0:02 Téléspectateurs de Tonem TV, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver et particulièrement en compagnie de d'une grande amie d'Israël, elle aussi. Je parle de la députée Caroline Niadan, député des Français de l'étranger. Évidemment, Israël en fait partie et je me propose à lui laisser la parole pour qu'elle nous parle de de la tenue de sa visite, de cette visite.
0:26 Bonsoir Karine, je suis très heureuse d'être là ce soir avec vous. En fait, c'était un déplacement qui n'était pas prévu au départ puisque je dois venir en novembre. Mais lorsque j'ai appris que la libération des otages allait être imminente et pouvait intervenir à tout moment, alors je me suis dit que je ne pouvais pas faire autrement que de venir et onen était jeudi soir et donc j'ai pris un avion dès vendredi matin et parce que c'était extrêmement important pour moi d'être sur le kik ratoufim, d'être euh avec le le peuple d'Israël pour fêter cet événement historique.
1:00 Donc je suis arrivée vendredi et je suis restée sur la place des otages samedi, samedi soir jusque tard dans la nuit. Je suis revenue tôt le matin, vendredi, euh pour assister à ces moments de de liès, à cette joie indescriptible, à ses larmes, à ses larmes de joie, mais aussi parfois de tristesse, ce ces ces chants, cette cet engouement en fait et c'était vraiment impressionnant de voir à quel point il n'y avait plus de clivage.
1:29 En fait, ce qui comptait ce jour-là et cette nuit-là, c'était qu'enfin enfin on allait respirer à nouveau. Enfin, on allait connaître une libération, une libération en fait pour tout le peuple d'Israël, pour tout le peuple juif. Voilà. Et on a assisté à ça et c'est absolument merveilleux. Mais j'ai décidé aussi de garder le le ruban jaune tant que les dépouilles ne seraient pas restituées parce qu'il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui il y a des il y a des corps qui ne sont pas revenus contrairement à l'accord à l'accord en fait du du ramasse et je pense aussi à ces familles qui attendent qui attendent le retour de des dépôts de leurs proches pour qu'il y ait un enterrement digne de ce nom et je pense qu'il ne faut vraiment pas les oublier.
2:13 Absolument. Je voulais vous dire vraiment bravo et merci. Merci au nom de tout le peuple d'Israël. C'est ça réchauffe et et on en a tellement besoin. Oui, mais vous savez, j'ai j'ai à l'Assemblée nationale, je je crois que je je vous vous le savez, j'avais organisé dès allez 10 jours après le 7 octobre parce qu'on était venu avec une délégation de de parlementaires en Israël une semaine après le 7 octobre.
2:37 On avait vu à ce moment-là donc il y avait encore du son par terre, on était avec les gilets par bal et il y avait beaucoup de de tirs et cetera. Donc on a été extrêmement évidemment impressionné. On a été la première délégation mondiale à se rendre en Israël et on a vu à ce moment-là les familles des otages et ça nous a brisé le cœur.
2:51 Et lorsqu'on est revenu à l'Assemblée nationale, j'ai pris l'initiative d'organiser la d'ailleurs la seule opération de parrainage mondial des otages avec les parlementaires français, sénateurs, parlement, le Parlement européen également et les députés de l'Assemblée nationale, 240 députés pour 240 otages. Et de ce jour-là jusqu'à aujourd'hui, cette opération parrainage existe toujours. On a une boucle télégramme et pas plus tard que le le 7 octobre en fait là, donc il y a quelques jours, nous avons nous sommes rassemblés et d'ailleurs vous pouvez retrouver les images sur les réseaux sociaux.
3:28 Nous nous sommes rassemblés une nouvelle fois pour les otages avec les affiches des otages pour dire notre soutien, notre solidarité pleine pleine et entière. C'était quelques jours avant la libération. Donc voilà, il y a eu un engouement aussi et et vraiment une une joie réelle des députés euh de l'Assemblée nationale, quel que soit le le groupe parlementaire, sauf les les extrêmes, mais mais vraiment une joie partagée et euh et c'est et c'est ça aussi que qui est bon à faire savoir parce que c'est le cœur d'abord qui parle.
4:01 Nous avons observé ces derniers mois ou je ne sais pas exactement combien de temps ça fait que vous avez quitté la formation de de votre président d'Emmanuel Macron. Et on vous comprend. Oui, on voudrait plus de voix comme la vôtre. Alors en fait en fait pour moi, il y avait une ligne rouge, c'est que je m'étais déjà désolidarisé à de très nombreuses reprises de la parole présidentielle avec lequel avec laquelle je n'étais pas en accord.
4:27 Donc ce soit par rapport au boycott, que ce soit ses propos, par rapport au à l'emploi du mot massacre, enfin il y a eu beaucoup beaucoup de choses qui m'ont heurté profondément. Mais il y avait vraiment mais mais je me disais bon, peut-être que les choses vont s'améliorer, il faut ne pas perdre patience et cetera.
4:44 Mais il y avait une ligne rouge et cette ligne rouge, c'était la reconnaissance de l'État palestinien sans conditionnalité alors même que les conditions qui étaient essentielles avaient été posé précédemment comme la démilitarisation du Hamas, la reconnaissance d'Israël par les les États-rabes comme la réforme en profondeur et bien sûr et avant tout la libération des otages et donc le fait d'avoir décidé de cette reconnaissance et donc de d'avoir fait très concrètement en abandonnant les conditions du 7 octobre, le mythe fondateur d'un état, ça n'était pas supportable pour moi et c'était une ligne rouge qui a fait que j'ai quitté effectivement EPR ensemble pour la République, que je suis aujourd'hui apparenté et que ça me permet aujourd'hui d'avoir Vous êtes apparenté à qui aujourd'hui ? Alors en fait à l'Assemblée nationale en fait. Donc ça me permet aujourd'hui d'avoir une voie libre et indépendante. Voilà plutôt que on m'a d'ailleurs posé la question non inscrit.
5:42 en fait non inscrit, ça fait que vous êtes totalement isolé dans l'hémicycle, vous ne pouvez pas intervenir, vous ne pouvez avoir personne derrière moi. Or aujourd'hui, j'ai encore beaucoup de députés avec lesquels nous partageons des valeurs communes et donc c'est vraiment un statut pour moi qui me permet d'avancer tout en gardant aujourd'hui l'indépendance qui est la mienne.
6:02 C'est magnifique parce que bon, vous avez longtemps hésité, je suppose. Vous vous êtes posé beaucoup de questions, non ? Oui, bien sûr, mais ce qui compte vraiment euh encore aujourd'hui, c'est de pouvoir avoir une parole sur ces sujets-là qui sont des sujets extrêmement euh délicats toujours euh parce qu'il y a beaucoup d'émotions qui parlent.
6:21 Voilà, les tragédies font font font qu'il y a les les les députés et puis même de manière générale les personnes qui nous entourent en France ont souvent du mal à comprendre les enjeux, du mal à comprendre entouré de cette propagande. Et donc c'est très important pour moi d'avoir une parole qui est audible et d'avoir une parole forte mais très aussi factuel de démonstration puisque je je vous rappelle que je suis avocate et donc pour moi c'est parce que c'est parce qu'on peut être audible être entendu qu'on arrive aussi à fédérer sur des valeurs communes.
7:04 Et c'est exactement ce que j'ai fait par rapport par rapport à à la proposition de loi que j'ai déposé justement. Parlons voilà, c'est Ouais. C'est donc une proposition de loi qui vise à lutter contre les fores renouvelées d'antisémitisme lié à la haine d'Israël. Et c'est une proposition de loi essentielle. Pourquoi c'est une proposition de loi essentielle ? parce que elle est elle est fondée sur trois axes. La le premier axe, c'est tout ce qui concerne l'apologie du terrorisme, le un élargissement du champ d'application de l'apologie du terrorisme notamment concernant les auteurs de terrorisme.
7:36 Aujourd'hui, ça c'est ça n'est pas sanctionné de faire l'apologie d'auteur de terrorisme. Le deuxième axe qui est aussi l'axe fondamental de la loi, le cœur, le réacteur en fait de la loi, c'est de faire de l'appel à la destruction d'un état un délit. OK. From the river to the sea. Oui. Et le dernier axe, c'est tout ce qui concerne la banalisation et la comparaison out trancière de la choix. Donc c'est le renforcement de la loi Guesso. Et cette proposition de loi en fait l'idée c'était de d'intégrer la définition de l'IRA de l'antisémitisme dans notre droit positif.
8:17 C'est la raison pour laquelle j'ai beaucoup travaillé et j'ai aussi saisi le Conseil d'État pour que le Conseil d'État puisse apporter une valeur juridique supplémentaire et une solidité juridique supplémentaire à un texte de loi qui au demeurant a été cosigné. par 118 députés du PSOLR, donc sur tout le champ euh républicain, on va dire, de l'Assemblée nationale. Et c'était très important pour moi que ce texte soit transpartisan pour qu'il puisse d'abord être adopté à l'Assemblée nationale et parce que pour montrer que c'était une lutte qui ne concernait pas que les juifs et qui ne concernait pas que ceux qui se sentaient victimes de ça mais qui concerne la République qui concerne notre universalité et c'est la raison pour laquelle je suis très très fière qu'elle ait été signée par autant de députés.
9:08 Quand vous demandez par mail une cosignature, en général vous obtenez allez 10 20 cosignatures et là on est vraiment sur un nombre de signatures très importante. Ce qui va me permettre dans le cadre de cette instabilité gouvernementale que nous connaissons, j'espère, d'avoir une voix euh qui ne sera pas une voix de garage mais qui sera ce qui sera vraiment un s une voilà une voix qui me permettra demain de pouvoir faire que cette loi soit examinée à l'Assemblée nationale.
9:38 C'est vraiment la mission aujourd'hui qui est essentielle pour moi. Bravo ! Vous faites un travail considérable et vraiment nous sommes admiratifs. On a besoin de combattantes comme vous à l'étranger. Je pense que c'est c'est très important en fait de dire les choses et et de dire les choses avec d'abord avec une vraie argumentation pour pour que les pour que les autres comprennent.
10:04 C'est pas tout de de crier ou de ou de d'avoir une voix qui se fait entendre. Il faut que cette voix là elle soit audible. Il faut que cette voix là elle parle en fait. Et je suis aussi médiatrice. J'ai j'ai une formation de médiatrice et pour mieux se faire entendre, il faut écouter l'autre.
10:24 Il faut il faut comprendre ce que pense l'autre pour ne pas être dans un rejet systématique mais dans être dans une dans la dans la persuasion mais la persuasion douce avec des arguments probants pour amener l'autre dans vers son chemin. Vous savez, nous on est pétri d'algorithmes qui sont toujours les mêmes algorithmes qui sont en fait des algorithmes qui nous permettent de de de comprendre ce qui est en jeu.
10:55 Mais si les d'autres que nous ont d'autres algorithmes et n'ont pas les mêmes informations et ces information là c'est à nous aussi d'aller les porter pour exactement les faire passer parce que l'information aujourd'hui est tellement aussi sélective et il y a tellement de radicalité partout que c'est à nous de manière très très calme très posée de dire Pourquoi non ?
11:28 Il n'y a pas de génocide à Gaza pour chose. Pourquoi ? Voilà exactement de dire pourquoi il n'y a pas d'appartêre. de dire que oui, nous avons assisté à une désinformation globale et mondiale, de dire que oui, aujourd'hui, cette haine des juif là, c'est exactement la haine qui a mené à la Shoah qui est une haine qui vise à essentialiser tout un peuple et à faire d'un peuple de nouveau un peuple paria comme le peuple avait été taxé de peuple déicide qui a conduit ensuite à la Shoah que ce peuple déicide a été remplacé par le peup peuple génocidaire de dire que par exemple free Palestine ça veut dire aujourd'hui non pas je veux deux États palestiniens vivants côte à côte en sécurité et cetera, mais ça veut dire Judan Rose, ça veut dire juif dehors. De dire qu'aujourd'hui le mot sionniste génocidaire c'est pas simplement une insulte ou salle juive, c'est plus que ça. C'est salle salle Youin, voyez. Voilà. de dire choses très concrètes pour dire on n'est pas simplement sur un débat géopolitique, on peut avoir un débat géopolitique très posé pour dire ben on peut être contre pour la politique d'un gouvernement et c'est très bien et d'ailleurs la société israël est très partagée là-dessus mais ça n'est pas ça.
12:46 Aujourd'hui, les discours visent à délégitimer un état pour pouvoir le considérer comme un éta un état parient et dire qu'en définitive ça, on on peut penser légitimement à sa destruction. Hm hm. Et c'est ça que je combats tous les jours à l'Assemblée nationale dans le discours aussi des LFI, dans le discours de de de Mélenchon et de Sesbir qui a fait de l'antisémitisme son fond de commerce électoral et qui est complice avec les islamistes.
13:17 Et c'est aussi pour ça que dans le cadre de mes fonctions, j'ai voulu être vice-présidente de la commission d'enquête parlementaire qui vient faire le lien entre les groupes politiques et l'islamisme pour prouver à quel point aujourd'hui LFI est devenu le cheval de 3 de l'islamisme. Seulement. Qu'avez-vous pensé des deux discours de Benjamin Nataniaou et de notre ami Trump ? gén tout ce qui s'est passé. Écoutez, il euh Trump a porté via grâce à son plan qui a été accepté par tous les pays arabes un espoir incroyable. Il est aujourd'hui l'ordonnateur de la libération des otages.
14:11 Grâce à lui que la libération des otages est intervenue. Et ça, quel que soit ce qu'on peut penser de Trump et notamment de sa politique intérieur et de et de de ses abus de langage ou ou même de de choses qui peuvent paraître extrêmement problématiques par rapport à au fonctionnement d'une démocratie, il n'en reste pas moins que il a euh il a reçu les familles des otages, il a dit "Je vais faire en sorte que la libération des otages".
14:38 il a tapé du point sur la table et on voit contrairement euh parce que l'histoire nous apprend beaucoup que bah les accords de Muniques ont euh ont amené à la Seconde Guerre mondiale et qu'à un moment donné il faut faire montre de rapport de force et je pense que ce qui est aujourd'hui c'est ça que Bibi c'est important parce que il a tenu tête c'est ce qu'a compris en tous les cas voilà euh Donald Trump aussi et euh et j'espère j'espère vraiment et Moi, je suis dans naturel optimiste et je parlais avec avec des Français qui vivent en Israël qui étaient peut-être moins optimiste que moi.
15:15 Il y en avait d'autres qui étaient qui étaient qui étaient pessimistes mais d'autres qui pensaient vraiment que ça y est, on va enfin peut-être pouvoir obtenir par la force en fait ce que on n jamais pu obtenir auparavant, c'est-à-dire une paix véritable avec une démilitarisation du Ramas, même si c'est pas gagné hein, puisque le Ramas, on le sait, a recruté plus de 7000 combin membres supplémentaire, terroristes supplémentaires pour pouvoir procéder à des exécutions sommaires, on les a vu déjà à Gaza City et pour pouvoir torturer et exécuter ses opposants.
15:57 Donc, il va falloir se pencher sur ce problème-là et sur l'éducation à la haine parce que c'est ça aussi, c'est le sujet essentiel. Je j'ai déposé à ce propos une proposition de résolution sur les la le la condamnation de l'éducation à la haine des enfants palestiniens. Donc dans le cadre d'une protection de l'enfance en fait hein, ce qui me semble extrêmement important. Donc cette éducation à la haine là, quand on apprend dans des exercices de mathématiques à compter les cercueils pour de cercueil de juifs pour apprendre à compter, c'est qu'à un moment donné, voilà, Luna, il va falloir se pencher sur l'unra, il va falloir se pencher aussi sur le statut de réfugié, le statut de réfugié des Palestiniens à un moment donné, il va falloir mettre ça sur la table que un moment pourquoi il y a un statut qui est totalement exceptionnel par rapport au droit internation nationale et qui va pas régler le problème et qui fait que les Palestiniens s'enferment dans ce statut de réfugié qui est contrairement à toutes les règles international transmissible de génération en génération. Donc je pense que le plan trumfia dans ces 20 points anormalité dans ces 20 points dans ces 20 points là peut permettre d'aller au bout et peut permettre en tout cas ouvre un chemin pour la paix y compris dans le cadre de de prolongation des accords d'Abraham.
17:21 En tout cas, c'est ce que je souhaite vraiment parce que parce que c'est terrible de vivre à ce point dans la dans le la guerre et la et la et la comment dirais-je de savoir que nos voisins très proches n'ont qu'une idée en tête, c'est de vous détruire comme les nazis. Absolument. Exactement la même idéologie, hein, l'islamisme aujourd'hui, c'est le nouveau nazisme et qu'il ne vivent que dans l'idée de vous détruire avec une jouissance de de la violence et une jouissance des massacres qui n'a rien à envier au nazisme. Et ça, il faut s'en débarrasser.
18:03 Et peut-être que c'est le c'est le peut-être qu'on voilà, c'est le moment. On est sur la route. Vous êtes venu donc pour la libération des otages et vous en avez profité pour offrir au français de l'étranger des rendez-vous ce matin à Nattia, cet après-midi à Herzia, demain Tive. Demain, Tive. Qu'est-ce que vous entendez dans les rues ? Qu'est-ce que vous entendez des gens ? Qu'est-ce que vous retenez ? Quelles sont leurs préoccupations ? Alors, c'est très très varié. Euh moi, c'est très important pour moi comme député de dire euh je suis élu mais je suis pas dans les sphères politiques.
18:41 Euh je suis quelqu'un d'accessible en fait et c'est vraiment comme ça moi je que je conçois la fonction de député, c'est pouvoir parler avec les gens, être au milieu, voyez, du peuple. Exactement. Et c'est pour ça que j'organise systématiquement quand je viens, quel que soi d'ailleurs les pays de ma circonscription, ce que j'appelle des cafés avec votre député.
19:02 C'est-à-dire un moment donné, on se pose, on prend un café pendant un quart d'heure et on papote. Et donc dans ce cadre là, effectivement, alors on m'a dit "Mais pourquoi là vous venez pas à Jérusalem ? était à Jérusalem, je reviendrai à Jérusalem, je reviens au mois de novembre, je ferai HDOD, je ferai Elat, je ferai Jérusalem, je referai enfin voilà, j'essaie vraiment d'être partout mais là c'était pas prévu.
19:21 Bref, et donc et donc c'est très varié. Ça va de j'ai un problème administratif à résoudre à je veux juste faire connaissance, à je veux savoir ce que moi je peux faire pour vous aider. Vraiment, il y a il y a de il y a de tout. Est-ce que vous sentez des inquiétudes ?
19:38 Oui, bien sûr, des inquiétudes et puis beaucoup d'attachements puisque moi je je vois des Français qui sont en Israël, il y a beaucoup d'attachements à la France et beaucoup d'inquiétude par rapport à ce que ce qu'est la France avec des des familles qui sont encore en France pour euh pour certaines avec euh des familles qui ont fait leur allias euh et qui ont encore donc des des attaches en France et qui sont très attachés à la culture française, qui sont très attachés au pays en fait et qui sont extrêmement inquiets du devenir du devenir de la France.
20:02 Donc voilà, c'est aussi à moi de leur dire, je suis là pour pour combattre, pour continuer ce combat là et pour faire entendre une voix qui est une voix qui est une voix forte, qui est une voix ferme mais qui est une voix sans outrance pour rappeler en fait ce qui est ce qui est important pour nous.
20:21 Est-ce qu' aussi quand vous êtes en France, est-ce que d'autres Français en juifs de confession viennent vous voir pour essayer de comprendre, essayer de pour montrer aussi leurs inquiétudes ou certainement ouvrir enfin, je ne sais pas. Est-ce que nous voir aussi ? Alors, vi c'est Oui, beaucoup beaucoup. En fait euh vous savez, il y a des en France tous les vendredis, il y a un rassemblement au Trocadéro où j'essaie de me rendre tous les vendredis pour pour les otages. Euh et puis il y a beaucoup de réunions a pu avoir de rassemblement collective.
20:53 Alors, on va voir parce qu'il y a encore les déprim donc je sais pas mais beaucoup me disent en fait et ça me touche énormément me disent merci parce que ça leur fait du bien mais comme nous ça nous fait du bien voyez d'entendre des gens qui sont comme l'équipe de fran tireur par exemple Caroline Foureste, Raphael Anantoven, Sopia Haram euh Christophe Barbier, vous savez des des voix fortes qui sont des voies républicaines qui sont pas des voix d'extrême.
21:24 qui sont pas des voies radicales mais qui sont qui ont une vraie assise en terme idéologique et qui correspondent vraiment à ce que à ce que je à ce que moi je suis et à cette voilà on peut être un vrai républicain, on peut continuer à se battre contre les extrêmes et en même temps on peut être très très fort sur les principes.
21:42 Et donc ils me disent merci parce que quand je quand il m'écoute dans les médias ou dans dans la parole publique que je peux avoir, et bien ça soulage en fait d'avoir de se dire que quelqu'un porte une revoir. Tout à fait. Est-ce que vous êtes confiante quant à l'avenir des Juifs de France ?
22:08 Écoutez, euh je pense que malheureusement l'antisémitisme euh en fait quand l'antisémitisme branchi atteint un certain seuil, ce seuil y reste, c'est-à-dire qu'il redescend pas en réalité. Alors, il peut y avoir une acalmie, mais on repart de ce seuil là. Voyez, il y a eu lorsqu'il y a eu les les les assassinats des juifs parce que juifs en France, voilà. Et là ces derniers temps. Oui, mais depuis le 7 octobre, on a ouvert la marmite. On a ouvert la cocotte minute et ce qu'on pensait euh être ne plus exister depuis 80 ans parce que la Shoah avait refermé le couvercle, on s'aperçoit qu'il n'en est rien et que ce qu'on a vécu est une sorte de parenthèse euh de parenthèse idéale ou de de parenthèses qui vient de se refermer dans tous les cas.
23:06 et parenthèse dans l'histoire de millénaire de l'antisémitisme et et donc en fait on revient à ce qu'est l'histoire de l'antémitisme depuis depuis des méd près c'est que maintenant on sait qui est qui et on sait qui est qui mais on sait qu'on a un état absolument où trouver refuge et ça fait toute la différence et ça c'est énorme.
23:28 Et en fait cette haine, elle est tellement ancrée dans l'histoire et elle mute et elle a muté là évidemment depuis le 7 octobre au nom des droits de l'homme, au nom du progressisme, au nom du bien et au nom du bien, l'antisémitisme est devenu quelque chose de cool, est devenu presque quelque chose à la mode.
23:55 Absolument. Euh évidemment exacéré, décomplexé, complètement décomplexé. aserbé par l'extrême gauche et donc mais on n'est pas dans une sit dans la même situation que certains autres pays comme la Belgique, comme l'Espagne par exemple parce qu'on a encore des voix fortes chez nous. Bah parce que d'abord on a la laïcité et on a encore chez nous des voies fortes qui s'opposent très fermement. Euh on a par exemple des sondages aussi qui montrent que il y a une quand même une une très grande partie de la population euh qui est encore au côté d'Israël.
24:30 Euh contrairement par exemple à l'Espagne où euh je crois que c'était euh 85 % ou 90 % pensaient qu'il y avait un génocide à Gaza. On arrive encore à faire entendre notre voie. Il y a eu beaucoup de collectifs après le 7 octobre pour pour monter au créneau. Il y a le livre d'Arthur qui vient de faire un carton phénoménal. carton incroyable. C'est pas rien le livre de Norabusini, les nouveaux antisémites qui fait un carton aussi, il est en rupture de stock qui vient dénoncer l'antisémitisme de l'extrême gauche.
25:04 Donc je pense que les Français sont pas dup en fait depuis et depuis et depuis le discours de Trump aussi enfin je pense que ça va réveiller aussi d'autres voix qui n'osaient pas parlé tellement l'antisémitisme avait pris sa place donc les gens se se taisaient se taisaient voir se ranger sous couvert d'antisémitisme.
25:19 Mais là je crois que ça va changer. Bah c'est pour ça que je pense que le par exemple par exemple le LFI, excusez-moi, le LFI a perdu son fond de commerce avec le ramasse enfin on a on a ce sentiment en tout cas qu'est-ce qui va se passer exactement ? Ils ont perd, vous l'avez dit, ils ont perdu leur leur fond de commerce électoral. Ils vont sans doute être très orphelins de de cet antisémitisme qui est intrinsèque aujourd'hui à ce parti et d'ailleurs comme l'islamisme. Alors, on va voir ce qui se passe au niveau du municipal.
25:51 Mais en fait, le danger aujourd'hui de LFI, LFI en tant que tel, il fait 9 10 %. C'est quoi le danger ? C'est la banalisation d'un défi par l'alliance avec le PS, par l'alliance avec les autres partis de gauche. Et moi, je n'arrête pas de répéter, de dire il faut créer un cordon sanitaire républicain autour de LFI.
26:11 Il faut dire, répéter qu' LFI n'est pas un parti fréquentable. Ça n'est pas un parti de gauche, ça n'est pas un parti républicain, ça n'est pas un parti, ça n'est pas un c'est le parti du chaos, c'est le parti de la violence, c'est le parti de la révolution qui ne rêve qu'une chose, c'est d'abattre les institutions.
26:31 Et il se sert des pires mots de notre siècle et notamment de cet antisémitisme là et de cette de cet islamisme, c'est-à-dire de la haine pure envers l'autre. euh et tant qu'on ne l'aura pas compris et tant qu'on osera s'allier avec avec lui, vous voyez LR a mis euh une barrière euh a exclu euh Sioti lorsqu'il s'est allié au euh au RN, euh il faut créer des conditions pour que cette cordon sanitaire à l'extrême droite soit la même à l'extrême gauche parce que on ne peut plus continuer à accepter ce type de partie dans notre République.
27:14 Vous êtes la femme de tous les combats vraiment et euh et tant mieux. Je ne sais pas qu'est-ce qu'alimente votre moteur, mais en tous les cas c'est admirable. Je tenais à vous le dire. Et euh et je voulais savoir quel est quel serait votre prochain combat puisque vous m'avez parlé d'une loi que vous voulez faire voter.
27:32 Alors, c'est la loi c'est la la loi que j'ai développé tout à l'heure, hein. Voilà, c'est celleci qui est très qui est très importante pour moi et qui est vraiment ça va être mon mon cheval mon cheval de bataille. Vraiment là, je viens de faire adopter alors quelque chose de complètement différent mais mais quand même qui nous concerne parce que c'est le même combat.
27:48 Euh c'est une proposition de résolution qui vise à condamner le régime taliban par rapport à aux femmes afghanes, qui vise à le faire à le considérer comme un mouvement terroriste qui a été adopté à l'Assemblée nationale et dont je suis je suis fière parce que ces femmes talibanes de ces femmes pardon qui sont opprimées plus qu'opprimé par par les talibans aujourd'hui qui n'ont plus aucun droit qui ne peuvent même plus voir euh dans leur lieu d'habitation une fenêtre pour regarder dans la fenêtre, ça leur est interdit.
28:25 Elles n'ont plus le droit de parler, elles n'ont plus le droit de chanter évidemment, mais elles n'ont même plus le droit de parler en public. C'est hallucinant et évidemment c'est un c'est c'est un combat qui doit tous nous concerner, qui doit concerner le monde libre. Et c'est la raison pour laquelle j'avais j'avais déposé cette proposition de résolution. Euh voilà. Et puis j'ai d'autres j'ai d'autres si on peut appeler ça combat en tous les cas sujets qui sont des sujets autres qui concernent la famille par exemple les pensions alimentaires pour essayer de de rétablir un une sorte d'équilibre sur les tout ce qui concerne les familles monoparentales.
29:03 Voilà, c'est mon côté avocat en droit de la famille. Voilà, c'est c'est ce sont d'autres sujets sur lesquels je me penche à l'Assemblée nationale au-delà des sujets qui concernent aussi des problématiques propres aux autres pays de ma circonscription. Pour acquérir la nationalité française, vous avez initié une idée qui existe déjà en Allemagne qui est celle de reconnaître l'État d'Israël. Où où ça en est ? Alors euh pour l'instant pour l'instant euh pour l'instant ce qui m'intéress pour l'instant je me concentre j'essaie de me concentrer vraiment sur euh sur une chose, c'est ma proposition de loi euh voilà sur le sur l'antémitisme.
29:42 Euh ça on verra euh dans un deuxième temps. Il faut que les esprits aussi soient soient prêts à ça, soient préparés. Donc voilà, on on verra on verra ce que l'avenir nous nous dira. Votre président Emmanuel Macron s'est beaucoup mobilisé pour essayer de sauver enfin de créer et de sauver une Palestine. Qu'en est-il de Bolhem sans sal ? Où est son combat ? Préfère-t-il s'occuper de d'autres pays plutôt que de s'occuper de ces colis régionaires ? Alors, je vais je vais je ne suis pas le porte-parole de notre président de la République. Loin loin sans faux.
30:24 Ce que je peux vous dire, c'est que en ce qui me concerne, j'ai été extrêmement mobilisée euh pour la libération de Boem sans salle avec le collectif qui s'est qui s'est créé. Nous avons d'ailleurs fait une une grande soirée et puis aussi dans le cadre de des du laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer qui a été créé par Jean-Michel Blanquer et qui et qui organise des universités d'été du laboratoire de la République.
30:56 Euh il y a eu un temps très très fort avec la FBem sensale où vraiment nous nous sommes mobilisés. Donc je pense que la France doit faire preuve d'une fermeté exemplaire face au régime algérien et euh et doit faire en sorte oui de de de taper du point sur sur la table. Et euh je pense qu'à un moment donné euh la diplomatie a montré à quel point euh il y avait des limites. Et oui, parce que parce que Boem sans salle représente ce qui fait la grandeur de la France, la liberté d'expression, la liberté d'un homme de de livre et cette ce combat en fait qui est le même à travers le monde et qui concerne Israël, ce combat contre l'islamisme, parce que c'est bien de ça dont il s'agit. Euh voilà.
31:52 Bolem sans sal qui avait dénoncé qui était au côté qui était qui s'était rendu en Israël qui a un avocat juif qui a été d'ailleurs exclu de de l'Algérie pour pour prendre sa défense François Zim. Voilà, exactement. Donc voilà, on voit bien que tout ça c'est vraiment le même combat et les mêmes valeurs que nous devons continuer à défendre coûte que coûte quels que soient les pays et quel que soit d'ailleurs notre notre appartenance politique en fait.
32:23 Tout à fait. Quand vous vous êtes retrouvé en Italie le mois dernier face au pape, que s'est-il passé ? côté, c'était un grand moment, un grand honneur pour moi d'aller au Vatican pour rencontrer sainteté le le pape. Voilà, j'ai eu l'occasion au cours d'un d'un échange qui a été qui a été très court, mais de lui dire que il était important pour moi, non pas comme député des Français de la de la de la circonscription du du Vatican, de me présenter à lui mais comme petite fille de la Shoah.
33:00 Voilà, pour le mettre en garde sur l'antisémitisme et la haine des juifs en fait dans le monde et en Europe et que d'après moi, oui, l'église avait sans doute un rôle à jouer puisque dans ce rôle d'apaisement et de de paix à travers le monde, on ne pouvait pas faire abstraction de ce qui était en train de se passer et que les juifs du monde entier se sentaient extrêmement inquiets.
33:28 Voilà, ça a été le message que je lui ai fait passer. Bravo ! Bravo ! Écoutez, je voudrais que vous laissez encore une fois la parole sur une conclusion, quelque chose auquel vous penserez à dire. Peut-être vous avez pensé à parler au français puisque vous êtes venu pour aussi la libération des otages et faire des séances café avec les Français d'étranger en l'occurrence d'Israël.
33:55 un message qui pourrait toucher tous les Français d'étranger. Écoutez, de dire peut-être que on doit être fier de ce qu'on est vraiment euh peu importe ce que on est pour contre le gouvernement, c'est pas le sujet en fait. Il y a deux choses qui sont essentielles. D'abord, on a obtenu la libération de nos otages enfin et puis on sait que on ne laissera plus le 7 octobre recommencer. Et donc ce sont ce sont ces combats-là qui font de nous un peuple, un peuple un, un peuple uni au-delà des clivages et un peuple qui porte en lui cette résilience absolument incroyable et cette cet attachement les uns aux autres.
34:47 Franchement, c'est qu'on voit quasiment nulle part. Euh voilà et c'est pour ça qu'on est un peuple un peuple. Écoutez, vous êtes invité quand vous voulez, quand vous reviendrez. Merci beaucoup. Avec plaisir nous suivez, on vous suivra et on vous remercie infiniment pour ce merveilleux moment. Merci à vous. C'était très agréable. Merci de votre accueil. À très vite, à bientôt.