0:02 Salut à tous et bienvenue sur Tandem TV et c'est Sylvia avec vous. Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau rendez-vous et surtout ici même à Marseille et plus précisément dans la grande synagogue où ils seront nombreux dans un instant à se rassembler pour se recueillir mais aussi célébrer la libération des otages.
0:17 En présence d'Amine Elcatmi mais aussi d'élu de la République, sans oublier les responsables communautaires qui ont organisé cet événement. Et bien cet événement justement promet un grand moment d'émotion. Alors suivez-moi. À quelques minutes du début de la cérémonie, la synagogue se remplit peu à peu. Chacun a sa raison d'être ici ce soir. Mais là pour moi, c'est une joie, une grande simra d'être là pour célébrer leur libération. On se doit d'être là. On se doit de jamais oublier ça. Pour moi, je suis de confession catholique. Je suis venue euh déjà euh soutenir bah le peuple juif que j'ai vu dans une souffrance extrême.
1:00 Que Dieu bénisse Israël. Je suis très heureux que les otages vivants ont été libérés et nous attendons avec impatience que toutes les dépouilles rentrent pour enfin faire notre deuil et revivre comme il faut. Je suis là pour le pour conclure un cycle et pour en commencer un nouveau. C'est-à-dire que moi, j'étais le 7 octobre en Israël au moment où où il y a eu ce ce samedi noir et j'étais il y a de jours au moment où on a rendu les otages. Alors, j'avais l'impression d'avoir bouclé la boucle mais en fait c'est juste pour recommencer autre chose parce que maintenant tout commence.
1:49 [Musique] Alors, cet événement, il est essentiel pour deux raisons. D'abord parce que il fallait célébrer, il faut célébrer le 7 octobre pour l'inscrire dans la mémoire collective. Et la deuxième raison, c'est que toute cette période doit nous engager à nous poser des questions et notamment à essayer de mieux comprendre ce que l'on doit faire pour l'avenir.
2:07 Et la grande leçon en tout cas qu'on peut tirer, il y en a pas qu'une mais en tout cas une des grandes leçons que moi je retiendrai, c'est la nécessité de mener un combat pour battre en brèche cette idée gène au Cédr qui a infusé dans toutes les sphères de la société. Je crois qu'on avait cruellement besoin de partager notre peine, de partager notre joie, de partager nos inquiétudes et puis vous savez tous les gens qui sont là, je crois que chacun à sa façon, s'est mobilisé, a agi et ça c'est extrêmement important.
2:36 Donc on avait besoin tous les acteurs avaient besoin de se retrouver. Fallait absolument qu'on puisse se réunir, échanger, commémorer, se rassembler. et faire en sorte que finalement on n'oublie jamais ce qui a été le 7 octobre et chaque année on fera en sorte de commémorer le 7 octobre parce que quand on commémore pas, on participe à l'oubli et l'oubli c'est la mort.
3:08 Avant la joie, le recueillement avant de célébrer ce souvenir, le 7 octobre 2023 a tout changé. Ce soir, les pensées se tournent vers ceux qui pleurent encore, vers ces familles brisées qui ne reverront jamais les leurs. Des corps attendent encore de rentrer. Alors, entre larmes de douleur et d'espoir, à Marseille, une communauté se tient debout. Ce soir, on n'oublie personne. Mais qu'est-ce qu'on fait des chaises ? celle des écoles, celle des concerts, les chaises des papas de famille sans parler. Dans le silence assourdissant qui a suivi le 7 octobre, des voix courageuses ont refusé de se taire.
3:54 Aminel Katmi est de celle-là. Récompensé pour son combat acharné contre l'antisémitisme, il n'a jamais cessé de défendre la communauté juive avec une détermination sans faille. Ce soir, sa présence à cette cérémonie était très attendue. Il nous a fait le privilège de répondre à quelques questions. Bah, à la fois un sentiment de soulagement euh parce que après 2 ans de calvaire, les derniers otages ont été libérés. Et puis le deuxième point, c'est que je l'ai dit dans mes interventions, les otages sont revenus. La guerre va peut-être arrêter, on verra. Ça dépendra aussi du Hamas.
4:31 Mais la réalité c'est que l'antisémitisme en France ne s'arrêtera pas euh parce qu'il a existé avant le 7 octobre. Parce que le 7 octobre la guerre et une guerre est toujours horrible. Évidemment que nous on a de la compassion pour des bébés palestiniens qui sont morts. C'est normal. Euh mais cette guerre n'a été qu'un prétexte pour que pour l'explosion de l'antisémitisme. Et demain à défaut de guerre, les cerveaux malades antisémites trouveront autre chose. Donc c'est pour ça que je dis vigilance, mobilisation, détermination et on continue le combat. plus que jamais.
5:03 Cette détermination à nommer le mal et à le combattre ne doit pas fléchir. Car oui, sans les Juifs de France, la France ne serait plus la France. Israël, vive la République, vive la France. Au-delà de l'émotion, cette soirée également réunie de nombreux élus de la République. Martine Vassal, présidente de la métropole et du département et Ludovic Pernet, vice-président de la région sud, ont tenu à exprimer leur soutien. Je veux dire aujourd'hui au aux juifs de Marseille et de France que nous sommes à leur côté, que jamais nous ne les avons abandonné, qu'ils font partie intégrante de cette grande communauté destin qui est la nation française et qu'ici on peut vivre en paix.
5:44 Et donc aujourd'hui, c'est ce message d'espérance que je vais apporter et dire que nous serons toujours à leur côté. Ce soir, c'est une cérémonie qui est très chargée en émotion parce qu'à la fois on pense aux victimes du 7 octobre qui malheureusement ne reviendront jamais et on pense aux familles qui ont été brisées et puis après on exprime la joie pour ceux ceux qui ont été libérés cette semaine et c'est vrai que c'est quelque chose qui qui nous redonne du bon au cœur.
6:15 Donc comme quoi dans la vie, il faut jamais rien lâcher et surtout mettre beaucoup de pression. Donc là maintenant, il faut que la paix bien elle soit durable. Il faut que ce soit pas un horizon fragile mais que ce soit véritablement une réalité qui est forgée et qui qui est définitive. Donc je crois qu'il y a encore du travail à faire. Mais surtout bravo à toute la communauté d'avoir vraiment fait en sorte que on a rien lâché pendant ces deuxè. C'est ainsi que s'achève cette soirée à la grande synagogue Bril. La musique raisonne, les rires éclatent, les pas de danse se libère, la vie reprend ses droits.
6:52 Mais dans chaque étreinte, dans chaque sourire, une pensée traverse les esprits, ceux qui ne sont pas encore rentrés. Ces familles qui attendent toujours de pouvoir faire leur deuil. Alors, ce soir, de Marseille à Telive, même espoir, même combat, une flamme commune de résilience et de mémoire. Cette soirée n'était pas seulement une célébration, c'était un serment, celui de ne jamais oublier, de rester debout et de continuer à croire en des jours meilleurs. [Applaudissements]