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Le Hezbollah viole les Résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU


ONU Hezbollah
Après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, le Conseil de sécurité a réaffirmé la souveraineté du Liban en adoptant la Résolution 1701, qui marquait une étape importante dans la volonté de stabiliser la région. Seul l’État d’Israël l’a respecté, mais le Hezbollah refuse de se retirer au nord du fleuve Litani soit à 30 kilomètres de la frontière israélienne. 

 

Pour mettre un terme au conflit israélo-libanais de 2006, les membres du Conseil de sécurité ont voté à l’unanimité la résolution 1701 le 11 août 2006.

La Résolution a une valeur contraignante. Elle exigeait le retrait des forces israéliennes du Liban et qu’elles soient remplacées par les forces libanaises. Au sud du Liban, la  FINUL devait se déployer en lieu et place du Hezbollah, afin de garantir la sécurité du nord d’Israël. Elle exigeait également le désarmement de tous les groupes armés présents sur le territoire libanais, parmi lesquels le Hezbollah. Elle soulignait la nécessité pour le Liban d'exercer un contrôle gouvernemental plein et entier sur l’ensemble de son territoire et appelait à des efforts accrus pour obtenir la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés. Mais la situation s’est aggravée et le Liban est dans l’incapacité d’exercer sa souveraineté sur son territoire.


La résolution avait été approuvée par le gouvernement libanais, qui incluait deux membres du Hezbollah. Dès le 13 août 2006, le chef de la milice chiite, Hassan Nasrallah appelait les miliciens à respecter la Résolution et à appliquer le cessez-le feu qui était fixé au 14 août 2006 à 8 h du matin, heure locale. Si Israël a appliqué la Résolution, il n’en n’a pas été de même pour le Hezbollah qui pratique le double langage de son mentor iranien dont il est le qu’un poste avancé.  


La  Résolution 1559 et l’affirmation de la souveraineté libanaise

La Résolution 1701 est la réaffirmation de la Résolution 1559, du 2 septembre 2004  qui a pris acte de la volonté libanaise de prendre son destin en mains en rétablissant un contrôle étatique et d’assurer le retrait de toutes les forces d’occupation non libanaises de son territoire.

La préoccupation du Conseil de sécurité était l’approche des élections présidentielles au Liban, et l’ingérence de la Syrie et de l’Iran sur la vie politique libanaise qui agissaient par l’intermédiaire des milices armées à la solde en empêchant le Liban d’exercer pleinement sa souveraineté sur tout le territoire.

 

La Résolution 1701 et le non-respect de la ligne bleue par le Hezbollah

 

Elle est consécutive à la guerre entre Israël et le Hezbollah sur le sol libanais, prenant acte de l’attaque du Hezbollah en Israël le 12 juillet 2006. Pour ce faire, le Conseil de sécurité a demandé la libération « inconditionnelle » des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah. Dans son premier point, il demandait au Hezbollah « une cessation totale des hostilités fondée, en particulier, sur la cessation immédiate par le Hezbollah de toutes les attaques et la cessation immédiate par Israël de toutes les offensives militaires ».


Le gouvernement libanais, avait présenté un plan en sept points, réaffirmant sa volonté  d’étendre son autorité sur son territoire, par l’intermédiaire de ses propres forces armées légitimes. Le pays avait alors insisté pour qu’aucune armée ne s’y trouve sans son consentement et qu’aucune autorité ne s’y exerce. Par ailleurs le gouvernement s’était engagé vis-à-vis d’une force des Nations Unies dont les effectifs, le matériel, le mandat et le champ des opérations seraient complétés et renforcés, et ayant à l’esprit sa demande, formulée dans ce plan, de retrait immédiat des forces israéliennes du sud-Liban. Mais à ce jour, le Hezbollah règne en maître dans le sud du pays et même au-delà, comme en témoigne, ses actions pour empêcher toute enquête officielle, suite à l’explosion survenue en 2020 dans les entrepôts du port, dans lesquels étaient stockés de l’ammonium qui sert à confectionner des bombes.


Les deux parties devaient respecter la Ligne bleue qui  s’appuie sur un certain nombre de cartes de frontières historiques, dont certaines remontent à des centaines d’années. Les principales sources pour délimiter la frontière sont les cartes de 1923 qui datent du mandat britannique, avec comme point de référence l’accord Paulet-Newcombe qui a été conclu en 1923 entre les gouvernements britannique et français concernant la position et la nature de la frontière entre les mandats de Palestine et d’Irak, qui revenaient à la Grande-Bretagne, et les mandats de Syrie et du Liban, qui revenaient à la France.

La ligne de 1923 définissait la frontière de la Palestine mandataire de la Méditerranée jusqu’à el-Hamma, Tibériade. La ligne de 1920 définissait, de manière moins détaillée, la frontière du mandat français pour la Syrie et le Liban, de la Méditerranée jusqu’à Jeziret ibn Omar, dans le nord de l’Irak.


La ligne bleue est une ligne de retrait, car il n’y a pas de frontière internationalement reconnue, et il ne peut y en avoir tant que le Liban et Israël ne s’accorderont pas pour la délimiter.

Néanmoins, l’adoption d’un dispositif de sécurité empêchant la reprise des hostilités en  établissement, entre la Ligne bleue et le Litani, une zone d’exclusion de tous groupes armés, autres que l’armée libanaise et les forces de la FINUL. Ces forces sont légitimées par le  paragraphe 11 de la Résolution et par l’application intégrale des dispositions pertinentes des Accords de Taëf (1989) qui mettaient fin à la guerre civile au Liban qui a débuté en 1975. La Résolution 1701 reprend les Résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006) qui exigeaient le désarmement de tous les groupes armés au Liban, afin que, conformément à la décision du Gouvernement libanais du 27 juillet 2006, seul l’État libanais soit autorisé à la « violence légitime ».


Israël a été le seul État à respecter la résolution, le Hezbollah s’est définitivement implanté dans le sud Liban, creusant des tunnels pour atteindre le territoire israélien et violant plusieurs milliers de fois la décision du Conseil de sécurité des Nations unies. Quant à la FINUL, le bras armé de ce dernier et d’observation au Liban, elle ne joue pas son rôle de force d’interposition et abandonne le pays à une déliquescence qui semble inéluctable.


Lea Della Volta



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