0:13 [Musique] Bienvenue sur Tandem TV et bonjour Itian. Bonjour Bib. Ça fait longtemps. Ça fait longtemps exactement mais on va pas dire depuis combien d'années. Vous avez été ambassadeur de carrière je crois pendant 40 ans et puis vous êtes aussi expert en diplomatie et en protocole également fondateur et éducateur. Mais avant de parler de vous et de vos activités actuelles, iteldan quelques questions sur l'actualité. Alors, d'abord, depuis le 8 octobre, le 8 octobre, comment expliquez-vous cet emballement international non seulement contre Israël mais contre les juifs ?
0:56 Ben écoutez, c'est une continuité de ce qu'il y avait avant le 7 octobre, le l'antémitisme qui existait avant, l'islam anti-isélien, l'Europe qui se veut rapprocher de de l'Iran et de et des pays arabes et musulmans. Donc c'est une continuité mais qui mais qui a pris des dimensions incroyables après quelques jours où il y avait un peu de compassion.
1:25 Je me rappelle pour Israël, je me rappelle la visite du président Macron en Israël où il parlait de soutien total à Israël et de la nécessité de construire une coalition internationale contre le terrorisme. Moi, je l'ai applaudi à l'époque, mais après quelques temps, j'ai vu que la France a commencé à critiquer Israël pour la situation euh humanitaire à Gaza.
1:52 Tout d'un coup, on a oublié, on a commencé à oublier ce qui s'était passé le 7 octobre et qu'on a affaire avec les terroristes qui ne sont pas seulement une menace pour Israël mais pour pour les les les pour tout le système international financé par l'Iran avec d'autres groupuscules terroristes. Mais vous qui êtes un diplomate de Huran et et donc je le disais avec une expérience extraordinaire, mais comment expliquer tout d'un coup cet emballement euh euh mondial où euh à part quelques pays, quelques îles même, je pense au Tonga et à d'autres îles du Pacifique et des États-Unis et A Trump, on a l'impression qu'ils se sont tous donnés le mot pour condamner nonstop.
2:36 on le voit encore depuis depuis depuis hier, c'est toujours la même chose. Il condamne non stop sans aucune sans aucune volonté de de peser le pour et le contre. Oui. Donc, vous avez raison que il y a eu euh après le 7 octobre et après quelques jours de de d'amitié à l'égard d'Israël, la guerre a continué et elle a continué et elle a continué des mois et des mois et des mois.
3:00 Et ce que les télévisions du monde montrent à et à leurs téléspectateurs, c'est Gaza. Gaza en ruine, Gaza des des pauvres Palestiniens tués. À droite à gauche, on a oublié l'aspect principal qui est le terrorisme qui a attaqué Israël et qui a causé tout ce problème-là et l'Iran derrière. Et on a oublié cela.
3:23 Et on et comme d'habitude la société civile dans les pays européens et a commencé à contre Israël à l'époque palestien. C'est une continuité mais ça a pris une ampleur parce que la guerre a continué que chaque jour ces images à la télévision ont détruit totalement l'image de d'un Israël qui qui lutte contre le terrorisme.
3:52 Et donc il fallait il fallait applaudir Israël. quelques pays l'ont fait mais très vite l'ONU l'ONU a pris le leadership de cette de cette campagne anti-israélienne à travers la commission des droits de l'homme à travers le conseil de sécurité spécialement avec l'assemblée générale où tout peut passer parce que il y a un bloc arabe et musulman à l'ONU qui est de près de de 60 pays et qui fait peut faire passer n'importe quelle résolution contre Israël et c'est ce qui a été fait absolument.
4:32 À partir du moment où continue à être fait. Oui. Absolument. Absolument. À partir du moment où c'est contre Israël, il pourrait dire que la lune est verte ou rose, quoi. Exactement. Là, il y a pas de changement avant la guerre et après la guerre. Le fait est que c'est vrai qu'il y a des le nombre de morts à Gaza est élevé, mais pour nous le nombre de morts chez nous est très très élevé aussi.
4:54 Il y a 2 jours, j'étais avec 30 ambassadeurs étrangers. Le français n'a pas joint euh l'ambassadeur de France n'a pas trouvé un intérêt dans ce déplacement là. Donc on a visité le sud d'Israël, on était à Faraza, on a visité Zikim, on a planté un arbre dans la forêt de Magen. Donc on en a montré aux diplomates ce qui s'est passé dans cette région et ceux qui viennent et qui voient et qui entendent de première main et l'histoire du 7 octobre et de ce qui s'est passé avant le 7 octobre, tous les missiles, les attaques et donc ils comprennent ils comprennent mieux mais il y a au-delà des ambassadeurs qui sont présents en Israël, il y a les officines, il y a le kéos il y a les intérêts.
5:47 suis qu'est-ce que la France traverse avec l'Algérie. Donc je vois qu'est-ce qui se passe. Peut-être que il va en prendre une fois pour toutes avec les affaires. Mais ce qui est absolument incroyable ce que vous voulez nous dire là en nous parlant de cette euh escorte vers les le le sud et la région de Gaza de 30 ambassadeurs.
6:05 L'absence l'absence de l'ambassadeur de France. Mais c'est scandaleux quoi. Je franchement moi je je considère ça comme scandaleux. Il se peut qu'il y était il se peut qu'il y était avant. Il se peut qu'il ira plus tard. Oui, mais bon, et je ne veux pas dire par là, je je regarde je regarde le site de l'ambassade et l'ambassade, je veux pas dire que l'ambassade ne s'est pas identifié au malheur d'Israël et et aux victimes israéliennes.
6:33 Non, mais et on attendait de voir tous les ambassadeurs venir. Il y en a une quarantaine parmi eux, des Européens, des grands pays européens. Mais bon, c'est une autre histoire. Les relations franco-israéliennes figurent dans mon livre dans deux chapitres. Vous allez en Non mais puisque vous parlez de votre livre, on peut en parler tout de suite. C'est un livre qui a un titre extraordinaire, un diplomate c'est en hébreu hein les loa, un peu comme la ville de Tel-Aviv qui ne s'arrête jamais. Vous avez été effectivement, nous on se connaît depuis je dirais pas le nombre d'années, mais un diplomate nonstop. Alors vous quoi ?
7:10 Ce sont des mémoires. C'est c'est expliquez-nous ce liv qui est en hébreu. Il n'est pas encore traduit en français. C'est vrai. J'ai l'intention de le traduire plus tard. Euh tout cela ça provient d'une passion. Ceux qui m'ont connu quand j'étais en poste à Paris. J'étais en poste à Paris dans les années 70 en tant que porte-parole de l'ambassade et je suis revenu à Paris dans les années 90 en tant que ministre plein potentiel à l'ambassade d'Israël et je suis revenu en 2001 jusqu'à 2003 en tant qu'ambassadeur à l'UNESCO et au Conseil de l'Europe.
7:44 Donc ceux qui m'ont connu euh ont très vite vu qu'il y avait ici un homme passionné, passionné pour son pays, passionné par la communauté juive. et et en France euh qui pour moi était le principal allié dans toutes mes démarches de diplomatie publique et de soutien euh pendant toutes ces années où la gauche française n'était pas gentille avec Israël et je me rappelle aussi l'extrême gauche.
8:18 Alors voilà, c'était pas facile mais moi j'étais passionné et j'ai décidé de dédier ma vie à ce c'est pas c'est pas un métier la diplomatie c'est un métier Oui mais d'une autre mais c'est aussi une mission je c'est chout voilà on est vrai c'estout absolument une oui en français on pourrait dire sacerdoce ou effectivement une chloute dans l'hébreu j'aime bien le mot aussi d'ailleurs vous avez failli appeler J'ai quelques indiscrétions puisque vous êtes originaire de vous êtes né au Maroc, vous avez failli appeler votre livre de la ville blanche donc Casablanca à la ville blanche de Telaville.
8:57 Je veux trop Exactement. Exactement. Euh en écrivant le livre, j'ai redécouvert le Maroc en pays où je suis né à Casablanca et je me suis réconcilié totalement avec mon identité marocaine, ce qui n'était pas le cas quand je suis arrivé en Israël en 56. un enfant de 12 ans et adopté par que je suis monté tout seul avec mon frère qui qui est parti avec son groupe qui ils m'ont laissé tout seul au kibot et kibou kib religieux duakiba le kib duiva exactement et j'ai été adopté par une famille polonaise et j'ai traversé un processus d'ashkenasisation et voilà et je voulais totalement oublier mon passé marocain j'ai essayé de fuir mon destin.
9:47 Mais je n'ai pas réussi. C'est impossible. C'est impossible. Impossible. Mais c'est mais c'est compréhensible. Les nouveaux immigrants, ils veulent s'adapter, s'intégrer très vite dans le pays, mais c'est pas facile. Mais et j'ai retrouvé mes racines et l'école de de jeunes diplomate que dont je préside aujourd'hui. On va en parler. On va en parler. On va en parler. Et le le slogan de cette école, c'est en arabe marocain. Ça veut dire quoi ? Celui qui ose Celui qui ose gagne. Ah bon ? Pas mal, pas mal. Vraiment un arabe marocain en plus. Extraordinaire. Alors je veux revenir de m à la à la à l'actualité mais parce que elle va elle va également vous intéresser.
10:34 Quel est votre regard sur le déficit de relation publique ici en Israël ? On dit Asbara de l'État d'Israël. Tout se passe comme si Israël avait laissé à des personnalités juives à travers le monde le soin d'assurer le relais de cette asbara. C'est-à-dire que j'ai l'impression qu'il y a quand même un déficit.
10:53 Comment vous l'expliquez-vous ? Quel est votre regard là-dessus ? Écoutez, le travail de la ASBARA dont vous parlez, c'est les la ce que ce qu'on nous on appelle aujourd'hui le la diplomatie publique. C'est un travail de chaque jour de et c'est très difficile quand on est un petit pays et qu'on a seulement 100 ambassade dans le monde et il y a près de 200 pays mais nous nous sommes représentés dans 100 pays mais dans le pays dans les pays les plus importants pour Israël sur le plan de de la de des des des de la qualité de ces états-là de leur poids dans dans les relations internationales, nous n'avons pas fait assez pendant les ces dernières années pour avoir une image plus ou moins acceptable par la les sociétés civiles.
11:49 Prenez les États-Unis. Moi, je me rappelle que mon premier poste aux États-Unis, c'était en 75. J'étais le consul à Houston pour tout le sud-ouest des États-Unis. Et déjà à l'époque quand je visitais les États différents et que quand je faisais des conférences dans les université, j'ai vu qu'il y avait des des tirers des des comment qu'on appelle ça ?
12:16 Des des départements universitaires dédiés au proche Orient. Et quand j'ai demandé mais et qui c'est qui enseigne et qui c'est qui finance cela ? On m'a dit le Qatar. Qatar c'était le pays du golf. Oui, déjà en 75. Depuis ces années-là, ils ont développé un réseau de présence et d'influence dans tous les États américains à travers l'argent qu'ils ont mis dans ces universités, à travers l'argent qui financionnels de la propagande proha américains.
12:53 Et c'est depuis les années 70. Incroyable. C'est un processus qu'on avait qu'on a peut-être vu de de côté comme ça, mais on n pas on s'est pas imissé dans cette histoire là, dans ce problème et on l'a pas combattu et maintenant il a explosé ces dernières dernières depuis la guerre, il a explosé en face des yeux de du monde entier.
13:16 Mais est-ce que l'État est-ce que l'État d'Israël peut faire quelque chose aujourd'hui ou essaie de faire quelque chose ? On a l'impression qu'ils sont perdus. On alerte, on alerte comme vous avez vu aux États-Unis, on a on avait pas besoin d'alerter les les dirigeants américain. même maintenant ça ils sont attachés à à cette à ce problème là et il y a déjà des des militants palestiniens professionnels qui sont arrêtés et un processus a commencé aux États-Unis euh de d'essayer d'éclairer ce problème-là et peut-être d'empêcher que des argents qui arrivent de de d'un pays terroriste comme le Qatarre, c'est un pays terroriste.
13:58 C'est vrai que nous sommes en contact avec eux pour libérer les otages parce que la libération des otages c'est la tâche la plus importante d'Israël aujourd'hui. Pour moi, elle est plus importante que mener la guerre encore à Gaza. Alors euh é ma dernière question d'actualité, après on passera à à la vote personnelle.
14:22 Que pensez-vous de de l'invitation de Jordan Bardella et de Marion Maréchal à la conférence sur l'antisémitisme organisé par le ministre de la diaspora Michail Chiklin ? Et ben je suppose ça peut peut-être ça va être conn quelqu'un mais pour moi pouroi je serai contre pourquoi je serai compte je vous je vous raconter une anecdote.
14:43 Quand j'étais ambassadeur au Danemarc euh je le au pouvoir il y avait le Parti social-démocratique donc la gauche et la gauche était très critique à l'égard d'Israël. Et quand on est ambassadeur d'un pays, qu'on représente un pays dans un pays étranger, on cherche des amitiés, on cherche des gens qui vous soutiennent. Je parle dans dans la dans le paysage politique et c'est comme ça que je suis arrivé à ce queon appelait à l'époque un parti populaire qui est de qui est de droite et qui pour certains dans la communauté juive très libérale comme comme aux États-Unis avec les démocrates très libéral n'est pas acceptable.
15:28 Mais moi je me suis dit on a si on a tellement peu d'amis il faut cultiver cette amitié là. en étant sûr et certain, il n'y a aucune racine d'antisémétisme et qu'il n'y a rien d'antiraélien. Le parti de Marine Le Pen, oui, il y avait des antisémites. Son père était antisémite et oui, à l'époque, ils étaient extrême croites, mais depuis ils ont fait un long chemin. Ils ont ils soutiennent Israël de pas depuis la guerre de d'octobre, même avant. Oui, regardez les clar même les même les Clarferd le disent.
16:07 Même les Clarferd, les la famille Clarferd ou ils soutiennent ils soutiennent Israël, il dénonce l'enclismétise. Alors pourquoi toute cette pourquoi ce scandale ? C'est le LFI qu'il faut condamner. Exactement. C'est eux qui faut empêcher de de faire entrer en Israël. On a bien l'antisémitisme et l'israélienme en France, c'est eux qu'il faut condamner. Bardela et Marchal sont les bienvenus en Israël. Quelles sont les qualités euh invisible ou un train sec pour devenir un bon diplomate et finalement pour être un bon amostadeur d'Israël à l'étranger ?
16:54 Euh ça me rappelle une anecdote avant de vous répondre mais qui est relatée à votre question William, c'est que Albert Einstein en 1948 habitait New York et il a entendu que Abah Eben qui était l'ambassadeur d'Israël à l'ONU et à Washington devait donner une conférence et il est venu incognito à cette conférence.
17:19 qui était assis et au bout de la salle et il a écouté Abah Eben et Abaheben était connu pour être un des meilleurs conférenciers au monde. Il parlait 10 langues à la fin de son discours de Habeven et et Albert Einstein est venu chez ABEN, il lui a dit "Monsieur l'ambassadeur, votre discours était formidable.
17:42 Maintenant, je comprends pourquoi des petits pays ont besoin de grands ambassadeurs. Les grands pays n'ont pas besoin de grands ambassadeur parce que leur force, leur leur leur power et parle pour lui-même mais ou leur puissance. Mais les petits pays, ils ont besoin de grand. Donc la capacité de communication est centrale pour le succès d'un ambassadeur ou d'un diplomate. C'est et d'ailleurs c'est pour tout le monde. Mais dans ce domaine de la diplomatie parce que de quoi il s'agit de la diplomatie ? C'est une négociation.
18:18 Il faut essayer de persuader, c'est la diplomatie publique, il faut parler à des publics différents, à la télévision, à la radio, dans les dans les chaînes sociales. Donc c'est très important de savoir communiquer d'une façon efficace. Deuxièmement, il y a un autre une autre qualité pour un bon diplomate. J'ai parlé de la curiosité. Un bon diplomate doit être curieux. Il doit aller de l'avant. il doit visiter le pays où où il où il travaille. Il doit visiter tout le monde. Il doit pas négliger tel ou tel groupe ou personne. Et dans mon cas à moi, ce qui a fait mon efficacité à moi, c'était cet engagement d'abord et deuxièmement c'était un engagement qui était, je dirais-je, euh un engagement avec force.
19:15 Ça veut dire que j'étais engagé et je ne je ne laissais rien passer quand on attaquait Israël. Et moi l'exemple, un des exemples les plus importants de ma carrière et il figure dans le livre, c'est le ministre des affaires étrangères du euh du Danemark qui accuse qui accuse Israël au lendemain de l'élection de Ariel Charon comme premier ministre en l'an 2000.
19:38 Il dit comment qu'on va travailler avec l'homme de Sabra et Cha là et tout cela. Et moi quand j'ai entendu ça, j'ai réagi ouvertement et de la façon la plus la plus offensive. Qui êtes-vous monsieur de vous imissez dans les relations intérieures d'Iv dans de la Nous sommes une démocratie. Le peuple a décidé en Israël, il veut a rien charon. Mais c'était pas à vous de critiquer ce choix. Ça fait fureur au Danmar un petit ambassadeur comme ça s'élève contre le ministre des affaires étrangères du pays. Mais sachez William que ça m'a valu beaucoup beaucoup de chevakim, beaucoup de louange, beaucoup de félicitations et j'ai fait choisi même l' semis par un des journaux du Danemar.
20:30 Ah ben j'ai un paragraphe dans mon livre diplomate d'offensile. Quand j'ai quitté le Danemark, quelques années après, l'ambassadeur d'Israël au Danemark m'a envoyé un papier et qui était publié dans un journal. Et dans ce journal et dans ce papier là, dans cet article, on raconte un rassemblement de tous les diplomates danois après les problèmes qu'ils ont fait.
20:56 Ils ont fait face après les cartoons de Mohamed après les Oui. Oui. les dessins les dessins les dessins de de contre Mohamed publié dans un journal danois et et dans cette réunion des ambassadeurs, le directeur général a dit "Vous vous rappelez qu'il y avait ici un ambassadeur israélien au Danmart ? On l'a pas tellement aimé parce qu'il s'issait trop dans nos affaires. Il était partout, il parlait, il a utilisé ce que nous on a fait quand nos ambassades ont été incendiés. Il a fait de la diplomatie publique et c'est ça qui nous a nous a préservé de désastre nous les les Danois et suite à cette à cette au problème des cartons de de Mahomé de Maomé.
21:42 Alors pour moi, c'est la meilleure c'est le meilleur compliment que j'ai pu recevoir et qui a affirmé que l'engagement et l'offensive pour un diplomate israélien, c'est le pain et le beurre. Il faut être offensif. Il ne faut pas attendre recevoir des gifs et continuer comme si rien n'était. Non, il faut Et en France, j'ai eu les mêmes problèmes dans les années 70. Ah bah oui, ça j'imagine j'imagine. Ouais, ça très difficile pour moi. Dans mon livre, j'écris que je pense pas que j'ai réussi ma mission en France dans les années 70. Je l'ai réussi plutôt dans les années 90 quand j'étais le ministre à l'ambassade.
22:25 Et là, j'ai appris des leçons de la première fois et là, j'attaque et là, j'attaque tout à zimut. Alorseldan, vous êtes fondateur et président du club des ambassadeurs étrangers en Israël depuis 2011. À quoi ce club sert ? À quoi ça sert ? Alors quand j'étais chef du protocole du protocole, j'ai réalisé que les diplomates reçoivent du ministère des affaires étrangères tout ce qu'ils doivent recevoir comme analyse politique diplomatique et tout cela.
22:59 Mais il n'y a pas une structure non formelle ONG, une ONG qui qui leur permettent de se retrouver ensemble, de voyager à travers le pays, de rencontrer des gens, de rencontrer des organisations, de visiter le pays, de le comprendre en direct. et j'ai établi, c'est là que j'ai fondé et le le club et depuis ce club là vraiment est devenu un élément essentiel de ce qu'on appelle la la soft diplomatie, c'est la diplomatie diplomatie légère légère pour faire pour faire le le moto de mon club, c'est connecting diplomat Israël, c'est connecter les diplomates étrangers.
23:49 à l'état d'Israël. Donc cette visite avec le keragemet dans le sud d'Israël il y a 2 jours était une visite très importante pour comprendre qu'est-ce qui s'est passé à Nova, qu'est-ce qui s'est passé à Faraza, qu'est-ce qui s'est passé dans le sud et on a reçu, on a rencontré des gens, on a rencontré des gens qui nous ont expliqué tout cela.
24:10 Donc euh je suis très content que ça continue. Je voulais vous donner un petit tip. Euh le 5 mai, notre club va le le 5 mai, nous organisons une cérémonie world cérémonie, une cérémonie où nous allons donner des certificats d'appréciation, récompense de récompenses. Ouis. à à des de récompenses à des à des groupes israéliens qui représentent le sujet de cette 77e anniversaire de l'État d'Israël qui est des pont Charin Chelva des ponts le pont de l'espoir du pont de l'espoir donc c'est le sujet de cette année de toute l'année qui va venir de à partir de Oui.
24:57 Donc moi, j'organise un événement où j'invite tous les diplomates pour qu'ils voient que le club participe à donner à discerner ces certificats à des organisations qui ont fait qui ont contribué. Par exemple, une des de ces associations, c'est celle qui s'occupe des des soldats et des gens de la nova qui sont qui ont peut-être touchés et par par par les par la guerre.
25:24 Par la guerre. Ouais. Alors, j'espère d'ailleurs que dans ce club, il y a la France quand même. Euh, ça ve du mitatif. Je ne les vois pas venir à nos activités. Oh là là là. Bon euh je dirai rien, je vais rester moi aussi diplomate. Vous êtes aussi directeur de l'école isralélienne pour jeune ambassadeur.
25:49 On a dit deux mots tout de suite. Enfin, il y a au début de de notre entretien depuis 2012, à qui se destine cette école ? Euh et et pourquoi vous l'avez créé quoi ? parce que vous avez trouvé qu'il y avait un manque également lors de de de hasbara, un manque de relation publique, de diplomatie, de de la communication avec quelques amis et la directrice du centre de de la jeunesse israélienne, du leadership de jeunesse israélienne, direction, nous avons euh nous avons décidé d'avoir une école diplomatique pour les jeunes et nous nous sommes dit à l'époque déjà, c'était en 2012 comme vous l'avez dit que c'est très important de commencer très tôt à expliquer aux jeunes israéliens qui qui ne sont pas nés seulement en Israël ou au Proche-Orient, ils sont nés dans le Global Village, dans le village global. Et ce village global, il a un agenda, il a un agenda international, le climat, la pauvreté, la santé, tous les sujets qu'il y a euh dans dans sur la gang de de la la communauté internationale.
27:03 Donc le but était de faire de des des des citizens of the world, des des citoyens du monde et qu' qu'ils élargent leur leur leur leur leurs idées et les amener en contact avec des jeunes non israéliens dans toute Europe. Depuis 2012, j'ai mené personnellement plus que 60 délégations de jeunes 40 chaque fois 40 30 habillés comme jeune diplomate avec ravage et cetera. On les a amené à l'étranger.
27:39 Je les ai amené deux fois en France. Une fois, je me rappelle, on les a amené à l'école George Brassens. À l'école George Brassens à Paris, vous savez ? Oui, à Paris. C'est une école secondaire. D'accord. Et vous savez quand on vient dans un endroit, chaque fois on amène des cadeaux. Oui. Le sujet des cadeaux est important dans les relations diplomatiques aussi. Oui. Oui. Alors, on s'est posé la question quel cadeau on va amener à cette école de George Brassens ? Les pipes, je suppose. La pipe de George Brin. La pipe de George Brissens. Non. Non.
28:14 Ben, on leur amené les chansons de George Brassen chanter en par comment il s'appelle ? Je me souviens plus son nom. Ah là là. Bana banaille par banaille par banaille. Par banaille. Voilà. Ah bravo. Bravo. Alors la directrice elle était heureuse, on a fait entendre ça aux élèves. C'était formidable. Quand on arrive dans un pays, il a dit prenons la France, on visite le ministère des affaires étrangères, on visite le Parlement, on va au Sénat, on va à l'ambassade, on rencontre les diplomates israéliens, on rencontre, on va dans les écoles, on rencontre les écoliers.
28:52 On est parti aussi et commémorer la choix. Et où est-ce qu'on a commémoré la choix ? À côté de la Tourfel. Tous les jeunes Israéliens qui vont en France, ils visitent à Tourfel. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas qu'à côté il y a Qu'est-ce qu'il y a à côté ? Oui, le le fameux le fameux euh un monument pour les le le Veldive juste à côté pour la raf du Veldive. Exactement. Et c'est là qu'on a fait une commémoration avec des avec des chrétiens et des musulmans. Ah d'accord. Nous avons quelque chose euh inter interface intercommunautaire.
29:35 C'était très émouvant. Alors chaque fois qu'on va dans un pays, on commémore la Shoah aussi. On rencontre les des communautés juives. D'ailleurs, j'étais à radio juif, à Radiolog J, à RCJ et cetera et cetera. Tandem existait à l'époque ? Ah écoutez non peut-être pas RCJ oui parce que j'en fais partie mais tandem existe depuis quelques années.
29:57 On s'est rencontré. Oui même même non même plus longtemps avant mais enfin je veux dire on va pas donner notre âge. Est-ce que de ces jeunes il y a eu des des diplomates qui ont qui sont sortis de ce de ces groupes de jeunes ? Non. Et ben il y en a deux ou trois mais que cette école c'est pas de former des jeunes c'est pour les former à être des citoyens du monde et à s'intéresser à la chose des relations internationales.
30:24 C'est très important pour comprendre le monde où ils vivent. Et ben voilà, merci beaucoup Itseld de cet entretien sur Tandem TV. Euh et vous êtes vous avez toujours ce panache que je vous connais depuis tant d'années. Je vous souhaite une bonne continuation et comme on va se rapprocher de Pessard et ben bonne fête de Pessar Axamer.
30:45 Merci William. J'étais très heureux d'être sur pandème et je saisis cette occasion pour envoyer tous mes vœux à la communauté juive de France que j'ai que j'ai toujours aimé et que j'aime beaucoup et que dont le soutien à Yvrel est un exemple formidable. Merci de l'avoir dit et puis si vous voulez revoir cette émission, n'hésitez pas, vous pouvez le faire sur YouTube et vous pouvez également vous abonner à Tandem TV. Merci monsieur l'ambassadeur, à bientôt. Au revoir. Merci William, à bientôt. Shalom.
31:17 [Musique]