0:00 Bonjour à tous. Beaucoup d'entre vous me posent la question, est-ce que nous allons rester dans ce statu quo, ou est-ce que nous allons réattaquer, ou est-ce que nous allons être attaqués ? Alors il faut savoir d'abord que les forces de sécurité israéliennes dans leur ensemble sont complètement mobilisées, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, elles sont prêtes à intervenir à tout moment, même si depuis maintenant pratiquement 3 ans, énormément de réservistes sont sur le front.
0:25 Alors c'est vrai qu'il y a cette rotation qui est très importante au sein des réservistes, mais je peux vous dire que tout le monde répond présent à l'appel et il y a cette mobilisation qui est présente, de plus en plus forte d'ailleurs. Alors c'est vrai que la situation, quand on la regarde, n'est pas au mieux.
0:42 L'Arabie saoudite pourrait recevoir l'arme nucléaire, l'Iran continue à aller vers cette course nucléaire et aussi grâce à la trêve, entre guillemets, lui permet de développer son programme de missiles balistique avec des missiles qui pourraient évidemment atteindre la Vive, mais aussi des côtes européennes. Le Hezbollah est toujours là, le Hamas est toujours là et la Turquie va recevoir probablement des F-35 et va aussi recevoir d'ailleurs la nouvelle direction extérieure du Hamas qui va être transférée de Doha au Qatar sur le territoire turc à Ankara.
1:26 Donc si on regarde globalement du côté de Gaza pour le moment, il y a évidemment une volonté du Hamas de vouloir gérer et continuer à gérer le territoire Gazaoui. Alors c'est vrai qu'Israël maintient sa position sur 60% de ce territoire, mais c'est vrai que Gaza pour le moment est toujours gérée par le Hamas.
1:47 Le Hamas s'est introduit à infiltrer l'ensemble des communes, ne veut pas déposer les armes. Elle dit qu'elle déposera les armes lourdes, entre guillemets, mais ces armes lourdes seront déposées au frais d'une structure palestinienne composée de l'autorité palestinienne du djihad islamique et du Hamas. Donc c'est se redonner ses propres armes. Donc tout ça, je dirais, est un grand bluff.
2:09 Du côté du Hezbollah, le Hezbollah n'a jamais voulu aucun traité de paix, ne veut pas rentrer dans cette négociation. C'est vrai qu'il y a une volonté du gouvernement libalais. La question est de savoir si l'armée libanaise a les moyens et est prête à aller pour démanteler le Hezbollah, ce qu'actuellement on peut douter faute de moyens et faute de forces, parce qu'il faut comprendre aussi qu'au sein de l'armée libanaise, il y a énormément de soldats qui sont aussi liés au Hezbollah.
2:40 Cette armée est concrètement gangrenée et il faudra une purge pour pouvoir la nettoyer et pour trouver d'autres solutions et aussi des moyens. Mais comme on le voit, le Hezbollah continue à menacer les populations du nord d'Israël. Quant à l'Iran, comme je vous l'ai dit, missiles balistiques, programmes nucléaires, mais aussi ses proxys. C'est vrai qu'il y a eu aussi d'autres éléments.
3:04 Par exemple, hier, l'Irak a demandé à l'Iran, en leur mettant un ultimatum jusqu'au 30 septembre, de pouvoir déposer les armes de la milice iranienne en Irak. Les Iraniens, inédits, ont accepté. Et donc on voit la détermination du premier ministre irakien, avec évidemment l'aide américaine, pour faire pression sur l'Iran. Il y a ce blocus économique aussi qui fait que l'Iran, à la fin du compte, le régime devrait tomber.
3:39 Ça prendra plus de temps, mais pour le moment, il faut gérer ce temps. Et gérer ce temps, il est loin d'être évident. Comme je vous l'ai dit, la Turquie aussi joue un rôle pas clair dans cette affaire. L'Egypte, de son côté, essaie d'avoir la position de leader au Moyen-Orient. Nous sommes dans une situation complexe.
4:00 Parallèlement à cela, il faut quand même se dire aussi que les relations entre les États-Unis et Israël ne sont pas au mieux. Alors c'est vrai que nous sommes comme un vieux couple avec des hauts et des bas. Actuellement, on est plutôt dans le bas. Mais il faut savoir parallèlement que les forces de sécurité israéliennes et américaines continuent à travailler ensemble.
4:19 La preuve en est, Brad Cooper, le patron du Sencom, était en Israël à rencontrer l'ensemble des hauts gradés israéliens il y a quelques jours. Il y a eu un échange de vue. Et on sait très bien qu'il y a toujours un échange d'informations entre l'armée américaine et l'armée israélienne. Donc nous sommes dans cette phase qui n'est pas évidemment la meilleure pour Israël parce que nous sommes dans un entre-deux.
4:44 Nous ne savons pas si nous allons vers une guerre ou si nous allons vers une sorte de trêve générale. Toujours est-il que les forces israéliennes se maintiennent en mobilisation totale, 24 heures sur 24. 16 jours sur 7, prêts à intervenir. Et je peux vous dire qu'à titre personnel, je leur fais entièrement confiance.