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La Brigade NILI : Il n’y aura pas d’impunité pour les crimes commis contre les citoyens israéliens



Mossad

Les services de renseignement israéliens l’ont baptisé « Brigade NILI ». Un acronyme chargé de symboles qui signifie “Netzach Yisrael Lo Yeshaker”, une citation tirée du Livre de Samuel, qui signifie « L’éternité d’Israël ne mentira pas ». Il fait référence à un réseau d’espionnage juif soutenu par le Royaume-Uni dans sa lutte contre l’empire ottoman en Palestine, de 1915 à 1917. Retour sur l’histoire.



C’était inéluctable, les crimes perpétrés le 7 octobre ne pouvaient pas rester impunis. Le Hamas le savait, puisque lors des négociations sur un cessez-le-feu, qui a permis la libération d’une centaine d’otages, ses membres ont demandé aux négociateurs, à ce que les chefs de l’organisation terroriste ne soient pas poursuivis par la vindicte israélienne. Il n’en sera rien. Dans les semaines qui ont suivi les massacres en territoire israélien, une brigade baptisée NILI a vu le jour, elle est placée sous le double commandement du Shin Beth et du Mossad et a pour mission de liquider les responsables des pogroms.


Munich, une tragédie nationale

Le 5 septembre 1972, à quatre heures du matin, huit hommes armés du groupe septembre noir, baptisé ainsi suite aux massacres commis sur la population arabe originaire de Palestine par l’armée jordanienne. Les cibles des terroristes sont les athlètes de la délégation israélienne. Après l’assaut donné par les terroristes les athlètes seront retenus en otages, et les agresseurs exigent alors, que plus de 200 prisonniers arabes détenus dans les prisons israéliennes soient libérés.


Les otages sont déplacés vers un aéroport de Munich, où les forces de sécurité ouest- allemandes lancent une opération pour les libérer. Elle se soldera par un bain de sang, et neuf otages furent abattus pas les terroristes. Quelques jours plus tard, trois d’entre eux furent relâchés par les autorités ouest-allemandes.


Les jours qui suivirent les massacres de Munich, Golda Meir mit en place un comité secret chargé d’identifier les responsables du massacre et charge le Mossad de procéder à leur traque et à leur élimination. L’opération qui dura une vingtaine d’années et fut baptisée Colère de D.ieu.


Mais la traque n’a pu être complète, car l’un des terroristes Jamal Al- Gashay, réussit à passer entre les mailles du filet. Il déclarait en 1999, dans un documentaire intitulé One Day in September, ne rien regretter, car il estimait que ce massacre avait permis de faire avancer la « cause palestinienne ».


L’ancêtre de la Brigade NILI

Plus de cinquante plus tard, ce sont près de 2000 personnes qui ont été les victimes des terroristes, du Hamas, sans lien aucun avec « la cause palestinienne », puisqu’il s’agit pour eux d’éradiquer du Moyen-Orient, toute présence non musulmane.


La Brigade NILI tire son nom d’une ancêtre également appelée NILI et qui n’est autre qu’un acronyme et qui a vu le jour en 1915. Le Moyen-Orient est encore sous domination ottomane et la Palestine est une région de ce vaste ensemble qui est d’ailleurs sur le point de se déliter.

La crainte de voir le génocide arménien se reproduire, cette fois en Palestine, incita certains membres du Yishouv à apporter leur soutien aux Britanniques, qui, à l’issue des accords Sykes-Picot (1916), deviendront la puissance mandataire en Palestine.


Ce sont des jeunes gens issus de l’organisation des Guidonim fondée à Zichron Yaakov sur le mont Carmel en 1913, durant la fête de Souccot. Leur objectif fut d'unifier et organiser la jeunesse de Zichron Yaakov, en vue de la défense des personnes et des biens du village.


Parmi ces jeunes, on compte : Aharon Aharonson, sa sœur Sarah, Alexander Aharonson, Avshalom Feinberg, Yossef Lishansky et Naaman Belkind.

Ces derniers avaient dans l'idée que l'aide apportée à l'armée britannique, postée en Égypte et en route vers la Palestine, pourrait à la victoire des Anglais contre les Turcs et les Allemands, et qu'à l'issue de la guerre, les Juifs puissent obtenir ainsi la Palestine de la part des Britanniques.


Le NILI qui agissait dans la clandestinité depuis ses origines, fut en fait trahi par un pigeon- voyageur intercepté par les autorités ottomanes.

Dès lors, les autorités d’Istanbul firent peser de lourdes menaces sur le Yishouv. Des membres du NILI furent arrêtés et lourdement torturés. Sarah Aharonson se suicida, à la suite

des cruelles tortures qu'elle subit. Naaman Belkind et Yossef Lishinsky sont arrêtés et

exécutés, Avshalom Feinberg trouva la mort sur l’une des routes du Sinaï, alors qu'il tente de traverser la ligne de front pour rejoindre l’Égypte. Sa tombe fut découverte après la Guerre des Six Jours, près de Rafah.


Aharon Aharonson fut durant cette période, le membre actif du NILI et responsable des relations avec les Britanniques. Il quitta discrètement la Palestine, et atteignit Alexandrie en Égypte, d'où il dirigea les actions du NILI. Lorsque les Ottomans, en mars 1917, expulsèrent les Juifs de Jaffa et de Tel-Aviv, le NILI fit part de ses inquiétudes aux institutions de l’ Organisation sioniste mondiale . Cette dernière, à force de contacts, contribue alors aux arrêts des poursuites et même à une aide financière fournie par les Ottomans, dans le but de contrecarrer les ravages de la famine et des épidémies au sein du Yishouv.


Cent ans plus tard, ces combattants du Yishouv qui ont activement contribué à la naissance d’Israël, ont légué à la nouvelle opération, chargée d’éliminer les responsables du Hamas, le

sens du devoir et leur acronyme, une phrase extraite du Livre de Samuel, Netzach Yisrael Lo Yeshaker, l’éternité d’Israël ne mentira pas !


Lea Della Volta






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