Que visiter en Israël : 21 sites racontés par les guides de Tandem TV

En bref. Guide en Tandem emmène la caméra sur place, avec un guide conférencier, dans les grands sites d'Israël — Massada, Césarée, Saint-Jean-d'Acre, Megiddo, le mont Sion, le désert de Judée. Cette page rassemble les 21 lieux parcourus par la série, avec pour chacun ce qu'on y voit, ce qu'on y apprend, et le détail qu'on retient.

Ce ne sont pas des fiches d'office de tourisme : ce sont des visites guidées filmées. Chaque section renvoie à l'émission complète.


Jérusalem et ses environs

Les portes de Jérusalem

Les remparts font quatre kilomètres, comptent dix-huit tours de garde, et datent du XVIᵉ siècle — Soliman le Magnifique. Ils enferment un kilomètre carré, où vivent aujourd'hui environ 40 000 personnes, quand la ville moderne en fait 125 et en compte 900 000.

Huit portes : six d'origine, la Nouvelle Porte percée dans les années 1880 à la demande des Français, et une porte murée.

Le détail qui explique la ville d'aujourd'hui est une affaire de péage. L'entrée principale a longtemps été au nord, par la porte de Damas — le côté plat, le plus facile d'accès. Puis un roi croisé, installé dans la citadelle près de la porte de Jaffa, augmente le péage de la porte de Damas et supprime celui de Jaffa. Neuf cents ans plus tard, on entre toujours par Jaffa.

Autre trace, à ras de terre : sous la porte de Damas, l'arche d'une porte romaine antérieure porte une inscription mentionnant Colonia Aelia Capitolina, le nom donné à Jérusalem par Hadrien.

Jérusalem a été attaquée une cinquantaine de fois, assiégée vingt-cinq fois, entièrement rasée deux fois — toujours par le nord. D'où trois portes de ce seul côté.

La seconde partie parcourt les portes est et sud. Deux choses y frappent. La porte Dorée, double et murée depuis des siècles, avec un cimetière musulman planté juste devant — deux obstacles superposés, le mur et les tombes, pour empêcher symboliquement l'entrée du Messie. Et la porte de Sion, criblée d'impacts de balles de 1948 et de 1967, délibérément non réparés : c'est la seule porte de Jérusalem dans ce cas, et des milliers de gens passent dessous chaque jour en voiture sans lever la tête.

La Tour de David

Le nom est un contresens assumé. Le bâtiment est une forteresse d'Hérode le Grand, qui y avait élevé trois grandes tours dédiées à son frère, à son meilleur ami et à sa femme. Le nom « tour de David » apparaît à l'époque byzantine — alors même qu'on savait déjà que David avait vécu plus au sud, dans la Cité de David. Il servait à honorer David, et à faire oublier Hérode.

La base des tours est faite des mêmes blocs de calcaire que le Kotel, posés avec la même marge périphérique et le même léger décalage.

C'est aujourd'hui un musée d'histoire de Jérusalem d'une dizaine de salles, construit non sur des pièces archéologiques mais sur des cartes, des croquis et des hologrammes, avec un spectacle son et lumière projeté le soir sur les remparts.

Le détail que personne n'oublie : Hérode fait assassiner sa femme Mariamne, petite-fille des derniers rois hasmonéens, après que sa sœur l'eut accusée de comploter. Flavius Josèphe raconte qu'il en était éperdument amoureux — et qu'il a conservé son corps dans un bain de miel le reste de sa vie.

Le mont Sion

Il est hors les murs depuis seulement 450 ans environ, à cause du tracé de Soliman. La tradition rapporte que le sultan, furieux que ses architectes aient laissé le mont Sion dehors, les aurait fait assassiner.

On y trouve l'abbaye de la Dormition, la tombe d'Oskar Schindler au cimetière protestant — régulièrement fleurie par les descendants des mille deux cents juifs qu'il a sauvés — et la « chambre de l'Holocauste », premier mémorial de la Shoah réalisé en Israël, avant Yad Vashem.

Mais l'objet le plus étrange est la salle de la Cène. Le bâtiment visible est une reconstruction croisée, presque mille ans après les événements. Les musulmans ne l'ont pas détruite : ils l'ont transformée en mosquée, et on y voit encore des inscriptions coraniques sur les vitraux et un mihrab orienté vers La Mecque. La raison est en dessous — le tombeau du roi David, prophète pour l'islam aussi. Le lieu fondateur de l'eucharistie a été sauvé par ce qu'il y avait sous le plancher.

Entre 1948 et 1967, le Kotel étant inaccessible, ce tombeau fut le lieu le plus saint où les juifs pouvaient se rendre.

Le mont des Oliviers

815 mètres d'altitude, à la charnière entre Jérusalem et le désert de Judée. On le reconnaît à quinze kilomètres à ses trois sommets : l'église de l'Ascension, l'église Augusta Victoria et l'université hébraïque du mont Scopus — la première université de Jérusalem, ouverte en 1925.

Au premier plan, plus de cent mille tombes. Le cimetière juif le plus ancien et le plus important de la ville : on y enterre depuis plus de trois mille ans. La raison de cette densité tient en une croyance — à la venue du Messie, la résurrection commencera par ceux qui reposent là.

Les quatre synagogues séfarades

Dans la partie sud du quartier juif, quatre salles construites en dessous du niveau de la rue : sous les Ottomans, une synagogue ne devait pas dépasser en hauteur les maisons voisines.

La plus ancienne remonte au début du XVIIᵉ siècle. Une autre doit son nom à un épisode du XVIIIᵉ : neuf juifs manquaient de quorum à Yom Kippour ; un vieillard inconnu est entré, a passé toute la fête avec eux, puis a disparu. La troisième était une cour à ciel ouvert pour Souccot, qu'on n'a pu couvrir que dans les années 1830.

L'histoire à retenir est celle des clés. En 1948, un commandant refuse de remettre symboliquement à l'ennemi les clés de la synagogue Istanbuli. Il les cache dans une niche, puis se rend. Dix-neuf ans plus tard, après la guerre des Six Jours, il revient : elles étaient toujours là.

La synagogue de la Hurva

Hourva veut dire « destruction », et c'est un nom de dette. Des disciples venus de Pologne empruntent aux Ottomans, à des taux très élevés, pour rebâtir la synagogue ; incapables de rembourser, ils la voient détruite une vingtaine d'années plus tard. Pendant près d'un siècle, les Ottomans continueront de réclamer l'argent et interdiront aux juifs ashkénazes d'entrer à Jérusalem — certains s'y rendaient déguisés en séfarades.

Reconstruite au XIXᵉ siècle grâce à des fonds Rothschild, détruite en 1948 par la Légion jordanienne — l'une des cinquante-neuf synagogues détruites pendant les dix-neuf ans d'occupation jordanienne de la vieille ville — puis rebâtie presque à l'identique d'après photographies, et réinaugurée en 2010.

Son dôme blanc répond aux deux autres dômes de la ville : le Dôme du Rocher et le Saint-Sépulcre. Un par monothéisme.

Et collé au bâtiment, un minaret. À la suite d'une dispute communautaire, un membre de la communauté juive s'est converti à l'islam, a acheté la parcelle voisine et y a fait bâtir une mosquée. La mosquée n'est plus active. Le minaret est resté.

En dehors des murailles

Jusqu'en 1860, tout le monde vivait à l'intérieur des remparts, dont les portes étaient fermées et gardées la nuit.

Sir Moses Montefiore fait bâtir le premier quartier juif hors les murs. Personne n'en veut : peur des brigands et des bêtes. Il offre le logement gratuitement — personne. Il paie les gens pour venir y habiter — les premières familles retournent dormir dans la vieille ville dès qu'il quitte Jérusalem.

Ce qui a tout changé n'est pas un argument mais une épidémie : en 1866, le choléra frappe la vieille ville et épargne le nouveau quartier, où Montefiore avait imposé des règles d'hygiène strictes.

Le moulin, bâti en 1857 — trois ans avant les maisons — était la promesse de travail qui devait attirer les habitants. En avril 1948, deux soldats britanniques sont envoyés le dynamiter. Sur place, ils découvrent une plaque : construit par Sir Moses Montefiore. Ils y voient un signe, négocient, et ne font sauter que le toit.

L'émission visite aussi Mahané Israël, le deuxième quartier hors les murs — bâti par des juifs marocains, de leur propre initiative et sans aide extérieure, à moins d'un kilomètre du premier pour qu'on puisse aller de l'un à l'autre pendant Shabbat. Faute de mémoires écrites, son histoire a dû être reconstituée à partir de lettres et de journaux d'époque. Il abrite aujourd'hui le musée de l'histoire des juifs d'Afrique du Nord.

Le désert de Judée

Un désert se définit par un seuil : moins de 20 centimètres de pluie par an, en dessous desquels les céréales ne poussent pas et l'habitat permanent devient impossible.

L'émission s'écarte de Massada et Qumran pour quatre sites qu'on ne visite presque jamais : Nabi Moussa, où les musulmans situent le tombeau de Moïse ; le musée du Bon Samaritain, seul musée de mosaïques du pays, installé dans un caravansérail turc, qui expose des mosaïques venues d'églises, de synagogues et de synagogues samaritaines dont les bâtiments d'origine ne se visitent pas ; le monastère Saint-Georges du Wadi Qelt, byzantin, vieux de mille cinq cents ans, encore habité par une dizaine de moines grecs orthodoxes ; et Qasr al-Yahud, sur le Jourdain.

Là, le fleuve sépare Israël de la Jordanie sur trois à quatre mètres. C'est le lieu de la traversée du Jourdain par les Bnei Israël, et celui du baptême de Jésus. Toute la zone a été minée après 1967 ; le déminage, commencé à la fin des années 1990, n'est toujours pas terminé — des panneaux d'avertissement sont plantés tous les trois mètres, y compris à l'intérieur des complexes monastiques.

Et puisque le site historique était encore miné à la fin des années 1970, alors que le tourisme augmentait, le ministère du tourisme a fait aménager un second lieu de baptême près de Tibériade. Le texte évangélique dit seulement « dans le Jourdain », sans préciser où.

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LE DÉSERT DE JUDÉE

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗲́𝘀𝗼𝗿𝘀 𝗱𝘂 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁 𝗱𝗲 𝗝𝘂𝗱𝗲́𝗲 : du Monastère St Georges à Qsr al Yahud en passant par le musée du bon Samaritain et le…

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La côte

Césarée

Hérode a misé sur le mauvais camp entre Auguste et Marc Antoine. Il construit une ville en l'honneur du vainqueur.

Ce qu'on prend pour un aqueduc en est deux, accolés : celui d'Hérode, et un second du milieu du IIᵉ siècle sous Hadrien. On les date par les gravures que les tailleurs faisaient sur les pierres — ils étaient payés à la pierre.

Le théâtre compte plus de trois mille places et sert encore aux concerts. De part et d'autre, de grandes plaques de marbre à encoches permettaient d'insérer des panneaux, d'obturer les entrées et de remplir la salle de trente à quarante centimètres d'eau pour rejouer des batailles navales.

Le port était le troisième du monde romain et le premier port entièrement artificiel : plus de deux cents navires sur cent mille mètres carrés, un brise-lames coulé en caissons immergés. Les premiers naufrages surviennent au bout d'un siècle. L'ouvrage s'écroule — ce qui fait aujourd'hui de Césarée un site de plongée archéologique. À l'hiver 2015, plusieurs milliers de pièces d'or du XIᵉ siècle y ont été retrouvées.

C'est ici enfin qu'a été découverte, réemployée comme siège dans le théâtre, la plaque mentionnant Ponce Pilate, préfet de Judée — la seule découverte archéologique portant son nom. L'original est au musée d'Israël ; un fac-similé est sur place.

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CESAREE : GUIDE EN TANDEM

Césarée comme vous ne la connaissez pas ! Jérôme Haas, guide touristique et chroniqueur Tandem 2.0 vous fait voyager au temps d'Hérode, d'Auguste et des spectacles…

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Page détaillée : Césarée maritime

Saint-Jean-d'Acre

Deux fois inscrite au patrimoine mondial. La mer la protège au sud, à l'ouest et au nord ; le côté est, sans protection naturelle, est défendu par des remparts de plus de vingt mètres d'épaisseur.

La forteresse des Hospitaliers est un complexe de plus de quatre mille mètres carrés, avec des salles de plus de huit mètres sous plafond. Elle a été oubliée pendant plusieurs siècles — d'où son état de conservation.

Et sous la ville, un tunnel de cent cinquante mètres du XIIIᵉ siècle, reliant le port royal à la forteresse des Templiers, découvert par hasard dans les années 1990.

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ACCO : TOUR D'Israël #1

Tandem 2.0 et Jérôme Haas vous emmènent à la découverte de Saint-Jean d'Acre, l'une des plus belles villes d'Israël, au charme fou, où l'histoire ancienne et…

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La prison de Saint-Jean-d'Acre

Bâtie à la fin du XIXᵉ siècle sur un monticule dont personne ne savait qu'il recouvrait la forteresse des Hospitaliers — on ne la redécouvrira qu'aux fouilles des années 1930 et 1940.

Sous mandat britannique, elle devient la principale prison du pays. Y sont détenus Zeev Jabotinsky, enfermé après les émeutes de Jérusalem de 1921, et Itzhak Shamir.

Un dimanche de mai 1947, du TNT introduit dans des bidons d'huile à double fond fait sauter le mur sud à 16 h 22. Quarante et une évasions étaient prévues — autant que de caches disponibles à l'extérieur. Vingt-sept juifs y parviennent, et environ deux cents Arabes en profitent. Avec l'attentat du King David l'année précédente, c'est l'événement qui pousse les Britanniques à porter le dossier devant l'ONU ; le plan de partage sera voté six mois plus tard.

Dans la salle de la pendaison, le début de la Hatikva est gravé — suivi de trois points de suspension. Les condamnés avaient le temps de commencer leur hymne, pas de le finir.

Et dans la cellule 28, un tunnel d'évasion inachevé. Le commandant de la prison, féru d'histoire, aurait su qu'on creusait et aurait laissé faire : il savait que les prisonniers déboucheraient dans la forteresse enfouie sous la prison, et n'en sortiraient jamais.

Rosh HaNikra

La pointe nord-ouest du pays, à la frontière libanaise. Une inscription sur place donne les distances : Jérusalem à 205 kilomètres au sud, Beyrouth à 120 au nord.

Le téléphérique descend en moins d'une minute, sur ce que le site présente comme la voie la plus abrupte au monde — soixante degrés d'inclinaison.

En bas, deux cents mètres de grottes marines creusées par les vagues dans une roche friable, et des falaises de craie blanche tachetées de silex noir. C'est, dit l'émission, le seul endroit d'Israël où l'on peut en voir — et les géologues n'expliquent pas sa présence.

Zikhron Yaakov

Fondée en 1882 par des juifs roumains venus des Amants de Sion, en même temps que Rishon LeTsion, Rosh Pina et Petah Tikva. Ils font faillite en quelques années, faute de connaître les techniques agricoles ; près de la moitié repartent.

Le baron Edmond de Rothschild les sauve, fait venir des agronomes français, plante les premiers vignobles avec des cépages français et construit une verrerie pour l'embouteillage. Il donne à la ville le nom de son père, Jacob.

Le musée de la Première Alya occupe l'ancienne première école, où le baron logeait lors de ses visites. Il montre la tension que ces pionniers ont vécue : venus pour être indépendants, ils ont dû accepter non seulement l'argent, mais les ingénieurs et les contremaîtres — donc une hiérarchie.

La ville comptait cent cinquante à deux cents habitants à ses débuts. Elle en a aujourd'hui environ vingt mille. L'électricité n'y est arrivée que dans les années 1930.

Et la rivière qui borne le Carmel au sud porte un nom qui veut dire le fleuve des crocodiles — parce qu'elle en était infestée jusqu'à l'arrivée des pionniers.

Ramat HaNadiv

« Les hauteurs du bienfaiteur » : le parc où repose le baron Edmond de Rothschild, à la pointe sud du Carmel, gratuit et ouvert tous les jours.

Le nom de la famille vient d'une enseigne : elle habitait la rue juive de Francfort, et arborait au-dessus de sa maison un écusson rouge — rot Schild. Les armoiries montrent une main tenant cinq flèches : une flèche se brise, cinq beaucoup moins. Meyer Amschel Rothschild avait gardé un fils à Francfort et envoyé les quatre autres à Londres, Paris, Vienne et Naples. La grande allée d'entrée du jardin est découpée en cinq.

Le baron est mort en France et fut d'abord enterré au Père-Lachaise, avant que sa dépouille et celle de son épouse ne soient transférées ici. Le jour de l'inhumation, des représentants des quarante-quatre communautés qu'il avait fondées sont venus, chacun avec de la terre de la sienne, et l'ont déposée sur son tombeau.


Le nord

Megiddo

Vingt-six couches de civilisation, environ six mille ans, sur la Via Maris — la route côtière reliant l'Égypte à la Syrie, dont la seule alternative était le désert. C'est un tel : une colline entièrement artificielle, formée par superposition.

Pendant trois siècles, à l'âge du bronze, la ville est le chef-lieu administratif égyptien du nord, habitée par des Cananéens. Le grand temple cananéen qu'on y a découvert est, selon les archéologues cités, le plus important jamais mis au jour au Moyen-Orient.

Les portes datées du Xᵉ siècle avant notre ère sont à six chambres — et le même système se retrouve à Guézer et Beer-Sheva, ce qui plaide pour une autorité centrale imposant des normes de construction.

Un silo à blé de 450 mètres cubes, onze mètres de diamètre, sept de profondeur, a été retrouvé intact.

Le système hydraulique a trois mille cinq cents ans : deux cents marches de descente et un tunnel de deux cents mètres jusqu'à une source située hors les murs — pour aller boire sans s'exposer aux flèches pendant un siège.

Et le nom a fait le tour du monde sans qu'on s'en aperçoive : montagne se dit har en hébreu. Har Megiddo est devenu Armageddon. C'est pourquoi la majorité des visiteurs du site sont chrétiens.

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GUIDE EN TANDEM : MEGIDDO

Megiddo est le plus grand site archéologique d'Israël. C'est aussi le lieu de toutes les batailles de la région ! Du système hydraulique à l'Armageddon, Jérôme Haas…

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Tsipori

À mi-chemin entre Haïfa et Tibériade, à trois cents mètres d'altitude — de quoi contrôler la route. Le nom vient de tsipor, l'oiseau : la silhouette de la ville sur sa colline évoque un oiseau posé.

Le site est presque désert. Le chroniqueur y compte deux ou trois voitures sur le parking, quand Nazareth, à un quart d'heure, reçoit en permanence entre cinq cents et mille personnes.

Il a pourtant tout. Un réservoir de 4 300 mètres cubes, alimenté par treize kilomètres de canaux, aux parois de trois mètres de large et plus de dix mètres de haut. Un théâtre de 4 500 places. Une « maison du Nil » couverte de mosaïques mais sans aucune trace d'habitation ni de sanitaires — l'hypothèse retenue est celle d'une maison témoin de vendeur de mosaïques, présentant tous ses styles. La maison de Dionysos et sa mosaïque de près de dix mètres, au cœur de laquelle se trouve la « Mona Lisa de la Galilée ».

La ville n'a pas été détruite : elle a été abandonnée. D'où son état. Et 30 % seulement du site a été fouillé, faute d'argent.

En 1994, des travaux de parking ont fait apparaître une grande synagogue byzantine du Vᵉ siècle, dont la mosaïque porte un zodiaque à douze signes.

Le meilleur pour la fin : dans la maison de Dionysos, une dizaine de panneaux racontent un concours de boisson vieux de deux mille ans entre Dionysos et Hercule. Sur le dernier panneau, Hercule perd — et ne se sent visiblement pas très bien.

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GUIDE EN TANDEM : TSIPORI

Jérôme Haas guide Stephanie Athias au coeur de Tsipori, entre son cardo et sa synagogue, son histoire mais surtout ses extraordinaires mosaiques. Une visite…

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Le doigt de la Galilée

Cinq cents millions d'oiseaux traversent Israël deux fois par an. La raison est géographique : le pays est le seul pont terrestre reliant l'Europe et l'Asie à l'Afrique. Les pics d'observation sont octobre-novembre et mars à mai — et de plus en plus d'oiseaux renoncent à poursuivre vers l'Afrique et passent l'hiver sur place.

La réserve se parcourt à vélo (environ trois heures), en tricycle ou en voiturette. On ne peut pas approcher les oiseaux : tout l'espace est protégé. Les agriculteurs du coin, eux, les encouragent — ils les débarrassent des rongeurs et des insectes.

L'émission passe ensuite à Banias, dont le nom raconte deux mille ans à lui seul. Un culte au dieu Pan s'y installe à l'époque grecque ; les Romains reprennent le lieu ; Hérode y bâtit un temple à Auguste ; son fils Philippe en fait sa capitale, Césarée de Philippe. Puis les musulmans arrivent — et comme ils ne prononcent pas le p, Paneas devient Banias.

L'eau vient du mont Hermon, une montagne de calcaire de deux cents millions d'années qui fonctionne comme une éponge : la pluie et la neige s'y engouffrent et ressortent ici. Le Banias est l'un des trois affluents qui forment le Jourdain.

Beit Shean

Plus de cinq mille ans d'histoire, au croisement de la vallée du Jourdain et de la vallée de Jezréel — donc sur les routes commerciales. Dix-huit civilisations superposées.

Deux stèles égyptiennes y ont été trouvées, de Thoutmôsis III et de Séthi Iᵉʳ ; celle de Séthi mentionne Beit Shean nommément, ce qui est rare.

Après la conquête d'Alexandre, une partie de l'armée s'installe et refonde la ville sous le nom de Nysa-Scythopolis — Nysa étant la nourrice de Dionysos, que la légende dit enterrée là.

À l'époque romaine, la ville compte quarante à cinquante mille habitants. Les bains font 8 500 mètres carrés, parmi les plus grands de l'Empire, et pouvaient accueillir trois mille personnes. Le théâtre comptait six mille places, l'amphithéâtre sept mille. Les latrines publiques sont conservées — et l'usage voulait qu'on envoie d'abord ses esclaves s'asseoir, pour chauffer le marbre.

Tout s'arrête le mardi 18 janvier 749. Un tremblement de terre dévaste le pays et détruit la ville. On connaît la date au jour près grâce aux pièces de monnaie, frappées quelques années plus tôt, retrouvées coincées sous les colonnes que le séisme a fait tomber.

Aujourd'hui, quinze à vingt pour cent du site seulement ont été fouillés.

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BEIT SHEAN : GUIDE EN TANDEM

𝗕𝗘𝗜𝗧𝗛 𝗦𝗛𝗘𝗔𝗡 : Jérôme Haas vous emmène à la découverte d'un des plus beaux parcs archéologiques d'Israël. Avec son théâtre, ses bains romains, son…

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Page détaillée : Beit Shean


La mer Morte

Massada

Le parc national le plus visité du pays — 1,5 million de visiteurs par an — et le premier site israélien inscrit au patrimoine mondial, en 2001.

Une butte de quatre cents mètres, détachée des montagnes voisines. On y monte par le chemin du Serpent en quarante-cinq minutes, ou par le téléphérique en moins de trois.

L'essentiel des vestiges est hérodien : bains romains, deux palais dont un sur trois niveaux, des entrepôts de plusieurs milliers de mètres carrés, une piscine. Sur un rocher stérile en plein désert.

Ce qui rendait tout cela possible tient dans une phrase : les eaux de ruissellement recueillies au cours d'une seule journée de pluie suffisaient à faire vivre un millier de personnes pendant deux à trois ans.

Autour, les huit campements romains, le mur reliant les camps et la rampe de siège forment l'ensemble d'ouvrages de siège le plus complet et le mieux conservé du monde romain.

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MASSADA : TOUR D'Israël #4

𝗠𝗮𝘀𝘀𝗮𝗱𝗮 : 𝗧𝗼𝘂𝗿 𝗱'𝗜𝘀𝗿𝗮𝗲̈𝗹 #𝟰 Après Acco, Césarée et le Mont des oliviers, Jérôme Haas nous embarque sur le théâtre d'un des épisodes fondateurs de…

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Ein Gedi

Une oasis à cinquante kilomètres au sud-est de Jérusalem, face à la mer Morte, entre Qumran et Massada. Quatre sources, alimentées par la pluie infiltrée dans les montagnes de Judée : environ trois millions de mètres cubes d'eau par an.

Habitée depuis cinq mille ans. Les archéologues y ont mis au jour, au sommet du site, les vestiges d'un temple chalcolithique. La Bible en fait le refuge de David poursuivi par Saül. Aux époques romaine et byzantine, la ville est riche — dattes, et un parfum rare qui ne poussait que sur quelques sites près de la mer Morte. Un incendie au VIᵉ siècle met fin à tout cela.

Réserve naturelle depuis 1971, quatorze kilomètres carrés, l'une des plus grandes du pays.

Le détail qu'on retient est une affaire de sécurité, pas de symbole : les grottes funéraires ont été creusées en hauteur dans la falaise pour éviter les vols de sépulture, à une époque où l'on enterrait les morts avec leur or et leur argent.

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EIN GEDI : TOUR D'Israël #5

𝗘𝗜𝗡 𝗚𝗘𝗗𝗜 : Jérôme Haas vous emmène à la découverte de Ein Gedi, la réserve naturelle préférée des israéliens. Au milieu du désert, en face de la Mer Morte,…

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Une note sur les sources

Cette page est écrite à partir des transcriptions des émissions. Les transcriptions sont automatiques, et elles déforment beaucoup les noms propres hébreux et arabes. Chaque nom, chaque date et chaque chiffre repris ici a été retenu seulement lorsqu'il était lisible sans ambiguïté ; les passages douteux ont été écartés plutôt que devinés.

Un exemple de ce que cela veut dire. L'évasion de la prison de Saint-Jean-d'Acre est datée à l'antenne du 5 mai 1947, « c'est un dimanche ». Les deux ne peuvent pas être vrais en même temps : en 1947, le 5 mai tombait un lundi. Le dimanche en question était le 4. Plutôt que de trancher à la place de l'émission, la date exacte n'est pas donnée ici — mais le jour de la semaine, lui, est sûr, et il compte : la plupart des soldats britanniques de garde étaient en promenade.

Tandem TV est une chaîne de télévision francophone basée en Israël, diffusée sur le canal 14 du bouquet Annatel TV et sur Internet.