Après le recul de l’Iran et la chute de Bachar al-Assad, une autre puissance régionale pourrait-elle profiter du vide laissé en Syrie ? Dans cet édito, Stéphane Goldin analyse les ambitions de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan et les nouvelles tensions avec Israël.
Réhabilitation de bases militaires en Syrie, possible installation de systèmes de défense antiaérienne, rapprochement avec le Hamas et certains acteurs libanais, opposition à l’armement des Kurdes : Ankara cherche-t-elle à imposer durablement son influence dans la région ?
Pour Israël, la Syrie ne peut devenir ni une plateforme iranienne ni une base avancée sous contrôle turc. Dans un Moyen-Orient où les alliances se font et se défont, Jérusalem entend fixer ses propres lignes rouges et préserver sa liberté d’action.
Car le danger ne disparaît jamais : il change simplement de visage.