0:09 Quel sentiment domine chez vous depuis la libération des otages ? Bah à la fois un sentiment de soulagement parce que après 2 ans de calvaire, les derniers otages ont été libérés. Euh et en même temps un sentiment de tristesse d'abord pour ceux qui ne reviendront jamais et j'ai une pensée évidemment toute particulière pour Kir et et Ariel Bibas qui ont crois marqué l'humanité toute entière parce que évidemment tuer quelqu'un comme ça gratuitement c'est toujours horrible mais sans prendre à des bébés d'un et et 4 3 ans, ça dépasse littéralement l'entendement.
0:46 On se demande comment quelqu'un qui a un cœur qui bat peut tuer à main nu des bébés. Donc, j'ai une pensée pour eux, pour Chérie, leur maman, euh pour leur père qui lui est revenu, mais dont on imagine que la vie doit être quand même compliqué. Et puis euh et puis la tristesse aussi pour des familles qui attendent des cadavres, des corps parce que nous avons face à nous des barbares qui ont gardé des corps, qui ont tué des gens, qui les ont tué dans les kibots, qui les ont transportés sur des motos et qui ont gardé pendant 2 ans des corps dont même on nous dit que certains ne seraient même pas identifiables.
1:23 Donc tout ça tout ça est est est évidemment provoque des sentiments mêlés. Et puis et puis le deuxième point, c'est que je l'ai dit dans mes interventions, les otages sont revenus, la guerre va peut-être arrêter, on verra, ça dépendra aussi du Hamas, mais la réalité, c'est que l'antisémitisme en France ne s'arrêtera pas parce qu'il a existé avant le 7 octobre, parce que le 7 octobre la guerre et une guerre est toujours horrible.
1:48 Évidemment, que nous on a de la compassion pour des bébés palestiniens qui sont morts. C'est normal. Euh mais cette guerre n'a été qu'un prétexte pour que pour l'explosion de l'antisémitisme et demain à défaut de guerre, les cerveaux malades antisémite trouveront autre chose. Donc c'est pour ça que je dis euh vigilance, mobilisation, détermination et on continue le combat euh plus que jamais. Votre hommage à ces news, c'est aussi une critique des autres médias. Mais écoutez, quand sur France Interre, vous avez la rédaction qui chaque matin a cité les chiffres du ministère de la santé du Hamas, comme si le Hamas était une organisation que l'on pouvait citer, moi j'ai pas souvenir qu'on a dit le ministre de l'intérieur d'Al-Qaïda par exemple, ça aurait paru totalement sagrunu à peu près toute personne normalement constituée.
2:35 Là sur le service public tous les matins à 8h pétant vous aviez un journaliste qui disait "Selon le ministre de la le ministère de la santé du Hamas, il y a eu hier x nombre de morts et encore une fois les morts si c'est pas des terroristes évidemment mais des morts civiles innocents, c'est c'est toujours toujours horrible."
2:52 Donc donc bien sûr que C News a été une bulle a été une bulle d'oxygène et pour nous qui sommes sur les plateaux et pour les gens qui regarde parce qu'on a pu avoir un espace où d'abord on a pu porter notre ruban jaune où vous avez une femme exceptionnelle comme Laurence Ferrari qui a cité tous les jours les noms des otages français retenus par le Hamas et donc évidemment que ces news a été un espace exceptionnel pour ça.
3:16 Une bonne partie des juifs français estiment que le président Macron a failli à son devoir. Doivent-ils craindre pour leur avenir ? Moi, j'ai envie de dissocier le peuple français de ses dirigeants. Je crois que le peuple français est un est un grand peuple euh qui a donné des des des noms de juste pendant les heures sombres, des villes, des départements.
3:35 Je pense à la Corse qui a été un territoire exceptionnel. Je pense à des centaines de et des milliers de résistants qui ont mis qui ont mis qui n'étaient pas juifs et qui pendant la guerre ont mis ont mis en danger leur propre vie pour sauver des juifs. Je crois que cet esprit-là demeure. Euh il est peut-être pas palpable complètement, on le voit pas au quotidien mais c'est un esprit qui est là, qui demeure et donc moi, je fais la différence entre les Français et le président de la République qui est pardon un peu à la dérive quand même.
4:06 Vous étiez autre cadéro pour la libération des otages. On y a vu le drapeau français au côté des drapeaux israéliens, américains et de l'opposition iranienne. Comment interprétez-vous ce rassemblement ? C'est un rassemblement de fraternité, d'amitié et comme toujours, hein, c'est toujours pareil. Il y a pas de casse, il y a rien qui brûle. Les policiers sont applaudis. C'est toujours la même France polie, respectueuse, joyeuse qui est là. Euh et hier, c'était la fête. Alors, évidemment la fête et avec un peu de tristesse toujours parce que il y a eu beaucoup de morts.
4:36 Il y a encore des gens qui ne sont pas revenus. euh en tout cas des des des corps, mais il y avait quand même un soulagement parce que parce que euh le 7 octobre a chamboulé la vie de de centaines de milliers de personnes, pour ne pas dire de millions de personnes, et se dire hier voilà, on peut enlever ce ruban jaune, il y a plus d'otage dans les tunnels du Hamas.
4:52 C'est vrai que c'était quand même un beau moment. Autre cadero, on vous a aussi entendu chanter Tel Avive. Enfin, chanter c'est vite dit. C'est vite dit. C'est vite dit. Vous étiez d'ailleurs au côté de Simon Moss. Oui, mon ami et et mon autre ami Samuel qui gère l' dito de Madar qui Simon et Samuel ont été exceptionnel pendant cette période comme beaucoup d'autres.
5:18 Mais mais c'est vrai qu'il y a eu deux révélations avec Simon et et et Samuel, Michael Sadun, Samuel Fitoussi qui qui ont aussi beaucoup parcouru les les plateaux, qui ont écrit des tribunes. Je pense à Noémi Alua qui est exceptionnel aussi, qui était alors tout ça ce sont des copains mais je le dis aussi de manière objective, ils ont été là, ils ont été présents.
5:40 Ellisabeth Lévi, Gill William Gold Nadal. Bref, il y a eu il y a eu évidemment des voix qui étaient là qui étaient fortes et c'était une bonne chose. Justement, ne faudrait-il pas davantage de ces personnalités pour éduquer le public sur le conflit au Moyen-Orient ? Oui oui, il en faudrait plus et puis il faudrait plus de nonjuif parce que quand je vois comme je suis accueilli dans les rassemblements où euh où quand même je reste très très touché, surpris par la évidemment et c'est enfin pour je comprends cette bienveillance, cette gentillesse et cetera, mais il faudrait qu'il y ait beaucoup plus de nonjuifs aussi parce que c'est ce combat, je le dis souvent, n'est pas que le combat de la communauté juive, c'est le combat de la communauté nationale tout entière.
6:19 Vous avez visité Israël plusieurs fois ? Oui. J'y retourne en novembre. Alors, y a-t-il un endroit en particulier où vous aimez vous rendre ? Euh à tel à vive, je j'avoue que le mon côté nocturne et festif aime bien goof. Euh j'ai quelques barres que qui commencent à devenir des QG. Euh et puis j'ai beaucoup aimé le nord d'Israël qui est qui est peut-être moins connu quand on est touriste. Mais moi, j'ai été à la frontière avec le Liban. Euh c'est vraiment d'abord il y a des paysages exceptionnels et puis et puis les et puis les gens sont formidables.
6:51 Donc c'est euh c'est vrai que j'ai un attachement particulier pour le nord d'Israël. Quel message souhaitez-vous adresser aux juifs français mais aussi aux Israéliens ? Les Israéliens, j'ai rien à leur dire car c'est un peuple résilient donc ils ont pas besoin de mes messages. C'est un peuple qui vit sous les bombes depuis depuis tout le temps et et il y a une résilience, il y a une capacité à à se remettre du pire qui est assez exceptionnel. Donc j'ai j'ai rien à leur dire si ce n'est si ce n'est profiter de la vie et que et que et profiter de la paix et pourvu qu'elle soit durable.
7:21 Et sinon sinon au français juifs, j'ai envie de dire vous n'êtes pas seul, le combat continue et et on va le mener avec vous. Oh.