0:01 L'antisémitisme de gauche comme vous dites et vous avez raison d'employer cette expression, la particularité de l'antisémitisme de gauche qui n'a rien à envier à l'antisémitisme d'extrême droite, rien. qui plébiscite despogrome, qui refuse de parler de terrorisme à propos du 7 octobre, qui parle du peuple déicide, parle du peuple conservateur, reprend le trop du juif financier ou bien du juif qui contrôle les médias ou bien du juif empoisonneur du puit de puit ou bien le juif tueur d'enfant.
0:35 Tous ces tropes-là sont réactivés qui sont des tropes des années 30 hein ou des années 20 des années 30 sont réactivés aujourd'hui. Donc des années 30 aux années 20 si vous voulez, c'est la même saloperie. Euh de Baress à Rima Hassan, c'est la même c'est la même saleté euh de de de euh de gringoir à certains fanzines insoumis.
0:56 C'est la même c'est la même gerbe. Mais la particularité de l'antisémitisme d'extrême gauche euh c'est qu'il apparaît qu'il se fait jour à une époque où l'antisémitisme est un délit. Et donc il y a une double particularité de la chose. La première c'est qu'il emploie des métaphores, il emploie des périphrases. Il ne dit pas juif, il dit cas. Il ne dit pas juif. Il dit sioniste, bien sûr. Il ne dit pas juif. Il emploie quantité de périphes. Il y en a des centaines. Il y a des centaines de façons de ne pas dire juifs pour laisser entendre précisément qu'on ne peut pas dire juif tout en disant pique pendre de de de des juifs et de l'idée même de communauté et tout le monde le comprend très bien.
1:45 Et tout le monde le comprend parfaitement. Euh ce que je veux dire, c'est que il existe 1000 façons d'être antisémite à l'abri de la loi. Euh 1000 façons d'être antisémite de et de et de en contournant la loi quand on parle non pas des juifs mais des dragons célestes, on n'est pas puni par la loi et pourtant on reprend une terminologie soralienne pour désigner les juifs.
2:05 On est objectivement antisémite. Et donc l'une des la première particularité de l'antisémitisme d'extrême gauche, c'est qu'à la différence du précédent qui se faisait jour à un époque qui existait à une époque où l'antisémitisme n'était pas illégal, où l'expression de l'antisémitisme n'était pas délicueuse et où donc il y avait pas besoin de tant de précautions.
2:24 La première particularité, c'est cette capacité de se de se cacher dans les termes et dans les périphrases qui en disent suffisamment pour qu'on sache de quoi on parle sans en dire assez pour tomber sous le coup de la loi. Et puis deuxième particularité qui à mon avis explique la prospérité d'un tel antisémitisme aujourd'hui.
2:45 Deuxième particularité, c'est un antisémitisme qui s'ignore lui-même.