour eux parce qu' ça leur donne un espoir. Ils ne croient plus dans le la décolonisation, ils ne croient plus dans le le l'éducation au genre et au genrisme et cetera. Il ne croient plus qu'à une chose. Il ne reste plus qu'une seule un seul père Noël en fait. C'est ce c'est ce palestinisme. Alors, c'est la un peu la dernière partie de ce de de cet entretien euh il sera que Atia, je rappelle que vous vous avez vous allez sortir le livre honneur du palestinisme avec coédité avec André d'Armond.
33:10 Alors, qu'est-ce qu'il y a dans ce livre en plus de tout ce que vous avez dit ? Quoi justement ? Juste d'ailleurs je je montre le alors ça c'est le dossier qu'on a sorti en juillet sur Israël magazine, je le montre la caméra. Voilà. dossier sur Israël Magazine qu'on peut aussi commander encore sur le site Israël Magazine qui est un dossier de d'une douzaine d'auteurs sur l'imposture du palestinisme donc qui met un peu les bases de la de la chose.
33:33 Maintenant, qu'est-ce qui se passe dans le dans le livre qu'on va sortir qui est un livre qui est coédité par André Darmon il y a plusieurs auteurs et il y a plusieurs auteurs qui ne sont pas encore partis dans leur travail donc on on les cite pas encore mais qui vont être cités à partir du mois de septembre quand ils seront en plein dans le le travail.
33:50 Il y a quand même Herrera, il est il y a Herera a il y a il y a Yana Grinchpoon qui est une lingouiste exordinaire George Saintfati, il y a Richard Armand le journaliste, il y a des juristes et cetera. Donc maintenant, je vais vous je vais vous parler de de de du livre en lui-même.
34:12 Et ce livre en lui-même, il est en prévente. Le livre noir du Palestinis. Le livre noir du Palestinisme. Alors, et c'est là que c'est là que tout se déglingue. C'est là que les Athéniens s'atténir. Exactement. C'est là que quand elle était petit, c'est là que les Athéniens s'atténirent. Quand vous arrivez à un degré de cauchemar où vous vous rendez compte que vous avez devant vous une planète entière de milliards d'individus qui ne veulent même plus entendre la vérité, qui sont dans une autre planète mentale et que cette planète mentale a au centre la mort des juifs et la disparition d'Israël.
34:49 Parmi de deux ou tr milliards de musulmans que on peut comprendre par rapport à l'islam. 1 milliard et demi de musulmans. Non, mais et et d'arabes musulmans, on va dire comme ça. Et et et des chrétiens aussi. Donc, on a alors on se trouve devant le cauchemar dont je vous ai parlé. Oui, quand j'ai commencé à étudier ça, je m'étais dans un j'étais dans un cauchemar et puis tout d'un coup, j'entends une interview d'un d'un philosophe qui s'appelle Pascal Brckner qui est bien très bien, c'est protestant, philosophe protestant, Pascal Brckner et qui parle du palestinisme.
35:21 Qui parle du palestinisme et qui dit dans son interview "Oh ouais, le palestinisme, la dernière idéologie à la mode." Et tout d'un coup, j'entends un monsieur qui me donne une expression désuette, la dernière idéologie à la mode avec une sorte de mépris. Oui. de dédain quoi. De dédain pour ce petit moustique euh le nouveau trend comment dire ouais comme s'il s'agissait d'une nouvelle mode, voyez. Je vais déchirer mes bou jeans. Bon et tout d'un coup, moi qui ne dormais plus la nuit, qui était complètement obsédé par ça, je dis mais mais au fait mais au fait en fait de quoi s'agit-il ?
36:00 9 milliards d'individus sur terre, des millions de kilomètres carrés. Mais il ne s'agit pas de 7 millions de populations arabes vivant sur 28000 km². Il s'agit plus de ça. Il s'agit d'une religion, il s'agit d'autres choses, mais il ne s'agit plus de ce que je vis moi. Et tout d'un coup, cette petite phrase innocente m'a a provoqué une sorte de déconnexion. Oui. Entre ce qu'on va appeler un palestinisme extérieur qui est un un un véritable monstre, une véritable idéologie monstrueuse et un palestinisme intérieur. Et le palestinisme intérieur, c'est le livre surtout et c'est là qu'on va voir la différence.
36:49 C'est un sujet qui n'a pas été traité, ce palestinisme intérieur. Et c'est le livre et c'est le livre. Le but de ce livre a deux buts. Une prise de conscience d'un crime pour lequel on n' pas conscience que ce crime existe et on en a d'autant moins conscience qu'on est les victimes de ce crime.
37:08 Donc premier objectif de ce livre, la prise de conscience d'un crime. Deuxème objectif de ce livre, le bilan de l'arsenal juridique incapable de dissuader et de punir ce qu'on croit être un crime mais qui ne l'est pas parce qu'on ne l'a pas identifié. fameux genocide et le remplacement par un arsenal juridique qui lui pourra h h mettre fin à ce crime. Alors, je vais je vais ou il ne reste pas beaucoup de temps mais vous pourrez vous pourrez faire du découpage. Non non non non, on va pas faire découpage.
37:53 Vous pourraz faire du découpage. Déjà, je veux dire que le mot prise de conscience n'existe même pas dans les autres langues. En en en hébreu, on va dire Tovvana. Tovana. En anglais, on dira call up, comme un réveil matin. En français, on dit prise de conscience. Ça voudrait dire qu'on est inconscient et qu'on a et qu'on a l'impression qu'on est conscient, mais on ne l''est pas. C'est pour ça que c'est très difficile de parler de prise de conscience, de dire que ce livre, si je vous dis ce livre est une prise de conscience, alors je vais devoir vous raconter ça et vous allez me dire "Mais non, j'ai très bien conscience de ça."
38:25 Et je vous dis non, vous n'avez pas conscience parce que sinon il y aurait pas besoin de prise de conscience. Ça se complique là quand même. Oui, parce que la difficulté c'est pas que je vous on va vous faire découvrir quelque chose que vous ne connaissez pas, c'est quelque chose que vous êtes certain de connaître.
38:40 OK ? Mais la prise de conscience fait que Pitant vous vous rendez compte que vous le connaissez pas. Je vais juste vous donner un aspect. Premièrement, le 7 octobre, il y a eu une prise de conscience en Israël. Le matin du 7 octobre, simatora. Les juifs d'Israël se sont réveillés avec une prise de conscience, quelque chose qui fait quelque chose qui fait poum.
39:03 Ça va disparaître en 2h 2 jours, 6 jours. Ça va former une sorte de couche invisible qui sera peut-être réactivée à un moment donné mais qui n'est pas la prise de conscience qui va amener au changement radical des actes. Parce que on ne change nos actes que si on en a intérêt. Et si c'est pas de notre intérêt de changer nos actes, c'est parce qu'on a eu une prise de conscience. En règle générale, on agit que pour notre intérêt, mais parfois on a une prise de conscience qui fait qu'on peut agir contre notre intérêt. Je vous donner juste un exemple.
39:38 La résistance pendant la Shoah n'est pas ce qu'on croit. N'est pas le fait que des juifs n'en pouvant plus de leur situation dans les ghetau, se sont révoltés. Pas du tout. C'est pas comme ça qu' est née la résistance. Elle est née de la prise de conscience d'un homme, pas deux, pas trois.
39:57 un et elle n'est pas née de son trop plein de souffrance, elle est née de sa prise de conscience. Je vous donne cet exemple parce que on croit vraiment pas on ne sait pas ça. Cet homme s'appelle à Bacovner. Il est le chef de la choméa de Sair dans le ghetto de Vilna.
40:19 Il ne sait pas ce qui se passe. Il sait que dans les ghetau, on meurt de faim, de coups et cetera. Il sait que dans les villages de Villa, de de de pardon de Lituanie tout autour, il y a des soldats qui sont venus et qui ont tué des juifs. Est-ce que c'est dans la guerre ?
40:31 Est-ce que il sait pas on sait pas vraiment ce qui se passe. On espère, on espère ceci, on espère cela, on espère ça. Arrive un moment où au ghetto de Villa, on amène des camions pour emmener la population du ghetto de Villa. Et les jeunes se disent et lui-même se dit qu'est-ce qui se passe ?
40:49 On a son journal, il a vécu à la guerre hein, il a créé le getto de le le le kibots de le ramet. Il veut savoir ce qui se passe. Il envoie des jeunes de la chairat de sair dans ses camions. Ces jeunes ne reviennent pas comme les autres. Mais certains vont revenir et vont leur dire il y a dans la banlieu à côté un endroit qui s'appelle Ponari.
41:12 Cet endroit qui s'appelle Ponari est organisé en fausse. C'est fosses superposé étalé, réparti avec des toboggans tout autour. On mitraille les juifs arrivants qui tombent dans des toboggans, qui vont dans des fausses, qui sont recouverts par de la chaud, par de la terre et cetera. C'est-à-dire qu'on lui décrit, les jeunes lui décritent l'origine, le le l'ancêtre de le camp d'extermination avant le ziglombé, avant les gaz et cetera de façon industrielle lui la choix par bal, c'est ce qu'on appelait non c'est après c'est entre la les gaz et la choix par bal entre les et là il y a une prise de conscience d'Abakovner qui le marque dans son journal.
41:55 On veut exterminer tous les juifs jusqu'au dernier. Et c'est pas l'histoire de plutôt de Mordin ? personne non il ce sera bien ce sera après OK Mordelovic ce sera bien après. D'accord. Il prend conscience qu'on veut tuer tous les juifs. À ce moment-là il est devant deux choix. Le choix naturel hors prise de conscience. Le choix non naturel après prise de conscience. Le choix naturel, c'est peut-être qu'on va pas tous mourir, peut-être que certains vont s'en sortir, peut-être qu'on va nous demander nous mettre à genou. Peut-être que ceci le choix non naturel, c'est il faut mourir debout.
42:39 Non non, tu choisiras la vie. Non non, il faut mourir debout. Et le choix qu'il va faire, c'est c'est Masada. Ça c'est le complexe de Massada. Non, c'est de se suicider jusqu'à la fin, mourir. Aller à la mort. aller à la mort, rencontrer la mort de alors qu'est-ce que avec le palis c Je vais vous expliquer.
42:56 À ce moment-là, il envoie des estafettes, des jeunes filles dans tous les getos. Oui. Et à ce moment-là va naître toutes les révoltes de tous les ghetaos en Lituanie. Non, partout à Varsovie et partout partout de naître de cette prise de conscience. Pourquoi ? Parce que et c'est très important parce que cette action va faire qu'il vont y avoir des gens sauvés. cette action va faire que contrairement à ce qu'on croit, c'est en allant vers la mort qu'on ne va pas à la mort. OK ? Mais en restant aveugle et en restant non conscient, on y va.
43:27 Alors maintenant, je reviens aux Palestines et je reviens au crime. Bien sûr, faut nous faire la liaison là parce un peu perdu. Terrible, on est un peu perdu. Israël existe sur le plan d'un pays depuis 77 ans et depuis 77 ans, on vit des choses qu'on appelle des attentats terroristes et on croit que ce sont des attentats terroristes.
43:47 Donc on appelle ce crime des attentats terroristes. Hm hm. Et on a des lois contre les attentats terroristes. Ces lois sont même très insuffisantes puisqu'il y a des avocats notamment américains qui s'appellent une organisation shuratadine et qui font en sorte de de rénover ces lois pour que les les lois contre le terrorisme soient plus efficaces.
44:05 Vous comprenez que un un un kamikaz qui veut la mort, vous allez pas le condamner à mort. Il demande que ça la mort. Un terroriste qui veut aller à l'université des prisons israéliennes pour pouvoir monter en grade, il est très content d'avoir des peines de prison. Surtout qu'il va être échangé après, ça va coûter de l'argent et cetera. Donc ça ne convient pas. Mais ça convient pas. Pourquoi ? Parce qu'il y a un crime qui est dessous ce crime de terrorisme. Mais ce crime n'est pas connu, n'est pas dit, n'est pas n'est pas mentionné.
44:34 Ce crime s'appelle le génocide. On va on va l'appeler par commodité le terrorisme génocidaire. Ce terrorisme génocidaire, il y a trois choses dans le terroris dans le génocide : l'intention, l'exécutant et la victime. Au niveau de l'intention, on a tout ce qu'il nous faut. Depuis 1918, on a des textes qui nous indiquent exactement la volonté génocidaire des Arabes. Pas seulement la charte de Ramas, pas seulement la charte de l'EP. Katou par exemple écrit dans les années 50 ou bien Ahmou Abbas jusqu'à aujourd'hui. Donc on a l'intention génocidaire clairement marqué.
45:12 Donc vous allez me dire tiens bah alors pas de problème le crime de génocide doit être facile à déceler. Deuxièmement l'exécutant. L'exécutant, c'est la société arabe de Judée-Samarie et de Gaza qui forme depuis des années les exécutants. C'est-à-dire quand on dit les civils sont innocents, toute la société est fondée sur le terrorisme.
45:36 Les gens sont payés par le terrorisme. Les gens touchent des salaires par ça. La drogue sert à servir à ça. Les enfants sont éduqués à ça. Les familles sont éduquées dans la famille, les chaides et cetera. Tout tout est fait pour former des exécutants du génocide et pas des exécutants d'attentat terroristes, des exécutants du génocide.
45:58 Jusque-là, il y a pas de problème. La prise de conscience est claire. Ça va se corser avec la victime. La victime ne peut pas ne veut pas être victime d'un génocide. Les juifs ne veulent pas être victimes d'un génocide. Donc ils veulent se défendre. Non, ils veulent pas ils veulent pas accepter qu'ils sont victimes.
46:15 Hm hm. Ils vont dire on n pas victime en en le 7 octobre. Il y a des psychanalystes qui ont dit "Ah, ça y est encore, on est retombé dans le spectre de notre condition de victime de génocide comme une sorte de fatalité horrible." Mais on ne veut pas. On ne veut pas. On a aucun intérêt à ça. Alors, on invente le fait qu'on est victime de terrorisme. Je vais vous donner des exemple qui vont vous montrer que c'est pas vrai. Vous savez que quand vous rentrez dans tous les grands magasins, vous avez un magnomètre qui vérifie si vous avez pas d'armes, d'explosif et cetera.
46:53 Ça se trouve dans le monde entier, dans les aéroports. Oui. Oui. Pas dans les magasins. Non. Dans les aéroports. Bien. Vous avez un gardien qui vous fouille vos affaires privées. H h. On ne fouille pas les affaires privées dans le monde. Dans les aéroports, on le fait grâce au terrorisme palestinien des années 70.
47:08 Oui. Mais sinon, on le fait pas. Vous avez un objet qui traîne à droite à gauche. Un petit enfant de 6 ans, de 8 ans va le dire à ses parents immédiatement. Ça veut dire que dans sa tête, tout objet qui traîne est une bombe. Ses parents vont prévenir le gardien, qui va prévenir la police.
47:23 Le chabac travaille jour et nuit pour empêcher les attentats. C'est-à-dire qu'il y a une machine mentale de sécurité, de protection, de surveillance, de lavage de cerveau, de de de comment dire de euh bref qui fait qu'on est sous un génocide qui n'a pas lieu parce qu'il y a tout cette panoplie en marche.
47:54 Si elle s'arrête un moment, en 3 semaines, il y a plus de peuple d'Israël. Il y a plus un seul Israël. Mais encore une fois, qu'est-ce que ça a le palestinisme ? Je vous je vous expliquer ce qu' avoir avec le palestinisme. Si le palestinisme en Israël n'est pas, on va oublier tout ce que j'ai dit sur l'idéologie, hein, d'accord ?
48:13 n'est pas un ensemble de de de crimes de de crimes de terrorisme si ce n'est pas un ensemble de crimes de terrorisme. Si c'est un génocide, un génocide par étape, un génocide continu, un génocide avec intention exécutant et cetera, c'est pas le même crime. C'est pas le même crime. C'est pas les mêmes peines. et le proalestinisme en Israël. Je parle des journalistes israéliens, je parle des partis israéliens, je parle des manifestants de la rue en Israël, je parle des partis politiques arabe qui sont pro palestiniens.
48:47 Proalestiniens. Donc ils sont pour le soutien de ce génocide. Ils sont plus pour le soutien d'une cause. Ils sont plus pour le soutien d'attentat. Ils sont pour le soutien d'un génocide. C'est plus la même juridiction. Il y a la peine de mort pour les pour les génocides. Elle n'a pas été abolie depuis Aichman. Il y a un autre système qui existe qui peut se mettre en place. C'est-à-dire que là, on joue plus dans la même cour. Alors, on a Si vous voulez Mais qu'est-ce que vous voulez dire par la vous ? Il faut il faut il faut exécuter tous ceux qui sont qui sont de gauche qui sont exécut.
49:23 Non, mais c'est ce que vous dites en gros. Non, c'est pas ce que je veux dire. Je veux dire Non, non, c'est pas ce que je veux dire. Je veux dire que si on prend conscience que nous sommes c'est c'est vous savez les mots, ils ont toujours plein de chance. H euh les gens voient des choses péjorativement. J'ai étudié la Shoah très longtemps. Je suis historien de la Shoah. Vous savez les gens quand ils vont à Yadvashem ou ailleurs ou quand ils parlent de la Shoah, il dit "On n'est pas des numéros, on n'est pas une masse.
49:48 Chaque homme avait un nom, chaque homme est un individu. Ne nous parlez pas de masse humaine mais c'est une idiocie de dire ça. Alors que tout le monde dit ça. H dans les camps, la masse humaine, c'est ce qui sauvait la vie. Se cacher dans la masse permettait à des gens de se sauver après avoir été sélectionné pour la chambre à gaz en se refondant dans la masse.
50:08 Quand on pouvait plus quand on pouvait plus marcher, on faisait semblant de travailler à à épuisement total avant de mourir. Il fallait aller à 5 8 km au commando pour travailler. On peut plus marcher. On était porté par la masse. Ça veut dire que la masse qui est vue par tout le monde comme une chose horrible, une chose négative, péjorative, c'était une chose qui sauvait la vie.
50:36 Et alors parfois on voit les choses selon on s'imagine que c'est péjoratif le fait d'être victime de génocide de façon presque ontologique. Vous savez qu'on est né d'un génocide, les Hébreux devaient être tués par les Égyptiens. Les Égyptiens vouent tuer tous les premiers nés et tous les enfants hébreux. On est né d'un génocide avant même que Pharaon nous appelle peuple, il y avait déjà le projet d'exterminer ce qui sera un peuple. Donc cette accusation de génocide pour les juifs et les Israéliens, vous l'avez complètement inversé. C'est nous qui sommes des génocidés.
51:12 Exactement. Mais j'ai mais je l'ai pas inversé parce que l'Égypte c'est bien avant qu'on que eux l'inverse. On est des génocidés. Je veux pas rentrer dans la cabala parce que si vous voilà parce que parce qu'en fait on comprendrait en quoi le fait d'être génocidé le fait d'être génocidé est lié à notre identité.
51:28 Et tout ça c'est dans le bou alors attendez alors attendez je juste finir je conclu en de mot une petite phrase alors seulement plus ça c'est dans le bouquin tout ça c'est si on arrive à prendre conscience le livre noir du voilà si on arrive à prendre conscience oui que le crime dont on est les victimes et sans avoir honte d'en être les victimes, c'est un véritable génocide et pas autre chose alors on rentre dans la phase active qui est la création d'un droit adapté contre contre le crime de terrorisme génocidaire ou de pro palestinisme, c'est-à-dire de soutien au terrorisme génocidaire.
52:09 On rentre dans cette catégorie là et on peut le faire. Comment on peut le faire ? C'est pas simplement les députés qui changent les lois. Nous-même, on est que 7 millions de juifs ici. On a très peu de députés, 120 120 députés qui sont pas dans par région, qui sont nationaux. Oui. Donc l'idée de ce livre, c'est que le livre va se terminer sur une 4è partie qui est juridique dans lequel on propose qu' sont pas des projet de loi mais qui sont des déclarations de loi. Je vous en ai sorti une mais pendant tout le trajet je l'ai remagné parce qu'il faut vraiment que ça soit travaillé.
52:40 Ouais mais les les nos amis téléspectateurs et auditeurs, je les laisse avoir ce teasing pour acheter le bouquin quand même. Vo enf en À la fin du bouquin, à la fin du livre noir, vous aurez toutes ces lois dont le but est d'arriver à les faire passer par des pétitions successives et à les faire passer en en étant en rapport avec les députés et à changer.
53:02 L'idée c'est c'est de ne plus pleurer sur les victimes du terrorisme. C'est qu'il n'y ait plus de terrorisme, c'est qu'il n'y ait plus de génocide contre les juifs. Isaac Atia, on pourrait en parler encore pendant des heures. Faudrait faire un feuilleton quoi finalement, je Mais c'est captivant. C'est c'est il y a même un côté émouvant quand vous nous parlez de de de de toute cette partie sentimentale donc du du des de de du peuple juif et surtout de ce qui s'est passé avant et de ce qui se passe maintenant. Mais je renvoie ce livre, le livre noir du du génocide. Oui.
53:39 Alors, on va l'appeler le livre noir du palestinisme. Vous pouvez l'obtenir en allant sur le site de Israël Magazine. Voilà, c'est ça. Israël Magazine, c'est Magazine. Et vous allez trouver de possibilité de l'acheter. L'avantage de l'acheter maintenant, c'est qu'il vaut 150 chez elle et qu'il vaudra 250 quand il sortira en librairi. Mieux le faire maintenant. Voilà. Voilà. Merci beaucoup Isaacia. C'était très très intéressant et je rappelle que cette émission et cet entretien captivant et bien vous allez pouvoir le retrouver sur tandemtv.net, le site internet, également sur évidemment la vidéo YouTube.
54:13 Et puis si vous habitez en Israël, il y en a quand même un certain nombre, vous allez pouvoir retrouver cet entretien euh dans via le site via pardon le réseau Annatel et surtout abonnez-vous. Merci à vous. À bientôt à d'autres sur d'autres émissions pour continuer. Au revoir à tous. [Musique]