0:16 Bonjour à tous, bienvenue sur Tandam TV. Merci de nous rejoindre. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet très sérieux, l'antisémitisme, mais deux artistes qui arrivent à y mettre de la lumière, de la douceur, du sourire là où on n'attend pas du tout. Isabelle et Antoine Cherot, bonjour. Bonjour. Ils nous reçoivent chéri. Nous sommes vraiment dans l'atelier, dans le bureau d'Isabelle et Antoine Cherot. Et pourquoi ? Parce qu'ils sont auteurs du magnifique ouvrage comme un juif en France que vous devez connaître. Et bien sûr, on vous mettra toutes les coordonnées pour le commander, pour l'acheter en dessous cette interview.
0:53 Merci beaucoup de nous recevoir. Bonjour. Merci. Bonjour [rires] et moi. Merci. Merci. Bonjour à toi. Alors, votre travail raisonne comme une petite bouffée d'air frais. Vraiment, ça fait du bien. Une façon de dire, on peut regarder et le monde en face sans éteindre notre lumière intérieure. C'est ce que vous nous apportez. C'est ce qu'on essaie de faire. C'est ce qu'on essaie exactement. les Congo. On va parler d'humour, d'engagement de la France, d'Israël et surtout comment on peut encore créer du lien et c'est ce qui ressort dans votre ouvrage.
1:25 H créons du lien. Alors racontez-nous, racontez-nous Isabelle et Antoine comment est né comme un juif en France. À quel moment vous vous êtes dit on va répondre à la bêtise par l'intelligence et à la haine par l'humour ? Alors Antoine qui est dessinateur de presse est dite par avec moi puisque je suis son éditrice depuis plusieurs années des albums sur des sujets de société et à chaque fois ces albums sont traités par l'humour par le biais de l'humour.
1:57 Ça marche très bien mais vraiment sur tous les sujets. Et donc moi ça me travaillait depuis pas mal de temps bien avant le 7 octobre parce que je voyais cette montée d'antisémitisme depuis quelques années. Donc j'avais proposé Antoine d'aborder ce sujet aussi. C'est à quoi ? Tu étais un peu réticent. Un peu réticent. Je trouvais le sujet très touchy. Très touchy. Et pourquoi ? Pourquoi votre réticence ? Ben je pense que j'avais Non mais parce que je pense que non très sincèrement je j'avais un peu peur d'aborder ce sujet.
2:29 Je je savais pas trop par quelle boule prendre, même si j'ai souvent publié des dessins qui avaient trait à ça, mais je je sentais moyen sur un album et il y a eu le 7 octobre et là j'avais plus aucune pudeur. Moi j'ai beaucoup insisté et en fait oui l'horreur de de ce qui a surg le 7 octobre dans il y a eu le 7 octobre qui déjà monstrueux mais les réactions qui étaient au lieu de recevoir toute la compassion du monde pour ce qui se produisait c'était juste l'inverse.
2:56 On a une espèce de flambée comme jamais d'antisémitisme et pas qu'en France d'ailleurs, partout. Euh c'était complètement délirant. Et donc on s'est dit ben on y va. Et là comme l'a dit Antoine, on s'est dit par quel bout on commence ? On voulait pas tout mélanger, pas rentrer trop dans le problème du Moyen-Orient et de cette guerre.
3:17 C'était pas ça le sujet. Le sujet c'était comment ce problème là-bas venait ici stigmatiser complètement les juifs, quel qu'ils soi religieux ou pas. Enfin voilà et queles que soient leur tendance politique, peu importe. Pourquoi ce titre c'est un clin d'œil, on s'en doute un beureux comme un juif en France ? Comment vous est venue cette idée ? Alors je crois que c'est ça. Ouais c'est et les titres souvent c'est c'est Ouais, je suis très titre. Elle est très très forte sur les titres. J'ai pas le titre mais en fait ouais, on avait plusieurs non, on a fait une espèce de brainstorming avec avec plein de possibilités mais celle qui nous est paru euh enfin on s'est mis d'accord dessus, c'est celle-ci parce que il y avait un vieux proverbe juif il y a plus de 100 ans qui disait euh heureux comme Dieu en France chez les juifs en idich.
4:09 Et de là ça s'est un peu ça a un peu évolué. C'était après c'était heureux comme un juif en France. Et pourquoi on disait ça ? C'est évidemment les juifs qui arrivaient de d'Europe de l'Est où il souffraient vraiment d'antisémitisme il y a déjà longtemps, pogrome et cetera. Pour eux, la France où les Juifs étaient considérés comme des citoyens à part entière. Il y avait eu la Révolution française. Voilà. Et ils étaient en France, était extraordinaire. Euh pour la petite histoire, le fait qu'il y ait un chef de gouvernement euh juif euh en en 36, enfin Léon Bloom, c'était presque de la fausse légende en Pologne dans des petits têts.
4:42 Donc on s'est dit voilà le problème c'est que heureux comme juif en France, bah on peut plus le dire. On sait est-ce qu'on est heureux ? Pas vraiment. Donc on a mis ce point de suspension en espérant que le mot heureux revienne un jour à sa place. Voilà. [rires] Soupire voilà. Ouais. Ouais. Bon, on voit tout rage par l'antisémitisme bien évidemment, j'ai envie dire malheureusement aussi avec un trait de crayon qui fait sourire. Parfois on r jaune, parfois on éclate de rire même. C'est arrivé et pour beaucoup.
5:18 Comment on trouve cet équilibre là très sensible entre le rire et le respect ? Ah, ça c'est une question qu'on nous a jamais posé et très belle question. Très belle question. Je ne vais pas y répondre. Ben je Non non mais c'est Non non non mais il est scatché non mais c'est on nous dit souvent que dans nos albums il y a on parle des choses, on peut en parler cruellement mais il y a toujours de la tendresse.
5:44 Ouais c'est en tout cas euh comment dirais-je ? Je vous avoue, j'ai aucune tendresse pour les antisémites. Je leur trouve aucune excuse, aucune. Mais c'est vrai que là, on est plutôt dans une forme d'autodérision euh où où la les juifs sont représentés comme des personnes tout à fait comme les autres et simplement confronté à ces de l'inepsie, de la bêtise, de la de et c'était vraiment le but du truc.
6:14 Alors, par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure Sophie, c'était sur les les trucs ISAD a évoqué le fait qu'on nit pas parler du enfin c'était pas le but de parler du conflit israélo palalestinien. Bon, ça c'est vrai par quelques planches parce que ça le débordait. On ne pouvait pas faire autrement. Voilà. Donc il y en a très peu pas du tout. C'est pas une question de position. On n pas làdus. Voilà, c'est pas ça, mais il y a quand même un débordement qui a qui est complètement tordu, voilà, de de ce qui se passe là-bas et la façon aussi avec laquelle c'est perçu et traité traité avec quand même beaucoup de propagandes, de mensonges, de choses comme ça qui font vraiment très mal et qui se reverse non seulement là-bas mais chez nous aussi, ici aussi.
7:02 Et pour pour parler de du respect et de l'humour, oui, je voulais je voulais rebondir sur développer parce que là Ouais. Non non non parce que en fait oui, il y a toujours de la tendresse même sur les autres sujets qu'on a abordé dans le passé dans des sujets sociétaux. Bah oui, parce que Antoine oui regarde le tout un chacun. On est tous des petits bonhommes, des petites bonnes femmes dans nos vies et puis comment les choses nous tombent dessus. C'est un peu ça. C'est les Ouais, c'est ça. C'est vraiment les grands moments de solitude.
7:30 Les grands moments de solitude par rapport à des choses finalement qui nous tombent dessus. Et le problème de l'antisémitisme à moins qu'on la moindre des choses qu'on puisse dire, c'est que ça nous aide ça nous tombe dessus et de façon récurrente malheureusement. Il y a des planches. Alors, on vous les mettra, on va vous les mettre bien évidemment à l'antenne comme celle-ci tandis que d'autres les jalousent pour de stupides raisons où on voit bien justement cet antisémitisme qui rentre dans un quotidien. Mais mais bon mon antisémitisme est bête bon on va rester poli même.
7:59 Mais là on voit bien que ça rentre dans un quotidien euh dans le sens où les gens sont en train de faire la l'énumération de tout ce qu'ils ont puisqu'on dit que les juifs ont de l'argent et qu'ils possèdent beaucoup de choses et donc vont montrer l'absurdité. C'est d'une chrétinerie sans nom. Il y a autant de pauvres chez les juifs que ailleurs. Euh et puis évidemment dans l'histoire il y a des familles juives qui ont marqué l'histoire. y compris dans chose de que les gens savent pas dans le messena euh l'histoire de France est remplie de messenes qui ont fait beaucoup je pense à à Pererre ou des gens moins connus que la famille Rothschield ou mais qui ont fait énormément qu'amondo.
8:40 Enfin, il y a des gens qui sont redoutablement qui ont vraiment essayé de donner à ce pays. C'est c'est une manière pour eux de renvoyer la balle parce que justement ils avaient été accueillis et intégrés et et bien sûr dès que ça tournait mal d'un seul coup on le on leur rappelait quand même leurs origines et c'est une constante. C'est une constante.
8:59 Alors c'est vrai que là on parle de cette fameuse richesse. Oui. Complètement c'est c'est complètement délirant la l'énumération de fer oui de tout de tout à des bruits. Ça il est riche. Oui et on s'aperçoit de l'absurdité. Tu es sûr de ces fêtes du moins de de ces fausses de ces croyances entre guillemets qui sont attribué au monde juif et c'est je vous invite vraiment à le découvrir dans l'ouvrage et nous aussi hein.
9:31 Ah oui, ça [rires] surtout ou alors une autre planche euh pareil qu'on mettre celle-là je l'adore à l'anterre. C'est la particulièrement. Ah, c'est une famille euh qui qui en fait cherche tous les prétextes contre les juifs. Euh Ah oui, là c'est le vraiment bas de gamme là. Ah oui, là on est sur très bas de gamme là. C'est vraiment du du lourd. Mais on peut pas s'empêcher de sourire. J'ai rien dit moi. Je l'ai passé. Vous et vous dites pas vous, il faut pas dire la chute. Non, je dis pas. Voilà. Euh c'est une pathologie l'antisémitisme aura alors je reprends votre titre qui aurait pour ouverture d'entretenir parfois des liens familiaux donc famille qui parlent voilà il commence à me gonfler sévère les juifs avec la ch et ça continue ça continue.
10:18 peuple des de mes deux avec leur face de et cetera et cetera. En fait, tout est énuméré sur toutes les croyances et les expressions aussi. Là, c'est surtout aussi les expressions Ouais. que malheureusement sont devenues un peu mon écourant compte à une partie. C'est le là. Oui, c'est hein, c'est les les vanes sont ouvertes. On les les vanes sont ouvertes comme tu dis, on les retrouve énormément sur les réseaux sociaux. H mais j'imagine que ça s'entretient aussi en famille. Je ne sais pas. Euh chez certains chez certains c'est hallucinant.
10:50 C'est absolument hallucinant. On accepterait ça pour personne d'autre aujourd'hui. Et je comprends pas pourquoi en France on peut entend on accepte des choses enfin on accepte en tout cas on arrive à entendre des choses pareilles et puis en plus on a vraiment du mal à sanctionner. Mais oui pourtant il y a une loi l'antisémitisme est passile de la loi. Oui. Mais l'impression qu'en fait ça ne les arrête pas. Non. Et je suis toujours fasciné par des gens qui sont alors là visage découvert qui se répandent des fois même avec leur vrai nom et qui disent des horreurs mais absolument incroyables.
11:24 Alors les lâches planqués derrière un pseudo, bon c'est facile ça. Ça leur permet d'avoir l'impression d'exister. C'est c'est c'est un formidable moteur. Ça ça explique leur médiocrité souvent. Il y a une autre planche que j'aelle beaucoup avec une distinction honorifique, un petit clin d'œil aux amis artistes. Pour ces artistes bien mensants, je reprends vos textes à chaque fois, ils sont restés pour une fois incroyablement discret avec un écran noir. Voilà. Oui, ils sont sentinom à type personnel. Bah oui. Ah oui oui oui oui. Surtout à titre personnel et puis après pas forcément à titre personn un silence assourdissant de tous ceux qui sont très pétitionnés coûter 2 minutes qui sont qui sont toujours qui cette sensation d'être toujours du bon côté du manche.
12:15 Mais je veux dire qu'il y a presque une tradition chez les artistes. Je me rappelle quand j'étais plus jeune des pétitions qui ont été faites pour un garçon qui était un terroriste. Je citerai pas de nom mais bon tout le monde s'engouffrait. C'était nous sommes à la pointe du combat de gauche pour libérer.
12:33 Enfin pour moi cette phrase de Badinter Elisabeth Elisabeth Badinter dire force de tolérance on finit par accepter l'intolérable et pour moi elle est très très juste. Elle a elle a vraiment tapé dans le mil et je les ai trouvé effectivement d'une immense lâcheté. Alors maintenant, je peux comprendre aussi que il faut qu'il bouge, il faut qu'il bouffe, il faut qu'il soit pas l'impression de black d'être blacklisté comme ça arrive en ce moment. Oui. Les listes. Ah mais c'est formidable ce qui se passe là. D'acteurs.
13:01 Et il y en a quand même beaucoup qui se plaignent. Ils sont artistes penseurs et cetera qui sont blacklistés juste parce qu'ils essayent de mettre une nuance sur leur dans le parmi leurs opinions et cetera que ce soit politique ou par rapport à cet antisémitisme et même enfin cette liste de 20 qui a été citée c'est parce qu'ils ont demandé à ce que la reconnaissance de l'État palestinien soit fait avec certaines conditions celles que le président Macron avait annoncé initialement initialement.
13:29 Donc c'est quand même fou euh juste pour avoir euh de fait cette demande, ils sont aujourd'hui traités de génocidaire. C'est totalement délirant. L'iste, je le précise, qui a été par un professeur d'histoire à l'université de de Voilà pour ne pas le nommer. Voilà. J'avais une vanne d'ailleurs. J'avais une vanne le concert. [rires] Non parce que non, je me suis dit comme il s'intéresse beaucoup à l'archéologie, je me suis dit tiens, il a dû déterrer des vieux pensifs. Bien excellent excellent. il est également humoriste.
14:03 Mais non mais c'est non mais je pensais à tous ces braves gens là qui auraient voulu que cette conférence qui en fait était là pour déchirer Israël et lieu au collège de France tout ça mais enfin c'est les mêmes qu'on entendait absolument pas quand était interdit de l'université quand Finkel Kraut était interdit d'université parce que c'était une voix différente ou Ellisabeth Badinter ou tout un certain nombre de gens qui eux étaient strictement blacklistés des universités.
14:32 On est soit-disant pour le libre échange, la démocratie, la liberté d'expression. Non, on est pas, il faut arrêter. C'est la liberté d'expression ne existe plus. Ouais. Ben, elle est en elle existe en théorie. Elle est très égratinée. Oui, il y a quand même eu des tentatives de museler certaines voies quand même. Ouais. Vous recevez des messages de soutien de juifs et surtout de non juifs ? Oui. Alors ça ça nous fascine ça nous fascine parce que c'était vraiment le but c'était de bien sûr de dépasser dépasser une audience uniquement communautaire. Oui. Euh franchement ami juif ne le prends pas mal mais il y a peu de choses que tu vas découvrir, tu vas te marrer, mais ça n'est pas euh voilà tu connais.
15:11 Mais en tout cas ils sont très il nous en tout cas ils nous envoient des messages d'amour vraiment. Oui oui de soutien et ça c'est formidable. Et les non-juifs, alors pour en parler hein, on a fait une signature dernièrement par exemple dans une librairie qui n'est pas communautaire ni quoi que ce soit qui est un d'ailleurs un vrai partenaire qui est un garçon formidable.
15:29 C'est planètes dessin relitré, je le cite parce que franchement il mérite. Et on a fait donc une signature là-bas et c'était incroyable. On a eu des non-juifs qui sont venus qui s'intéressaient vraiment à ça d'ailleurs qui étaient tout à fait capable de dire le nom de juifs dans le monde. Donc c'était des gens quand même déjà cultivés, pas en train de fantasmer. Euh combien il y avait de juifs en France, il se trompait pas. Et surtout, il y en a même un qui nous a acheté l'album et qui nous a envoyé un message après en disant Isabelle et Antoine, je vous invite à déjeuner et voudraisje voilà, vas-y.
16:02 Qu'on avait commencé à en parler, en fait ce monsieur, il s'occupe d'une association de l'amitié judéochrétienne. Donc nous ça nous intéresse beaucoup parce que l'objet de ce livre aussi c'est pas seulement que les de consoler, de faire rire les juifs de leur propre situation, ce qui est quand même une tradition hein. On a tendance à rire de nous voilà de rire de nous-même, de nos malheurs. Au moins ça permet de surmonter le désespoir comme on dit. Mais mais aussi ça s'adresse avec remerciement d'ailleurs à tous ceux qui ne sont pas juifs mais qui sont complètement attérés de cette situation et qui nous soutiennent du fond du cœur.
16:39 Et nous ça nous fait du bien de l'entendre, d'avoir ce retour et d'avoir ce soutien. Quand vous croquez l'antisémitisme avec humour, alors est-ce que c'est un peu dans la continuité. Est-ce que c'est une manière de vous protéger, de résister ou de provoquer une crise de conscience ? pour tous bien sûr. Les trois mon capitaine les trois oui et avec modestie vous êtes trois modestes mais je serai franchement quand même très on espère mais c'est franchement on le fait de manière extrêmement modeste. D'abord on ne sait jamais où on va.
17:16 Isa direction mais on ne sait jamais comment ça va être reçu. On on en est incapable. Fonctionner qui alors on se dispute. [rires] Ah ouais ouais. énorme. On se bat des fois. Non non mais c'est non on peut pas savoir non plus. Mais mais non mais on fait bah on essaie de faire comme même dans des sociétés de production he quand quand des gens veulent travailler un scénario quelque chose ben il faut une espèce de brainstorming.
17:44 On est que deux pour tout. Donc faut des fois un peu skizo aussi parce que [rires] faut avoir différentes différents points de vue chacun. Donc euh c'est pas difficile hein parce que chez les juifs on dit euh 12 juifs, 13 opinions. Donc ça va, [rires] tout va bien, tout va bien. Non mais voilà et on fait Oui, on fait des brainstorming après on a des textes, on sort un texte, je peux sortir un texte. Antoine peut sortir aussi un texte ou des bulles et puis on y réfléchit ensemble puis on s'envoie des corrections mutuellement.
18:11 Euh je le mettrai comme ça. Donc tout est fait pas. Non, on n'est pas toujours dans la Non, n pas toujours au même endroit physique, mais ça on se réunit aussi, on fait c'est long. C'est très long. C'est vrai. Votre ouvrage a mis combien de temps en fait pour sortir, pour exister ?
18:29 Un an et demi encore. Un an et demi. Parce que on a on a pas que ça à faire quoi. C'est donc il y avait pas que la somme donc c'est Ouais, c'est long. un an et demi. Oui, il y avait les dessins, il y avait la il y avait le chemin de fer, il fallait faire il y avait plein de planches qui sont pas Vous pouvez parce que justement je voulais qu'on que l'on pas du ce que vous appelez le chemin de fer euh la continuité parce que c'est une véritable histoire sur d'abord le constat mais on a parlé tout à l'heure sur l'absurdité de l'antisémitisme ça et ça c'est et puis en fait il y a des titres je suis en train d'en chercher un c'est ça en fait oui il y a ce que être juif et tout quels sont les solutions qu'après on dit bah mince donc celle-là fonctionne pas qu' on va peut-être en trouver une autre et encore une autre et encore une autre et encore mais il y a il y a des il y a quelques cachettes baliob à la fin de l'album c'est form c'est fourni [rires] non mais il nous fallait un fil quand même pour lire pour que ce soit et puis pour apporter les dessins.
19:22 On voulait pas juste juste un un florilège de planche ça avait pas d'intérêt. Donc ça rentrait quand même dans un discours. Mais ce discours, il fallait qu'il soit le plus léger possible. On on voulait pas, il y a il y a eu plein de de d'écrit plein de choses qui sont sorties euh pas en remom enfin en essai en réflexion et cetera autour de ce sujet.
19:46 Là l'approche elle était complètement différente. Ce qu'on voulait c'était que ce soit vraiment il y a un fil conducteur et à chaque fois une phrase, une petite phrase, des choses très simples amène le dessin et ça parle euh de lui-même. Voilà. a proposer voilà comment on peut faire pour réserant se manifester. là sinon débattre nous expliquer tâcher de convaincre bon je ne parle pas du dessin je vous laisserai découvrir il y a il y a tellement de solutions qui sont déjà rappé la loi société l'empathie une certaine compréhension éduqué là on est dans le nord du miracle là oui et et là quand même parce que c'est que à chaque fois l'occasion de montrer et la difficulté et l'absurdité de ce qu'on a en face de nous puis la réalité ou alors signer l'histoire sans entra ah mais ça c'est Ça c'est terrifiant et j'ai on est on s'est pas pesanti he ce sujet là parce que je pense que des enseignants en ont parlé bien avant nous.
20:40 Enfin ceux qui ont le courage de dénoncer cet état de fait. On est quand même moi je fais partie d'une génération où je ne pense pas avoir totalement déjanté mais quand j'étais gamin, je me rappelle qu'on nous avait projeté Nué Brouillard. Oui. Euh c'est fini. Ce temps-là est totalement fini. Et je pense d'ailleurs dans nos générations euh on entend peu d'annerie. H bon à part de quelques excité du bulbe ou des malades des pathologies mais mais dans la c'est des gens qui ont été éduqués à quelque chose et franchement ça ça c'est resté marqué.
21:13 Moi j'ai parlé avec beaucoup d'amis non juifs qui clairement ils se rappellent parfaitement. Ils savent ce que c'est que la Shoah par exemple mais bon sans vouloir revenir on va encore nous décongé mais pas que la Shoah d'ailleurs même l'histoire du Moyen-Orientire du Moyen-Orient voilà ne serait-ce que l'histoire du moyen donc les les assertions qui sont balancées comme ça et répété par des jeunes qui ne savent rien.
21:37 Ça me fait mal au cœur parce que c'est des jeunes gens, ils sont au début de leur vie. Vous pensez complètement Ah ouais vraiment surtout curieux curieux puisque au fond ils ne font que répéter ce qu'a dit un tel et machin et puis il y a cette notion aussi de groupe. C'est tellement plus agréable, on a tous été gamins, c'est tellement plus agréable de faire partie du groupe. Moi je me rappelle quand j'étais auc, je me rappelle aussi déjà la Palestine on en parlait et c'était tous les mouvements d'extrême gauche, le communiste révolutionnaire, la li commission, enfin tous ces gens-là.
22:07 Et puis la moindre réforme de l'éducation, tout le monde suivait, personne n'avait lu texte. Mais c'est c'est comme ça, ça fait partie du de la jeunesse. Mais là, en plus, ils sont en plus alimentés par les réseaux sociaux et pas seulement. Je pense aussi pas que les réseaux sociaux hein, je pense aussi qu' a il y a aussi de la manipulation mais qui vient de bien plus loin.
22:27 Je On parlait l'éducation, on parlait alors l'éducation dans les familles, l'éducation à l'école, euh la transmission, tout ce mélange où vous pensez ? Oui. À la fin de l'ouvrage. Alors je dis pas bien sûr tôt, mais toujours en suivant ce cette ligne ou ce chemin de faire, vous proposez même quelques solutions pour les juifs.
22:51 Est-ce qu'il faut partir reconstruire un nouveau ? Mais où ? Alors bien je pas pareil, je pas mais vous voyez, on sourit quand même. On sourit, on arrive à sourire et merci parce que ça nous fait tellement bien et on se surprend même à rire et à rire. Moi, je me suis surprise. Je vais être honnête, un rire dans mon lit mais rien rire en fait. Et vous le dites, ce qui vous maintient c'est l'humour. Ben, c'est ce qui a permis au peuple juif euh euh de tenir. C'est euh c'est d'ailleurs c'est très marrant et dans la préface de de Rim Corsia, il part.
23:30 J'avais une autre question. [rires] Non, c'est très bien. Non, non, mais c'est bon. Enfin, moi je j'évoque simplement le fait qu'il re situe le rire dans une tradition beaucoup plus ancienne publique. Donc c'est c'est intéressant. Oui. Je vous laisserai deviner qu'est-ce que je voulais demander justement ? Pourquoi cette préface et Ah ben on l'a menacé [rires] euh Non mais il est formidable, il a de l'humour et il apprécie. Il a trouvé que apporter c'est aussi de la tendresse à amener à rire. C'est apaiser quand même les tensions, c'est euh c'est euh c'est créer du lien, c'est tout ça et c'est vraiment une tradition.
24:10 Et d'ailleurs, tu te souviens que un rabin il y a des années avait dit faire rire les gens, c'est une mitva. Une mitva, c'est une bonne action parce que faire rire c'est apporter du bonheur. Euh voilà. Donc oui, Rim Corsia oui nous a fait une très très jolie préface et d'ailleurs il a il a son mot de la fin que j'adore.
24:31 Que la force du rire soit avec vous. La force du rire, c'est vraiment ça. C'est ça vous donne de la force et ça vous permet vraiment de supporter parfois des situation difficilement supportable. Je suis tout à fait d'accord avec lui sur préparez-vous à rire, à grincer des dents parfois mais surtout à réfléchir parce que vous une planche parfois deux trois et nous arrêter.
24:56 Moi ça m'est arrivé mais d'autres aussi autour de moi de revenir et puis de discuter sur la première planche en fait qu'on avait vu parce que ça amène à discussion. Donc merci beaucoup. Ah mais on est très touché. Et puis n'hésitez pas vous qui nous écoutez, qui nous regardez euh si vous avez déjà la chance d'avoir cet ouvrage et si vous le commandez de tout.
25:18 N'hésitez pas vraiment à nous écrire, n'hésitez pas à faire les commentaires, que ça soit sur les réseaux sociaux ou sur cette interview, on vous répondra à mes grands grands plaisirs. N'hésitez pas. [rires] Elle m'ont dit merci. Bon, en tout cas, moi je pense alors c'est une question un petit peu fermée, mais votre votre ouvrage comme un juif en France peut être un pont vraiment entre les communautés.
25:47 On l'un on l'espère aussi. On l'espère. On l'espère. Et ça peut être aussi ça pourrait être un outil pour des ateliers citoyens. On l'espère. On vous contact vous présentez. Pas encore. Pas encore. On espérait on espérait on espérait peut-être intéresser certains maires de France. Oui. Euh même des bibliothèques pour avoir au moins un ouvrage à consulter. Mais pour l'instant c'est encore jeune, je ne sais pas. On a démarré le le 10 novembre. Mais oui, donc ça fait ça fait court encore ça fait 20 jours seulement. Vous avez beaucoup de retours positifs.
26:21 Est-ce qu'il y a des gens qui ont osé émettre ? Non, pas du tout pour l'instant. Non. Puis de toute façon, ils ont pas intérêt parce que on dirige le monde, hein. Mais oui, on est on est capable de les trouver n'importe où. non une opposé mais non non les les les retours sont très positifs justement parce qu'on parce qu'on essae c'est vraiment d'apaiser.
26:40 On veut pas on veut pas aggraver les choses, on veut au contraire les apaiser, montrer vraiment tout ce qui est totalement ridicule et vraiment dzinguer l'antisémitisme. Bon c'est une c'est une his on avait fait on avait fait un album il y a quelques années. Bah c'est celui-là enfin c'est ça c'est une autre version mais cet album Ouais c'est un album qu'on avait fait sur les discriminations. pas un sujet, onaborde pas l'antisémitisme uniquement comme ça parce que je pense qu'on certaines situations, d'autres peuples, d'autres ethnies, d'autres personnes le vivent.
27:14 Euh ça sera différent. L'antisémitisme a aussi quelque chose de particulier mais euh c'est on est sensible à ces sujets-là depuis mais vraiment très longtemps. On a toujours été on a été éduqué comme ça. Voilà. Vous avez envoyé votre ouvrage à l'Assemblée nationale pour certains. Est-ce que tu alors ben les filles ils ont ils ont voulu en prenne 300 mais on avait on pouvait pas assurer mais non par contre oui on est on est en contact avec des personnes. Je vais pas les gêner en les citant mais en tout cas oui on aimerait bien ça serait intelligent. Oui.
27:45 De d'aborder ça. Oui, mais c'est vrai que l'égalité Antoine a ça fait des années qu'il a travaillé sur des campagnes entières hein. Là c'est un une petite adaptation qu'on avait fait pour une entreprise mais il y avait une autre entreprise. Enfin on a eu ce livre de l'égalité, je sais plus, on était pas loin de 30000 ex quand même qui a été repris et cetera sur l'égalité en règle générale.
28:06 Et ensuite dans la même catégorie parce que c'est des séries différentes, on avait fait il est pas là sur la table mais on avait fait sur le sexisme aussi. le sexisme ordinaire, le sexisme en entreprise. Tu as fait des campagnes énormes de communication. Oui, c'est pour des grands groupes. Grand group comment toucher euh le sexisme ? Alors l'humour, il y a que ça qui fonctionne. Et parce que pareil les gens où est-ce que Non, non, mais je t'en prie, je t'en prie. Mais les gens se retrouvent mais complètement mais et surtout non et alors et comme dit Isa, ils se retrouvent et en même temps ils ont pas envie de se retrouver parce que sur les campagnes que j'ai faites sur le sexisme par exemple sur des grands groupes que je ne citerai pas pour pas gêner ceux qui l'ont pas fait, tant pis pour vous.
28:45 C'était euh vraiment un grand groupe et c'est vrai que l'idée c'est que j'explique à chaque fois personne à qui je vais avec qui on va travailler, j'explique le bléro moyen. Mais quand je dis bléro c'est c'est pas méchant. Celui qui a des propos sexistes ou ou une nana qui passe en temps à critiquer ses collègues parce que le sexisme n'est pas uniquement résabose.
29:10 Et c'est intéressant avec le dessin de dessin d'humour, dessin de presse, c'est que une personne normale n'a pas envie de ressembler à celui que je je dénonce. Et c'est pour ça que ça fonctionne bien. Parfois, on peut se retrouver en disant "J'ai été comme ça, mais j'ai été comme ça." Mais bien sûr.
29:26 Sûr. Et le bouquin qu'on avait fait sur le couple, c'est pareil. C'est on parle aussi de ça, des difficultés d'être en couple et d'avoir des fois des bon c'est compliqué. Pour terminer, quelle est votre planche préférée ? Alors, c'est dur de choisir. Ah non, moi j'en ai une. Moi j'en ai une. Ah ouais, c'est ma préférée. Elle est très dure. C'est la toute première. C'est la toute pour moi. C'est mon préféré, vous le voyez. Partout et c'est pas c'est pas grave. C'est celle-ci. C'est la toute première.
29:55 Ah oui, c'est la toute première. On va vous l'amener. Voilà. Ouais, je Voilà. C'est Sart qui voilà qui disait que c'est l'antisémite qui fait le juif et ce petit survivant des camps et vicche. Oui, dès le départ. C'est la mienne hein. Après toi, tu en as peut-être une autre qui te plaît mieux.
30:15 [rires] Moi j'en ai en fait j'en ai pas mal euh mais c'est vrai que je suis régalé je me suis régalée à faire celle de ce couple dans son canapé en train de garder la télé. Ah, celle dont j'ai parlé tout à l'heure. Ah mais je me suis régalée à l'affaire avec la liste. Oui.
30:34 Non non non. Avec euh ceux qui sont là les juifs toujours à la ramener machin. Je me suis quand je les dessinais, j'étais comme ça. [rires] Je sentais que je je mettais à leur place. Je cette espèce de haine féroce de cette médiocritique comme ça. Oui, il y en a une deuxième que j'aime beaucoup qui est trop mignonne.
30:53 C'est pas la plus puissante mais elle est elle est bien quand même et c'est vraiment un hommage à nos parents qui commencent à être âgé. C'est celle-ci. Ah c'est Attendez si je la retrouve. Voilà, c'est celle-ci qui est Ah, elle est terrible. J'aime bien celle-là. Ouais. Je commence à perdre la mémoire. veard. Ouais. Oui, elle est Je suis désolé parce que ça me ça me lisse les poils comme on dit et ça me ça me Oui. Montrer que toutes voilà les générations parfois Oui. Les gens âgés oui tout le monde est touché et les personnes âgées qui qui ont connu déjà la période de la deuxième guerre mondiale et la Choraï et qui sont vraiment traumatisés par tout ce qui se passe.
31:40 C'est incroyable pour eux ce retour. le plus jamais ça le plus jamais ça qui revient mais vous avez après les enfants ou les petits-enfants qui les ont soutenus et qui ont grandi avec ou des silences lourds ou des témoignages propants. Enfin toutes ces histoiresl ça leur fait mal aussi pour eux-mêmes mais aussi pour ces personnes âgées qui ont à la vraiment au crépuscule de leur vie.
32:04 Euh voilà, c'est ce que on reçoit d'ailleurs quand les gens commandent sur internet. Des fois, vous savez, on leur donne la possibilité euh d'avoir une dédicace. Et ce qui est drôle, c'est que des fois c'est pas une dédicace. Ils demandent pas une dédicace. Ils disent "C'est pour ma maman qui était caché, c'est pour voilà." Et il il parlent de ça et on sait la double peine Oui. Pour eux pour eux de voir ce qui se passe en ce moment. Et euh il y en a qui m' ma maman euh mon père apporté l'étoile jaune. Voilà.
32:34 Et on a cette sensation qu'on est de nouveau désigné et c'est ça. On l' on l' et c'est et on l'est bien sûr c'est autre façon et encore parfois encore avec l'étoile ja mais alors pour tous ces gens qui s'en sont sortis de revivre ça et je pense à la maman Disa qui je ouis elle va sur ses 97 ans donc c'est une ancienne enfant caché donc c'est très très lourd.
32:57 Alors, on va quand même avoir une petite note positive, c'est que pendant la guerre, c'était quand même gouvernemental ces lois antisémites. C'est pas le cas. On a quand même là l'État qui en théorie en tout cas nous protège. En pratique, on a quand même la police et toutes les institutions qui nous protègent.
33:17 Ils peuvent pas tout faire mais c'est bon peut-être qu' il y a des lois. Exactement. Alors, c'est pas toujours euh facile. Euh voilà ce qu'on disait tout à l'heure, euh des des fois on signale sur les des propos euh haineux sur les réseaux et cetera, ils en font rien. Oui, Pharaos, oui, mais bon, ils est-ce qu'ils ont le temps ? Est-ce qu'ils ont pas le temps ? Peut-être qu'il s'occupe des cas les plus importants, mais c'est vrai que les insultes, franchement, c'est on essaie de prendre du recul par rapport à ça. On se dit bon, comment on dit le je sais plus quoi, enfin la blanche colombe, je me rappelle plus.
33:53 Enfin bref, voilà, on se on prend du recul, on se dit bon de qui ça vient. Enfin, espèce l'autre jour. Voilà. Merci Sophie. Mais c'est le crapau va revenir mais le Non, voilà. Mais on c'est vrai qu'on peut pas tous tous on essaie de les bloquer ou de les signaler mais il se passe pas grand-chose.
34:11 Mais encore une fois ça reste des individus et quand même tous les sondages ont montré la majorité des Français entre 70 et 75 % au moins euh sont complètement révoltés de de ce qui se passe et sont pas du tout d'accord avec ses propos et ses attitudes. L'autre jour, je suis allée déposer des ouvrages consistoires. Hm hm. Mais j'étais sié parce que je suis allé d'abord au FSJU, je suis allé bon, c'est déposé des ouvrages pour des journalistes et machin et c'est hallucinant. au FSJU déjà j'ai eu l'impression de de prendre un avion pour Los Angeles et avec le scanner le machin le le consistir mais c'est une porte j'arrivais même pas à la tirer alors je suis taillé comme un sandwich de chômeur mais enfin quand même elle avait un certain poids à la porte et carrément les deux les deux flics qui sont dans la voiture devant quand on arrive ils sortent de la voiture. Qui êtes-vous ? Où allez-vous ?
35:09 Et c'est eux qui vous accompagnent. C'est dingue. Ouais, c'est dingue. Ouais, ouais, ouais. Et je pense à tous les gens aussi sous protection en ce moment. Oui, beaucoup. Euh là, on a on a croisé Non, mais ça bordel, ça fait des années je croise on croise Mohamed Siifaoui avec Mais il y a tous ceux qui qui parlent se retrouvent avec une protection.
35:31 C'est effrayant. C'est effrayant. Là, on a croisé Norve. Pour l'instant, on est pas mais ça va arriver hein. Oui, surtandem qui nous a accordé du temps. Mais c'est fou quoi. Quel courage aussi. Quel ratoué ou enfin pour l'instant pour l'instant enfin non on a pas les moyens nous on sait pas c'est pas elle sait beaucoup plus courageux ouais nous on a on a pris deux petits gardes du corps tout petit petit petit non mais degrés dans le courage vous êtes courageux déjà d'avoir fait ouais enfin bon non c'est OK mais c'est pas la même chose Nor Bini c'est c'est une autre dimension ah oui oui l'investigation elle a pris de vrais risques et elle en prend encore deux fois qu'elle s'infiltre quelque part ou non ça n'a rien à voir.
36:05 Rien à voir. Quels sont vos projets ? Alors déjà, il y a toute la promotion de cet ouvrage merveilleux que j'invite vraiment à découvrir si vous ne le connaissez pas. On va mettre le lien pour le commander dessous cette interview. On le mettra aussi sur les réseaux sociaux parce qu'il faut bien préciser, on commande que par un seul lien.
36:26 Ouais, tout à fait. Qu'on trouve sur internet parce que sinon c'est on a un lien qui est rigolo, c'est comme un juif en France. Vous tapez dans le navigateur comme un juifenfance.fr. FR. Il après il y a le site mais vous arrivez sur le site mais ça se retient comme un juif en France tout en minuscule.fr et vous arrivez sur bien mettra cel.
36:45 Ouais ouais très bien. Très bien. Très bien. Quel est proch donc oups dormir. [rires] Non mais je franchement je sais pas. Oui, là pour l'instant bah on va essayer de de développer un lectorat large pour sur cet ouvrage que ça puisse un petit peu influencer. Enfin, c'est c'est beaucoup demandé mais aussi on amène notre petite pierre à ce combat. Voilà, c'est ça ça et puis après ben on verra sur d'autres sujets. Vous vous laissez porter. Ouis. Ouais. Comment j'ai fu au Grenland sans tête le Non non [rires] mais on va tous dire tous se retrouver on a on a on a bien sûr d'autres idées qui nous traversent la tête d'autres envies mais bon pour l'instant c'est prématurére c'est prématuré voilà en tout cas merci de ce travail à quatre mains que vous nous offrez merci beaucoup Sophie finalement Antoine et Isabelle Chirot nous rappelle qu'on peut rire même quand ça fait mal et que l'humour loin d'être une fuite est une façon de tenir debout.
37:46 Leur livre Comme un juif en France n'est pas seulement une arme contre les clichés, c'est aussi une invitation à l'intelligence collective parce qu'au fond, si on ne peut pas empêcher les préjugés de naître, on peut au moins les ridiculiser. Merci à vous. Bravo ! Merci beaucoup. Merci beaucoup. N'hésitez pas à vous abonner à Tendel TV, vous avez la petite cloche juste en dessous. On vous met le lien pour commander comme un juif en France. Un très beau cadeau pour les fêtes, vous verrez. Et indistensable.
38:15 Il faut l'avoir dans toutes les bibliothèques, ça je vous le conseille. À bientôt et merci de votre commentaire. Merci. Merci Sophie. Merci. [musique]