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Anthony Blinken : « Israël n’avait pas le choix »



Anthony Blinken 
Dans un français impeccable qui rappelle qu’Anthony Blinken a vécu à  Paris avec sa mère Judith et son beau-père l'avocat Samuel Pisar, survivant de la Shoah. À l’occasion de son voyage en France où il a rencontré le Président Emanuel Macron, le secrétaire d’État de Joe Biden en a profité pour réaffirmer le soutien des États-Unis à Israël.

 



Pour Anthony Blinken, cela ne fait aucun doute,  au lendemain du 7 octobre, Israël a dû faire face à un défi ;  le fameux jour d’après, où très vite il a fallu gérer le deuil et la détresse de la population, les otages et les familles et envisager une riposte à la hauteur du massacre subi par la population du sud d’Israël : «  il n’était plus question de vivre à côté du Hamas. Il y avait obligation de répondre. »

Anthony Blinken note que les attaques dont le pays a été la cible, depuis le retrait de Tsahal en  2005 n’ont pas permis d’envisager une solution à ce conflit. Les tirs de Roquettes et les incursions en territoire israéliens, ont donné lieu à des représailles justifiées sur la bande de Gaza, où le Hamas a régné sans partage jusqu’à la guerre de Gaza.

Et de fait, Israël n’a cessé ses opérations militaires sur Gaza, comme le samedi 27 décembre 2008  avec l'opération « Plomb durci » avec des raids et bombardements aériens ciblés, et poursuivie par une offensive terrestre lancée le 3 janvier 2009


 Du 14 novembre 2012 au 21 novembre 2012, la guerre de Gaza a été menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza du 14 novembre 2012 au 21 novembre 2012. Ce qui a permis d’éliminer Ahmed Jaabari, chef militaire des Brigades Izz al-Din al-Qassam .

Pour Israël, les casus belli sont constitués par les attaques transfrontalières et de tirs de roquettes contre le territoire israélien de moyenne et longue portées du Hamas, du Jihad islamique et diverses autres organisations islamistes de la bande de Gaza. Des hostilités qui n’ont jamais cessées depuis 2005 et qui s'inscrivent dans le contexte des confrontations entre Israël et le Hamas, le tout ponctué par des trêves.

 

 La solution avec un groupe terroriste n’est donc pas le consensus, mais la riposte. Un cessez-le-feu, comme la communauté internationale l’exige serait contreproductif et serait interprété  comme une marque de faiblesse. C’est ce qu’a dit en substance Anthony Blinken, réaffirmant le droit à Israël de se protéger.

 

Un État palestinien ?

 

Contrairement à une idée reçue et très répandue en Occident, le Hamas n’a pas commis les atrocités du 7 octobre, en solidarité avec la cause palestinienne et la création d’un État palestinien, qu’il juge au demeurant comme une hérésie. Le Hamas est une émanation des Frères musulmans qui estiment que la nation n’a pas sa place au Moyen-Orient, car il s’agit d’une conception occidentale du pouvoir, contraire à l’islam.

 Quant à la naissance d’un futur État palestinien, Anthony Blinken pense qu’il pourrait être la solution au conflit : « il faut qu’il y ait un vrai accord entre Israël et les Palestiniens. Pour ce faire il est important que nous fassions appel au leadership des grands pays pour appuyer ce projet et peser dans des négociations ».


Israël aspire à avoir des relations normales avec l’Arabie Saoudite, c’était l’objectif même des Accords d’Abraham, initiés sous la présidence Trump. Anthony Blinken a annoncé que les États-Unis travaillaient à un rapprochement entre les deux pays et d’autres pays musulmans comme le Soudan et le Maroc. Un rapprochement qui n’était pas du goût de certains États, et qui pourrait expliquer en partie les massacres du 7 octobre.

 

Lea Della Volta




 

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