0:16 Bonjour et bienvenue sur Tandem TV. Bonjour Stéphane Goldin, notre consultant militaire et sécuritaire. Alors euh c'est parce que vous avez écrit euh c'est pas seulement pour ça mais ce matin vous avez publié un poste qui m'a qui m'a presque réveillé, j'ai envie de dire. D'ailleurs, vous dites, je vous lis, les Israéliens se réveillent, donc c'était ce matin face à un accord entre les États-Unis et l'Iran, conclu sans eux, au-dessus de leur tête. Et puis vous rajoutez, ce matin est un matin difficile pour Israël. Vous terminez en disant tout ça pour ça.
0:49 On vous pas du tout content de ce qui ce qui a été signé. Et moi, j'ai envie de rajouter de expressions un peu plus triviales et je vais je vais oser euh pour planter le décor et pour que vous puissiez répondre "Les Israéliens ont-ils la gueule de bois ou plutôt Israël est-il le cocu de cette histoire ?"
1:11 Écoutez, oui, j'allais dire la gueule de bois. Effectivement, c'est la gueule de bois. Je je vais vous faire une petite anecdote très privée. Ce matin, je partais à Jérusalem et euh j'étais dans le train entre Heria et Jérusalem. Je voyais la tête des gens et c'est vrai qu'ils avaient la gueule de bois.
1:25 Quand je suis descendu à Jérusalem, j'ai été à pied au rendez-vous où je devais aller. Du coup, je suis passé par Mahan Youda et j'étais prendre un café là-bas parce que je voulais ressentir comment les champs euh euh sentaient les choses et j'ai vu franchement euh un marché mort où concrètement les gens se posaient énormément de questions.
1:46 On avait l'impression qu'on était dans déjà dans un sorte de lendemain de quelque chose qui nous était arrivé. Donc on voyait bien que il y a eu un choc, une gifle, un coup de point euh qui a été reçu, même si on s'y attendait, faut dire clairement les choses, mais c'est vrai que la gifle a été rude parce que c'est vrai qu'on avait tellement fait confiance euh dans ce pays en Donald Trump.
2:10 Je voudrais simplement rappeler que au moment de l'élection de la seconde élection de Donald Trump, il y avait eu un sondage en Israël où il y avait pratiquement 90 % de la population israélienne de droite comme de gauche d'ailleurs qui suivait plutôt le président américain. Et c'est vrai que dans le fond, on a vu ce président américain non pas changé parce que dans le fond il est resté sur ses propres idées. seul sujet, c'est que il fallait comprendre que et les les Américains ont leur propre agenda et Israël avec leur à son propre agenda.
2:41 Et dans le fond, on aurait pu le comprendre dès le mois de juin dernier au moment de l'opération Wassing Lyon euh quand euh c'était le le 13 le 13 juin dernier quand Israël est parti euh euh sur cette opération euh en Iran, euh les Américains effectivement étaient là, nous ont épaulé, ont suivi mais à un moment donné, ils ont stoppé, ils ont arrêté.
3:06 Et donc on est rentré aussi avec énormément de frustration. Je sais pas si vous vous souvenez maintenant la guerre qui a commencé le 28 février dernier, un peu la même chose. C'est-à-dire que elle est partie, il y a eu énormément euh je dirais euh d'opérations très fortes au sein du contre le régime iranien, contre ses proxys et euh mais par contre hop, il y a eu un cesser le feu.
3:36 que personne n'a pu comprendre pourquoi se cesser le feu maintenant où il fallait peut-être accélérer la cadence et aujourd'hui on en est là. Alors euh vous dites quand même je continuer à vous citer à citer en tout cas ce que vous avez écrit dans ce dans ce post sur les réseaux sociaux Facebook pour le nommer d'entrée de plumes des succès militaires majeurs semblent effacés.
3:59 Euh vous là, ça va quand même loin. C'est-à-dire qu'en réalité euh c'est ce que vous écrivez aussi, c'est repris par vos prénoms, tout ça pour ça. Donc ça a servi à rien. Bah écoutez ça, non, ça ne sert jamais à rien. Mais c'est vrai que j'étais ce matin sous l'emprise de la gueule de bois, de la colère aussi et je me disais tout ça pour ça parce que ça a commencé non pas hier, ça a commencé pour la le dernier paragraphe de cette de cette affaire, le 7 octobre pour nous. Oui.
4:29 Et euh il y a eu énormément de succès militaires. Il y a eu énormément de combattants qui ont perdu leur vie. Il y a eu énormément de blessés. Euh on a vu des pilotes faire un travail extraordinaire au-dessus du ciel iranien. Mais où est le résultat ? Alors oui, il y a évidemment des succès militaires parce que oui, on a mis des coins, je dirais sur l'armée iranienne contre nos proxys, mais derrière tout ça, il n'y a pas le succès politique pour dire clairement les choses. Il n'y a pas le retour sur investissement.
5:06 Alors, c'est vrai qu'on a gagné énormément de batailles, mais est-ce qu'on a gagné la guerre ? Point d'interrogation. Alors Donald Trump lui sa première réaction dès qu'il a annoncé c'était dans la nuit enfin chez nous en tous les cas cet accord qui d'ailleurs n'est pas encore signé qui doit être signé le 19 à Genève mais il a tout suite déclaré à partir d'aujourd'hui le pétrole coule à flot en réalité voilà on a tout compris il il était là pour en fait faire en sorte que le pétrole revienne que les Américains pay le pétrole moins cher que le monde puisse avoir son pétrole et qu' puisse continuer à faire du business c'est Bah business is business.
5:41 Alors, je voudrais simplement revenir sur la notion d'accord. On est sur un protocole d'accord. Un protocole. On n pas encore on n'est pas encore sur un accord. L'accord devrait arriver dans les0 jours à partir de la signature si cotocole d'accord est signé vendrediend ce vendredi. Et c'est pas sûr que cela soit facile parce que vous savez pour signer un accord qui devrait comprendre la question de l'uranium, qui devrait comprendre la question des des missiles balistiques, qui devrait comprendre la question des proxy euh en 60 jours, ça va être un peu court à mon avis, mais bon, on verra ce que on verra. Rien n'est impossible.
6:21 Mais toujours est-il que euh pour le moment, on est dans ce protocole d'accord où il y a rien et il est la question du D3 d'Ormuz. Et la question du D3 d'Ormuz, c'est vrai que pour Donald Trump, c'était dans le fond un point euh très sensible parce que disons-le clairement, les Iraniens ont bien joué sur cette affaire.
6:43 En bougeant le curseur sur le D3 d'Ormuz et en focalisant le monde sur le sur le D3 d'Ormuz, l'Iran a créé une semi mini crise énergétique à l'échelle mondiale, ce qui était complètement erroné d'ailleurs parce que le D3 d'Ormuz c'est quoi ? C'est 80 % de la production euh pétrole et gazir qui passent par là. OK.
7:06 Mais euh excusez-moi, c'est 20 % excusez-moi 20 % voilà excusez-moi, c'est 20 % de la production pétrolière et gazière du monde qui qui passe par là. Et sur ces 20 % 80 % sont à destination de l'Asie, même pas de l'Europe ni des États-Unis. Donc il y a eu une focalisation surtout par des pays qui n'étaient pas liés à cette guerre et qui dans le fond voulaient en faire partie sans en pouvoir faire partie.
7:34 je pense à l'Union européenne et au pays européens plus spécifiquement qui ont joué ce je ce ce rôle-là et du coup ce curseur a bougé et c'est vrai que derrière tout ça n'oublions pas que Donald Trump euh c'est quelqu'un qui cherche à faire du business et derrière tout ça ce qu'il veut mettre en place ce sont euh des nouveaux accords d'Abraham.
7:55 C'est ce qu'il a il n'a jamais rien caché là-dessus. Maintenant, ces accords d'Abraham, je ne sais pas comment ils vont pouvoir aujourd'hui se transformer compte tenu de la nouvelle donne géostratégique que nous avons sur le territoire. Parce que il y a des pays émergents que nous avons vu et qui n'existaient pas, je dirais, au début de la guerre.
8:13 Parce que quand on regarde concrètement ce qui s'est passé ces dernières 48 heures, tout ça s'est fait autour de l'Arabie Saoudite, du Pakistan et de la Turquie. et du Qatar aussi. Et du Qatar. Qatar, c'est c'est un autre c'est un autre sujet. Mais ce sont trois pays et du coup aujourd'hui l'axe passe par là et ne passe plus par Jérusalem.
8:39 D'où le point d'interrogation. Trois pays s'unit. Trois pays s'unit. Trois pays s'unitent. Trois pays s'unitent. Et est-ce que c'est pas aussi Stéphane Goldine ? Là je je m'orient plutôt vers la politique américaine mais vous la connaissez. C'est c'est c'est évident. La victoire de la droite de 30 et je vais citer une dernière réclamationelle elle est toute chaude de J Vince. Voilà ce qu'il dit. Les médias isralliens cherchent la petite bête. Euh bon euh la droite la droite donc les les magas pur et dur ne voulaient pas de cette guerre et n'en vou ils n'en voulent toujours pas.
9:16 Ils n'en voulaient pas. Ils l'ont dit dès le départ. D'ailleurs, il y a eu une cission au sein du parti républicain et euh dans le fond aujourd'hui Donald Trump doit commencer à réfléchir à sa succession. Oui, il ne pourra plus se représenter dans 2 ans euh puisqueil aura déjà fait deux mandats. Et dans le fond, il a je dirais deux euh deux options ou une option qui pourrait plus nous plaire à nous en Israël, celle de Rubio qui en haut ligne ou une position celle de Vince, de Jil Vince qui était plus dans cette phase où il voulait qu'il n'y ait pas de guerre dès le départ.
9:54 Rappelez-vous comment Jens euh freinait faisait tout pour freiner cette guerre. Euh je parle du mois de de février avant le 28 février et et on voit que aujourd'hui c'est peut-être le camp de Jidvans qui a gagné. Attendons quand même parce qu'il est encore un peu tôt pour parler. Euh tout le monde sait que les États-Unis, en tout cas l'administration Trump regarde ce qui se passe de très près euh du côté de Cuba. Et là aussi, Roubio qui est un cubin origine cubelle. Oui. Voilà. Pourrait aussi avoir un rôle à jouer. Donc on en est encore loin.
10:27 Mais si on regarde globalement sans faire de la politique fiction, c'est un peu ça ce qui s'est passé. Regardons de plus près si vous voulez donc les les différents points de ce mémorando. Vous l'avez dit, c'est un projet, c'est bien encore signé. Alors euh la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban.
10:46 Alors ça il y a les versions vari. Selon les Israels, le Liban n'est pas inclus. Selon le Pakistan, c'est inclus. Alors qu'est-ce qui est inclu ? Est-ce que le Liban est le le problème c'est que personne n'a vu exactement tous les points de cet accord. Donc tout le monde parle sans savoir parce que personne ne les connaît. Les seuls qui les connaissent, ce sont les Iraniens et les Américains. Et donc la question évidemment du Liban est une question cruciale parce que derrière la question du Liban, c'est la question des proxys pour et or pour le moment leur Hbala pour eux ça serait une victoire si évidemment il y avait ce CCE et qui inclurait le Liban.
11:27 Cela veut dire aussi que le Liban ne lâche pas. l'Iran ne lâche pas le Liban. elle maintient cette main, elle maintient cette milice. Et d'ailleurs, la preuve en est, c'est que il y a à peine 1 heure, euh j'avais une information où qui disait qu'il y avait des des chiites, des populations chiites qui avaient été déplacées dans le nord du fleuve du du Litanie qui était en train de tout faire pour retourner dans le sud vib avec des voitures avec des drapeaux Hezbollah et iranien d'ailleurs.
12:01 Et donc on voit très bien que pour l'Iran c'est quelque chose de très important parce que elle joue aussi sa carte internationale dans cette AT et c'était important pour l'Iran de maintenir ce proxy qui est dans le fond son bras armé contre Israël. Donc on est dans une phase compliquée parce que la question est de savoir comment Israël aura sa capacité d'agir sur le territoire libanais en cas d'attaque.
12:31 On n'est pas on peut pas se permettre de de tendre l'autre jou et et il est là le le différence si vous me permettez William. Euh beaucoup de pays veulent négocier euh que cela soit pour le Liban, pour l'Iran ou pour Israël, mais ce sont des pays qui ne comprennent pas que nous sommes au Moyen-Orient.
12:50 Et au Moyen-Orient, on ne peut pas attendre l'autre jour. On peut pas dire "Vous nous tirez dessus, non, on va attendre, il va y avoir un cesser le feu et on ne va rien faire." Ça se passe pas comme ça. Si vous ne répondez pas, vous êtes accusé de faiblesse. Et si vous êtes accusé de faiblesse au Moyen-Orient, c'est terminé. Et donc actuellement, Israël est dans une situation qui est compliquée parce que d'un côté on a un allié encore un allié qui s'appelle les États-Unis, je sais pas si on peut encore l'appeler allié euh à l'heure où l'on parle mais bon le nom sont toujours là.
13:23 Euh et euh et parallèlement on a une entité terroriste chiite à notre frontière qui va évidemment se calmer, vous le verrez, mais à un moment donné qui menacera encore une fois et le problème ne sera pas résolu comme d'ailleurs il n'a pas été résolu aussi à Gazin. Bien sûr que non, parce que à Gaza, on voit très bien que le Hamas a toujours des armes en main. elle n'a pas il n'a pas été démilitarisée et même s'il gère qu'une petite partie qui reste quand même 40 % de la bande de Gaza, ben ils sont toujours là.
13:58 Et donc on est dans une et donc on est dans une situation très fragile et qui fait aussi que cette toute cette cet accord euh de Israël encore un peu plus. Oui, d'ailleurs voulez vous le dites, Israël n'a sans doute, je je vous cite, je vous lis plutôt n'a sans doute jamais paru aussi isolé sur la scène internationale maintenant.
14:24 C'est on est tout seul, nous sommes tout seuls, il y a plus personne autour. Israël Israël et Israël aujourd'hui est montré du doigt. Israël est invectivé. Israël, on le voit encore à Paris où Israël de Salon de l'armement. C'est ça devient récurrent. Euh mais Israël est invectivé partout et franchement est devenu un état paria. Or quand même, il faudrait quand même se rappeler certaines choses. Euh nous en Israël, nous avons rien demandé. C'est pas nous qui avons attaqué le 7 octobre ni le 8 octobre au nord avec le Rizbala.
15:07 Euh quand Israël répond à des attaques du Hezbollah, il y a je dirais une une montée en puissance de l'ensemble des médias du monde pour accuser Israël. Et par contre quand les populations du nord d'Israël reçoivent des missiles sur la tête, il y a pas un mot. Pas un mot en normal. Voilà. Donc où est la normalité dans cette affaire ? Pourquoi dans le fond c'est Israël qui devrait pâtir de cela ? Moi, j'ai pas de réponse et c'est sûr que alors il y a un autre laissé pour compte et vous le dites aussi, c'est le peuple iranien.
15:42 Alors quand il quand Trump a dit j'arrive tout de suite, attendez attendez-moi. C'est mais c'est je est-ce que c'était des foutages de voyez ce que j'ai petite j'ai pas envie d'être d'être bien d'être gros William ? Il y a il y a il y a pas que les Iraniens qui sont laissés pour compte, il y a aussi le peuple libanais.
16:00 J'arriverai au peuple libanais après. Oui, le peuple iranien, c'est lui qui prend la plus grosse gifle dans la figure. Il prend une gifle parce que dans le fond, tout est parti aussi du fait que le peuple iranien à un moment donné s'est levé et a voulu combattre ce régime de terreur qui est le régime des Molins en Iran.
16:23 Et l'erreur peut-être qui a été faite au niveau des États-majors et des chancelleries au niveau d'Israël et et des États-Unis, c'est que peut-être l'attaque sur le territoire iranien n'aurait pas dû commencer le 28 février, mais aurait dû commencer dès les premiers soulèvements de la population iranienne. Janvier janvier dès le mois de janvier. Et il y a eu du retard. Il y a une reprise en main des gardiens de la révolution. Même s'ils ont été tapés, même s'ils ont été frappés, même ss ont été éliminés, mais qu'on le veuille ou non, ils sont toujours là.
16:57 Et donc aujourd'hui, je me mets à la place d'un iranien qui est descendu dans la rue, qui s'est mis en danger et il se dit avec qui et sur qui je peux avoir confiance. Et dans le fond, le peuple iranien aujourd'hui se retrouve aussi complètement isolé dans cette affaire et seul et je dirais même abandonné.
17:19 Et c'est tellement dommage parce que le peuple iranien est un beau peuple, un peuple avec qui Israël a des relations depuis des des centaines, c'est pas des milliers d'années et il y a toujours une fervante, je dirais amitié entre ces deux peuples. Et on voit que là encore une fois pour des autres pour d'autres intérêts et ben on est prêt à faire gagner, à maintenir un pouvoir qui va maintenir une forme de répression.
17:49 Euh mais aussi une forme de terreur qui va non pas euh cette terreur elle va elle va être sur le territoire iranien mais elle sera aussi sur toute la région si et probablement plus tard en Europe en Amérique mais ça il sera peut-être trop tard pour le comprendre pour ceux ils auraient dû y réfléchir un petit peu avant.
18:08 Alors vous vouliez dire de aussi sur les Libanais qui sont aussi des points en plus. Je je pensais au libanais parce que vous savez dans le fond le peuple libanais et le peuple israélien ce sont deux peuples qui pourraient se s'accorder non pas s'accorder mais en tout cas se se ressembler. Je doute qu'on parte très rapidement en vacances ensemble, que les choses soient soient claires, mais euh il y a certaines similitudes et je reste persuadé que le peuple libanais aussi en a bol de voir cette mouvance chiite diriger ou codiriger ce pays.
18:37 C'est le seul pays au monde où vous avez une armée officielle et une milice officielle. Et je pense que le peuple libanais aimerait retrouver aussi sa souveraineté. Et pour ça, il va falloir donner, je dirais, des moyens au gouvernement libanais. Alors, les Libanais euh c'est différent que les Iraniens. Les Iraniens sont descendus dans la rue, ont levé la tête, se sont battus. Les Libanais, c'est vrai, on les voit mal, on les voit pas beaucoup euh se se lever et combattre. Ils ont ils ont connu ils ont connu des guerres civiles. Alors, ils ont connu des guerres civiles et il y a toujours cette menace de guerres civiles.
19:13 Mais il faudrait aussi donner les moyens au gouvernement libanais parce que si on résume les choses, si le gouvernement libanais actuel qui a je reste persuadé de bonnes intentions avait les moyens de pouvoir contrer le bola, il le ferait. Ça serait pas à Israël de le faire. Le problème c'est que là c'est Israël qui doit faire le sale boulot pour les Libanais mais pour le reste du monde entier et tout le monde en est bien content. Alors euh il y a deux points aussi qui comment dire qui sont pas entre enfin il y en a un des deux qui est passé à l'astre et de et je voudrais votre explication c'est le point sur les missiles balistiques.
19:54 Il y a pas un mot là-dessus on vient de parler des proxys, il y a pas un mot sur les proxys. Et puis alors j'ai lu j'ai lu je crois sur le mémorandum qui qui devrait signer la question de l'uranium. C'est c'est incroyable. Les Américains, je je l'ai l quelque part hein, irait récupérer la poussière nucléaire afin de la diluer et de la détruire en Iran ou aux États-Unis.
20:16 Mais c'est complètement dingue. Bah oui, c'est complètement dingue parce que euh d'abord euh il y a d'abord ces 440 kg d'uranium enrichi. Euh aujourd'hui, Donald Trump dit "On s'en occupera quand ça ira mieux". Quand ça ira mieux, je ne sais pas. La question est de savoir euh maintenant euh les Iraniens disent qu'il pourrait diluer une partie.
20:38 Il faut savoir qu'il y a pas que ces 440 kg, il y a aussi des centaines et des centaines de kilos qui sont enrichis à un taux beaucoup moindre absolument et qu'ils continueront à enrichir. Et la preuve en est, c'est qu'il y a encore une semaine et demi, les Iniens ont refusé l'entrée d'une délégation de l'AIEA pour justement vérifier la question nucléaire.
21:04 Donc, on voit très bien que les Iraniens et ils l'ont toujours dit, il faut pas leur et là-dessus, ils ont été clairs, ils ont toujours dit "Vous ne toucherez pas à notre uranium et on continuera à enrichir notre uranium et ils ont continuer de le faire." Et en plus, ils vont continuer de le faire parce qu'en plus, ils auront l'argent pour le faire parce qu'il y aura la levée des fonds, la levée, la fin du gel. Et donc et donc ils vont se retrouver avec une manne d'argent qui financera évidemment le terrorisme parce qu'il faudra vous dire les chose clairement mais qui financera aussi le programme nucléaire et qui reviendra une menace non pas que pour la région et pour le monde entier.
21:41 Et c'est ça que les gens ne veulent pas comprendre. À un moment donné, il faut réfléchir un peu plus loin que son nez. à un moment donné, c'est le monde entier qui se retrouve en danger face à ce gouvernement, à cette à ce régime qui veut dans le fond la destruction de l'Occident tel qu'il est représenté aujourd'hui.
22:04 Et donc, je le disais aussi, pas un mot dans ce mémorandum là sur les missiles balistiques. C'est plus n'ira pas. Ah bah là aussi c'est le le le débat est passé ailleurs. Alors, il faut savoir aussi que les Iraniens ont pu reconstituer en grande, pas en grande partie mais en partie leur leur stock, leur arsenal domicile balistique parce que dans le fond ce cesser le feu alors leur a permis de se restructurer, de se réorganiser dans le fond une opération qu'on aurait pu imaginer une opération commando sur des sites bien spécifiques pour justement autour des 440 kg d'alanium, même si on savait sans savoir où ils étaient et complètement laissés à la abandon parce qu'aujourd'hui ce cesser le feu a permis aux iraniens de se restructurer, se réorganiser et de ressauvegarder certaines zones sur les missiles balistiques. Il faut savoir que les Iraniens sont très forts, hein, euh là-dessus et euh concrètement, ils vont pouvoir euh se réorganiser, en reconstruire, se réindustrialiser entre guillemets sur cette question-là et le danger ne sera jamais euh il sera toujours là concrètement.
23:15 Et donc, nous sommes face toujours à cette grande question. Pourquoi la question des missiles balistiques n'est pas dans ce protocole d'accord ? Pourquoi la question des proxy n'est pas dans ce protocole d'accord ? Pourquoi quid de la question de l'argent qui va arriver à l'Iran, où on en est sur la question du nucléaire et dans le fond, si je devais résumer dans le fond tout cet accord comme je le vois aujourd'hui, mais ce protocole d'accord, mais j'en parle comme je le disais parce que je n'ai pas tous les éléments.
23:55 Dans le fond, on a l'impression que ce protocole d'accord est une sorte de boué de sauvetage pour le régime de ter. Et puis on vous en avez parlé un petit peu, l'argent va couler à flot 24 milliards de fois serait débloqué bientôt. Et puis et puis alors ça aussi je l'ai lu quelque part mais je crois dans le dans le projet 300 milliards de dollars pour reconstruire l'Iran et avec une participation d'ailleurs américaine pour cette reconstruction au on a on a on quand je l' Israël et l'Occident on a tout perdu là Oui.
24:34 Mais alors ce qui est dingue c'est que dans le fond tout le monde doit participer à la reconstruction de l'Iran. Euh, on parle pas d'ailleurs euh de la construction euh Israël aussi a été touchée aussi. On pourrait demander euh d'autres D. Euh voilà, moi je trouve ça complètement aberrant. Euh quelle est la contrepartie ? Quelle est la contrepartie ? C'est toute la question que je me pose parce que 300 milliards, mais qu'est-ce qu'il va y avoir ? Voilà. Euh et je doute que le régime des mol puisse s'ouvrir et changer de complètement avec 300 milliards qui arriveraient, avec la levée du gel et cetera.
25:19 Je doute euh écoutez William, moi j'ai une confiance aujourd'hui, c'est dans le peuple iranien et euh je reste persuadé que le régime iranien va tout faire pour racheter entre guillemets euh le peuple iranien. Mais je pense que le mal est fait depuis trop longtemps, depuis maintenant 1979 et j'ai confiance dans le peuple iranien pour faire tomber ce régime.
25:48 Il y a que feront tomber et il faudra qu'Israël soit là au côté du peuple iranien pour continuer ce travail parce que qu'on le veuille ou non, même si on a une impression que les Iraniens sont sous une sorte de victoire, le régime de Téhéran a énormément été touché, a été énormément fragilisé et même si il montre une certaine phase de stabilité, c'est quand même très compliqué pour eux.
26:21 Et ben c'est avec cet espoir que nous allons nous séparer. Merci Stéphane Goldin pour vos appréciations, votre analyse sur ce projet d'accord qui je l'ai dit devrait être signé. On va attendre quand même le 19 juin prochain à Genève. Merci à bientôt Stéphane. Merci à vous William et bonjour à tous les auditeurs de Tanded. Merci. Je leur passe le bonjour. Ils vont la prendre. À bientôt. Au revoir. Au revoir. [musique]