0:13 [Musique] Bonjour, bienvenue sur Tandem TV et aujourd'hui nous avons le privilège d'entrer dans l'univers singulier d'une artiste qui bouscule les lignes et les silences. Fadilata, vous êtes une citoyenne du monde humaniste. Après 7 octobre 2023, vous avez peint et fait les portraits des personnes massacrées au festival Nova ou dans l'équibo ? Vous vous êtes engagé aussi et vous êtes toujours engagé pour la libération des otages détenus par le Hamas. Hm hm. Fadila, expliquez-nous le pourquoi de votre engagement alors que le communautarisme est plus que présent aujourd'hui. J'ai toujours fait du dessin engagé, j'ai toujours été engagée et j'ai toujours dénoncé ou dessiné ce qui faisait mal ou ce qui m'interpellait, ce qui me faisait rire aussi.
1:01 Euh ce qui m'amusait, c'était une façon d'exorciser les choses. Le 7 octobre, il s'est passé quelque chose qui moi m'a m'a juste terrifié comme des millions de de personnes qui ont assisté en direct à un massacre, donc en live. Donc j'ai dessiné, comme je l'ai toujours fait sur les femmes iraniennes, sur les femmes afghanes, sur tout le monde quoi.
1:22 Enfin à ma grande surprise, donc ça a fait des millions de vues et surtout j'ai été mais harponnée. Donc vous avez parlé de communary là c'était plus qu'un communarisme. Là c'était euh quelque chose de politique. Ça devenait politique, ça devenait une assignation à prendre un parti, un camp, choisir un camp. Et sachant que pour moi, le seul camp qui puisse exister, c'est le camp de l'humanité quoi. Enfin, de l'humanisme. Je veux dire, je me suis pas dit tiens Chanilou, elle est juif, je vais pas la dessiner. Enfin, j'ai j'ai même pas réfléchi à ça. Vous avez hésité avant de de publier vos dessins, vos peintures ?
2:02 Non, au départ non. Enfin, au départ, je dis bien au départ, hein, parce que je l'ai fait comme je l'ai dit, on m'a jamais calculé, on m'a jamais vu, enfin personne m'a jamais rien dit, personne m'a jamais commenté, j'avais trois likes qui se battaient en duel, enfin je veux dire 10 vues. Mais bon, moi je je continuais à faire ce que j'ai toujours fait toute ma vie, quoi. Là, d'un coup, je me suis dit "Mais qu'est-ce qui se passe quoi Enfin et euh donc j'ai continué et euh parce que il y a une chose que je me refuse de faire, c'est qu'on me donne des injonctions.
2:30 Moi, je suis une combattante pour la liberté, la laïcité, la liberté de croire, de ne pas croire, de faire, de ne pas faire. Euh la liberté est tout court. Donc à partir du moment où je suis un cito une citoyenne libre, euh donc je je dessine ce que je veux et je parle de ce que je veux.
2:47 Finalement, il y a pas question de prendre un camp ou de parce que j'ai pleuré pour une femme juive, ça veut dire que je ne pleure pas pour un enfant palestinien. Et aussi aberrant que ça puisse paraître, ce qui m'a moi vraiment choqué par contre en en plus, c'est que chaque fois que j'ai dessinné euh une victime juive, j'ai eu mes des des des dizaines.
3:11 Moi, je sais que j'avais une j'ai une amie qui m'aidait à le soir à à regarder comment faire pour faire tomber ce flux parce que je pouvais pas être en menace comme ça. Je me disais là, ma famille c'est le vois ça. Je pense dire quel qu'est-ce que qu'est-ce qui arrive qui lui arrive ? Ouais.
3:27 Ben non, mais ils auraient eu peur moi. Donc donc ma solution ça a été de bloquer bloquer bloquer en masse et allez à ce moment-là on était encore dans le blocage où les personnes pouvaient plus intervenir, c'est masqué. Par contre, quand je dessinais un enfant palestinien, il n'était pas là pour dire euh c'est bien euh super euh à like, rien.
3:46 Et euh les personnes juives, je savais qu'elles étaient juives, hm hm. venaient mettre un pouce Oui. sur l'enfant palestinien que je venais de dessiner. C'est-à-dire qu'il n'y avait aucune haine. Donc, il y a eu deux types de personnes qui m'ont attaqué. J'ai eu donc les personnes de ma soi-disant communauté, donc ceux qui voulaient pas que je m'échappe de quelque chose et qui auraient voulu que je dessine pour eux, uniquement pour eux, mais surtout pas pour les juifs. Sacrilège pour eux et et qui était choqué. Donc j'ai eu droit à tout hein.
4:28 Je veux dire les insultes, j'aime pas les répéter parce que je veux pas leur donner ce crédit. Non, voilà, on va éviter voilà, ils m'intéressent pas. ces personnes ne m'intéressent pas. Euh c'était des ordres après. Donc ça a été en partie politique, c'est-à-dire que malheureusement c'était très peu, ça représentait 10 %. Il y a des personnes d'extrême droite parce que j'ai retrouvé les profils d'extrême droite qui se faisaient passer pour des Mustapha. Il c'était des faux profils. C'està-dire que dans les 10 % hein vraiment ça a été répertorié puisque j'ai des captures d'écran et cetera et tout.
4:56 Je suis allé regarder dans les comptes des personnes qui se faisaient passer pour des musulmans, on va dire comme ça pour montrer que c'était des gens qui m'insultaient. D'accord. Oui. Pour inverser pour inverser le truc. Et donc là après, j'ai commencé à comprendre que ce à quoi j'avais à faire c'était un problème politique et non plus humaniste.
5:12 Parce que toutes les personnes humanistes que j'ai rencontré donc sur X qui est un réseau qui normalement n'est pas dédié à l'amitié hein. Ben j'ai rencontré plein d'amis hein. Par rapport au dessin. Moi, j'en reviens au défun aux peintures que que vous avez faites. Ça vous est venu tout de suite au lendemain du 7 octobre. Comment comment vous est venue l'idée en fait et l'idée et l'envie j'imagine votre sensibilité, l'émotion, votre côté humaniste. Ouais. Ça vous est venu quand ? Euh le bah le soi-même Shanny Luk euh bah j'ai décidé je l'ai décidé dans la nuit et je l'ai publié le matin enfin le le le 7 octobre le 8 octobre mais j'assistais à deux choses.
5:53 C'est-à-dire que euh donc j'avais cette cette euh parce que j'écris aussi hein. Donc euh donc je racontais ce qui se passait mais là j'avais pas trop de mots à ce moment-là pour raconter Channy Lukou. Mais ce qui m'a interpellé, c'est que en même temps, donc je je continue à visionner les vidéos et et je m'envoyait euh je m'envoyais des liens euh je m'envoyais les liens des vidéos qui me choquaient, des portraits des personnes que je voulais dessiner.
6:22 C'est comme si elle me parlait. Finalement, il y a des victimes qui m'ont Bon, je suis pas en train de dire que je suis dans enfin médur. Ouais. Voilà. Pas du tout. C'est pas ça, c'est que c'était euh une relation qui était euh fusionnaire euh comme comme pour les petits palestiniens que j'ai dessiné.
6:38 Euh euh je peux pas expliquer pourquoi je dessine telle personne et pas une autre. Moi, je sais qu'il y a des personnes qui m'envoyaient pour que je dessine. On m'a fait des demandes, il y a eu des demandes et euh j'ai jamais répondu tout de suite à et il fallait que je regarde d'abord, il fallait que je vois que commence à me parler.
6:57 C'est pas un tri de victime, mais c'est vraiment euh c'est l'émotionnel. C'est émotionnel et c'est est-ce que je saurais faire ? Est-ce que je serais à la hauteur de retransmettre ? parce que parfois c'était tellement dur que je savais pas si j'étais capable surtout quand on me demande quand ça vient de moi à la limite mais quand on me demandait est-ce que j'aurais été à la hauteur de restituer ce qu'elle attendait la personne et ça ça a été le plus gros défi.
7:22 Donc il y a quelques victimes comme ça que j'ai dessiné euh sur demande euh où on a attiré demande des familles ou Ouais ouais ouais. Il y a eu euh euh des amis de la famille et puis je sais qu'après euh il y a une grand-mère plus particulièrement au cas où elle m'entend euh qui m'a vraiment touché euh qui m'a vraiment touché sur Facebook, elle m'a écrit, elle m'a remercié.
7:50 C'est pour sa petite fille Z Frankel et elle est morte Ziv avec son ami d'enfance. Elle est morte avec son ami d'enfance depuis la maternelle. Elles étaient ensemble, c'était au festival et puis euh et elles sont mortes euh toutes les deux. Je ne veux pas savoir, enfin parfois je peux pas approfondir les conditions de leur de leur mort parce que c'est trop euh violent dans le travail.
8:15 Après quand j'ai commencé à à travailler sur les victimes des victimes anonymes, j'ai dessiné une jeune fille calcinée à un moment donné. Je voulais pas, moi je dessine jamais la mort, je dessine toujours la vie. Donc c'est ce qui était particulier à mon à mon à mon travail. Je sais que une internaute m'a dit que je devrais que j'étais narcissique et que je devrais aller consulter un psychiatre. Pourquoi ? Alors que vous dessignez justement B j'avais dessiné les quatre otages, les quatre filles, les quatre soldats oage et j'avais dessiné une tristesse sur leur visage mais j'avais pas dessiné le sang et cetera parce que ce n'est pas moi. Je ne dessine pas le sang.
8:50 Et euh elle avait dit que c'était qu'elle était pas d'accord avec moi, que c'était en dessous de c'est ce que je parle des attentes, les fameuses attentes. C'était largement en dessous de de ce qu'elle attendait. Elle voulait vous reproduisiez là l'image, elle a pu voir mais c'est tellement violent, je veux dire c'était tellement et donc moi j'ai juste dessiné cette de la douceur parce qu'elle est famille derrière.
9:11 Moi, je sais qu'il y a les familles qui me disent et je veux pas rajouter du malheur au malheur. Et donc dans dans ce cadre-là, donc j'ai décidé cette jeune fille brûée et pourquoi elle et pas une autre. Elle avait une petite jupe et un t-shirt. La jupe était euh ouverte, les jambes étaient écartées et son t-shirt était roulé cadeciné.
9:33 il était roulé au-dessus de sa poitrine. Donc la poitrine était encore en reste et euh j'avais pas de nom, je savais pas qui c'était ni quoi que ce soit. Et donc je dis je je l'ai dessiné, je j'ai dit je ne sais pas qui elle est mais voilà ce qu'elle a subi parce que euh à force de dire ils m'ont rien subi, c'est pas vrai, c'est du fake et cetera.
9:53 Non, les images parlent. Euh je veux dire même un corps mort parle, il parle. Donc et c'est cette voix-là que je voulais restituer. C'était le témoignage de ce qu'elles avaient vécu. Je veux dire, il était hors de question que tous disent c'est pas vrai, c'est l'armée israélienne. Donc bon, j'ai beaucoup joué là-dessus avec mon humour grinçant. J'ai il est vrai que les hélicoptères ont une habilité à violer. Chaque fois que je publiais, j'en profitais pour raconter un peu ce qui se passait à ce moment-là. Quelles étaient les propagandes pour dire non ?
10:24 Parce qu'il est évident que euh donc le 7 octobre, il y a eu ce massacre. Le 8 octobre, l'armée israélienne a dit a dit qu'elle coupait l'eau, l'électricité, euh le gaz. Donc que je sache ou d'après ce que j'ai compris, Israël fournit gratuitement ou pas, je sais pas, mais fourni dans la bande de Gaza.
10:47 Dans la bande de Gaza, l'électricité, l'eau et enfin les voilà. Donc moi je partais du principe que bon tu viens m'attaquer, tu violes mes femmes, tu les enfants, tu kidnappes mes gens. Bah écoute, excuse-moi, même si c'est que ça soit payé ou pas payé, non. Et dès le lendemain, il y a eu au génocide et cetera et tout. Et moi, je veux dire en toute logique, c'est-à-dire que tout ce que je l'ai fait, tout ce dont j'ai parlé, j'ai toujours fait appel à ma logique. Donc, ils ont crié au génocide en France de partout, au génocide, au génocide.
11:20 Notre génocide d'après eux, il a commencé donc le 8 octobre et donc là, j'ai compris que là, on avait affaire à de la politique. Enfin, je voyais tous les gens de la France insouis tout ça, ils en tout ça. Ouais. La la cause palestinienne. Et ça, je l'ai dit dès le démarrage. J'ai dit dès le premier jour, j'ai dit qu'on ne vienne pas me dire que c'est la cause palestinienne. La cause palestinienne a été ensevelie le 7 octobre 2023. à un moment donné, ça fait trop d'années que ça dure, mais par contre, il y a un timing pour ça.
11:49 Je veux dire, on va pas dire oui pour l'état de Palestine contre les mecs. Ça veut dire que tout ce qu' aurait fait Arafat, Begin et cetera et tout, tout ce qu'ils auront fait, eux, ils ont pas réussi. Et le Hamas à coup de viol parce que moi c'est c'est cette partie là aussi qui est violente, à coup de viol et de barbarie, on dit qu'on a un état palestinien.
12:10 Donc ça c'est quelque chose qui m'a vraiment fait prendre la parole, prendre des risques même au niveau de ma parole. Euh mais en même temps, comme je sais que c'est logique ce que je dis, c'est logique, c'est c'est-à-dire que je me sens pas mal à l'aise euh par rapport à un discours que je tiens et par contre euh euh je suis très euh remontée sur toutes les personnes qui politiquement utilisent ça parce que euh vous avez été interpellé par les Lfis ou l'extrême droite même toute personne de de tout bord mais vous avez été interpellé par des politiques ?
12:44 Ah oui oui euh oui. Alors les politiques ce que j'ai fait c'est parce que je suis pas très voyante pas très vaillante. Pas très courage pillante oui. Non enfin va courageuse. Bon moi j'ai j'ai mes j'ai mes j'ai mes boucliers devant. Moi j'ai Sopia Haram, j'ai Zorabitan Sophiane Mohamed Siifaoui enfin j'ai plein de de personnes qui sont devant moi.
13:10 Honda Yari Ben le patriote. Oui ils le font différemment. Je raconterai pourquoi ? parce que pourquoi c'est différent et pourquoi et et d'ailleurs c'est très intéressant que que je le disais, c'est comme les les je l'ai dit à récemment et à à Jelly qui ils font des super boulots et tout parce que parfois il y a des petites pas tension mais incompréhension on va dire et je disais qu'on est les pièces d'un puzzle, on est complémentaires les uns des autres, chacun a un rôle à jouer.
13:38 Donc moi j'ai quand même les les ceux qui s'en prennent les oven et tout c'est eux il ils se prennent la première fournée, on va dire. Moi, j'arrive derrière tranquillou, je veux dire, avec mes 60000 comptes bloqués sur X. Donc, j'arrive derrière. Vous dites en fait que Sopia Ram, Raphaël ou Mohamed Sifawoui, en fait, ils se prennent la première vague des politiques et vous vous arrivez derrière là.
14:00 Et puis pour eux, je ne suis pas je ne suis je suis personne parce que je le répète tout le temps, moi je suis qu'une petite destinatrice quoi. Je veux dire, j'ai pas d'ambition politique, je ne fais pas de politique. J'ai toujours dit aux personnes qui viennent sur mon compte plutôt sur X parce que j'ai 9000 abonnés, donc j'ai un peu plus d'abonnés que sur LinkedIn.
14:17 Les gens se permettent pas trop mais sur X en tout cas, les gens sont anonymes quoi. Donc sur LinkedIn, ce sont des vrais profils. Donc les gens il ils y vont molo quoi. Oui, de toute façon, ils font épinglés direct. Bon, par mois. J'adore et je marque toujours, je suis une petite dessinatrice libre de m'exprimer et j'ai même marqué un texte de loi.
14:36 Je mes destins, je suis protégée par la loi. Nan et donc s'il venait sur moi, une petite artiste, une petite dessinatrice de rien du tout, mais ça dirait quoi comme message ? Donc ils n'ont jamais osé venir. Toutes les tortues, les triangles rouges et tout, je les ai tous bloqué. Et donc il y en a toujours un qui réussit à passer et je veux dire je comparais ça à des spermatozoïdes il y en a un qui arrive là débaro il vient. Tous ses tous ses abonnés sont bloqués je sais pas et il arrive comme une fleur. Généralement il vous agresse directement.
15:14 Oui oui. Donc il a Oui oui il agresse directement. C'est des insultes. Enfin par rapport au au portrait que vous avez pu faire des personnes massacrées dans l'équib rapport à mes à mes à mes engagements mes textes et cetera et tout. il n'existe pas pour moi parce que moi ce que je sais c'est que quand je vais dans un événement, il y a des personnes qui sont qui ont été touchées par ce que j'ai fait et pour moi c'est pour elles que je continue euh qui ont été touchées qui ne sont pas sur les réseaux mais qui parce que une copine aura montré sur le média leuront montré donc une des images et ça c'est vraiment pour moi plus important.
15:47 Je sais qu'il y a des personnes quand il dit "Ah mais c'est fatigata !" Donc je moi je recherche pas une reconnaissance personnelle. Je ne recherche pas des abonnés. Je ne recherche pas une notoriété. Euh je ne suis pas je ne suis pas comment dire euh euh je ne suis pas la victime.
16:01 Je ne suis pas euh le comment on appelle ça ? Le sujet. Oui, le sujet. Ce que je dénonce. Moi voilà, je suis euh celle qui fait passer le message fera tout pour le faire passer. Donc j'enlève tous ceux qui m'empêchent de le faire passer et je les fais tomber les uns derrière les autres pour le faire passer.
16:18 Dans les personnages, c'est une question que je devance. dans les personnages qui m'éclatent. Moi je c'est rien quoi. Enfin je dire elle c'était une prochaine question. Oui alors on y va. J'entends la question. Non non mais c'était vous vous avez fait des vidéos dernièrement alors par rapport à à la j'ai envie de dire la croisière voilà la croisière s'amuse Hassan.
16:42 Qu'est-ce que Alors ma question c'était qu'est-ce qui parce queil y a il y a plusieurs postes he qui reviennent que vous pourrez découvrir euh sur j'invite les téléspectateurs encore à aller découvrir votre profil. Euh pourquoi euh vous vous intéressez à cette personne ? Parce que est-ce que c'est pas double tranchant dans le sens où on lui donne de l'importance encore plus ? Justement, on m'a fait ce reproche, c'est bien que vous la posiez question. Bah voilà. Ouais, on me l'a fait ce reproche de donner d'importance mais je veux dire c'est tellement un canular en je veux dire c'est tellement grossier que je ne peux pas résister enfin je dis je regarde elle est jolie elle est brune elle est elle est elle danse elle est elle est vivante elle est palestinienne réfugié elle cause ce toutes les cases elle toutes les cases de quoi de l'héroïne qu'elle s'imagine. Oui.
17:33 Qui s'imagine dans euh si vous voulez, il y a il y a plusieurs choses. Il y a l'imaginaire collectif, la représentation qu'on se fait des choses et là où ils ont été forts là et les filles, c'est qu'ils ont très bien compris ça. Euh d'ailleurs ces jours-ci avec le de longu tout ça, enfin la fille enfin c'est le boxon total.
17:51 Bon b sans sal enfin ça commence à tourner. Oui mais c'est c'est c'est plus versatile que ça. C'est pire que ça parce que ils ont présumé là et les filles il y a une chose là ça je peux l'affirmer. Euh en province, il y a une communauté maghrébine qui est très très forte.
18:08 C'est tous les villages qui ont émigré au même endroit pratiquement. Donc tout le monde se connaît et cetera et tout et ça parle. D'accord. Il y a des personnes de tout niveau euh du CAP, des ouvriers qui ont acheté leur maison. Donc des enfants d'immigrés hein comme moi. Voilà, il est en France et tout et il parlent et tout mais ils disent tous mais qui nous là ? Ils ont compris que les islamistes étaient là quoi. Enfin, je veux dire à vouloir choper leurs enfants. Nos enfants, comment je vois leur chose. Donc là, les filles donc des blancs.
18:40 Enfin voilà, je veux dire, je vais faire comme eux les vquistes, hein. Donc là, les filles, les blancs quand même un un phénomène palestinien hein, comme dirait l'autre. Oui, tu es palestinienne, hein, parce qu'il y a un état, n'est-ce pas ? Donc la victime de victime donc en plein milieu, il nous la mettent comme ça en bien milieu.
18:57 Donc on a tous ces blancs là qui connaissent mieux que moi, mieux que Sopiane, mieux que Sopia Haram, mieux que Mohammed Siifaoui, mieux que toutes les filles que que Zor habitant, ils connaissent mieux que nous ce qu'on vit dans nos maisons, dans nos foyers. Ils connaissent l'infiltration. Moi, j'avais envie de vous parler d'autocensure. Oui. Pensez-vous, Fadila, qu'il existe justement une forme de censure ou d'autocensure dans le milieu artistique quand il s'agit de certaines causes ? Alors, surtout actuellement.
19:29 Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Là, c'est la vie. Ah ouais. Euh moi, j'ai constaté euh euh il y a même des tensions interartistes entre artistes parce que parfois les les débats sont pas compris. Mais ce que je veux dire par là, c'est que ça crée des tensions. Donc on est traité d'extrême droite, mais ça c'est connu. Je veux dire mais entre artistes. Oui, même entre artist. Parce que quand on parle de euh voilà de censure que vous vous parlez de la cause. Bon là on parle de on a parlé du 7 octobre. Il y a du camp dans les artistes.
20:00 Mais on l'a vu, on l'a vu, on l'a vu. Je veux dire, quand on euh j'ai dessiné la remise du prix là de César, j'ai juste halluciné quoi. J'ai fait le dessin. Euh euh j'ai pas compris quoi. Enfin, c'est entre quelle heure et quelle heure il faut expliquer les choses. Euh quand on voit la la remise des otages, un peuple génocidé qui vient et qui remet et je veux dire mais mais c'était d'un gloc, mais c'était d'un pathétique, c'était d'une Et ça montre exactement l'état d'esprit. Comment peut-on les soutenir ? Il y a encore des gens qui continuent à dire "Lama c'est résistant et tout mais je veux dire mais à quel moment ?"
20:31 Je veux dire mais c'était quoi ? Je veux dire à un moment donné il y avait les quatre turbans, les quatre couleurs noir, jaune, vert et rouge. Je veux dire il y avait le fatar, il était là. Je veux dire c'est quoi ça ? Il y avait des VIP, il était classé par couleur.
20:45 Mais est-ce que vous vous censurez dans vos dessins ? Est-ce que vous vous censurez dans dans ce que vous voulez exprimer ? Non. Non. Mais c'est plutôt donc vous recevez vous sentez de la censure euh plutôt de l'extérieur. Ouais. C'est-à-dire que euh j'arrive plus à avoir des discussions. Ça a plutôt changé dans l'environnement de relation. C'est-à-dire que maintenant je choisis vraiment les gens avec qui j' Votre environnement a changé depuis le 7 octobre ? Pas l'environnement direct, pas familial, amical. Comme je disais tout à l'heure, je vais faire ce prochain dessin là.
21:17 Dès que on aura terminé l'interview, je vais sauter sur mes crayons. Je vais faire ce dessin de de l'armée israélienne. Donc on a partagé euh un petit jeune la fameuse vidéo qui qui prouve que ce n'est pas l'armée d'Israël qui a euh tiré sur les Gazaouis. Il est reproché à Tsahal d'avoir tiré sur des gazaouis euh venant chercher l'aide hum l'aide alimentaire en fait. Qui est transmis par l'ONG et par une aide américaine aussi. C'est vrai que ça elle est accusée. Voilà. Et donc moi dans ma démarche, c'est de me dire enfin de dire enfin de je je veux dire je en vous attendant c'est ce à quoi j'ai pensé quoi.
21:55 L'armée la plus observée que j'ai au microscope la plus observée du monde. Il y a de l'aide humanitaire qui arrive et elle se dit tiens si je faisais un petit raide de Gazaoui et quand on connaît la perversion du Hamas, comment ils sont tordus, comment le corps le faux corps de de de chérie, comment comment on rend le faux corps euh comment on marque sur le cercueil de de Kir et et Oh là là, j'en suis tellement ému. et son frère.
22:33 Comment on peut écrire sur capturer le 7 octobre 7 octobre 2023 prisonniers ou je sais pas exactement quels étaient les termes mais comment on écrit ça ? Comment on paye des gens parce qu'ils ont été payés des pleureuses et cetera ? On a les les cercueils miniatures. des cercueils miniature et une mise en scène macar mais une mise en scène où ils disent oui chanter les enfants et moi en plus quand je regarde ces enfants parce que je suis hyper émotionnelle quand je regarde les séquences je vois que les enfants ils comprennent pas ce qu'on leur demande ils comprennent pas pourquoi il faut être heureux de faut être heureux de voir des cercueils de bébés et ces enfants, ils sont ils sont ce sont des enfants manipulés voilà et quand on dit stop au génocide, pourquoi ne crie-on pas ?
23:26 Rendez les otages ? Oui, parce qu'en fait on est toujours dans la même chose. Israël accepte euh j' dire pour parler actuellement justement là peut-être juste un cesser le feu et souvent le Hamas va refuser. Donc entretiennent en vous pensez que c'est fait exprès ? Bah moi j'entends ça. Ah oui oui oui oui oui pour moi c'est pour moi non le terme de bien que s'ils n'ont plus d'otage ils n'ont plus d'otage c'est fini quoi. Donc euh le terme de génocide, bon bien évidemment je réfute mais à 100 %. J'ai quelqu'un que je connais qui m'a dit une chose qui m'a vraiment interpellé donc euh qui m'a interpellé donc c'est une personne qui quand même a est enseignante, elle a quand même un niveau euh culturel très élevé.
24:10 Et donc elle elle a eu à un moment donné, elle est partie vivre en Palestine et elle avait un projet de faire venir des des femmes palestiniennes et les faire exposer une exposition photo. Donc elles sont venues et cetera. C'était vraiment un moment magique. Donc elle a vécu des années là-bas. Euh donc ça s'est très très bien passé et euh euh donc voilà et elle me sort à un moment mais elle me regarde mais froidement quand je dire on est dans ma cuisine et puis elle me regarde puis elle me dit mais vas-y là il faut arrêter avec la la avec le le grand moufti de Jérusalem.
24:45 Tu sais quoi ? Ils m'ont dit "Mes amis palestiniens, ils étaient 30 ou 40 avec donc du cran muofti et puis je la regarde, je dis ouais, je dis parce qu' l'air tranquille, je dire il dit tiens il y a 30 ou 40 avec ce grand mouffé de Jérusalem et je me dis tiens et s'il éliminé 1 million de juifs et je vais lui donner de l'argent parce qu'ils sont 30 ou 40 donc ils vont réussir.
25:04 C'est-à-dire que c'est ça qui me fatigue. C'està-dire que ses amis palestiniens lui ont dit que donc elle le croit. Mais réfléchis. Vous avez fait un poste là dernièrement, je crois que c'était hier même ou aujourd'hui euh justement sur euh les idées propagé dans les écoles. Ah euh justement où des professeurs proalestiniens ou qui réfutent même l'existence d'Israël ou qui appellent les colons génocidaires. Franchement directement donc euh donc ces histoires de colonie. Moi je pense vraiment qu'à l'école il faut vraiment qu'ils apprennent l'histoire.
25:40 Moi je pense que faut commencer par la case départ déjà commencer par la case départ qu'ils aillent voir nu et brouillard et puis et qui disent le journal d' Franck déjà voilà avoir une base et là déjà on commence à faire quelque chose. ses professeurs, ses enseignants, moi je leur en veux beaucoup euh parce que donc je sais pas, j'ai pas marqué dans mon poste, mais il y a une euh une enseignante qui a été elle avait demandé une semaine une une minute de silence avec les élèves et puis je crois qu'elle a été pas mise à pied mais enfin un truc comme ça donc il y avait une grève qui devait être organisée mais pourquoi elle organise une minute de silence pour un génocide à Gaza quoi de dire je suis pas en train de dire qu'il y a pas eu de mort, je suis pas en train de dire qu'il n'y a pas eu de victime, je suis pas en train de dire que ce n'est pas triste, je suis pas en train de dire que ce n'est pas pathétique. glo triste. Moi je dis juste que ça aurait pu s'arrêter il y a longtemps.
26:27 Oui. Ça aurait pu s'arrêter au mois d'octobre 2023. Voilà, ça aurait pu commencer là. Donc il y aurait pas eu tous ces morts. Il y aurait pas eu tout ce massacre. C'est ces truc là. C'est c'est c'était ça a été révélatoire de ce qu'ils font au Gazaoui. Les Gazaouis sortent tous les jours. Ça ça a été confirmé par contre par la personne qui qui m'a qui m'a parlé des de de du grand C grand grand aussi. Voilà. Donc ça m'a s'est confirmé euh par contre que en effet les Gazaoui n'aiment pas le Hamas et sont tous les jours dans la rue.
26:56 Donc euh ça c'est ils sont réalités ils sont utilisé comme bouclier. C'est une réalité euh c'est une réalité. Il y a une grande souffrance des Gazaoui une très très grande souffrance. Prononce les mots magiques, rendez les otages, déposez les armes. C'est la seule solution. Moi, on parle de Nathanou. Je connais pas, je sais pas ce qu'il fait, je connais pas sa politique, je ne suis pas israélienne, je ne connais pas, je ne vis pas là-bas. Vous aimeriez en parlant de ça ? par rapport à tous les dessins, les peintures que vous avez faites des personnes qui ont été massacrées, est-ce que vous aimeriez exposer que ça soit en France ou que ça soit en Israël à Tav ou ailleurs ?
27:35 À vrai dire, moi ce que j'aimerais, mon plus grand souhait, ce serait qu'il rentre à la maison en Israël. Voilà ce que j'aimerais. C'est ça que je veux pour eux. Donc je veux qu'ils partent. Je les vends pas, je veux qu'ils partent, il rentrent à la maison depuis le 7 octobre. Enfin bon, donc j'avais toujours fait des choses et cetera et tout, mais euh je me suis rendu compte que j'avais euh euh beaucoup de personnes découvraient un peu euh la complexité des situations. Par exemple, des personnes euh comme moi nées en France euh assignées à quelque chose.
28:07 Vous même dans une case en fait. Ah bah entamment, je veux dire bon déjà je veux dire dans notre système en général moi je me rappelle qu'au boulot quand je travaille avec des angloaxons des anglais des Américains et cetera, as fadil ch demander à Fadila, elle peut le faire et euh mais en France je veux dire dans les établissement c'est elle est dispersée euh ça il y a il y a toujours eu mettez quoi exactement enfin je veux dire vous imaginez que moi avec toutes les votre palette en cesse de de possibilités et parce que vous touchez Donc les anglo-saxons ont toujours perçu ce que j'étais et et ce que j'étais enfin ce que je dis en France, on aime bien mettre dans des cases.
28:44 Voilà, c'est ça. Et puis d'enfermer dans ces cases. Donc cet enfermement, il a toujours été mais il a été aussi identitaire. Euh par exemple, j'avais dit que j'étais Kaby dans une parce que je m'en cache pas, j'aime bien. Je veux dire, je suis Kaby j'aime bien ce que je suis. Enfin, je suis d'origine Kabile, je suis Kaby et il y a quelqu'un qui me dit "Je sais que vous n'alz pas être assigné mais le peuple des Kabyles, ce sont un peuple de brave et tout." Je dis "Mais vous n'avez pas compris ce que je viens de dire." J'avais écrit tout un truc pour dire "Ne m'assignez pas."
29:08 OK, mais il y a des cabilles nuls, nazes. Donc on me dit "Ouais, mais c'est parce que tu es Kaby que tu es comme ça." Non, c'est parce que je suis moi que je suis comme ça. Il s'avère que je suis Kabyle. En effet, je parle de Kaby. Et vous voulez faire un livre en fait sur votre histoire et expliquer qu'en fait on peut pas vous assigner.
29:24 Vous n'avez pas l'assignation. Oui, c'est pas que je ne l'aime pas, c'est que j'en suis victime. J'en suis victime. Euh, par exemple, quand il y a des élections municipales, enfin ou des élections législativ ou présidentielle ou ce qu'on veut, toujours on me dit "Mais vous les musulmans, vous n'êtes pas allé à Char m'attendez."
29:40 Je veux dire, "Excusez-moi, je vais j'y vais comment ?" Je veux dire, d'abord qui dit que je suis musulman et en même temps, je n'ai pas le droit de dire ce que je viens de dire. D'accord. Oui. D'accord. Parce que parce que ça peut être dangereux pour moi. Donc déjà, ne me mettez pas en danger les gens. Foutez-moi la paix. Ne me parlez pas de religion. Voilà. Point. Ne me parlez pas, laissez-moi être laïque. Donc c'est ça votre deuxème livre, ça sera plutôt sur qui je suis et qui je ne suis pas aussi. C'est plutôt euh vous revendiquez votre laïcité, vous revendiquez votre humanisme.
30:11 Ma liberté, pardon, je termine juste par rapport à vous n'êtes pas venu à Charlie, vous les musulmans. Donc déjà pourquoi moi les musulmans, nous les musulmans enfin j'ai dit voilà. Et la deuxième chose, est-ce que je vais quand je vais acharner l'antisémitisme et cetera, est-ce que j'arrive vers les gens et je leur dis bonjour, je suis musulmane h non mais je veux dire c'est c'est on âge dans la 5e dimension donc faut arrêter avec ça ces assignations sont vraiment pénibles et c'est de plus en plus ça depuis le et de plus mais alors là je dire non ça a toujours été hein ça a toujours été la simulation elle a toujours été elle a toujours été elle peut-être plus marqué non ressentait pas non je je le ressens plus parce que je suis plus connu donc j'ai j'ai affaire à plus de publicit qui qui ne me connaît pas les gens qui me connaissent ils jouent pas à ça quo enfin il s'amuse même pas sur ce terrain là et euh je me rappelle d'une interview sur le journal Le Point euh donc j'avais parlé de du fait que dans un café avec mon dessin là enfin dans dans les cafés c'était compliqué.
31:00 Je veux dire si on dit Fadila et que je suis en train de boire un verre de de rouge, ça peut être chaud. Je parle pas moi spécifiquement je dis juste que ça peut être chaud. Voilà, ça peut être dangereux. Et on a vu l'exemple de ces deux hommes qui ont été poignardés parce que c'était la haide et que ils avaient vu un verre de rosé.
31:19 Donc j'avais dessiné ça et tout et c'est vrai que c'est toujours récurrent pour moi enfin c'està dire que c'est toujours quelque chose qui m'habite cette assignation et l'exemple plus parlant donc j'avais 6 ans, j'étais à l'hôpital, je me suis opérée de la pélicite et la la personne qui vient qui me demande si on mange du porc à la maison.
31:34 Moi je savais qu'on en mangeait pas mais je regarde, je me dis de quoi elle se mêle quoi. Enfin je veux dire et donc je lui dis euh bah oui on en mange pour moi ça ne la regardait pas. Oui, ça ne la regardait pas. Mes parents donc est allé voir mes parents parce qu'elle ils étaient intrigués et ils lui ont dit "Bah non, on en mange pas quoi."
31:51 Enfin donc et donc ils ont mis ça sur compte que je ne savais pas mais donc je savais j'avais menti. Votre conscience et votre liberté d'être Ouais. Elle est depuis le départ en fait. Ouais. Ouais. Ouais. Ouais. Ouais. En fait, on vous met dans des 15 tout le temps. Mais je pense que c'est pour tout le monde hein. Pareil. Et euh moi je me souviens que je passais pour une paranoïque parce que je disais, je me rappelle euh j'étais rentré dans une boucle un peu politique qui était plutôt euh euh en marche ou un truc comme ça et tout et je me rappelle que j'avais dit mais innocemment quoi.
32:17 Enfin genre naïvement, j'étais avec des gens hein, je veux dire euh et je me dis tiens c'est bien, ils ont l'air laïque et tout puis je dis ouais, je lui dis la le pro communautaire c'est quand même dur, c'est violent. Et puis je dis euh j'ai dit de toute façon je dis faut faire attention à l'islamisme quand même.
32:32 L'objectif c'est euh euh l'éradication de des juifs de la planète. J'ai toujours eu conscience de ce danger. Et vous l'avez dit avant le 7 octobre ? Ah oui, c'est fait en 2017. 2018, je passais pour une paranoïque, une folle, une raciste, une je sais pas quoi. Euh une le péniste, le RN, le discours du RN. Parce que quand on dit le discours du RN, on a laissé le RN s'approprier un discours. Hm hm. Je dire mais parce que les autres ont toujours eu l'acheter de pas le tenir ce discours alors qu'il y avait plein de gens qui étaient là pour le tenir ce discours avec eux qui étaient là qui étaient présent qui le tenait.
33:06 Mais le problème c'est qu'on nous a toujours muselé et quand il y a eu le 7 octobre pour moi c'était une évidence donc il y a eu une prise de conscience aussi ce jour-là. Ouais il y a un clivage de plus en plus important qui s'est fait à partir du 7 octobre. Vous en êtes conscient de ça aussi ? Bien sûr. Moi ce que je sais c'est que le djihad islamique c'est pas de juif. Oui, c'est le djihad islamique, c'est la imposer la charia dans le monde. Si demain on on en France l'islamophobie est un délit, ils ont gagné.
33:38 Oui. On a beaucoup questionné sur les questions de l'islam, le voile et cetera et tout. Pour moi, ça c'est pas à part les gamines. Moi, j'aime pas avoir des enfants envoilés, surtout avec ma médaille de concours l'épine, les costumes que je distribuais dans les hôpitaux pour les enfants qui ont subi une chimiothérapie.
33:55 Une fillette, je veux dire, elle veut être princesse, elle veut pas être voilée quoi. Enfin voilà quoi. Donc ça c'est c'est dans mon ADN, on va dire. Mais après qu'une jeune femme, elle se voile, bah si elle veut se voiler qu'elle se voile. Je veux dire, je vais je ne suis pour lui dire pour lui dire je n'aime pas.
34:12 Moi ce que je dis toujours, ce que je leur dis quand elles disent qu'elles veulent porter le voile, qu'elles vont le porter, qu'elles le portent et cetera et tout celles qui ont choisi hein, je parle, je leur dis vous faites plaisir aux islamistes. Ah mais non, ben si c'est tout. Ce sont les seules personnes à qui vous faites plaisir. H Et donc je leur parle après de tout ce qui est enfin de ma connaissance euh par rapport au voil hijab. Donc je connais bien l'histoire de ça. Ça me fait penser aux iraniennes. Ouais. parce que vous avez fait plusieurs postes Oui.
34:44 sur l'Iran. Là, il y a eu les 12 jours de frappe. Euh, on a souhaité on a souhaité que le peuple iranien puisse sortir et se sortir du jou de ces mots-là de la République islamique d'Iran. Parce qu'il faut bien dissocier quand même l'Iran, de la République islamique. La même chose. Euh, qu'est-ce qui vous parle dans ces femmes iraniennes ? Est-ce que c'est toujours d'être sous le jour des hommes ? Vous avez fait aussi des postes Fadila, qu'est-ce qui vous parle dans ces femmes ? Qu'est-ce qui vous porte dans ce peuple et puis même par rapport à tout ce qui s'est passé dernièrement et au souhait au souhait de se libérer ?
35:22 Ouais. Alors, il y a deux choses. Donc, d'abord, il y a la condition de la femme dans ses pays, hein, l'Afghanistan et cetera et tout. Moi, j'avais je me souviens avoir vu S Sar Sarah Doragi qui est une chroniqueuse TV d'ailleurs qui elle est génial. Elle a raconté ce que c'était que vivre avec le voile. Elle racontait les odeurs de soupe enfin de fermenté ses odeurs. Je veux dire qu'elle a grandi dans ses odeurs presque de vomi quoi finalement parce que c'est de la c'est c'est quand quand on a 6 ans, on mange mal.
35:49 Enfin, faut soulever comme ça, on mange on repose et tout. Donc déjà d'imaginer toutes ces femmes, toutes les libertés qu'on leur enlève euh au prétexte d'un islam. Enfin moi je veux dire j'ai pas connu cet islam là puisque mes parents sont musulmans, mais je veux dire on n pas connu enfin on sait pas ce que c'est ce que ce qui est vive.
36:08 Et donc l'une des personnes qui m'a le plus interpellé, c'est justement c'est c'est une personne qui s'est battue pour les droits des des femmes qui se battent pour ne pas porter le voile. Elle elle est avocate, elle les a représenti au tribunal et quand elle s'est présentée au tribunal, la FR Scoué, elle a eu elle est allée sans voile donc elle a elle a été condamnée à à 25 ans de prison et elle a eu 148 coups de fouet.
36:33 Donc Nasrine fait partie des des j'ai dessiné en 2020, je mettais un visage à une condition féminine. Et ce qui m'avait énervé aussi à l'époque, c'est que je voyais tout c'est-à-dire c'était la période du Birkini enfin sur les plages le truc enfin je veux dire c'est je veux dire ces femmes qui se battent je veux dire mais arrêtez enfin je veux dire c'està dire que comme si leur vie dépendait oui ils veulent pas nous laisser nous mettre le berk le voile mais mettez un un vêtement de plongée j'en sais rien je veux dire mettez un truc bonnet de piscine ça existe tout à le bonnet de piscine mettez le bonnet de piscine mettez avec les lunettes et Voilà le le maillot de bain une pièce voilà tranquille quoi.
37:13 Enfin je veux dire ou n'allez pas à la piscine. Tout à fait. Deuxième cas de figure parce qu'en plus si jamais elles sont vraiment dans cet état d'esprit normalement la piscine c'est interdit. Donc j'ai fait ce ce poste où j'ai dénancé les donc tout le monde est resté scotché parce que j'avais mis le e avec deux points.
37:33 Donc j'avais plein de messages oui faut pas faire déçu. Vous avez fait le l'écriture inclusive mais c'était pas le sujet. Donc, j'ai dû faire un 2uxè pour expliquer que c'était pas le sujet que j'avais mis le 1 parce que ce sont des femmes et que pour moi que des femmes euh puissent combattre, lutter de cette façon avec autant de foi, avec autant de de passion.
37:58 Euh et en plus ce qui m'avait choqué c'est qu'il y avait une forme de diffamation parce que les États-Unis étaient venus en aide quand c'était Norjeb nous c'est devenu Norjeb le Hijd et cetera et tout donc les américaines les anglaises et cetera, enfin les ang bah il y a il y a il y a un jour c'est le hashtag hij quoi ou bien mon voile mon choix enfin un truc comme ça et pour mettre le diab Oui oui c'est c'est j'ai le droit de le porter Mais en France, elles ont le droit de le porter.
38:27 Donc faut qu'elles arrêtent de dire que à tous les étrangers que soit-disant en France, on interdit de le port du voile. Le le voile le port du voile n'est pas interdit en France. Il est interdit dans les écoles. Ça c'est normal, c'est la laïcité. Le principe de la laïcité, c'est un pays laïque. Voilà.
38:42 Parce que ce qui ce que font les islamistes, c'est qu'ils essayent de faire tomber la laïcité. C'est ça le grand ennemi euh de le grand ennemi de l'islamiste. Et si on fait tomber ça, voilà pourquoi il y a tous ces petits soldats euh c'est ses combats, l'islamophobie, tout ça, c'est une façon de faire passer ça.
38:59 Et et bien évidemment, moi la laïcité, c'est ce qui me protège. Mais oui, et c'est ce qui vous porte aussi. Mais c'est ce qui me Non, mais ça me porte. Mais normalement, elle aurait pas me porté. H oui, normalement. Voilà. Voilà. Elle aurait pas porté. Normalement, c'est une liberté que tout le monde a. Moi, je ne l'ai pas. Je veux dire, on est nombreux à ne pas l'avoir, on n'est pas libre. Je veux dire, on se cache. Enfin, je veux dire, on n'est pas enfin on n'est pas libre. Je veux dire, on est né en France, on vit en France, on est français mais on n'est pas libre.
39:31 Et c'est quand vous dites ça, vous dites "On n'est pas libre, c'est par rapport aux menaces que vous pouvez recevoir ou au sein de la communauté, les gens, le truc et tout. Ouais, tu as vu un tel et tout nana et tout." C'est ça qu'on en est là. On en revient à l'autocensure.
39:44 Oui, mais par exemple, je veux dire, on est tout bêtement, je veux dire, c'était Ramadan, moi je le fais pas. Je le dis clairement, mon père voulait pas que je le fasse. Voilà. Donc voilà, l'affaire écla donc non mais il voulait pas, j'avais des problèmes de santé, il voulait pas que je le fasse.
39:56 Donc j'ai pris le prix et je l'ai jamais fait. Et euh du coup euh ce qui s'est passé un jour, j'étais au Monoprix tout bêtement en train d'acheter une prise et puis il y a un monsieur qui passe et puis qui me dit il y a des prises moins chères à tel emploi. OK, merci et tout.
40:07 Puis après il me regarde puis il me dit "Vous savez c'est dur hein". Il dit "Qu'est-ce qui est dur ?" Il me dit "Le ramadan, je dis "Je sais pas, je fais pas". Il me dit "Ah pardon, je crois que vous étiez Kabil." D'accord. Tout on leur revient la signation. C'est ça. C'est ça la l'assignation dont je parle. C'està-dire que tout le temps ça revient toujours bah ouais, je suis Cabil et je fais pas. Voilà. Bon, on a abordé plein de sujets, on a abordé plein de thèmes. Ouais. En tout cas, Fabila, je voulais vous remercier.
40:34 Ouais. Déjà, moi de m'avoir reçu chez vous. Ouais. Dans votre atelier. Ouais. Euh n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne et merci Fadila du fond du merci Sophie d'avoir représenter aussi euh toutes les personnes qui on l'espère sont encore en vie qui sont au tage mais toutes les personnes qui ont été tuées massacré violé lors du pogrome du 7 octobre.
41:02 Ouais merci Sophie merci merci à vous. À bientôt. Merci. [Musique]