0:02 Bonsoir, bienvenue sur Tandem TV. Je suis Avistora psychologue. Ce soir, je reçois maître Alexandre Ruben Soussan, avocat au centre du cabinet Fuxeman avec lequel j'ai fondé le médiacrave et nous sommes tous les deux réservés au sein de la brigade Commando de Tsahal et ce soir nous allons parler du procès historique que votre cabinet intente contre l'autorité palestinienne du fait de sa politique de rémunération du terrorisme.
0:23 On vous représentez 300 familles de victimes. C'est bien cela ? Nous représentons effectivement euh 300 euh proches de victimes du 7 octobre dans ce procès historique que nous intentons et que nous avons commencé depuis euh maintenant 1 an et demi contre l'autorité palestinienne du fait de sa politique de rémunération. Et euh je pense que tout d'abord, je vais vous expliquer un petit peu les bases et le mécanisme de ce procès. Alors, en fait, je voudrais faire un petit retour historique tout d'abord puisqu'on pour qu'on puisse comprendre un petit peu le fonctionnement de ce qui se passe en Israël.
0:58 ce procès, bien qu'à priori, il s'agisse d'un aspect qui soit juridique puisqu'on parle d'un procès, on va dire classique, ce procès-là a des aspects qui sont juridiques, qui sont historiques et qui sont aussi politiques. Tout d'abord, je vais vous emmener en arrière avec moi dans le temps en 1992. Ouais. En 1992, dans le cadre des accords d'Oslo et afin de promouvoir l'avancée d'une d'un potentiel accord de paix et avancer potentiellement vers une solution à deux États, l'État d'Israël se met d'accord dans le cadre de ce qui s'appelle les lois de passage, donc les rukem en hébreu, c'est ça les lois de passage de prélever l'impôt, c'est-à-dire la TVA en faveur des biens d'import et d'export de l'autorité palestinienne que nous les autorisons à vendre à travers nos infrastructures, c'est-à-dire à travers nos ports, à travers nos aéroports et cetera puisque eux n'ont pas de port ni d'aéroport.
2:02 Absolument. C'est qu'étant donné en fait que l'autorité palestienne n'a pas accès en fait à des ports et à des aéroports, on les laisse utiliser nos infrastructures. On prélève donc la TVA en particulier en leur faveur et on leur transfère cet argent là. D'accord. Ce qui se passe, c'est que une fois qu'on a compris ça et qu'on a assimilé ça, je veux vous emmener maintenant, on va faire un petit saut historique et on va aller directement en fait en 2004. Oui. En 2004, l'autorité palestinienne donc qui est déjà sous l'autorité de Mahmoud Abbas fait voter ce qu'ils appellent la loi des prisonniers.
2:41 Qu'est-ce que la loi des prisonniers ? La loi des prisonniers a pour but. Et je vous cite directement en fait l'article 1 de la loi des prisonniers, c'est-à-dire véritablement en fait les définitions de cette loi. Qu'est-ce qu'un prisonnier tout d'abord ? Un prisonnier c'est tout palestinien ayant pris les armes et s'étant soulevé contre l'occupant sioniste. Quand tu dis tout palestinien, on parle de quel de quel terrorisme ? de tous les terrorismes. Alors déjà ce qui est bien de spécifier c'est que bien évidemment en fait vous comme vous pouvez en fait le comprendre lorsqu'on parle de prisonniers on parle de terroristes enfermés dans les prisons israéliennes ayant commis des attentats terroristes et on parle aussi de famille de terroristes ayant commis des attentats, ayant été neutralisés lors de leurs attentats. D'accord ?
3:32 C'est-à-dire que l'autorité palestinienne, vous savez, il y a énormément de gens qui entendent depuis des années. Moi, depuis que je je suis petit, même j'habitais encore alors en France alors que j'entendais parler déjà en fait de de ce sujet qui est extrêmement nébuleux aux yeux de beaucoup d'entre nous, du fait que l'autorité palestinienne rémunère les terroristes et les familles de terroristes.
3:52 C'est même un sujet assez les gens doutent de cette loi. Les gens doutent de cette loi. Enfin, les les gens doutent en fait de cette chimère entre guillemets. quelque chose qu'on transmet de Bouchare. En réalité, ce n'est pas une politique qui est cachée. C'est véritablement une loi qui est votée noir sur blanc par l'autorité palestine qui a été votée en 2004, qui a été donc amendé à plusieurs reprises. Il y a des corrections qui sont apportées. Par exemple, il y a une correction qui a été apportée en 2009, il une correction qui a été apportée en 2013 et c'est un sujet qui est entièrement assumé par l'autorité palestinienne.
4:26 C'est-à-dire qu'il rémunère les terroristes emprisonnés dans les prisons israéliennes et les familles de terroristes ayant été neutralisées. Donc ça veut dire que le Toté palestinienne, elle est dirigée aujourd'hui par Maras qui donc dirige le Fatar. Affilié Fatar. Absolument. Fatar. Voilà. Donc là ce que tu me dis c'est que on parle de tous les terroristes y compris d'autres groupes terroristes. Alors c'est une excellente question. C'est-à-dire que en réalité, si on veut comprendre véritablement de quoi il s'agit, à ce moment-là, il faut se plonger un petit peu.
4:58 Euh il on va on va se plonger un petit peu dans l'histoire. Tout d'abord, la réponse avant en fait qu'on donne une explication un petit peu plus profonde à ça. La réponse est oui. C'est-à-dire que l'autorité part de l'aide islamique absolument. C'est-à-dire que l'autorité palestinienne rémunère n'importe quel terroriste ayant commis des attentats en Israël ou n'importe quelle famille de terroristes ayant été neutralisés suite à des attentats en Israël, quelle que soit son affiliation, malgré les dissensions importantes entre les différents mouvements.
5:28 Absolument. Mais à ça, il y a une explication. D'accord. Tout d'abord, je pense qu'il est important de rappeler le statut de l'autorité palestinienne et l'histoire de l'autorité palestinienne vis-à-vis du Hamas et vis-à-vis des autres mouvements. Comme on le sait, en 1992, on remet les clés de la bande de Gaza à Yasser Arafat à qui on autorise le retour en grande pompe.
5:52 Il était alors depuis 27 ans en Libye. on lui remet les clés de la bande de Gaza et à ce moment-là en fait le monde entier voit dans le retour de Yasser Arafat quelque part le début de du ner on va dire du ner qui va être propice à la paix et dans lequel on va pouvoir fonder les Palestiniens vont pouvoir créer une rivière en fait dans la bande de Gaza dans lequel le proche- Orient va être une zone en fait extrêmement prospère d'accord économique de pécant et cetera.
6:27 À ce moment-là, en 1992, lorsque ça se passe et lorsque le monde est pris d'euphorie suite à cette nouvelle-là, les millions de millions de dollars affluent dans la bande de Gaza. Et bien évidemment, comme c'est toujours le cas dans ce genre de situation, la première à taper à la porte, c'est bien évidemment la corruption.
6:46 Donc Yasser Arafat ainsi que tout son entourage au Fatar se se graisse très généreusement en fait la pâte. Et finalement celui qui est le dindon de la farce, c'est le peuple palestinien de Gaza qui ne voit absolument jamais la couleur des millions de dollars qui affluent dans la bande de Gaza. Ce qui explique la montée du Hamas doucement à ce moment-là. Alors à ce moment-là, en fait, ce qui se passe, c'est que le Hamas, comme on le rappelle, le Hamas, c'est l' c'est l'émanation des frères musulmans en Palestine. Donc qui a été lancé, qui a été propulsé et qui a été, on va dire, amplifié par la voix en fait, par le travers le personnage du Cheikh Yassin entre autres h euh et de Elkassem bien évidemment.
7:31 Euh et en réalité à cette époque-là en 92, le Ramas se présente comme l'alternative sociale à la corruption du Fatar dans la bande de Gaza au travers de la religion et de voilà d'œuvre sociale et ce alors au travers tout d'abord d'œuvre sociale et peu à peu en fait il va radicaliser les gens parce que en faisant du social et d'ailleurs ça a été exactement le cas on va dire c'est le cas similaire en fait c'est la technique des mouvements islamistes dans toute région du monde où ils ont eu l'occasion en fait de faire des choses similaires.
8:05 Par exemple, on le rappelle que ça a été aussi la technique du Hezbollah après la première guerre du Liban. Ils se sont présentés en fait comme le seul défenseur potentiel face à l' missionniste et incorruptible et et incorruptible et par conséquent ils se sont fait passer pour les seuls défenseurs au contraire par exemple de de l'armée libanaise qui avait pas pu défendre la population.
8:28 Ils ont fait dans le social et comme ça en fait ils ont réussi à conquérir les cœurs. Absolument. Donc on va se replonger en fait dans le cas du Ramas. Le ramas utilise exactement cette technique, ils font dans le social et ça passe aussi bien évidemment par le fait de séduire la population, de s'investir dans l'éducation, d'animer en fait même les camps de vacances, on va dire, de prendre responsabilité en fait des jeunes.
8:53 Et bien évidemment que étant donné qu'on parle de l'émanation des frères musulmans en Palestine, c'est un mouvement en fait qui a avant tout un agenda qui est politique. Donc le Ramas gagne en puissance dans la bande de Gaza et jusqu'à ce que bien évidemment en fait ça explose et ça explose quand ?
9:11 Ça explose lors des élections que le Fatar avait promis puisqueen réalité l'erreur du Fatar dans la bande de Gaza ça a été de promettre à la population des élections coûte que coûte. C'est-à-dire que l'erreur, et c'est peut-être antinomique de voir ça comme ça, c'est que l'erreur qui est quand même assez qui est quand même assez assez contradictoire qu'ils ont fait, c'est que d'un côté, ils se sont autorisés d'être extrêmement corrompus et de l'autre, ils ont quelque part tenu leur parole quant au fait qu'ils avaient promis pendant des années depuis 92 à la population de tenir des élections neutres dans la vente de Gazin.
9:49 C'est un peu l'erreur que Marco Dabas ne fait pas Samaris que lui il reste dans la corruption faire parce qu'il a appris parce qu'un coup de marteau fait une bosse. Voilà, il a appris en fait de son erreur en 2006. Ils ont appris de leur erreur en 2006. Donc à l'époque il y avait aussi Arafat et Mahmoud aussi avec eux et par conséquent en fait en 2006 ils tiennent des élections dans la bande de Gaza. Et bien évidemment ce qui gagne à une à la majorité écrasante c'est le ramas. bien évidemment et en fait s'en suit un épisode assez sanglant et alors c'est quelque chose en fait euh quant auquel on parle trop peu en fait dans le dans le dans le débat dans le discours international mais je vais profiter du moment en fait pour rappeler ce petit épisode c'est que beaucoup de gens euh ne savent pas trop situer la montée du Ramas dans la bande de Gaza.
10:39 Certains parlent de coups d'état, certains parlent en fait d'élection démocratiques. C'est en réalité les deux. Pourquoi ? Parce que tout d'abord, le Hamas est élu en fait dans le cadre d'élection démocratique. Sauf qu'en réalité ce qui se passe c'est que la CIA euh contacte Mohammad Dachlan à juste après en fait les élections qui était et qui était donc le bras droit en fait de Yassar Arafat et l'un des quatre du Fatar et et le prévient et lui dit "Écoutez, on vous avait prévenu maintenant ce qui va se passer qu'il va y avoir la mouvance qui va prendre la tête dans la bande de Gaza.
11:10 Ça va être une mouvance islamiste." Donc par conséquent ce qu'il faut faire c'est qu'il faut que vous repreniez le pouvoir par les armes. Donc la CIA essaie d'organiser avec Mohammad Dachlan une reprise du pouvoir. Et ce qui se passe, c'est que le Hamas avant de cette espèce de de micro inversion de pouvoir, de coup d'état avant même que le pouvoir était pris et le Hamas écrase en fait toute tentative de reprise de pouvoir et il y a une nuit qui est extrêmement sanglante en réalité qui se poursuit sur plusieurs jours où le Hamas massacre tous les cadres du Fatar et il y a véritablement une guerre fratricide au sein de la population palestine de Gaza où le Hamas va massacrer après les quatre du Fatar et justement va exiler tout le reste des autres quads qu'ils ont pas tué. C'est pour ça que il y a quelque chose d'assez antinomique qui se produit aujourd'hui, c'est que finalement en fait on voit énormément de soutien à la cause palestinienne qui mettent par exemple un Kéfier qui est le signe en fait qui a été promu par Yassar Arafat.
12:12 Yass Arafat qui lui-même a été renvoyé de la bande de Gaza par le Hamas et tous les quadres du Fatar qui ont été assassinés par le Ramas aussi. Donc en réalité, il y a vraiment un manque de connaissance des différentes euh des différentes ethnies au sein de la population palestinien. faction absolument des différentes des différentes factions au sein de la population palestinienne. Donc ça c'est ça c'est tout d'abord en fait une première chose. Maintenant, la question qui se pose et pour revenir en fait sur notre sujet initial, c'est justement de se demander OK mais connaissant en fait ces dissensions, comment on explique que en fait cette loi protège et rémunère aussi les terroristes du absolument.
12:53 Cette loi rémunère aveuglément en fait n'importe quel palestinien ayant pris les armes contre contre l'envahisseur sioniste. En fait ce qui se passe c'est que Mahmoud Abas actuellement donc qui lui est le dictateur dans les territoires, on le rappelle, il est à la 19e année de son mandat de 4 ans. De 4 ans. Oui. Et par conséquent euh un coup de marteau comme on l'a rappelé, un coup de marteau fait une bosse, il sait très bien que s'il mène des élections actuellement dans les territoires, le Hamas euh serait sûrement en tête, même après le 7 octobre.
13:26 Donc il garde le pouvoir en fait d'une main de fer. Les sondages le prouvent hein. Les sondages récents le prouvent encore. Les les sondages récents le prouvent. Mais ce qui est intéressant en fait de comprendre, c'est que cela dit, malgré le fait qu'il arrive à maintenir le pouvoir, il connaît aussi la capacité de résilience de la population dans les territoires.
13:46 C'estd que Mahmoud Abbas tient quand même en tant que leader palestinien, il tient quand même à continuer à s'inscrire dans le narratif palestinien. Qu'est-ce que ça inclut de continuer à s'inscrire dans le narratif palestinien ? inclus mais de manière de manière absolument intransigente de continuer à rémunérer les terroristes emprisonnés dans les prisons israéliennes et les familles de Shaidim.
14:14 C'est-à-dire que il sait que si jamais il arrête cette politique, le lendemain il perd la rue. C'est qu'il perdra le soutien de la rue palestinienne. C'est-à-dire qu'il y a des dissensions entre factions de palestiniennes, mais avant tout l'ennemi ça reste l'entité sioniste. nous euh donc Israël et donc le fait d'avoir cet ennemi comme ça qui reste toujours présent permet en vérité de dire "Bon, je garde quand même la rue palestinienne même s'ils sont au courant de ma corruption parce que je donne quand même euh ce qu'il faut à au quelque part même si comme on l'a dit en fait aujourd'hui la rue palestinienne soutient idéologiquement éventuellement le ramas en cas d'élection le fait d'arrêter en fait des rémunérations au terroristes et aux familles de terroristes pourraient mener directement à des soulèvements. à des soulèvements.
15:05 C'est que au moins Mahmoud Abas reste le terroriste en costume qui justement assure, on va dire, sa position et continue à s'inscrire de manière passive en jetant un os, on va dire, à la rue palestinienne et en restant quelque part le leader palestinien qui en fait et se conduit tel que ben finalement en fait les gens s'attendent de le voir quoi.
15:31 Très bien. Alors cette loi donc tu dis c'est une loi qui est officielle, qui est ratifiée, qui est précise. Comment ça fonctionne concrètement ? Alors c'est très intéressant. Là on vient de parler l'article 1 en fait la loi est beaucoup plus complexe. C'est que c'est un mécanisme qui est détaillé. C'est un mécanisme en fait qui est qui est extrêmement précis et il faut comprendre en fait que tout d'abord c'est une loi qui va rémunérer les terroristes palestiniens en fonction de la gravité de l'acte commis.
16:01 C'est-à-dire que plus l'acte qui est commis est grave et plus le terroriste en fait va gagner d'argent. C'est-à-dire queen fait ça se base tout simplement au début. Le premier barem, c'est de comprendre en fait combien d'années de prison le terroriste a pris pour l'acte qu'il a commis. Plus le nombre d'années de prison est élevé et plus les circonstances sont aggravantes et plus il et plus il est éligible en fait à avoir une prime un cellaire qui est élevé. Ça c'est officiel. C'est officiel. C'est-à-dire qu'en fait, il y a des barêmes qui sont extrêmement clairs.
16:31 Je peux te donner les chiffres qui sont des chiffres exacts. Un terroriste palestinien ayant pris la réclusion criminelle à perpétu à perpétuité, c'est-à-dire dans le cas en fait de meurtre, meurtre avec circonstan aggravée, gagne 12000 chequel par mois. Donc c'est combien de fois le salaire moyen palestinien ? Quatre fois. C'est qu'en fait un un terroriste palestinien ayant assassiné gagne quatre fois le salaire moyen d'un Palestinien sur le marché du travail dans les dans les territoires de l'autorité palin chezquel c'est 3000 c'est à peu près 3000 € c'est à peu près 3000 € et c'est à peu près 4000 dollars.
17:05 Ouais donc c'est considérable mais au-delà en fait de ce bar là il faut aussi prendre en compte les autres aspects de cette loi. C'est qu'en fait, tu as seulement un salaire, une rémunération qui est mensuelle, mais tu as aussi un parachute doré du meurtre. C'est-à-dire qu'en fait dans le cas de libération anticipé, donc par exemple dans le cas d'un accord en fait oage terroriste ou alors dans le cas en fait de libération tout court lorsque le terroriste a fini de purger sa peine ou alors dans le cas où le terroriste meurt en prison, c'est-à-dire par exemple, il y a des terroristes qui cumulent plusieurs peines de peine de massarolam, donc de réclusion criminelle à perpétuité.
17:44 Dans ce cas-là, si le terroriste en fait meurt en prison, qu'il est libéré oucte, il est euh il est éligible en fait à un parachute doré. Et dans le cas par exemple de quelqu'un qui prendrait perpétuité, il est égible en fait un parachute de 25000 dollars. Donc non seulement il gagne son salaire mensuel de 12000 chez quel par mois, ce qui équivaut à peu près à 4000 dollars, mais en plus de ça, à la fin de sa peine, il est éligible à recevoir 25000 dollars. Et ça de surcroix, ça vient s'ajouter en fait à tous les bonus que les terroristes en fait peuvent percevoir en fonction en fait de la nature de la personne en fait des caractéristiques qui définissent la personne par exemple.
18:25 Alors, c'est-à-dire que par exemple si jamais le la personne qui commet le crime, donc le terroriste qui commet le crime est un terroriste qui est résident de Jérusalem, s'il est père de famille, s'il est résident de Jérusalem, donc arabe israélien, s'il est alors entre autres aussi arabe israélien, d'accord ? Pas forcément, pas forcément, c'est que pas forcément, c'est que c'est différents barem, c'est que c'est différents critères. S'il est soit résident de Jérusalem, soit euh soit arabe israélien, euh si jamais il assassine un soldat, il est euh il est éligible en fait à recevoir des bonus supplémentaires qui sont eux aussi ratifiés dans la loi.
19:02 Bien évidemment. Bien évidemment. Ça représente combien ça ? Alors ça dépend en fait de chacun des de chacun des critères sur lesquels on se penche. Mais la vraie question c'est de se demander par exemple pourquoi est-ce qu'on va accorder des bonus ? des bonus apparment en arabe israélien. Ah, par exemple un arabe israélien. Alors, pourquoi l'autorité palestinienne accorde un bonus de prime lorsqu'un arabe israélien, donc citoyen israélien arabe, assassine un Israélien ? Pourquoi est-ce qu'elle cherche à le rémunérer plus ? La réponse est très simple.
19:31 sur le séduction. En vérité, c'est qu'en réalité déjà ce mécanisme qui est un mécanisme diabolique et qui a pour but en fait d'inciter, c'est pas seulement de ratifier, c'est pas seulement de venir assurer en fait un un espèce d'aide sociale. Oui. C'est qu'en réalité cette aide sociale entre guillemets qui est donnée à la fin vient elle-même créer une boucle qui a une incitation directe au terrorisme.
19:53 Et en réalité, lorsqu'on va venir essayer d'apater les Arabes israéliens à assassiner des Israéliens au nom justement d'une cause qui est nationaliste, on va essayer de les dissocier de leur identité israélienne. C'est-à-dire qu'en fait, on va toujours essayer de les maintenir dans un état de conflit permanent en les apattant justement et en essayant de faire en sorte qu'il n'y ait jamais de cohésion et qu'on ne puisse jamais progresser vers un processus de paix.
20:23 Attends, si tu me dis que tout ceci est officiel, que c'est ratifié, que c'est facilement trouvable, comment réagit comment le monde réagit à ça ? Mais je je mais tout simplement lorsque la France accueille suite au 7 act octobre des Gazaoui sur son sol et s'aperçoit comme par enchantement que chaque fois qu'on se penche sur un cas, il est quasiment automatiquement il a quasiment automatiquement fait l'apologie du terrorisme sur ses réseaux sociaux.
20:56 Vé le 7 octobre c'est une politique c'est-à-dire que c'est c'est aveugle. On essaie de chasser ça aveuglément sous le tapis parce que ça gêne mais tout le monde en est conscient. Et la preuve formelle c'est que en menant une recherche qui est extrêmement simple sur internet, tu peux voir à plusieurs reprises que l'Union européenne que Emmanuel Macron lui-même ont tenté de faire cesser cette politique là.
21:20 Il y a eu il y a eu des demandes par exemple de la France de dire arrêtez avec cette question. Mais mais bien évidemment bien évidemment c'est toujours ce qui a gêné même par exemple en fait bon là Emmanuel Macron a a dit qu'il allait déclarer en fait qu'il allait reconnaître la Palestine mais en réalité cette politique là elle gêne depuis très longtemps.
21:38 Déjà en janvier on avait eu justement un appel de Emmanuel Macron à faire cesser ces rémunérations aux terroristes. Pourquoi ? parce que on essaie de les faire terre avant d'en arriver au point où on pourra justement annoncer aux yeux du monde qu'on a envie de déclarer en fait un état de Palestine. On sait qu'elle gêne et en réalité l'autorité palestiné est dans une impasse parce que comme on l'a dit précédemment Mahmouab Abas ne peut pas cesser cela. Ça qu'en vérité aux yeux du monde il y aurait une injonction de cesser cette rémunération mais sauf que si Mahmudabas le fait il perd automatiquement la rue pal.
22:14 Absolument. Et en fait ce qui se passe c'est que Mahmou d'Abas a essayé justement plusieurs pirouettes pour essayer de de de passer pour essayer de mettre de la poudre aux yeux et passer au travers des mailles du filet. c'est qu'il a essayé de faire en sorte tout d'abord alors non pas d'arrêter cette politique de paiement mais il a essayé de faire en sorte en fait que cette politique de paiement soit mené c'estd que le que les versements soient versés par des associations tirs qui ne sont pas gouvernementales qui ne sont pas gouvernementales donc par conséquent en fait il a essayé de laisser cette loi en vigueur mais de prouver que l'autorité palestinienne avait justement agi avec bonne fo qu'elle avait donc arrêté de verser ces versements-là alors qu'en réalité d'autres associations versaient ces paiements-là Par exemple, aux États-Unis, la politique est intransigente concernant les paiements aux terroristes et aux familles terroristes de l'autorité palestinienne. Mais c'est qu'ils sont parfaitement conscients de ça et qu'il y a possibilité d'attaquer l'autorité palestinienne en justice à cause de ces paiements-là.
23:09 c'est qu'en fait les États-Unis euh ne se conduisent absolument pas de la même manière en terme de de politique interne, en terme juridique que l'Union européenne. Ils en sont parfaitement conscients et c'est pas juste un coup de coude pour essayer en fait de leur faire signe de discrètement arrêter parce que quelque part en fait ça gêne et qu'on puisse pas les reconnaître mais c'est véritablement condamner la chose et légiférer sur le sujet.
23:36 Mais alors quel rapport avec le procès que vous entendez ? Alors comment ça se passe ? Quelle est vot stratégie d'attaque ? Alors en fait ce qui se passe c'est que là on a pris un moment pour parler de 92. Donc on on fait un petit récapitulatif. On a parlé de 92 les lots transfert le fait que l'État d'Israël prélève l'impôt donc la TVA en faveur de l'autorité palestinienne.
23:55 Donc mettons ça dans un coin. Quand 2004 l'autorité palestinienne a fait voter cette loi de rémunération des terroristes et des familles de terroristes. Maintenant en fait je vais vous emmener en 2018. En 2018, donc seulement en 2018, la Knesset a fait voter une loi, la loi du gel de fond de l'autorité palestinienne, Rokak Atak Safim, Chchulmu la ter donc la loi du gel de fond de l'autorité palestinienne qui ont été payés en faveur du terrorisme.
24:24 Attends, attends, attends. Tu es en train de dire qu'en 2004, il y a une loi qui est votée chez les Palestiniens, la loi des prisonniers donc qui rémunèrent les terroristes. Et seulement en 2018, on vote en Israël de geler ses fonds. Absolument. Alors juste je vais expliquer, je vais finir sur le sujet.
24:43 Le but tout d'abord de cette loi du gel de fond, c'est quoi ? Le but de cette loi du gel de fond, c'est de dire, écoutez, on est conscient de la politique que l'autorité palestinienne mène et dans le cadre de laquelle elle verse des rémunérations aux terroristes et aux familles de terroristes emprisonnés dans les prisons israéliennes.
25:06 Maintenant ce qu'on veut faire c'est que des fonds qu'on est censé leur verser dont on a parlé précédemment et là je vais relier un petit peu tout ce dont on a parlé précédemment des fonds qu'on est censé leur verser dans le cadre des lois de 1992. Ouais. On va geler le même fond qu'il verse aux terroristes. Le même montant. Le même montant. On va geler le même montant qu'il verse aux terroristes et aux familles de euh terroristes qui ont été neutralisés lors d'attentat. Maintenant comment ça se passe ?
25:33 C'est très encadré. Le conseil de sécurité israélien est censé transmettre annuellement ces publics. On peut le voir en fait sur internet sur les rapports du matal. Le matal et l'orama qui nega teroralkali. Donc c'est l'aile qui est chargé en fait de la lutte contre la le terrorisme économique. Absolument. Donc le cabinet de sécurité est censé remettre donc une un compte-rendu euh au conseil des ministres annuellement et dans lequel il fait état des montants exacts qui ont été payés en rapport au terrorisme par l'autorité palestinienne. Et en fait, on est censé geler et je dis pas équilibrer, je dis bien geler.
26:21 C'est-à-dire qu'en fait, on ne leur déduit pas de ses montants et on ne se fait pas directement justice. On gèle ses fonds. Donc, il y a des fonds aujourd'hui en Israël qui sont présents, qui sont peut-être absolument. Absolument. Il y a des fonds qui sont présents gelés depuis 2018 et qui appartiennent entre guillemets à l'autorité palestinienne.
26:38 Et dans quelle circonstan c'est-à-dire qu'on les a pas saisis et on s'est pas directement fait justice. C'est-à-dire qu'on les a pas réintroduit dans l'économie israélienne. Mais en réalité depuis 2018, on gèle ces fonds et ces fonds en fait déjà c'est important en fait d'avoir cet aspect-là quantification. Ces fonds équivalent à peu près à 600 millions de de chequel par an. Par an, c'est par an. C'est-à-dire que en fait de premièrement, c'est l'une des premières dépenses de l'autorité palestinienne et deuxièmement à l'heure actuelle en 2025, ça équivaut à peu près à 5,5 milliards de chequel de fonds gelés.
27:15 Donc il y a 5,5 milliards de fonds qui a qui appartiennent entre guillemets à l'autorité palestinienne qui était censé être payé en fait aux terroristes et aux familles de terroristes qui ont été neutralisés qui sont gelés en Israël. Maintenant est-ce que c'est suffisant pour qu'ils arrêtent cette politique ? Absolument pas. Puison voit que ça fait 7 ans que c'est le cas enfin qu'on leur gèle des fonds et qu'à priori c'est jamais ce qui a été suffisant pour les arrêter. Il continue ses politiques avec d'autres fonds quoi. Bien évidemment. bien évidemment avec d'autres fonds.
27:43 Donc même si c'est l'une de leurs premières sources de dépense et même si c'est des montants qui sont énormes, ils continuent cette politique pour les raisons qu'on a expliqué précédemment. Alors maintenant, qu'est-ce qu'on fait en fait avec ces fonds gelés et qu'est-ce qu'on essaie d'intenter et comment on essaie en fait de représenter et d'obtenir justice pour les familles de victimes du 7 octobre ?
28:05 Suite à la loi de 2018, a été votée une loi suite au 7 octobre en novembre 2024. qui s'appelle la loi des dédommagements exemplaires pour les victimes du terrorisme. Cette loi de 2024 a pour but de permettre à tous les héritiers légaux de personnes ayant été assassiné de traduire en justice non seulement la la personne en fait ayant commis l'acte mais aussi toute source tout corp toute entité toute personne ayant incité poussé ou ratifié l'acte terroriste.
28:44 Donc par conséquent et la loi et la loi le décrit la loi inclut dans un de ces articles le fait qu'on puisse traduire directement en justice l'autorité palestinienne c'est que c'est même pas une interprétation des cabinets d'avocats ou des juges. C'est précisé comme tel. C'est c'est précisé comme tel dans la loi qu'on peut traduire l'autorité palestinne en justice. Cela dit que si on traduit l'autorité palestinienne en justice, on ne peut exiger des montants que dans le cadre des montants qui ont été gelés en 2018. D'accord.
29:19 Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'en réalité, on ne veut pas non plus que le fait de poursuivre l'autorité palestinienne dans le cadre de cette loi les mettre en fight. Et pourquoi on veut pas que ça puisse mettre l'autorité palestine en fight ? parce qu'on ne veut pas voir bien évidemment la montée d'un leader comme par exemple le Khabas dans les territoires de l'autorité palestinienne.
29:45 Donc par conséquent, même si ces fonds-là ne sont pas suffisants, ils seront absolument jamais suffisants pour nous rendre nos proches et obtenir une justice qui est équitable. Mais ces fonds-là ne seront même pas suffisants pour pouvoir obtenir justice pour toutes les familles de victime. Mais en réalité, même si c'est le cas, la Knesset a préféré justement limiter la possibilité de demander des fonds à l'autorité palestinienne en assurant quelque part que ça puisse pas mener à une crise qui mène en fait à la fin justement à un chaos dans les territoires.
30:22 Alors cette plainte, elle est déposée où concrètement ? Alors cette plainte, elle est déposée. Il faut savoir qu'en Israël en fait, la seule instance qui est qu'elle a qui a la souveraineté, qui a le pouvoir de légiférer en matière de euh l'autorité palestinienne, c'est le tribunal de district de Jérusalem. Donc toutes les plaintes qui concernent l'autorité palestinienne et qui concernent la Judée Samarée H sont déposés au tribunal de district de Jérusalem. Donc le montant de la plainte, si on prend que les dédommagements pénals qui sont exigés s'élève à à peu près pour nous on représente 300 proches de victimes du 7 octobre, c'est pas toutes les familles.
31:06 Ça représente un milliard et demi de chez et si on prend en compte les dédommagements civils, ça va à peu près atteindre le double. Donc on peut on peut se rendre compte en fait que si c'est à peine 300 proches de famille victime du 7 octobre, on est loin en fait de couvrir et de pouvoir couvrir l'ensemble des familles de victimes.
31:30 Alors, on a bien compris l'étonnant et aboutissant euh de cette plainte au niveau juridique. Maintenant, j'aimerais un peu savoir et je pense que ça peut intéresser nos nos spectateurs, ce que ça implique en tant qu'homme, en tant qu'avocat. Alors, c'est un procès qui est très complexe euh parce que vous savez, je pense que dans tout métier, on se dissocie, on essaye, on aspire à se dissocier de tout investissement émotionnel euh et on essaie justement en fait de faire abstraction de ces sentiments pour rester extrêmement professionnel, ce qui veut dire plongé et stoïque par rapport au cas qu'on a devant nous.
32:22 dans le cadre des procès du 7 octobre, étant donné qu'on est une nation entière et on subi tort et le mot est faible qui est sans nom. C'est-à-dire que le 7 octobre, et je connais les faits dans leur moindre détail, c'est 1163 personnes qui sont assassinées. Ce sont des gens qui viennent de tout milieu, des kibouim, donc des villages avoisinant la bande de Gaza. Ce sont des jeunes qui étaient partis danser au festival Nova. Ce sont des soldats, à peu près 400 soldats et policiers. ayant essayé de prêter main forte et de défendre tant bien que mal les villages du sud, le festival Nova.
33:29 Donc c'est quelque chose qui nous touche tous. La dissociation est extrêmement complexe et de surcroix lorsque ça implique de prélever les témoignages de chacune des familles de victimes. Témoignages qui ont été divulgués pour la plupart de manière censurée à la presse ou sur les réseaux sociaux. Et euh le fait de prélever ces témoignages implique aussi avoir procuration pour pouvoir voir euh certaines preuves à la police, d'avoir accès à certaines des épreuves à la police scientifique. Donc la 433 et je pense que ce qui est le plus marquant, moi pour moi ça l' d'autant plus puisque que 7 octobre je suis parti directement donc à l'armée.
34:27 Je je suis réserviste donc comme tu l'as rappelé au début des forces spéciales de sal. Donc je suis aujourd'hui à plus de 220 jours de de réserve. J'étais dans la bande de Gaza au Liban. J'ai vécu le 7 octobre sous tous ces aspects et depuis que je suis rentré de cette première période du 7 octobre jusqu'à à peu près mars 2024, euh je ne suis quasiment que dans ce procès.
34:55 Donc je vis tous les jours le 7 octobre et je découvre le 7 octobre sous différents angles à chaque fois. Pourquoi ? parce que je découvre différents personnages déjà. Tu as les personnages qui étaient au festival Nova qui sont un monde chacun en fait à partentir bien évidemment mais tu as tellement de protagonistes que ce soit les gens qui étaient dans les villages que ce soit les gens qui étaient par exemple tout simplement sur la plage de Zikim parti en camping que ce soit des gens qui décidé en fait de se replier vers le sud chez eux et qui sont tombés sur les terroristes sur le chemin que ce soit euh même à l'intérieur du festival Nova, pas seulement les participants, mais les policiers qui assouraient à la sécurité, les photographes, les gens qui étaient venus pour installer pour installer les scènes les scènes. Donc c'est c'est quelque chose de très particulier. C'est quelque chose de très particulier et c'est quelque chose qui qui nous maintient dans l'envie profonde et dans la compréhension profonde que ce jour-là ne doit jamais être oublié.
36:10 Jamais. Et à cela, je pense que il faut euh il faut bien évidemment ajouter quelque chose qui qui puisse éventuellement paraître en fait évident, mais c'est que aucun montant d'argent et c'est les paroles en fait de David Ben Gorion à la KN7 en parlant du régime allemand euh suite à la seconde guerre mondiale, aucun montant ne nous rendra jamais jamais la vie d'aucune des personnes qui a été massacrée le 7 octobre.
36:50 Ce n'est qu'une manière d'obtenir une un semblant de justice à des familles entières qui ont été décimées. Et je parle même pas de familles qui ont été décimées physiquement, il y en a. Mais je parle de famille en fait qui la mort d'un proche est dans d'aussi terribles conditions. C'est-à-dire qu'on parle de familles qui ont laissé leur enfant partir danser. H c'est qu'on parle même pas de familles qui ont envoyé leur leurs enfants au combat en sachant que cette éventualité pouvait éventuellement arriver. Parle de familles en fait qui ont dit au revoir à leurs enfants, qui sont partis danser et qui ne sont jamais revenus.
37:30 Donc aucun montant ne pourra jamais en fait nous donner justice. Des familles entières ont été démantelé, des gens n'arrivent plus à travailler, n'arrivent plus en fait à recoller les morceaux. Donc par conséquent, on essaie quelque part de rétablir un semblant de justice, aussi faible soit-il. H D'accord. Et je pense que ça s'inscrit dans un combat global. C'est-à-dire que moi pour pour ma part, d'après ma situation actuelle en tant que réserviste dans salle qui s'apprête à retourner pour encore un cycle maintenant dans le cadre de l'opération terrestre, la suite de l'opération dans la bande de Gaza, mais aussi en tant qu'avocat qui est sur ce dossier depuis maintenant des mois et impliqué dans le 7 octobre, depuis le 7 octobre 2023.
38:31 jusqu'à mon dernier souffle, je me battrai pour ces familles et pour qu'on oublie jamais jamais ce qui s'est passé. Merci maître Benant pour ces explications. Donc c'est une plainte très concrète qui a toutes ces chances d'aboutir et on vous souhaite bon courage dans ce procès. Merci à vous avie. Merci à ton TV.